20 minutes Genève n°2020-03-20 vendredi
20 minutes Genève n°2020-03-20 vendredi
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°2020-03-20 de vendredi

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : 20 minutes SA

  • Format : (230 x 300) mm

  • Nombre de pages : 20

  • Taille du fichier PDF : 9,2 Mo

  • Dans ce numéro : des ovations pour les infirmières de l'Hôpital cantonal de Genève.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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2 Coronavirus 20 secondes S’inscrire pour rentrer BERNE En début de semaine, le Conseil fédéral a appelé les voyageurs suisses à rentrer rapidement chez eux. Pour mieux soutenir les personnes encore bloquées à l’étranger, celles-ci doivent s’inscrire très rapidement sur l’application Travel Admin du Département des affaires étrangères. Fisc compréhensif ZURICH/BÂLE Les contribuables des cantons de Bâle-Ville et de Zurich disposent d’un délai supplémentaire pour remplir leur déclaration d’impôts 2019 en raison du coronavirus. Ils ont jusqu’à fin mai, au lieu de fin mars, pour le faire. Priorité aux soignants FRONTIÈRES Christian Bock, directeur de l’Administration fédérale des douanes, a annoncé jeudi que des travaux sont en cours pour créer des « voies spéciales » destinées au personnel de santé aux frontières afin d’éviter les temps d’attente et les embouteillages. SUHSSE SUISSE Les militaires aussi ont des normes sanitaires à respecter… mais dans la mesure du possible. Quand il est rentré à la caserne dimanche soir pour son école de recrues, Louis* a été surpris. Selon lui, rien n’avait changé par rapport à la routine, malgré les prescriptions des autorités pour éviter la propagation du coronavirus. « On dort dans des lits espacés de 70cm, on mange côte à côte, et j’en passe... », racontait-il lundi. Mardi, les choses n’avaient guère évolué. « Mis à part qu’il y avait plus d’espace entre nous au déjeuner », témoignait-il. Et Louis de conclure : « L’armée nous vante son organisation mais, en fait, c’est un gros sketch. » Depuis lors, les choses ont changé. « Des mesures ont été prises », confirme Daniel Reist, porte-parole de l’armée. Les dortoirs souterrains ne sont plus utilisés et, dans les autres, on dort tête-bêche. « On cherche aussi des places dans des salles de gym ou des hôtels fermés », poursuit-il. Les repas sont pris en petits groupes et à horaires décalés. Et, quand ils se tiennent en rang, recrues et soldats doivent respecter une distance de 2 mètres. Des changements qui peuvent être contraignants, « mais on n’a pas le choix, on a une mission », conclut Daniel Reist. Un soldat arrivé à Moudon (VD) jeudi a constaté que des exigences spéciales pour l’armée avaient été édictées, avec, actu.20min.ch Face à la crise, l’armée doit vite adapter ses pratiques Volontaires spontanément candidats Au plus fort de ses missions contre le virus, l’armée disposera de 8000 hommes et femmes, dont les recrues, ceux qui sont en cours de répète, ceux qui ont été rappelés... et des volontaires. Plus de 1500 propositions spontanées Pas facile de toujours respecter les distances dans les véhicules. –DR ont inondé la boîte mail prévue à cet effet. Parmi elles, la plupart n’étaient pas recevables, puisque provenant de gens n’ayant pas accompli leur service. Mais les rangs pourraient être garnis par la présence d’anciens conscrits. Titeuf respecte la distance sociale et se protège CAROUGE (GE) Il doit se sentir bien seul, le personnage de Zep, dans le préau de l’École Jacques-Dalphin. Hugo, Nadia, Vomito : tous restent chez eux pour se protéger. Il faut dire qu’en Suisse, jeudi, on dénombrait près de 4000 personnes contaminées. Obligé de rester là, en tant que statue, Titeuf n’a aucune peine à rester à distance des autres... Mais, pour être sûr, il a mis un masque. –PHOTO KEYSTONE CONSO Officiellement, cafés et restaurants ont fermé. Seuls les magasins vendant nourriture ou boissons sont autorisés à accueillir des clients. Mais s’ils respectent les règles sanitaires, les bistrots peuvent vendre à l’emporter. Une zone grise qui permet à des filiales Burger King à Lausanne et à Genève de laisser entrer des gens, qui passent du temps à l’intérieur avant de recevoir leur commande. Pour le municipal responsable de la police à Lausanne, si les chaises ont été enlevées et qu’il n’y pas d’attroupement, ça semble légal. « De toute façon, la Ville a zéro marge de manœuvre face au Hôpitaux pillés ? En conférence de presse jeudi, le brigadier Raynald Droz a répondu à une préoccupation : alors que les hôpitaux sont sous tension, des médecins ont été appelés. Une « question délicate », a-t-il reconnu. Certains des mobilisés ne le seront que pour quelques jours pour former les autres. Et si un médecin qui a reçu un ordre de marche refuse son appel, justifiant qu’il ne peut quitter son hôpital sans nuire à la lutte engagée contre le virus, « il n’aura pas de problème », a-t-il dit. le même graphisme que les affichettes rouges à l’adresse de la population. Par exemple, il faut garder une distance de 2mètres avec les autres... aussi à la pause. Quant aux transports dans les chars : impossible. Que faire alors ? « Avoir de la discipline et être attentifs les uns aux autres. » –YANNICK WEBER *Prénom d’emprunt 900 C’est le nombre de respirateurs que va acheter l’armée dans les prochains jours. Ils seront livrés dans les hôpitaux civils. Entrer acheter un burger reste permis Du moment qu’on ne mange pas à l’intérieur, ça semble légal. –FNT Canton et à la Confédération », relève Pierre-Antoine Hildbrand. Quant à Gilles Meystre, président de GastroVaud, il recommande aux clients de retourner attendre leur commande dehors. –FNT
VENDREDI 20 MARS 2020/20MINUTES.CH La police va sévir dans les parcs GENÈVE « On va serrer la vis ! » Alors que les rassemblements sont interdits pour cause de pandémie, cette directive n’est pas suffisamment respectée, ont constaté les forces de l’ordre. Elles pointent principalement du doigt les jeunes qui se regroupent dans les parcs et les préaux. « Il faut une prise de conscience collective face à la maladie », note la police. Après des actions de prévention, elle entend désormais punir d’une amende les contrevenants. « Au Tessin, c’est dramatique » Daniel Koch, de l’OFSP, a fait part de ses préoccupations. –KEYSTONE Menace de grève générale à l’aéroport de Genève COINTRIN Le Syndicat des services publics veut la fermeture de la plateforme d’ici à aujourd’hui midi. En cas de refus il y aura grève. NIEZMO « Nos vies valent plus que leur fric. » Les employés actifs à l’aéroport de Genève se sentent insuffisamment protégés contre les risques de contagion du coronavirus. Le Syndicat des services publics (SSP) exige la fermeture de la plateforme d’ici à aujourd’hui midi. En cas de refus, il en appelle à la grève générale. D’après le SSP, cinq employés sur 10000 ont été infectés. Leur prise en charge sanitaire a été correcte, juget-il. Là où le bât blesse, c’est au niveau de la protection. « C’est criminel, tonne Jamshid Pouranpir, secrétaire syndical. Il y a des nettoyeurs qui n’ont ni gants ni masque, du personnel Uri confine les plus de 65 ans Les seniors uranais étant indisciplinés et continuant à aller faire leurs courses et à se balader, l’état-major cantonal de crise leur interdit de quitter leur domicile depuis jeudi à 18h. Les plus de 65 ans auront malgré tout droit à une promenade quotidienne de deux heures maximum, seuls ou à deux. BERNE Tous les cantons suisses et le Liechtenstein sont désormais concernés par le coronavirus. Le Tessin est toutefois le plus touché, avec 178,6 cas pour 100000 habitants. « Au Tessin, c’est dramatique », a confirmé jeudi Daniel Koch, responsable de la division des maladies transmissibles de l’OFSP. « Le Tessin va rapidement manquer de lits en soins intensifs », a-t-il poursuivi. Mais ce n’est pas encore le cas. Le personnel actif à l’aéroport ne se sent pas assez protégé. –KEYSTONE de sécurité qui n’est pas équipé et qui opère des fouilles. » Le syndicat dit avoir fait des demandes répétées de matériel de protection auprès des employeurs, sans que la réponse soit suffisante. Pour Jamshid Pouranpir, « il n’y a pas de pilote dans l’avion ». SUISSE Depuis dimanche, les Romands se pressent tous les soirs aux fenêtres et aux balcons pour applaudir le personnel soignant, qui est en première ligne pour combattre le coronavirus. Un élan de solidarité qui touche ces héros ordinaires en blouse blanche. « Quand j’ai entendu ces applaudissements, j’en ai eu les larmes aux yeux », a témoigné jeudi une infirmière des Hôpitaux universitaires de Genève. L’aéroport se dit étonné de cette menace de grève qui intervient à peine deux jours après une rencontre avec les syndicats. Il affirme que « les mesures demandées sont déjà mises en œuvre ou sur le point de l’être ». Madeleine von Holzen, porte-parole, souligne que Coronavirus 3 Des infirmières des HUG ont fait part de leur émotion face à la reconnaissance du public. –KEY Vidéo : des sessions d’applaudissements dans différentes villes sont à voir sur notre app. « Les larmes aux yeux » « Irresponsables » Pour ce qui est des attroupements constatés le week-end, Madeleine von Holzen regrette « les comportements irresponsables de certains de nos passagers ne respectant pas les règles. Nous avons dû faire appel à la police, le maintien de l’ordre public n’étant pas de notre compétence. Les mesures de filtrage strictes mises en place ont réduit efficacement les congestions à l’intérieur, mais elles reportent évidemment le problème à l’extérieur. Là encore, la police est intervenue. » les employés sont régulièrement informés. Si une grève devait avoir lieu, elle craint que la situation ne devienne « encore beaucoup plus difficile ». Elle se dit convaincue qu’un « échange constructif avec les syndicats permettra d’éviter cela ». –MARIA PINEIRO Ces pros de la santé ne s’attendaient pas à une telle reconnaissance populaire. « Un restaurateur nous a même amené spontanément des pizzas aux urgences », souligne une soignante. L’initiative, venue d’Italie, a également inspiré les grands groupes suisses de médias. Ils appellent la population à applaudir le personnel médical aujourd’hui à 12h30 pour son engagement face à la pandémie. –ATS La sanction 3 ans C’est la peine encourue en Suisse pour la diffusion de fake news. Celles-ci ont tendance à fleurir aussi vite que la pandémie. L’une des dernières en date annonce que des hélicoptères pulvériseront du désinfectant sur le pays. Son auteur pourrait finir derrière les barreaux. De plus en plus d’appels inquiets LAUSANNE La hotline médicale mise en place dans le canton de Vaud tourne à plein régime. Elle reçoit environ 2000 appels par jour en lien avec le coronavirus, de la part de citoyens gagnés par l’angoisse. « Il faut de plus en plus assurer un soutien psychologique », reconnaît Christian von Plessen, médecin responsable de cette hotline. « Nous devons aider des personnes désorientées, voire déprimées », précise-t-il.



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