20 minutes Genève n°2020-10-26 lundi
20 minutes Genève n°2020-10-26 lundi
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°2020-10-26 de lundi

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : 20 minutes SA

  • Format : (230 x 300) mm

  • Nombre de pages : 24

  • Taille du fichier PDF : 9,4 Mo

  • Dans ce numéro : Tao Geoghegan Hart signe son premier podium en cyclisme.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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4 Coronavirus Darbellay s’en prend à Maurer SION Le président du Conseil d’État valaisan, le PDC Christophe Darbellay (photo), a critiqué le conseiller fédéral UDC Ueli Maurer quant aux mesures économiques à prendre face au virus. « Dans l’une des pires crises depuis la Seconde Guerre mondiale, le ministre des Finances ne peut pas rester assis sur ses milliards et regarder l’économie des cantons sombrer », a-t-il déclaré à la « SonntagsZeitung ». « Il faut limiter les contacts » L’épidémiologiste Marcel Tanner, du groupe de travail Covid-19 du Conseil fédéral, met en garde contre une poursuite au niveau actuel de la propagation du Covid-19 en Suisse. « Chaque jour compte désormais, avertit-il. Il faut limiter les contacts et respecter rigoureusement les règles de base », a-t-il martelé samedi dans « Blick ». L’Italie fait face au Covid et à la colère de la rue ROME Après des chiffres record, le pays durcit les mesures sanitaires malgré la hargne de certains manifestants ce week-end. m M o À partir d’aujourd’hui, les cinémas, théâtres, salles de gym et piscines vont devoir fermer jusqu’au 24 novembre dans la Péninsule, alors que les bars et les restaurants devront cesser de servir après 18h, ont annoncé hier les services du Premier ministre Giuseppe Conte. Selon le comptage, samedi, des autorités, quelque 20’000 nouveaux cas de coronavirus ont été enregistrés en 24 heures, un record national. Au total, plus de 500’000 cas d’infection et 37’000 décès ont été recensés dans le premier pays européen à avoir été durement frappé par la pandémie de Covid-19. « L’objectif est clair : garder la courbe de contagion sous contrôle, car c’est le seul moyen de pouvoir gérer la pandémie sans être submergés », a expliqué hier Giuseppe Conte. Il a ajouté que ces mesures étaient nécessaires pour éviter un reconfinement comme celui du printemps, « que le pays ne peut plus se permettre ». Cette décision gouvernementale intervient malgré l’opposition des gouverneurs de région et État d’urgence sanitaire en Espagne « La situation que nous traversons est extrême », a annoncé hier le Premier ministre socialiste espagnol, PedroSanchez, pour justifier l’instauration d’un état d’urgence sanitaire d’une durée de six mois sur tout le territoire. Celui-ci s’accompagnera d’un couvre-feu qui devrait durer de 23h à 6h, à l’exception des îles Canaries. Confrontée à une recrudescence en apparence incontrôlable de la pandémie, l’Espagne a franchi cette semaine le cap du million de cas de Covid-19. GENÈVE « Nous anticipons que le nombre de lits et de professionnels nécessaires pour soigner les patients Covid et non-Covid sera très supérieur à ce que nous avons connu ce printemps. » Bertrand Levrat, directeur général des Hôpitaux universitaires de Genève (HUG), n’a pas caché son inquiétude hier. Face à l’explosion de cas, les HUG ont lancé un appel à leurs des manifestations qui se sont produites ce week-end contre le couvre-feu à Naples et à Rome. Quelque 200 militants masqués du groupe néofasciste Forza Nuova se sont heurtés aux forces antiémeute dans la nuit de samedi à dimanche dans le centre de la capitale italienne. « Nous avons besoin de confinements locaux, et même régionaux. Le couvre-feu ne marche pas », a de son côté déclaré le conseiller de l’OMS auprès du Gouvernement italien, Walter Ricciardi, au journal « Il Messaggero ». –AFP/LVB Retraités appelés en renfort à l’hosto Les HUG craignent d’être rapidement débordés. –KEYSTONE collaborateurs récemment retraités ou en congé sans salaire pour rejoindre les équipes de l’hôpital. L’institution signale la mise en place d’un dispositif d’appels à candidatures pour du personnel médical, soignant et administratif. « Il est hautement probable que le pic des 550 patients Covid-positifs hospitalisés que nous avions enregistrés lors de la première vague sera largement dépassé dans les jours qui viennent », a précisé le directeur. –ATS, actu.20min.ch Des manifestants ont protesté contre le couvre-feu ce week-end à Rome et à Naples (photo). Vidéo : des images des émeutes parfois violentes de ce week-end sont à voir sur notre app. Et dans le monde ● En France, deux citoyens sur trois sont désormais soumis à un couvre-feu. L’Assemblée nationale a adopté samedi la prorogation de l’état d’urgence sanitaire jusqu’au 16 février. ● Le Premier ministre bulgare Boïko Borissov a annoncé hier avoir été testé positif au nouveau coronavirus. ● La Chine a lancé une nouvelle campagne de dépistage massif dans le nord-ouest du pays où 137 cas d’infection au coronavirus ont été détectés. Acteurs culturels déboussolés BERNE La Task Force Culture reconnaît la nécessité des mesures pour lutter contre le coronavirus, mais elle estime qu’elles ne doivent pas mettre en danger l’existence des acteurs de la culture. Elle demande des règles harmonisées et des aides financières rapides et sans trop de bureaucratie. Le groupe, qui réunit des acteurs de la musique, de la danse et du monde du spectacle, juge par ailleurs important le recours au chômage partiel pour les employés sur des contrats de courte durée. –GETTY
LUNDI 26 OCTOBRE 2020/20MINUTES.CH Coronavirus 5 20 secondes Des mesures renforcées SUISSE ALÉMANIQUE Tour de vis contre le coronavirus : le port du masque est obligatoire partout à Appenzell Rhodes-Extérieures et les événements privés de plus de 10 personnes et les autres rassemblements de plus de 30 personnes sont interdits à Schwytz. Visite de la présidente BERNE Pour apporter son soutien aux hôpitaux pris dans la tourmente du coronavirus et prendre le pouls de la situation, la présidente de la Confédération Simonetta Sommaruga s’est rendue à l’Hôpital de l’Île, à Berne samedi. Une session, en ligne BERNE La session fédérale des jeunes n’aura finalement pas lieu du 5 au 8 novembre, a annoncé vendredi le Conseil suisse des activités de jeunesse (CSAJ). Une alternative en ligne se tiendra tout de même le 7 novembre. Situation alarmante BERNE « Nous avons remarqué que les hospitalisations doublent chaque semaine », a constaté Martin Ackermann, chef de la Task Force Covid. Il prévient : « La limite de capacité aux soins intensifs sera atteinte entre le 5 et le 18 novembre si rien ne change. » « On n’est pas fermés car on ne peut pas nous aider » GENÈVE Forcés de boucler à 23 h dès ce lundi, les bars ont le sentiment que l’État reporte sur eux les coûts qu’il ne peut assumer. « Il n’y a plus de rentabilité. Nous avions déjà perdu 50% de notre chiffre d’affaires par rapport à l’an passé. Là, on craint de perdre encore la moitié », calcule Gary Davignon, manager de la Maison Balkii. Comme ses confrères, il a pris de plein fouet la décision du Conseil d’État de fermer à 23h pour enrayer l’épidémie de Covid. Ses confrères donnent les mêmes ratios, et certains regrettent même le confinement. « L’unique chose qui a donné des résultats sanitaires, c’est le Moins de clients, autant d’employés C’est un paradoxe. Les restrictions limitent le nombre de clients, mais pas celui des employés, car le service se fait exclusivement à table. « J’ai besoin de plus de personnel pour servir, explique Andrea Bartolini, et à table, c’est une boisson par demi-heure par place. » Au bar, c’est plus. Même discours au Chat Noir. « Nous sommes passés de 500 clients à 60, mais il faut toujours un ou deux serveurs, un cuisinier, un barman, un agent de sécurité et quelqu’un au traçage. » lockdown, juge Andrea Bartolini, chef barman du Bottle Brothers. Je ne suis pas sûr que fermer à 23h change quelque chose pour le virus. L’idéal serait d’être fermé avec des aides. Là, on va faire moitié-moitié et se retrouver avec des résultats pires qu’avant. » Gary Davignon abonde : « On donne l’illusion que l’on nous offre la possibilité de survivre. » Giuseppe Moletta, responsable d’Yvette de Marseille, a « l’impression que l’État ne veut pas nous fermer parce qu’il ne peut pas nous aider. Il nous transfère la responsabilité des pertes. » Un discours validé en creux par Guillaume Noyé, du Chat Noir, ouvert comme bar vu la crise, mais jouissant du statut de dancing. Les établissements de nuit genevois bénéficient d’une aide spéciale de l’État jusqu’à la fin de l’année. « Sans doute avons-nous eu la chance d’être un lobby plus petit que les bars et les restaurants, peutêtre trop lourds à sauver. » Mais lui aussi s’inquiète. « Si l’aide s’arrête, je ne nous donne pas six mois. » –JÉRÔME FAAS Un appel pour une police plus aidante « La police doit cesser d’être répressive avec nous et nous aider à faire respecter les mesures. Mon métier, c’est l’accueil, plaide Andrea Bartolini.Avec les clients anglo-saxons, c’est parfois ardu. Si je les maltraite, je les perds. L’État doit endosser le Pas d’afflux d’animaux abandonnés Un léger regain des adoptions a été constaté lors du déconfinement, au mois de mai dernier. –ISTOCK Giuseppe Moletta (à g.) cornaque Yvette de Marseille. –JEF Les photos des boss sont visibles sur notre app. LAUSANNE La Société vaudoise pour la protection des animaux (SVPA) n’a pas constaté de hausse spectaculaire des abandons d’animaux depuis le début de la pandémie. Le refuge de Sainte-Catherine s’était pourtant préparé à recevoir des appels à l’aide pour cause de maladie ou d’hospitalisation de maîtres. Stéphane Crausaz, de la SVPA, salue une belle solidarité entre familles et voisins dans ces situations : « Un grand nombre de personnes ont offert leur aide. » Après la réouverture du refuge, en mai, les demandes d’adoption ont connu un léger regain. « Certains ont même voulu emprunter des animaux, s’exclame le responsable. Nous avons dû nous y opposer. Prendre un chat ou un chien, c’est un engagement à long terme, pas seulement pour une période où l’on dispose de plus de temps. » –ATS/LVB rôle de méchant. » Gary Davignon regrette d’avoir souvent « l’impression d’être un criminel ». Giuseppe Moletta, lui, compte sur son staff : « Ça dépend de lui. Les gens ne vont pas se discipliner d’un coup. Mais oui, la police est plutôt rigide. » Élection célébrée depuis la maison BÂLE La libérale Stephanie Eymann(photo) apparaît comme la surprise des élections au Conseil d’État de Bâle-Ville. Selon des résultats provisoires hier soir, elle a été élue au premier tour de scrutin, malgré son manque d’expérience politique dans le canton. Cette juriste de 41 ans est issue d’une famille de politiciens. Elle a dû suivre les élections depuis son domicile : elle est en quarantaine parce que ses parents ont été testés positifs au coronavirus et sont hospitalisés.



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