20 minutes Genève n°2020-04-24 vendredi
20 minutes Genève n°2020-04-24 vendredi
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°2020-04-24 de vendredi

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : 20 minutes SA

  • Format : (230 x 300) mm

  • Nombre de pages : 16

  • Taille du fichier PDF : 7,5 Mo

  • Dans ce numéro : chat qui rit et chien qui pleure.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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2 Coronavirus 20 secondes Aide sociale accessible GENÈVE Le Canton ne veut pas que les étrangers aient peur de solliciter l’aide sociale. Vu l’épidémie, ils pourront y faire appel sans crainte : exceptionnellement, y recourir ne mettra pas en péril leurs procédures d’obtention ou de renouvellement de permis d’établissement. Reprise des chantiers GENÈVE L’État rouvrira petit à petit ses propres chantiers dès lundi, en fonction de leur caractère stratégique. À commencer par ceux de la route des Nations, du tram de Bernex et du centre militaire d’Epeisses, libérant les Vernets. Soutien aux médias BERNE Huit organisations de journalistes et de médias demandent aux Chambres fédérales une aide urgente pour contrecarrer la réduction de l’information. Ce paquet doit éviter que de nombreux médias disparaissent avec la crise. Petite hausse des cas BERNE La Suisse a enregistré jeudi 228 nouveaux cas de Covid-19 les dernières 24 heures, soit un peu plus que la veille (205 cas). Selon le décompte de l’OFSP, 1268 personnes sont décédées de la maladie à ce jour dans le pays. LIVE CHAT Alain Berset et Daniel Koch sont confiants, mais ils refusent de céder à un optimisme démesuré. Ils l’ont dit jeudi aux lecteurs de « 20 minutes ». Le conseiller fédéral Alain Berset et Daniel Koch, le « Monsieur Corona » de l’Office fédéral de la santé publique (OFSP), ont répondu jeudi aux lecteurs et aux rédactions de « 20 Minuten » et de « 20 minutes », lors d’un entretien retransmis en direct sur notre site. Outre les masques et leur utilité, il a beaucoup été question des loisirs et des enfants. – Certains recommencent à sortir et semblent moins vigilants. Risque-t-on une nouvelle flambée de cas ? – Alain Berset : Croire que nous sommes arrivés au but serait une erreur. Je comprends que les gens aient envie de sortir, de se relâcher. C’est logique, nous avons besoin d’air, mais nous devons continuer à suivre ces règles. – Daniel Koch : Tant que les règles d’hygiène sont respectées, nous ne risquons pas de seconde vague. Mais, même quand elles seront assouplies, il faudra éviter les contacts et les embrassades. Et ce sera le cas encore un bon moment. – Les enfants sont-ils inclus dans la règle des 5 personnes ? S’il y a par exemple 10 enfants et 3 adultes au parc, c’est bon ? – A.B. : L’interdiction de réunions à plus de 5 est importante pour freiner la propagation de l’épidémie. Dans la réalité, il faut rester pragmatique, surtout avec les petits. – Les enfants dont les parents sont à risques doivent-ils aussi retourner à l’école le 11 mai ? – D.K. : La réponse est clairement oui. Le risque ne vient pas des enfants, il vient des adultes. Des études montrent que les enfants tombent rarement malades et qu’ils ne sont pas des vecteurs du virus., actu.20min.ch « Croire que nous sommes au but serait une erreur » Lausanne ouvre des stands, Genève en rêve MARCHÉS Lausanne a annoncé l’ouverture, dès lundi, de dix micromarchés répartis dans toute la ville et composés en général d’un seul stand. Les maraîchers accéderont à ces emplacements par tournus, et ce jusqu’à la réouverture officielle Le conseiller fédéral Alain Berset était jeudi chez « 20 Minuten ». des marchés, sans doute le 11 mai. Au bout du lac, les marchés de Genève et de Carouge réclament de pouvoir eux aussi ouvrir, dénonçant des inégalités de traitement « crasses » et inacceptables par rapport à la grande distribution. Acheter fruits et légumes des producteurs locaux sera à nouveau possible à Lausanne. –KEYSTONE Dossier : suivez toute l’actualité liée à la pandémie du Covid-19 sur notre app. GENÈVE Les bureaux de change et ceux de transfert d’argent, bouclés par la police le 15 avril, ont rouvert jeudi matin. Leur brusque fermeture avait interloqué les gérants mais aussi heurté certains corps consulaires dont les communautés dépendent des virements de leurs ressortissants établis en Suisse. Le Canton avait appliqué une décision de l’Office fédéral de la santé publique. Interprétant l’ordonnance 2 Covid-19 du Conseil fédéral, il avait dénié aux bureaux de change et de transfert le droit d’user de la dérogation laissant les banques travailler. Réalisant le caractère absurde de ces fermetures, le Canton a prié Berne de revoir sa position, avec succès. L’État « se félicite de ce changement, dont il a été l’artisan, et se réjouit de l’effet positif qu’il provoquera au sein –T. EL SAYED « Père de la nation » À force d’encourager la population à adopter les bons gestes et à être responsable, le ministre de la Santé est un peu devenu le « père de la nation ». « Ce n’est pas le rôle d’une personne mais celui d’une équipe, du Conseil fédéral dans son ensemble, des Cantons et des différents offices », a tempéré Alain Berset. Qui a désormais, outre ceux avec sa phrase culte (« 20 minutes » de jeudi), des T-shirts à son effigie, imprimés par une jeune Saint-Galloise, grande fan du Fribourgeois. – Et les camps pour enfants ? – D.K. : Le problème vient des déplacements, des adultes qui gèrent ces camps... C’est peu probable qu’il y en ait en mai. Et pour plus tard, c’est difficile de faire des prévisions. – Pensez-vous que les piscines extérieures vont rouvrir ? – D.K. : L’eau ne transmet pas le virus. Mais les piscines attirent la foule. Il faudra trouver comment respecter les distances. –OFU/SMK/JFZ Change et transferts à nouveau possibles Les bureaux de transfert, ici Real Brasil, auront fermé une semaine. des communautés étrangères vulnérables », a-t-il ainsi écrit jeudi à l’un des commerces concernés. –JEF –DR
VENDREDI 24 AVRIL 2020/20MINUTES.CH Coronavirus 3 On se passera d’examens oraux ÉCOLE POSTOBLIGATOIRE Les cantons romands ont décidé d’annuler les examens oraux dans les écoles de culture générale et les établissements délivrant la maturité. Vu la situation sanitaire actuelle, il n’est pas possible de les organiser, a indiqué jeudi la ministre de l’Instruction publique genevoise, Anne Emery-Torracinta. Berne doit encore se prononcer concernant les écrits, de compétence fédérale. Pas d’appsans base légale Une application de traçage des contacts Covid-19 ne doit pas être introduite sans protection des données. La Commission des institutions politiques du Conseil national n’est pas opposée au lancement d’une telle application, indiquent jeudi les services du Parlement. Mais l’utilisation doit se faire sur une base volontaire. Soulagés de rouvrir, mais inquiets pour leur santé SERVICES Les coiffeurs peuvent accueillir leurs clients lundi. Ils regrettent toutefois le flou entourant les directives sanitaires. « J’ai dû aller à la pêche aux infos pour savoir comment m’organiser. Et la seule que j’ai eue, c’était en regardant le téléjournal : je pourrai ouvrir mon salon dès le 27 avril », s’étonne Mahine Tchiakpe, patronne d’un salon de coiffure à Lausanne. Entre les distances sociales à respecter, le port du masque ou l’obligation ou non de se désinfecter les mains, les mesures sanitaires pour la sécurité des professionnels et des clients n’ont pas été abordées par le gouvernement depuis l’annonce de la réouverture des salons de coiffure, la semaine dernière, déplore-t-elle. Les coiffeurs se sont donc organisés comme ils le pouvaient. David Da Campo, patron d’un salon à Vevey (VD), a décidé de suivre les recommandations de Coiffure Suisse : son espace de travail, qui comprend dix places, sera réduit à la moitié de sa capacité. Et des masques seront mis à disposition des clients, moyennant une majoration de 2 francs. « Si on nous les avait fournis gratuitement, jamais je n’aurais fait payer mes clients. Mais, vu la situation, ils seront compréhensifs, je pense », confie-t-il. Il Mathias Frank peut compter sur le soutien de quelques supporters. –KEY Au total, ce sont plus de 11000 salons qui reprendront leur activité dès lundi à travers la Suisse. –ISTOCK Des professionnels pas très rassurés La faîtière Coiffure Suisse confirme les sentiments mitigés au sein de la branche : « Certains sont contents de pouvoir enfin rouvrir. D’autres ont peur pour leur santé, celle de leurs collaborateurs et celle des clients », note Kelly Languetin, Tour cycliste pour de faux THURGOVIE Même confinés, les cyclistes ont trouvé le moyen de continuer à se tirer la bourre. Sur leur home-trainer, les coureurs ont pris le départ jeudi de la 2e étape du Digital Swiss 5, le Tour de Suisse virtuel. Sur les « routes » autour de Frauenfeld (TG), c’est le Suisse Stefan Küng qui s’est imposé après « une heure à plein gaz ». De bon augure en vue de la reprise des vraies compétitions. Suivez chaque jour les étapes sur notre app. membre de la section vaudoise et à la tête d’un salon à Lausanne. De manière générale, elle s’étonne du flou dans lequel le secteur est plongé : « On est toujours dans l’attente de directives concrètes de la part de la Confédération. » ajoute que plusieurs collègues feront de même. « On a l’impression d’être envoyés au front, mais sans bouclier », s’inquiète Cindy Frade, patronne d’une enseigne à Lausanne. Elle n’a toutefois pas attendu les directives de son association ni de Berne : « Dès que j’ai su qu’on pouvait rouvrir, j’ai tout de suite passé commande, histoire de tout avoir à temps. » Masques, visières et gants : la coiffeuse tient à assurer la protection de son personnel et de sa clientèle. –VALENTINA SAN MARTIN Laisser couler l’eau un moment Après plusieurs semaines de fermeture, les salons de coiffure, mais aussi les cabinets paramédicaux et instituts de massage doivent impérativement ouvrir tous les robinets et laisser couler l’eau pour un rinçage complet, avertit jeudi l’Office fédéral de la sécurité alimentaire. La prolifération de micro-organismes comme les légionnelles est favorisée lorsque les installations d’eau ne sont pas utilisées. Cela peut entraîner une pneumonie. Une chute jamais vue depuis 1975 SUISSE Il fallait s’y attendre : l’épidémie de coronavirus va faire très mal à l’économie. Le PIB devrait reculer cette année de 6,7%, soit la dégringolade la plus marquée depuis 1975, a indiqué jeudi le Secrétariat d’État à l’économie (Seco). Celui-ci a été contraint de réviser en très forte baisse ses prévisions. Ses experts tablent sur un taux de chômage à 3,9% en moyenne annuelle. Le Secoprécise que plusieurs entreprises ont dû réduire, voire interrompre leurs activités commerciales, comme dans les secteurs de l’hôtellerie-restauration, du commerce de détail ou de la culture et des loisirs. Il en résulte une contraction brutale de la production et des dépenses de consommation des ménages. Pour 2021, et pour autant que de nouvelles vagues épidémiques ne frappent pas, le Secoanticipe une reprise timide, marquée par un rebond de 5,2% et un chômage en hausse à 4,1%. –ATS



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