20 minutes Genève n°2020-01-24 vendredi
20 minutes Genève n°2020-01-24 vendredi
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°2020-01-24 de vendredi

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : 20 minutes SA

  • Format : (230 x 300) mm

  • Nombre de pages : 28

  • Taille du fichier PDF : 11,6 Mo

  • Dans ce numéro : crash mortel d'un avion fribourgeois.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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VENDREDI 24 JANVIER 2020/20MINUTES.CH Votations 7 Calmer la fièvre des loyers IMMOBILIER Face aux logements trop chers, l’Asloca veut que l’État soit plus actif. L’initiative sera dans les urnes le 9 février., ÏIMIMOIBILTER Une augmentation des loyers de 19% en 15 ans, une pénurie de logements abordables ou encore des promoteurs qui s’en mettent plein les poches : voilà ce contre quoi veut lutter l’Association de défense des locataires (Asloca), avec son « Initiative sur les logements abordables ». Soutenue par la gauche et les syndicats, elle propose trois outils. 10% de logements d’utilité publique, c’est le minimum requis par le texte pour les nouvelles constructions. Ce chiffre, une moyenne nationale, devrait pousser cantons et communes à acheter des terrains et à les fournir à des coopératives d’habitation (lire ci-contre). Un droit de préemption doit être donné aux cantons et communes pour qu’ils puissent acquérir ces terrains auprès de privés ou de la Confédération De nombreuses familles peinent encore à trouver des logements à la hauteur de leurs moyens. –ISTOCK et de ses entreprises, comme les CFF. Ce droit existe déjà, notamment dans les cantons de Vaud et de Genève. Cela leur permettrait de passer en priorité face à des investisseurs privés et ainsi d’exercer une pression sur les loyers en L’interview croisé d’une initiante et d’un opposant Anne Baehler Bech Asloca Vaud, les Verts La situation du logement est insatisfaisante. Il y a un taux de pénurie aigu, en particulier dans les grandes villes. Les loyers sont trop élevés et il reste difficile pour une catégorie de la population de se loger à loyer abordable. Il faut aider le marché à se détendre, on ne peut pas le laisser aux promoteurs privés. Vincent Maitre PDC, GE Pourquoi l’État devrait-il s’attaquer au marché de l’immobilier ? construisant des logements d’utilité publique. Il ne s’agit cependant pas de logements subventionnés. Les rénovations énergétiques des bâtiments, désormais obligatoires, servent souvent à transformer des logements Il n’y pas de pénurie généralisée à l’échelle de la Suisse. Elle existe dans les grandes villes, mais cette initiative propose des réponses généralisées sur toute la Suisse. En outre, la pénurie touche surtout la classe moyenne, et ce ne sont pas les outils proposés par cette initiative qui régleront ce problème. Ces 10% de logements d’utilité publique, est-ce réaliste ? C’est un minimum ! Surtout, c’est une moyenne, plusieurs villes de Suisse sont déjà en dessus. L’effet quel que soit le besoin est dangereux, cela aura des Non, c’est démesuré. Forcer les autorités à construire principal de cette mesure serait de détendre le marché, et de forcer donc les promoteurs à faire baisser constructions menées par le secteur privé. On risque coûts importants, et en plus, cela risque de freiner les leurs loyers abusifs. On laisse quand même 90% du par ricochet de ralentir la mise sur le marché d’une marché au secteur privé, ça me paraît raisonnable. quantité suffisante de logements. Faut-il s’en tenir aux 250 millions offerts par le Conseil fédéral en cas de non ? Clairement non, ces 250 millions par an ne Oui, cet argent permettrait de cibler les endroits où il conviennent pas. Car l’argent tout seul ne résoudra y a des besoins. En outre, plus de liberté éviterait pas le problème, il faut aussi des outils pour avoir un qu’on ralentisse le processus. Si l’on prend l’exemple réel impact. Or, le Conseil fédéral ne propose rien de de Genève, où les règles sont très contraignantes et plus que ce qui a produit la situation qu’on connaît ressemblent à celles de l’initiative, c’est exactement maintenant. Ça ne suffit pas. ce qu’il ne faut pas faire. abordables en appartements de luxe, estiment les initiants. Ils veulent donc que les subventions destinées à ces travaux ne soient pas distribuées lorsqu’ils sont une occasion pour le propriétaire de trop augmenter un loyer. Les opposants craignent les coûts Depuis le lancement de l’initiative il y a cinq ans, le marché du logement s’est beaucoup détendu, affirment les partis bourgeois, opposés au texte. Ils l’estiment donc inutile. En outre, ils craignent les effets secondaires du quota national de 10%, jugeant qu’il est inadapté aux régions rurales ou montagnardes et engendrerait des coûts élevés. Ils plaident donc pour le contre-projet indirect (lire ci-dessous), soit un versement de la Confédération. Ils insistent sur le fait qu’il permettrait la construction de jusqu’à 1900 logements d’utilité publique par an. Retrouvez le résumé en vidéo sur notre app. Si le texte est refusé, le Conseil fédéral, qui plaide pour le non, a déjà annoncé qu’il accorderait un crédit à la construction de logements d’utilité publique. Il promet la somme de 250 millions de francs sur 10 ans. –PAULINE RUMPF Les coopératives, solution miracle ? CHIFFRES Les villes alémaniques regorgent d’habitations en coopérative : Zurich en compte 20%, Bienne 14% et Lucerne 12%. Genève et Lausanne, par contre, s’en tiennent à 8 et 5%. Ce modèle propose une gestion collective des immeubles, construits sur la base des souhaits communs des futurs habitants. Les loyers des appartements échappent ensuite au prix du marché, puisqu’ils sont liés aux coûts. Les loyers sont même parfois dégressifs. Toutefois, relèvent les opposants, seul un quart des occupants de ces coopératives font partie des populations les moins aisées. La proposition ne permettrait donc pas de cibler ceux qui en ont vraiment besoin, et ferait peser les coûts sur tout le monde. –RMF Zurich est pionnier du modèle et Genève investit en ce sens. –FRANCESCA PALAZZI/TDG



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