20 minutes Genève n°2020-04-28 mardi
20 minutes Genève n°2020-04-28 mardi
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°2020-04-28 de mardi

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : 20 minutes SA

  • Format : (230 x 300) mm

  • Nombre de pages : 16

  • Taille du fichier PDF : 7,4 Mo

  • Dans ce numéro : impatients de retrouver les magasins.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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2 Coronavirus Traque au virus de retour NEUCHÂTEL/GENÈVE « On revient aux suivis individuels du début pour mettre en boîte le virus », a déclaré hier Laurent Kurth. Le conseiller d’État neuchâtelois chargé de la Santé a expliqué que dès demain, toutes les personnes suspectées d’être infectées par le Covid-19 seront testées. Une équipe de 15 membres sera chargée de mettre en place des enquêtes d’entourage. « Le but est d’aller très vite pour identifier les risques, 20 secondes Harmonisation scolaire BERNE La Commission de l’éducation du National ne veut pas d’un patchwork de solutions. Elle plaide pour une réouverture coordonnée des écoles obligatoires du pays et pour des examens de maturité réglementés de manière uniforme. Commerçants à genoux ÉCONOMIE La pandémie va affecter le commerce de détail suisse, surtout le secteur non alimentaire, qui devrait subir une baisse de 20% sur l’année. L’e-commerce, lui, devrait largement tirer profit de la situation, selon Credit Suisse. La baisse se poursuit BILAN La Suisse a enregistré hier 103 nouveaux cas de coronavirus en un jour, contre 167 dimanche et 217 samedi, selon l’Office fédéral de la santé, qui précise que ces chiffres peuvent passablement fluctuer d’une semaine à l’autre. À ce jour, on déplore 1353 décès. Gros arrivage de masques en vue BERNE La Pharmacie de l’armée recevra cette semaine 20 millions de masques produits en Chine. Leur qualité a été testée scrupuleusement parmi 60 modèles, assure le Département de la défense, répondant aux doutes émis dans la presse dominicale. Berne travaille par ailleurs avec l’industrie textile sur la fabrication de masques lavables en tissu. L’institut fédéral EMPA cherche à améliorer leur niveau de protection. BERNE L’OFSP a annoncé que des contacts entre les deux générations étaient à nouveau possibles. Mais la tendresse a des limites. C’est une bouffée d’air frais pour bien des grands-parents. Les câlins et les embrassades avec leurs petits-enfants ne sont plus déconseillés. C’est Daniel Koch, délégué Covid-19 à l’Office fédéral de la santé publique (OFSP), qui l’a annoncé hier à la revue alémanique « Grosseltern ». Mais attention : pas question de s’y prendre n’importe comment. Les parents de l’enfant doivent rester à distance, et l’instant de tendresse doit être bref et suivi d’un lavage des mains. On est encore loin des chaleureux rassemblements autour de la table, mais c’est un pas. « Les experts confirment que les jeunes enfants ne transmettent pas le virus, a expliqué Daniel Koch. Il serait donc faux d’interdire aux grands-parents isoler ceux qui doivent l’être et rendre leur liberté aux autres », a ajouté l’élu. À Genève, le traçage systématique des personnes ayant été en contact rapproché avec un malade a repris hier. Ces enquêtes, qui visent l’entourage large, avaient été abandonnées avec l’explosion des cas, selon Laurent Paoliello, porte-parole du Département de la santé, en revenant sur un article de la « NZZ am Sonntag ». –ATS On peut rendre visite aux patients L’Hôpital fribourgeois (HFR) va à nouveau autoriser les visites aux patients ne souffrant pas, ou plus, du Covid-19. Ce léger assouplissement, entré en vigueur hier, est réservé aux personnes hospitalisées depuis plus de quinze jours. Elles pourront recevoir la visite de deux personnes par semaine, mais une personne à la fois. Cette disposition concerne tous les sites de l’HFR. des contacts qui sont sans danger. » Cela se corse à partir d’environ 10 ans : les enfants et ados sont déjà moins inoffensifs et les contacts directs pourraient poser problème. Dans tous les cas, la garde des enfants reste à éviter. « On sait comment c’est : d’abord on est rigoureux, puis on s’arrête pour un thé, et on finit par manger ensemble », a-t-il détaillé en exemple, conscient que la limite était fine. Pour les « vraies » retrouvailles, il faudra donc plutôt attendre l’été., actu.20min.ch Cajoler ses petits-enfants oui, les garder surtout pas ! « Le danger, en passant à nouveau du temps ensemble, serait de rapidement reprendre les mauvaises habitudes et d’oublier la distance » Daniel Koch Délégué Covid-19 auprès de l’Office fédéral de la santé publique Les châteaux de Brigue (ici), Sion et Martigny ont servi de décor. –POL VS Les bonnes notes de la police SION Un clip rythmé par l’hymne valaisan « Marignan »  : c’est le moyen qu’a choisi la police cantonale pour remercier la population d’avoir respecté les consignes visant à limiter la pandémie et pour l’encourager à poursuivre sur cette voie. « C’est émouvant de constater en patrouillant que toutes les personnes que vous croisez respectent les distances de sécurité », a expliqué Stève Léger, porte-parole de la police. Embrasser les tout-petits n’est plus déconseillé, si l’on prend quelques précautions simples. –ISTOCK Cette bonne nouvelle a été nuancée par le Dr Laurent Kaiser, chef du service des maladies infectieuses aux HUG. Interrogé par la RTS, il a indiqué hier que le risque de transmission était faible, mais là malgré tout : « Il faudra être parcimonieux avec les contacts physiques et pourquoi pas se voir à la maison, à distance, avant de se sauter au cou. » –FRB
MARDI 28 AVRIL 2020/20MINUTES.CH GENÈVE Les jardineries et magasins de bricolage ont rouvert hier. L’attente n’a pas découragé les clients. Reportage à La Praille. « Quand j’ai vu le monde, je me suis dit : on va crever de chaud », raconte Reyno, en tenue de moto. Hier à 11h, il fallait battre le pavé durant passé trente minutes pour entrer dans le Do it+Garden de La Praille, sur le parking duquel une centaine de clients s’encolonnaient. La scène s’est répétée partout en Suisse romande : bénéficiaires de la première étape du déconfinement, jardineries, magasins de bricolage, coiffeurs et cabinets de santé rouvraient après six semaines. « Je me sens en sécurité. De toute façon, ce qui doit arriver arrivera. Ça va durer, cette affaire », juge Claude, furetant entre les fleurs. Plantes d’extérieur et terreau sont pris d’assaut. Avec les caisses, c’est là qu’afflue le gros des 280 clients autorisés à la fois. Garder ses distances reste aisé. Plusieurs sont rassurés, telle cette aînée masquée qui dit son « plaisir de Ça bouchonne au McDrive Les files de voitures pour aller acheter à l’emporter des hamburgers dès midi hier à Crissier (VD) étaient impressionnantes, vues d’oiseau.Tous les McDrive de McDonald’s en Suisse accueillent de nouveau les clients au volant. Sous le feu de critiques, notamment du syndicat Unia, McDonald’s avait fini par fermer tous ses restos ainsi que son service de livraisons à domicile McDelivery le 21 mars dernier. En cause : les conditions de travail des employés en cuisine et à la caisse, avec le risque de contagion. La multinationale déclare avoir pris des mesures de sécurité renforcées, d’entente avec des experts et les autorités. Coronavirus 3 Au Do it+Garden de La Praille, il fallait patienter jusqu’à 30 minutes avant d’entrer. –KEYSTONE La queue pour les plantes Coiffeurs et barbiers surchargés « Je suis plein jusqu’à mi-mai.J’ai l’impression que je pourrai à nouveau payer mes factures normalement. » Pour Igor, patron du salon Tête à clak à Vevey (VD), la réouverture des coiffeurs, autorisée dès lundi par Berne, a sonné la fin de l’ennui. Idem à Genève, où Bruno, gérant de l’Atelier des artistes, est complet pour deux semaines. Le barbier Gentlemen Factory, à Genève également, a dû refuser des clients. « L’effervescence va retomber, estime le patron, David.Tous les lieux de loisirs sont encore fermés. » Dans tous ces salons, les coiffeurs opèrent masqués. « Nous respectons une distance de 2mentre chaque client », assure Bruno. Jumbo épinglé sur les ventes de vélos Hier, les clients du magasin Jumbo de Meyrin (GE) ont pu acheter des vélos en libre-service, soit sans conseils de vendeurs. La pratique a été épinglée sur les réseaux sociaux par des vélocistes outrés de cette « concurrence déloyale ». Eux ne peuvent rien vendre dans leurs commerces. « C’est illégal », a confirmé le Canton.Jumbo a répondu qu’il n’était pas prohibé à sa connaissance de vendre des deux-roues. Le cas échéant, il retirera les vélos. Les amateurs de jardinage pourront enfin égayer leurs plates-bandes. –JEF voir des couleurs et des fleurs. Pour ma santé, ça va, même si parfois ça se bouscule un peu. » Karin, elle, trouve qu’il y a trop de flux. Seul un rabais valable hier l’a fait venir. Joaquim, qui fait des achats pour son travail, est en revanche excédé. « Si je n’étais pas obligé, je ne serais pas là. C’est de la folie ! Si c’était pour de la bouffe, d’accord, mais là ? ! Les gens ne vont pas mourir s’ils attendent un jour pour acheter une fleur ! » Mais certains s’ennuieraient. « J’ai un jardin et je manque de peinture, expose Reyno. Et comme c’est ma seule activité durant le confinement... » –JÉRÔME FAAS Articles interdits faciles à acheter L’Union suisse des arts et métiers (Usam) est en pétard. En cause, la facilité avec laquelle des articles retirés de la vente et signalés par des scotchs, des rubalises ou encore des bâches peuvent quand même être obtenus. Très remontée, l’Usam a adressé une lettre à Coop et Migros pour exiger qu’ils mettent fin à cette pratique. Les deux géants assurent pourtant que la plupart des clients se comportent de manière conforme aux instructions. Migros rappelle que la police effectue des contrôles. Stations de lavage très prisées Malgré la pluie annoncée pour lundi soir, conducteurs de voitures et de deux-roues se sont pressés dès hier matin pour aller passer au jet nettoyant puis au chiffon leur véhicule dans des stations de lavage. « C’est une façon de reprendre le cours normal de la vie », explique l’un d’eux. « Nous avons ouvert à 8h30 en prenant le soin de tout désinfecter et, peu avant 9h, une dizaine de voitures attendaient déjà patiemment », précise le gérant d’un autowash en banlieue lausannoise. Pour ce père de famille, « les gens sont en manque de prétextes pour ressortir, mais c’est bien de voir l’économie reprendre ». Visionnez notre reportage sur notre app



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