20 minutes Genève n°2020-05-12 mardi
20 minutes Genève n°2020-05-12 mardi
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°2020-05-12 de mardi

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : 20 minutes SA

  • Format : (230 x 300) mm

  • Nombre de pages : 16

  • Taille du fichier PDF : 8,0 Mo

  • Dans ce numéro : l'école impose ses nouvelles règles.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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2 Coronavirus 20 secondes Pas touche à la taxe ! FISCALITÉ Une réduction ou une exemption temporaire de la TVA pour aider les secteurs économiques touchés par la crise du coronavirus n’est pour l’instant pas à l’ordre du jour. Le Conseil fédéral considère comme faibles les effets d’une telle mesure. Protection à l’aéroport BÂLE Le port d’un masque de protection est obligatoire à l’EuroAirport de Bâle-Mulhouse pour éviter des risques d’infection des passagers et du personnel. L’aéroport se prépare à la reprise du trafic aérien avec une éventuelle prochaine réouverture des frontières. Espoir au bord du lac MUSIQUE Annulé début mars, le Cully Jazz devrait survivre au coronavirus. La générosité du public, le soutien des sponsors et les aides institutionnelles permettent au festival d’entrevoir l’avenir avec sérénité, même si l’édition 2021 n’est pas encore garantie. Jurassiens prudents DELÉMONT Le Gouvernement jurassien attend du Conseil fédéral qu’il impose le port du masque dans les transports publics lorsque la distance de 2 m ne peut pas être respectée. Il souhaite également que la totalité du personnel et de la clientèle des grandes surfaces ait l’obligation de porter un masque de protection. SUISSE ROMANDE La réouverture des bistrots n’a pas attiré la foule hier. Certains patrons songent déjà à une reconversion., actu.20min.ch Pour les restaurants, « rien ne sera plus comme avant » Entre 200 et 300 jeunes alcoolisés se sont rassemblés dans la nuit de samedi à dimanche au bord du lac à Auvernier (NE), en dépit des mesures sanitaires. La police a renoncé à intervenir pour des questions de Il faudra s’habituer aux masques et aux tables espacées. –KEYSTONE Policiers en déroute face à des centaines de fêtards sécurité. « Les quatre policiers se sont fait accueillir par des jets de bouteille et de nourriture », a déclaré Georges-André Lozouet, porte-parole de la police neuchâteloise, sur la radio locale RTN. Pas de ruée dans les magasins Au Centre Balexert, à Genève, l’affluence était normale hier : aucune cohue n’a été constatée. –KEYSTONE SUISSE Le pays a retrouvé un peu de normalité hier matin avec la réouverture de la plupart des commerces. À Aubonne (VD), une file de clients s’est formée devant le géant du meuble Ikea. Du côté de Bienne, par contre, peu de monde se pressait devant les magasins de la principale artère commerçante, Une enseigne de vêtements faisait toutefois exception, avec une quinzaine de personnes qui patientaient devant l’entrée un quart d’heure déjà avant l’ouverture. La matinée s’est également révélée calme dans le centre-ville de Fribourg. Certains commerces, à l’instar d’une enseigne vendant livres, disques et autres articles, connaissaient une fréquentation importante, avec des files d’attente qui s’allongeaient pour respecter les 2mentre chaque personne. –ATS Café sans journal « Le lundi est un jour de fermeture pour beaucoup de restaurants. Le pouls, ce sera donc pour mardi. » Président de GastroVaud, Gilles Meystre estime prématuré de tirer un bilan.Au moins à court terme, les clients devront rompre avec une vieille habitude : profiter d'un café pour lire un journal mis à disposition par le commerçant. Pour une question de sécurité sanitaire, cette pratique est révolue. Toutefois, le consommateur peut venir avec son propre magazine. Le service de midi a été calme dans des salles aux tables espacées ou séparées par des panneaux en plexiglas. Derrière son masque, le patron du restaurant genevois L’Échalote est content d’avoir repris. « Vu les règles, nous pouvons servir quarante couverts au maximum, si les gens sont quatre par table. La salle peut accueillir septante convives. Ce midi, il y en a eu 22 », constate-t-il. Dans d’autres établissements genevois, c’est le même topo : espaces peu remplis, activité qui reprend peu à peu, professionnels soulagés de retravailler, mais qui piaffent de pouvoir monter en puissance. « Avec ces panneaux en plexiglas, on a l’impression d’être au parloir », déplore une cliente au bar de la Presse. « En temps normal, nous avions entre 150 et 200 clients à midi. Aujourd’hui, il n’y en a eu qu’une trentaine », se désole le serveur d’un restaurant en face de la gare de Lausanne. Le patron de La Pinte, à Yverdonles-Bains (VD), constate que la reprise a été « timide ». « Les beaux jours arrivent. Les établissements ayant une grande terrasse seront avantagés », pronostique Élisabeth Basset- Rindlisbacher, du Csarda, également situé dans la ville thermale. « Rien ne sera plus comme avant à cause du coronavirus », avance avec pessimisme un restaurateur lausannois. Actif dans le milieu depuis une vingtaine d’années, il a déjà décidé de délaisser la cuisine classique pour la restauration rapide. « Ceux qui ne s’adaptent pas ne pourront plus se relever », prédit-il. –MARIA PINEIRO/APN La distribution de colis alimentaires ne fait pas tout. –KEYSTONE Du cash pour les plus démunis BERNE La Croix-Rouge suisse va distribuer jusqu’à trois fois 1000fr. aux familles ou aux personnes seules les plus démunies, en lien avec la pandémie. L’aide financière, distribuée en avril, mai et juin, est une mesure simple qui permet aux bénéficiaires de régler leurs factures et d’acheter des produits de base, a indiqué hier l’ONG, qui fournit cette aide « immédiate et rapide » depuis plusieurs semaines déjà. Aucune restriction liée à l’âge ou au statut de séjour n’est fixée.
MARDI 12 MAI 2020/20MINUTES.CH Coronavirus 3 Des stocks ont été reconstitués BERNE Il est désormais possible d’acheter des masques pratiquement partout en Suisse. Les hôpitaux dans les cantons disposent en outre de matériel spécifique pour traiter les patients atteints du Covid-19 pour une durée de plus de 40 jours, selon la Confédération. Un stock de 100 millions de masques a été constitué, a précisé le Département fédéral de la défense. Berne en a déjà distribué 42 millions, notamment aux commerces de détail. L’inégalité 3,5 fois La population la plus précarisée a de 3,5 à 4,5 fois plus de risques d’être atteinte par le Covid-19, selon une étude de Médecins sans frontières et des Hôpitaux universitaires de Genève. La promiscuité est notamment pointée du doigt. Les petits Suisses testent l’école en mode corona REPRISE Des mesures d’hygiène ont permis aux Romands de vivre une rentrée sereine. Reportage dans une école genevoise. « J’ai fait un peu trop d’écran », confie honorablement Guilherme, qui a aussi fait beaucoup de vélo. « Moi j’ai cuisiné une nouvelle recette », annonce Anaïs. La matinée des 3P (7 ans) de Maria Martinez, à l’école du Lignon, a démarré par des souvenirs de semiconfinement. Mais rapidement, entre la distribution de lapins en chocolat et les colles de la maîtresse – « d’où vient l’eau des rivières ? » –, le virus s’est vite fait oublier. Cette drôle de reprise, après quasiment deux mois d’arrêt, a pourtant demandé un énorme travail d’organisation. Divisés en groupes, les enfants s’alternent le matin et l’après-midi. À l’école du Lignon, ils n’ont pas à respecter de distance entre eux, mais avec les adultes. Une routine de lavage des mains a été mise en place : en Parents soulagés de la reprise Sur les quais de gare, peu d’usagers portaient des masques. –KEYSTONE Ici à Morges (VD), mais aussi à Genève, la routine du lavage des mains est bien comprise. –KEY Visionnez sur l’appnotre reportage sur la réaction des parents par rapport à cette reprise. rentrant en classe, si on éternue, avant et après la récréation puis en quittant la salle à la fin de la période, après avoir désinfecté les bureaux. Les préaux ont été divisés en quatre. On ne compte pas plus de cinq classes À l’école des Pervenches, à Carouge (GE), une petite file s’est formée devant la grille de l’établissement, hier peu avant 8h. Les parents ont respecté les distances. La grande majorité d’entre eux s’est dite soulagée de la reprise. Marco, un papa, s’est montré « un peu inquiet quant à la possibilité de faire respecter les mesures d’hygiène en classe ». L’ouverture des grilles a entraîné un moment de confusion. « Normalement, on aurait dû espacer les arrivées, indique Ilenia, une maman. Mais, là, avec la pluie, ça a été difficile. » Passagers en petits comités MOBILITÉ Les pendulaires étaient de nouveau plus nombreux à se presser hier matin dans les gares, mais on était encore loin de la fréquentation qui prévalait avant la crise. À Bienne, la plupart des passagers respectaient les distances sociales, sauf quand il s’agissait de monter dans le train, lorsqu’ils se regroupaient devant les portes. Dans l’IC de 7h16 pour Genève-Aéroport, la plupart des compartiments à quatre n’étaient occupés que par une seule personne. de petits ou quatre groupes de grands (dès 8 ans) en pause simultanément. « Je ne vous cache pas que je n’ai pas très bien dormi hier, confie la directrice de l’établissement, Nathalie Studli. J’avais envie que tout se passe bien. » Les parents ont reçu comme consigne de laisser les enfants se rendre seuls en cours. À l’école du Lignon, au cœur de la cité, la plupart des élèves n’ont pas de route à traverser pour s’y rendre. « Je n’ai pas eu un seul parent fâché. » Sur 450 enfants, seuls 40 étaient absents hier. –LUCIE FEHLBAUM Préau bien gardé Dans le canton de Vaud, les parents ne pouvaient pas non plus entrer dans le préau.Au collège de Chanel, à Morges, un agent de sécurité gardait la cour. Les écoliers vaudois, divisés en groupes, effectuent des journées complètes, un jour sur deux. On compte un seul élève par table de deux. Dans les autres cantons romands, la rentrée s’est déroulée sans trop de problèmes. La situation est compliquée mais les enfants sont « calmes et sereins ». « J’ai mis 1h30 au lieu de 15 minutes » GENÈVE La patience était de mise hier matin pour les automobilistes frontaliers se rendant au travail. À l’image de ce Genevois habitant Thoiry (F) : « J’ai mis 1h30 pour faire trois kilomètres, alors que je mettais un quart d’heure ces derniers temps pour aller aux Acacias », relate-t-il. Selon l’Administration fédérale des douanes (AFD), le trafic était en hausse de 20% hier par rapport au lundi précédent, mais était inférieur de 10% par rapport à la normale. L’attente moyenne se situait entre 5 et 60 minutes, estime l’AFD. Bien plus que les contrôles, qui ne sont plus systématiques depuis hier, l’AFD pointe « l’effet col de bouteille » des infrastructures routières autour des douanes. La situation devrait toutefois s’améliorer ces prochains jours, de petites douanes ayant été rouvertes hier sans atteindre leur pleine capacité. –LEO



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