20 minutes Genève n°2020-07-31 vendredi
20 minutes Genève n°2020-07-31 vendredi
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°2020-07-31 de vendredi

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : 20 minutes SA

  • Format : (230 x 300) mm

  • Nombre de pages : 16

  • Taille du fichier PDF : 14,7 Mo

  • Dans ce numéro : le LS rejoint la crème du foot suisse.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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2 Coronavirus, 20 secondes Test vite fait, bien fait BERNE Des chercheurs bernois et allemands ont développé un test d’anticorps au SARS-Cov-2 plus rapide et plus simple d’utilisation que ceux utilisés jusqu’ici. Ainsi, les résultats sont disponibles au bout de 18 heures au lieu de 56. De plus, ce procédé ne nécessite pas d’observer des mesures de sécurité particulières pour les analyses. Timbres à grand succès SOLIDARITÉ Vendu au prix de 5 francs depuis début avril, un timbre spécial destiné à venir en aide à ceux tombés dans le besoin à cause de la pandémie a déjà rapporté 2,5 millions de francs. La Poste reverse intégralement les recettes, pour moitié à la Chaîne du Bonheur et pour moitié à la Croix- Rouge suisse, et prend en charge le coût de l’affranchissement. L’OFSP repart au combat PRÉVENTION L’Office fédéral de la santé publique a lancé jeudi une nouvelle campagne d’affichage contre la pandémie. « Le coronavirus est encore là » et les règles d’hygiène doivent être plus que jamais suivies. À la montagne, à la gare, à la station-service ou en ville, « Le virus ne prend pas de vacances. Gardez vos distances ! » insiste l’OFSP, pour éviter une flambée de cas durant cet été. GENÈVE La propriétaire d’un commerce vient d’être sanctionnée par le Canton. Elle fera recours. Il n’aura pas fallu longtemps  : alors que l’obligation du port du masque dans les magasins est en vigueur depuis mardi à Genève, une boutique a déjà dû fermer ses portes. C’est la youtubeuse Ema Krusi, propriétaire d’une boutique en Vieille- Ville, qui l’a annoncé dans une vidéo mercredi soir. Le porteparole du Département de la santé, Laurent Paoliello, confirme qu’une fermeture administrative a été prononcée. La commerçante a déjà annoncé qu’elle fera recours. Devenue depuis quelques semaines porte-voix des antimasque, des antivaccins et répétant que « l’épidémie est terminée », elle a été ciblée par les autorités parce qu’elle avait annoncé haut et fort qu’elle n’imposerait pas le masque dans sa boutique et qu’elle laisserait le libre choix à ses employés. « Je ne peux pas garantir leur santé avec le port du actu.20min.ch L’État fait fermer boutique à la pasionaria antimasque SUISSE ROMANDE Une menace commune, différentes réponses. Avec l’apparition de foyers de coronavirus dans des clubs romands cette semaine, la question du traçage de la clientèle se pose. À qui incombe la responsabilité d’appeler les clients d’un lieu festif où des cas de Covid-19 sont apparus ? Dans les cantons de Vaud, Valais et Fribourg, les services des La youtubeuse Ema Krusi affiche sur le Net son conflit avec l’État. –DR À qui incombe le traçage ? médecins cantonaux sont seuls compétents pour cela. « Nous avons engagé du personnel », indique Esther Waeber-Kalbermatten, ministre valaisanne de la Santé. Genève agit au cas par cas. Un club peut être amené à contacter lui-même ses clients. « Nous pouvons le faire. Nous pouvons aussi fermer temporairement un lieu qui n’aurait pas envie de se donner les moyens de le faire », indique Laurent Paoliello, porte-parole du Département de la santé. Mais « ce qui est adéquat aujourd’hui ne le sera peut-être plus demain. Nous prendrons des mesures plus restrictives si les chiffres augmentent. » –LFE Les services de santé cantonaux sont souvent seuls habilités à contacter les clients des clubs. Cohue pas encore problématique GENÈVE À la faveur de la canicule, les habitants se sont rués au bord de l’eau. Des patrouilles ont été envoyées sur place afin de vérifier le respect de la distance de 1m50. « Entre les groupes, tout est en ordre », a affirmé le porte-parole du Département de la santé. Au sein des grappes, c’est moins évident. « Mais il ne faut pas être excessif, les gens ont besoin de sortir », poursuit-il. Selon les chiffres, cela pourrait changer. La chaleur a poussé les Genevois en masse sur les rives du lac. –LECTEUR REPORTER masque pendant huit heures par jour », estime celle qui a déclaré que ce dispositif provoque un manque d’oxygène et des maux de tête, notamment, et qu’il est plus dangereux que protecteur. « Je n’ai aucune étude qui me prouve leur sécurité ni leur nécessité », dit-elle. Ema Krusi accuse l’État de lui avoir « aboyé dessus ». « La médecin cantonale m’a raccroché au nez et ne souhaite plus parler avec moi. La liberté d’expression n’existe plus », assène-t-elle. En conclusion, une saillie qui fait référence au nazisme et au complot universel  : « C’est un hold-up mondial et je ne serai pas collabo d’un système pareil. » C’est la seule fermeture du type édictée par les autorités pour l’heure. –YANNICK WEBER/LFE Confinés après les vacances Responsable de la section Gestion de crise et collaboration internationale à l’OFSP, Patrick Mathys a précisé qu’actuellement, environ 10% des infections ont été contractées à l’étranger. Quelque 9000 voyageurs de retour de pays à risque sont en quarantaine, a ajouté le responsable. Au total, la Confédération a annoncé jeudi que près de 13’000 personnes étaient en isolement ou en quarantaine. –ISTOCK
VENDREDI 31 JUILLET 2020/20MINUTES.CH GENÈVE Depuis mi-juillet, les clusters se multiplient dans les bars et boîtes de nuit. Face à la menace, les réactions sont diverses. La liste des établissements nocturnes genevois victimes du coronavirus ne cesse de s’allonger. Mais en cas de contaminations, chacun développe sa propre stratégie. Le Rooftop 42, le Bottle Brothers et le Tropical Corner ont tous trois opté pour la fermeture temporaire. Autre son de cloche au Village du soir. Informé mardi que deux de ses clients du 18 juillet ont été testés positifs, le club n’entend pas fermer boutique. « Nous avons tout fait dans les règles de l’art. Sans compter que nous avons une grande zone extérieure et que notre clientèle est plutôt jeune et peu à risque », estime Seb Courage, fondateur de ce lieu festif du quartier de la Praille. Du côté du Java Club, c’est le statu quo. Le responsable de l’établissement huppé de la rive droite, Fermer ou continuer ? En cas de contamination, les clubs n’ont pas tous la même politique. –ISTOCK Arnaud Daviaud, refuse de dire si des cas ont été répertoriés dans son club, mais crie à l’hypocrisie générale  : « Il faut arrêter de rêver  : des cas, il y en a partout. Soit on accepte qu’il y ait des contaminations, soit on referme tout ! » Deux autres établissements ont décidé de prendre les devants avant même d’avoir des cas. Les Bateaux Terrasses, VIE FESTIVE Dans plusieurs cantons romands, de nombreux établissements publics ont dû fermer à la suite de cas positifs au Covid-19. Difficile pourtant pour les adeptes d’apéros et de danse de savoir quels lieux ont été touchés  : les autorités ne communiquent pas les noms. À Genève, le Département de la santé dit agir ainsi pour respecter la loi sur la protection des données. Coronavirus 3 « Des cas, il y en a partout » Sa tournée des bars a fait des dégâts Quelque 240 personnes ont été placées en quarantaine depuis mardi soir dans le canton de Fribourg, en raison d’une personne testée positive au Covid-19. Celleci a fréquenté trois bars et clubs du district de la Sarine dans les jours qui ont précédé les résultats du test, a fait savoir le Canton jeudi. Il n’y a pas d’autres personnes en quarantaine en l’état, sur la base des listes de clients fournies par deux des trois établissements. Les contrôles ont en effet révélé que le troisième n’avait pas respecté les règles sanitaires. Les autorités ont décidé une fermeture provisoire du bar. Des pratiques Jeunes sermonnés par les experts trop disparates « Nous l’avons dit et nous le BERNE Face à la « nette augmentation » des cas – 220 entre mercredi et jeudi, une première depuis le 23 avril, l’Office fédéral de la santé publique (OFSP) souhaite des mesures harmonisées entre les cantons. Parmi celles-ci, son directeur Pascal Strupler a évoqué le port du masque dans les magasins, voire dans tous les lieux publics, le contrôle obligatoire des données des clients dans les bars, clubs et restaurants, ainsi qu’une limite de 100 personnes dans ces mêmes lieux. Berne aimerait étendre le port du masque dans le pays. –ISTOCK bars-restaurants flottants au bord du lac, ont annoncé jeudi leur fermeture, le temps de vérifier que tout le staff soit testé négatif. Quant au MonteCristo Club, fini les soirées jusqu’à redisons encore  : les jeunes peuvent être contaminés, ils peuvent mourir et ils peuvent transmettre le virus », a martelé jeudi le directeur général de l’Organisation mondiale de la santé (OMS). Il a rappelé que cette catégorie de la population n’était pas « invincible » et que les rebonds de cas dans certains pays sont en partie dus à des jeunes qui baissent la garde pendant l’été. Les clubs, notamment, sont des amplificateurs de la transmission du virus, a ajouté une autre responsable de l’OMS. Et dans le monde La Floride a enregistré jeudi 253 décès en 24 heures, un record pour le 3e jour consécutif. Les États-Unis avaient franchi mercredi la barre des 150’000 morts. À Biarritz, au Pays basque français, le masque sera obligatoire dès lundi dans le centre-ville, notamment sur une plage du centre, une mesure « nécessaire pour protéger les estivants ». Le gouvernement portugais a annoncé jeudi le déconfinement des 700’000 habitants de 19 quartiers du nord de Lisbonne, grâce à une baisse du nombre de nouveaux cas de Covid-19. Des fans de foot chinois ont trouvé l’alternative pour contourner le huis clos  : depuis la reprise du championnat, samedi dernier, ils louent des chambres dans un hôtel attenant à l’un des stades. nouvel ordre. Trop risqué de danser, a jugé le dancing des Acacias au début du mois de juillet déjà  : « Pour nous, la santé est plus importante que l’argent. » –LEÏLA HUSSEIN Fermetures très discrètes Les lieux qui ont fermé l’ont fait de leur propre chef (soit par choix, soit contraints par la mise en quarantaine du personnel). « Si nous divulguons les noms, il s’agit d’une double peine, car nous leur faisons une mauvaise publicité », explique le porte-parole du département. Vaud et Fribourg taisent aussi les noms, mais n’ont pas souhaité commenter leur politique. –MPO/VSM



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