20 minutes Genève n°2019-05-22 mercredi
20 minutes Genève n°2019-05-22 mercredi
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°2019-05-22 de mercredi

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : 20 minutes SA

  • Format : (230 x 300) mm

  • Nombre de pages : 32

  • Taille du fichier PDF : 6,8 Mo

  • Dans ce numéro : il aurait tué pour un véhicule mal parqué.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
< Pages précédentes
Pages : 24 - 25  |  Aller à la page   OK
Pages suivantes >
24 25
24 Cinéma, Mosaïque humaine dans le tram Sur papier, l’idée est bonne  : filmer les gens, les religions, la diversité, les couleurs, en ne quittant jamais le tram qui traverse Jérusalem. Un peu façon Jafar Panahi dans « Taxi Téhéran ». Dommage que ce voyage imaginé par C’est bleu, c’est fastueux, c’est de la poudre aux yeux AVENTURES Les studios Disney n’en finissent pas d’adapter en prises de vues réelles les dessins animés de leur catalogue. Il y a eu « Dumbo », « La Belle e et la Bête » et « Le Livre de la jungle », récemment. Et bientôt viendront « Le Roi Lion », « Mulan », voire « Merlin l’enchanteur ». En attendant, c’est au tour d’« Aladdin » », 40e long mé- trage d’ani- Amos Gitaï, juxtaposition de fragments de vie, ne soit pas à la hauteur. Trop longue, enfermée dans ses gros plans, la fiction aurait mérité de s’épanouir davantage. « Un tramway à Jérusalem » D’Amos Gitaï. HHIII mation des studios Disney sorti en 1992, de passer à la moulinette du remake en chair et en os. On ne vous fera pas l’affront de vous raconter pour la 1001e fois l’histoire du voleur (Mena Massoud) qu’un génie (Will Smith) sorti d’une lampe magique aidera à séduire la belle princesse Jasmine (Naomi Scott). Tout comme on ne snobera pas le plaisir de se laisser narrer, encore et encore, la même histoire. C’est ce qui fait le sel des contes, non ? Que ceux pour qui il est impensable qu’un génie ne soit pas aussi bleu que celui dessiné par John Musker et Ron Clements se réjouissent. Comme ceux que les miséreuses versions françaises avec Kev Ayant pris couleur humaine, le génie (Will Smith, à dr.) a des projets pour Aladdin (Mena Massoud). –DR cinema.20min.ch Pas la moindre faiblesse ACTION John Wick (Keanu Reeves) nous revient pour la troisième fois, avec à ses trousses tout ce que New York – et au-delà – compte de chasseurs de primes asiatiques, italiens, russes, arabes... Qu’importe l’intrigue, simple prétexte à des scènes de baston à répétition. Le nombre des victimes dépasse d’ailleurs allègrement celui des deux précédents épisodes. Le moindre bouquin devient une arme fatale, les « Vlan ! Vlan ! » succèdent aux « Pan ! Pan ! » dans un enchaînement de séquences dont le seul but semble être de démolir décors et figurants. C’est assommant, mais nul ne pourra prétendre ne pas s’y être attendu. « John Wick Parabellum », réalisé par Chad Stahelski, doublure cascade de Keanu Reeves sur la trilogie « Matrix », s’adresse justement à ceux qui savent ce qu’on va leur servir. Quel intérêt pour les autres ? John Wick (Keanu Reeves) sur quatre pattes fuit des deux-roues. –DR Adams ont consternés  : « Alad- din » 2019 respecte les uns et rachètera les autres grâce à ses moyens. La superproduction américaine déborde d’effets spéciaux, dans les panoramas comme les petits détails. Mais le semblant de comédie musicale (les airs entonnés par Aladdin et Jasmine) ne semble là que pour justifier les numéros d’esbroufe choréographico-vocale de Will le génie. Qui a beau faire mine de s’excuser de ses excès avec autodérision, mais n’en insiste pas moins. On les aime bien, ce génie, cet Aladdin. Mais trop, c’est trop. –CATHERINE MAGNIN « Aladdin » De Guy Ritchie.Avec Naomi Scott,Will Smith, Mena Massoud. HHIII Vérifier qu’à 54 ans, l’acteur tient la forme pour un éventuel « Matrix 4 » ? Ils seront rassurés. –CMA « John Wick Parabellum » De Chad Stahelski.Avec Keanu Reeves, Halle Berry HHIII Ode au malheur Se faire plaindre, quand on souffre comme un chien, ça fait du bien. Le personnage principal de « Pity », dont la femme est dans le coma, en sait quelque chose. Mais quand la pitié d’autrui s’épuise, qu’inventer ? Davantage de malheur ? Démarré comme une tragédie grecque filmée à la Roy Andersson, « Pity » s’essouffle parfois, mais distille un humour noir assez jouissif. « Pity » De Babis Makridis.Avec Makis Papadimitriou. HHHII L’amour plus fort que la maladie DOC Passionné de photo, Niggi emménage son camping-car pour voyager avec sa femme Annette, que la sclérose en plaques a rendue tétraplégique. Leur périple, filmé par leur fille, vibre d’une émotion qui ne nie pas la tristesse, mais lui préfère la lumière. Plus qu’une leçon de vie, « Pour toujours » est une formidable histoire d’amour que sa musique insipide ne réussit pas à tiédir. « Pour toujours » De Fanny Bräuning. HHHII COTATION HHHHH Chef-d’œuvre HHHHI Excellent HHHII Bon HHIII Passable H Mauvais I Détestable Pas vu
MERCREDI 22 MAI 2019/20MINUTES.CH Festival de Cannes 25 Quentin, vingt-cinq ans après « Pulp Fiction » INTERVIEW Tarantino concourt pour la Palme d’or avec « Once Upon a Time... in Hollywood », qui sortira en août sur les écrans de Suisse romande. iNTERVHEW C’est lors de la fête de la HFPA (Hollywood Foreign Press Association), qui organise chaque année les Golden Globes Awards, que « 20 minutes » a rencontré le réalisateur dimanche. – Êtes-vous un grand habitué des soirées cannoises comme celle de la HFPA ? – J’aime arriver sur la Croisette quelques jours avant ma projection pour prendre l’ambiance du festival. La HFPA distribue des millions de dollars chaque année à des œuvres de charité et, ce soir, un demimillion est destiné aux réfugiés et aux migrants. C’est important de soutenir ces initiatives. – Peut-on dire que « Once Upon a Time... in Hollywood » est une lettre d’amour à votre enfance ? – Oui, c’est un hommage à la ville de Los Angeles de ma jeunesse. J’étais à Hollywood en 1969, année où se déroule l’action de mon film. Je n’avais que... ot oncoro... et encore Robes étouffantes CORSETÉES Selena Gomez n’est pas seule à avoir vu trop serré. Lundi, Elle Fanning, membre du jury, a fait un malaise lors de la soirée du Trophée Chopard. La faute à sa robe de bal Prada des années 1950, a-t-elle expliqué sur Instagram en rassurant ses fans. Juste le nécessaire LOW COST C’est en 14 jours, avec 7000 dollars et son fils comme seule équipe, que Robert Rodriguez (« Desperado », « Sin City ») a réalisé « Red 11 », présenté hier à la Quinzaine des réalisateurs. Cachez ce selfie ! INTERDIT Officiellement bannis depuis 2018, les selfies ont fait leur retour sur le tapis rouge. Tant la chanteuse Pixie Lott que l’acteur-réalisateur Nicolas Bedos ont succombé à la tentation. On ne sait pas s’ils ont eu droit à une remontrance des organisateurs. 5 ans mais je me souviens de la musique, des radios locales. Mon plus fort souvenir de cettete année-là, ce sont les dessins animés que je regardais tous les jours à la télé. – Vous êtes à Cannes exactement 25 ans après la première mondiale de « Pulp Fiction » ». Êtes-vous nostalgique de cette période ? – Complètement. Quand « Pulp Fiction » est sorti, tous les films étaient projetés avec de la vraie pellicule. En vingt-cinq ans, le vrai ci- néma indépendant est mort. Il n’y a plus de place pour les artistes indépendants sur grand écran. Le refuge des artistes, c’est Netflix. – Pourquoi avoir choisi Brad Pitt et Leonardo DiCaprio ? – Ils sont parfaits pour mes rôles principaux et ils sont les dernières stars masculines de Hollywood. À présent, on parle de célébrités, de people, mais plus de stars comme eux. –HENRY ARNAUD, CANNES Netflix, Amazon et Cie « On multiplie les richesses inouïes et inépuisables de ces nouvelles plateformes pour créer une multitude de contenus extrêmement chiants et mauvais » Ahmed(Idir Ben Addi, à g.) et son imam. –DR Le réalisateur avec sa compagne, Daniella Pick. En médaillon, l’affiche du film. –AF P Une graine de jihadiste DRAME Ahmeda tout d’un enfant ordinaire. Sauf qu’après avoir troqué sa PlayStation contre une version extrémiste de l’islam, il tente de tuer sa prof. Enfermé dans une prison pour mineurs, réussira-t-il à s’extirper de ce fanatisme morbide ? Difficile de deviner ce qui se cache derrière les sourcils broussailleux de cet ado au visage d’ange. Avec « Le jeune Ahmed » (en salle aujourd’hui), les frères Dardenne, en compétition cette année pour une troisième Palme d’or, traitent avec délicatesse un sujet sensible. Dommage que le scénario dénué de tout sentiment empêche de s’y plonger entièrement. –STW « Le jeune Ahmed » De Luc et Jean-Pierre Dardenne. HHHII Xavier Dolan Le réalisateur québécois, en compétition pour la Palme d’or, au micro de France Télévisions. Parasite sud-coréen sur la Croisette SATIRE Les rires et petits cris du public pendant la projection de « Parasite » ne trompent pas  : Bong Joon-ho a fait le bon choix, ce qui lui vaudra peut-être un prix. Le réalisateur du mythique « Memories of Murder » n’y va pas de main Là où les stars et les produits se confondent PRIVILÈGE Les macarons dans lesquels Bill Murray fait mine de croquer, l’acteur ne les a pas achetés. On les lui a offerts, en échange d’une photo avec le produit, dans une suite d’un palace qui accueille des invités triés sur le volet. Jim Jarmusch, Franck Dubosc et Frédérique Bel y sont passés. Entre deux pilules au caviar, auront-ils goûté au gin à 47 degrés garanti « sans gueule de bois » ? –PHOTO INSTAGRAM « Once Upon a Time... », le trailer sur notre app. morte pour dénoncer les inégalités sociales en Corée du Sud. Il envoie des pauvres phagocyter des riches en se faisant passer pour des domestiques. « Gore et humour noir sont une bonne façon de traiter le sujet », dit le cinéaste.



Autres parutions de ce magazine  voir tous les numéros


Liens vers cette page
Couverture seule :


Couverture avec texte parution au-dessus :


Couverture avec texte parution en dessous :