20 minutes Genève n°2019-05-29 mercredi
20 minutes Genève n°2019-05-29 mercredi
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°2019-05-29 de mercredi

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : 20 minutes SA

  • Format : (230 x 300) mm

  • Nombre de pages : 32

  • Taille du fichier PDF : 7,1 Mo

  • Dans ce numéro : un avion et un séisme remuent ciel et terre.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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22 Cinéma, « Rocketman » n’est pas un « Bohemian Rhapsody » bis BIOPIC Très attendu après le raout cannois, le film qui raconte la vie d’Elton John arrive sur nos écrans. Sept mois seulement séparent la sortie des biographies filmées de deux icônes pop-rock britanniques, Freddie Mercury et Elton John. La comparaison est inévitable. Réalisateur Dexter Fletcher a travaillé sur « Bohemian Rhapsody » après le renvoi de Bryan Singer. Cela ne fait pas de ce film un brouillon de « Rocket- man ». Sinon comment considérer « Eddie the Eagle », biopic d’un sauteur à skis signé Fletcher avec Taron Egerton ? Taron Egerton s’est approprié les multiples extravagances vestimentaires d’Elton John. –DR Investisseurs Les deux longs métrages sont produits par des survivants  : des membres de Queen pour « Bohemian Rhapsody », Elton et son mari pour « Rocketman ». Qui, même sans complaisance, montrent, cachent et autorisent ce qu’ils veulent bien. Ses parents lui fichent la honte Émile (Helie Thonnat, photo, avec Valérie Bonneton) est vert de rage  : ses parents, qui vivotent en caravane, veulent l’accompagner à Venise y rejoindre la harpiste qu’il aime. Ivan Calbérac adapte à l’écran son propre roman avec le même optimisme que ses héros. Le résultat, dont on ne saurait dire s’il s’adresse aux ados ou aux adultes, tient du téléfilm mâtiné de BD. « Venise n’est pas en Italie » D’Ivan Calbérac.Avec Helie Thonnat, Benoît Poelvoorde HHIII Genre « Rocketman » est une pure comédie musicale  : les chansons n’illustrent pas seulement le récit d’un narrateur extérieur (comme dans « Bohemian Rhapsody ») , elles sont l’impulsion qui font avancer le récit du point de vue du héros. Voix Celle de Rami Malek a été mixée pour ressembler au maximum à celle de Freddie Mercury. Dans « Rocketman », on reconnaît le timbre de Taron Egerton, et il n’est pas le seul à chanter. Les fans qui s’attendent à entendre les versions de leurs CD en seront pour leurs frais. Verdict La question n’est pas de savoir quel est le meilleur film. Mais si on est Elton ou e té eu (co e da s o e Freddie. Perso, je suis Freddie et « Bohemian Rhapsody ». Pour l’émotion. « Rocketman » De Dexter Fletcher.Avec Taron Egerton,Jamie Bell, Richard Madden. HHHHI cinema.20min.ch Plus on est de monstres... ACTION Ça rugit grave dans cette suite du « Godzilla » de Gareth Edwards (2014). C’est qu’Emma Russell (Vera Farmiga), pensant avoir trouvé comment gérer la cohabitation avec les Titans, réveille tout ce que la Terre compte de monstres. Voilà que surgissent Rodan et Ghidora, qui pourraient réduire l’espèce humaine (dont Madison, la fille d’Emma) à néant. Heureusement, Godzilla est là, tout-puissant. Ou presque  : après tout, les trois têtes de Ghidora sont perchées 40 mètres plus haut que la sienne... Cracheurs de feu, de bave, de rayons radioactifs, invraisemblances, héros qui se sacrifient, message écolo et budget de 200 millions de dollars  : « Godzilla II roi des monstres » est fait pour répondre aux attentes Madison (Millie Bobby Brown) n’a encore rien vu. –DR –CATHERINE MAGNIN Mathilde Seigner joue aussi bien Julie (à g.) que Laurette. –DR La coiffure, ça ne fait pas tout COMÉDIE Défigurée par une injection de Botox, une actrice intello en perte de vitesse engage, pour la remplacer sur le tournage d’un film drôle, une coiffeuse qui lui ressemble comme sa sœur jumelle. Et pour cause ! Dans le prévisible mais plaisant « Ni une ni deux », Mathilde Seigner est de tous les plans. Elle y fait merveille, passant de la rousse à la blonde sans laisser l’exercice de style virer à la caricature. « Ni une ni deux » D’Anne Giafferi.Avec Mathilde Seigner, Arié Elmaleh. HHHII Version longue 159 C’est, en minutes, la durée de « Once Upon a Time... in Hollywood », de Quentin Tarantino, du moins dans la version projetée à Cannes. Le réalisateur n’a pas exclu de remonter le film, en l’allongeant, avant sa sortie en salle (le 14 août en Suisse). COTATION HHHHH Chef-d’œuvre HHHHI Excellent HHHII Bon HHIII Passable H Mauvais I Détestable Pas vu de ceux qui ont vu les 34 précédentes aventures (dont 32 venues du Japon) du mastodonte sur grand écran. Il réussit. –CMA « Godzilla II roi des monstres » De Michael Dougherty.Avec Millie Bobby Brown,Vera Farmiga. HHIII
MERCREDI 29 MAI 2019/20MINUTES.CH Dans le village du Bangladesh où vit Rupa, il n’est pas bien vu qu’une femme roule à vélo. Mais la jeune fille n’en a cure... –DR Une femme en quête de liberté DOCU En choisissant de filmer pendant quatre ans Rupa, une jeune Bangladaise, les réalisateurs Mark Olexa et Francesca Scalisi ont fait un pari, sur l’espoir. Rupa veut devenir une « eSheBee », une travailleuse formée aux nouvelles technologies et aux métiers de la santé. Sa mère, qui trime dans les champs de thé pour que sa Sibyl (Virginie Efira) perd un peu les pédales. –DR fille ait une vie meilleure, et son père sont d’accord. Rupa suit des cours, s’arrange pour avoir un vélo pour se déplacer, un smartphone pour s’organiser, elle tient un journal intime filmé. Ce parcours modèle vers l’émancipation prend la forme d’un film à suspense  : la jeune femme deviendra-t-elle une entrepreneuse autonome, financièrement indépendante ? Ou le poids des traditions, qui veut qu’elle se marie, va-t-il avoir raison de ses efforts ? Quel que soit le sort final de Rupa, l’énergie de « Digitalkarma » fait au moins un heureux  : le spectateur. –CMA Cinéma 23... À VOIR AUSSI Marathon Tourné sur dix ans avec les mêmes comédiennes, explorant divers genres cinématographiques, « La Flor » dure... 14 heures ! À découvrir d’une traite au Centre de culture ABC à La Chaux-de-Fonds (NE). Rassurez-vous, on peut aussi déguster cet ovni argentin par tranches (il y en a trois), entre demain et dimanche. « La Flor » De Mariano Llinas.Avec Elisa Carricajo,Valeria Correa. Drame Un chauffeur de poids lourd doit transporter un mystérieux chargement à travers une Serbie bombardée par l’Otan, en 1999. Un voyage qui ne le laissera pas indemne, dans un film qui avait été présenté à la Quinzaine des réalisateurs en 2018. « Teret (La charge) » D’Ognjen Glavonic.Avec Leon Lucev. Doc Elles étaient avant-gardistes et intrépides, elles sont toujours d’actualité. Elles, ce sont l’actrice française Delphine Seyrig et la vidéaste suisse Carole Roussopoulos, qui firent équipe dans les années 1970 pour défendre l’émancipation des femmes. Portrait de militantes, tableau d’une époque, le doc de Callisto McNulty respire le même enthousiasme que celui de ses personnages. « Delphine et Carole, insoumuses » De Callisto McNulty. HHHHI Romancière au bord de la crise de nerfs DRAME Dernier film projeté en compétition à Cannes, « Sibyl » est passé un peu inaperçu. C’est injuste. « Digitalkarma » De Mark Olexa et Francesca Scalisi. HHHHI Qu’est-ce qui sépare une psy d’une romancière ? Une limite qu’il vaut mieux ne pas franchir. Et que Sibyl (Virginie Efira) enjambe allègrement quand elle décide d’envoyer promener ses clients pour reveses amours de scribouil- larde. Elle sèche devant la page nir à blanche jusqu’au jour où déboule une actrice, Margot (Adèle Exarchopoulos). Cette dernière est enceinte d’Igor (Gaspard Ulliel), un comédien en couple avec Mika (la magnifique Sandra Hüller, vue dans « Toni Erdmann ») , réalisatrice d’un film dans lequel tournent Margot et Igor... Le voilà, le sujet du roman de Sibyl ! Mais la psy va vite perdre la maîtrise de son projet. Justine Triet brasse les thèmes sur un scénario, qu’elle a coécrit, qui fait preuve d’un art de la jonglerie assez bluffant. Au jeu de l’imposture et de la manipulation s’ajoutent les démêlés familiaux, les souvenirs qui resurgissent sans crier gare, ou encore une plongée jouissive dans les coulisses d’un tournage. Le plaisir vengeur pris par Mika à multiplier les prises où Margot, son actrice et rivale, gifle leur amant commun nous vaut une scène d’anthologie. Justine Triet, qui avait déjà dirigé Virginie Efira dans son précédent film, « Victoria », lui offre avec « Sibyl » un rôle de femme débordée, débordante, chaotique, chahutée. D’aucuns auraient bien vu l’actrice repartir de Cannes avec un Prix d’interprétation. –CATHERINE MAGNIN « Sibyl » De Justine Triet.Avec Virginie Efira,Adèle Exarchopoulos, Gaspard Ulliel.HHHII



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