20 minutes Genève n°2021-11-30 mardi
20 minutes Genève n°2021-11-30 mardi
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°2021-11-30 de mardi

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : 20 minutes SA

  • Format : (230 x 300) mm

  • Nombre de pages : 44

  • Taille du fichier PDF : 17,8 Mo

  • Dans ce numéro : le monde de la mode pleure la disparition de Virgil Abloh.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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E -there'IF, NO'..'. lit% ii. e niirre 1 I Stt -‘ 84 -%Dill‘iii t ANNONCE 8 CONSCIENCE ÉCOLOGIQUE UN SUPPLÉMENT THÉMATIQUE DE SMARTMEDIA% e *44 l'qtD1 àt.tta%'44*. àir ren n kirT 12 TU CHERCHES UN APPRENTISSAGE ? REJOINS-NOUS ! Scanne le QR code pour découvrir nos places d’apprentissage disponibles parmi 14 métiers dans toute laSuisse romande. Postule dès maintenant ! www.tiktok.com/@romandeenergie FOCUS.SWISS Lesjeunesetleclimat  : revendiquer,manifester et décider En août 2018,Greta Thunbergcommence àmanifester pour le climat devant le Parlement suédois. Elle prévoit de sécher lescourstous lesvendredis jusqu’aux élections législatives suédoisesdu9septembre2018. Àcette date cependant, lesmanifestations ne s’arrêtent pas et perdurent encoreaujourd’hui, rassemblant desmilliersdejeunesdans desvillesdumonde entier. Aujourd’hui, les jeunes sont de plus en plus conscients de la gravité du dérèglement du climat, qui aura unimpact sur leur vie.Les conséquences, que beaucoup considèrent comme inévitables, poussent les jeunes générations àréclamer des mesures concrètes de la part des gouvernements. Sortir dans lesrues Pour ce faire, les manifestations sont des moyens privilégiés, notamment par les jeunes, pour faire entendre leur voix. Les rendez-vous du vendredi en Suède conduisent àlacréation deFridays For Future enaoût 2018, un mouvement fondé et organisé par des jeunes. Aussi appelé Grève pour le Climat, ce rassemblement regroupe des centaines de milliers de lycéens, d’étudiants et de jeunes travailleurs qui se retrouvent depuis trois ans dans les rues de dizaines de pays pour demander davantage demoyens dans la lutte contre leréchauffement climatique et le respect de l’accord deParis pour le climat, adopté par 196 Parties en 2015. Beaucoup de jeunes se réunissent également sous la bannière d’Extinction Rebellion, un mouvement social écologiste international né au Royaume- Uni en 2018. Les militants d’Extinction Rebellion prônent la désobéissance civile non-violente et réclament la mise en place de l’état d’urgence climatique,laréduction des émissions de gaz àeffet de serre à0% d’ici 2025 et l’instauration d’assemblées citoyennes locales. Celles-ci sont basées sur un modèle de démocratie participative afin derépondre aumieux aux besoins des personnes et des espèces les plus impactées par la destruction delabiodiversité. Prendrepartauprocessus de décisions Les jeunes revendiquent leur droit de peser dans les décisions. En effet, les choix effectués par les dirigeants d’aujourd’hui o auront unimpact direct sur les générations futures. Fin septembre 2021, 400 jeunes entre 15et 29 ans se sont réunis àMilan pour préparer la COP 26de Glasgow en rédigeant une déclaration commune sur le climat. Cette rencontre s’est accompagnée de manifestations dans les rues de la ville italienne.Enprésence de figures emblématiques telles que les militantes Vanessa Nakate et Greta Thunberg,des jeunes de tous horizons ont euune place àlatable des décisionnaires. Reste àsavoir si leur voix sera entendue et prise en compte àl'avenir. Texte Léa Stocky
o UN SUPPLÉMENT THÉMATIQUEDESMARTMEDIA #FOCUSNOTREJEUNESSE CENTRE HOSPITALIERUNIVERSITAIRE VAUDOIS BRANDREPORT 9 Immersion dans lescuisinesduCHUV En collaboration avec la Direction de la logistique hospitalière, le Centre des formations de la Direction des ressources humaines propose aux futurs.es apprentis.es la formation de cuisinier.ère CFC. Cet apprentissage fait partie des 36métiers qui peuvent être appris au CHUV et dont bénéficient près de 300 jeunes. Dans l’interview qui suit, Julie Martinet (17 ans), apprentie cuisinière dedeuxième année au CHUV,nous emmène dans les cuisines de l’hôpital lausannois et nous présente son métier ainsi que quelques plats qu’elle aime préparer. Julie,pourquoi as-tu décidé de devenir apprentie cuisinière ? Ma passion pour la cuisine m’aété transmise par ma maman. Quand j’étais petite,j’aimais bien l’observer cuisiner des délicieux plats thaïlandais. Cela me permettait aussi de me rapprocher de mes origines et de découvrir davantage la culture thaïlandaise.J’ai d’ailleurs toujours été de nature curieuse  : j’adorais goûter àtout ce qu’elle préparait avant même que le plat ne soit prêt. Quels prérequis et quelles qualitésfaut-il pour êtreun.e bon.ne cuisinier.ère au CHUV ? De manière générale,lerôle du/de la cuisinier.ère est d’apprêter des mets chauds ou froids destinés aux patients.es et au personnel des divers établissements du CHUV.Il/elle commande les denrées alimentaires, en contrôle la qualité et la quantité,les transforme ou les entrepose en respectant les règles d'hygiène en vigueur.Dans ce sens, il faut savoir faire preuve decapacités organisationnelles, de rigueur,deprécision etdemotivation. Bien évidemment, parmi les tâches du/de la cuisinier.ère, il faut aussi mentionner l’élaboration, la décoration etlaprésentation des menus. Ces derniers sont préparés dans les temps impartis et doivent être de qualité,diversifiés selon les saisons, mais aussi équilibrés et délicieux. Aimer cuisiner,manger et goûter est donc bien entendu essentiel. En effet, ce métier relève avant tout de la passion. Néanmoins, il faut aussi être résistants.es au stress et rapide dans l’exécution des tâches assignées. Nous nous chargeons aussi de bien décorer et présenter les plats afin qu’ils soient appétissants autant dans leur aspect que dans leur goût. Il est donc important de faire preuve d’un sens de l’esthétique. Autrement, puisqu’ontravaille toujours en équipe et qu’il faut se coordonner,nous devons nous montrer sociables. La polyvalence est une autre caractéristique qu’il faut mentionner car, au CHUV,ilexiste plusieurs secteurs -tels que la boucherie,le garde-manger ou la pâtisserie par exemple -etles apprentis qui font des tournus doivent être efficaces àtous les postes. Quellessont lesdifférences entreunapprentissage en cuisine au sein du CHUV et celui dans un restaurant ? La grande différence réside dans les horaires qui sont plus réguliers au CHUV que dans un restaurant. Les mises en place dans les hôpitaux sont aussi différentes. On les connaît au moins une semaine àl’avance afin depréparer les grandes quantités. En revanche,dans les restaurants, les menus sont àlacarte.Le stress est donc aussi un peu différent  : alors que les repas sont généralement servis à la même heure àl’hôpital, les restaurants doivent servir les clients.es de manière continue et ne pas les faire attendre. Qu’aimes-tu le plus cuisiner ? J’aime cuisiner les protéines et surtout la viande.J’adore préparer des rôtis et des ragoûts par exemple.Lacuisine asiatique est celle que je préfère. Le rôti de bœuf àlathaïlandaise et les crevettes sautées au curry sont deux de mes plats phares. Quellescompétences personnellesetprofessionnelles as-tu développées grâce àcet apprentissage ? Depuis que je suis au CHUV,j’ai appris beaucoup de choses. Au niveau personnel, cet apprentissage m’a permis avant tout de dépasser ma timidité.Dès les premiers jours, j’ai en effet dû m’ouvrir aux autres, communiquer et collaborer avec eux en cuisine.Siaudébut c’était assez difficile pour moi àcause de ma timidité,c’est ensuite devenu naturel. J’ai donc accepté ce trait de caractère qui ne me limite pas dans mon métier.D’un point de vue professionnel, cet apprentissage m’a bien évidemment appris les bases et les techniques de la cuisine,mais aussi les différentes méthodes de cuisson etdes manières de revisiter et moderniser des plats que je connaissais déjà. J’ai aussi développé un esprit méticuleux et rigoureux qui est important derrière les fourneaux. Combien de personnestravaillent dans lescuisinesduCHUV ? Il yaleCHUV, qui asacuisine centrale dédiée aux patients.es de l’établissement, ainsi que des sites externes. Au total, 150 aides de cuisine et 90 cuisiniers.ères sont répartis dans les cuisines des sites externes et du CHUV. Quel menu t’amarqué le plus ? C’était un sauté de veau au lait de coco et curry vert avec purée de patates douces, pak choï brisé,avec une crème aveline au praliné pour dessert. Un vrai délice aux notes asiatiques. Tout ce que j’aime ! Et quel estlerôle de la durabilité au sein descuisinesduCHUV ? Nous essayons tout d’abord deproduire le moins de déchets possible.Encequi concerne les ingrédients, nous prônons des produits locaux et labélisés. Nous nous efforçons aussi d’éliminer le plastique en utilisant des assiettes Recircle (avec consigne) pour le take away, par exemple. Comment vois-tu ton avenir ? Je me vois tout d’abord avec mon CFC en poche et, pourquoi pas, dans mon propre restaurant, aux côtés de ma famille. Interview Andrea Tarantini



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