20 minutes Genève n°2019-05-08 mercredi
20 minutes Genève n°2019-05-08 mercredi
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°2019-05-08 de mercredi

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : 20 minutes SA

  • Format : (230 x 300) mm

  • Nombre de pages : 36

  • Taille du fichier PDF : 9,2 Mo

  • Dans ce numéro : Lausanne ne formera plus l'élite chinoise.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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Participez ! Lisez àvoix haute ! www.journee-de-la-lecture.ch Mn Institut suisse Jeunesse et Médias Journée Lisez une histoire dans un jardin d’enfants, àl’école,enfamille,oudans un à voix haute de la lecture autre lieu de votre choix lors de la Journée suisse de la lecture àvoix haute, le 22 mai 2019.Partager des lectures rend heureux et soutient le développement des enfants. Inscrivez-vous maintenant sur  : www.journee-de-la-lecture.ch Une initiative de Encollaboration avec I
MERCREDI 8 MAI 2019/20MINUTES.CH Votations 9 Des armes dans les urnes SCRUTHN SCRUTIN DU 19 1 MAH MAI Les tireurs refusent de durcir l’accès à certaines armes. Pour les autorités, la Suisse doit s’aligner sur l’UE. « Les armes semi-automatiques munies d’un chargeur de grande capacité sont classées dans la catégorie des armes interdites. » Ce changement prévu dans la révision de la loi sur les armes soumise au peuple le 19 mai a fait bondir les tireurs. Ils ont lancé le référendum et veulent convaincre les Suisses  : adopter cette directive de l’UE entraînerait « une avalanche de tâches administratives ». Surtout, la loi serait « une attaque contre les honnêtes citoyens » et manquerait totalement sa cible de lutte antiterroriste, selon l’UDC et le lobby ProTell. Les tireurs pourront toujours acquérir ces armes, mais devront obtenir une autorisation exceptionnelle en étant membre d’une société de tir ou en prouvant qu’ils pratiquent 41 Pour les tireurs, les restrictions prévues sont trop lourdes. Pour le gouvernement, elles sont acceptables. –KEY régulièrement cette activité. Des règles jugées « acceptables » par le Conseil fédéral, qui ajoute que rien ne changera pour les militaires et les chasseurs. La majorité des partis défend aussi la reprise de L’UDC une nouvelle fois seule contre tous Maurice Ropraz Conseiller d’État (PLR/FR) Michaël Buffat Conseiller national (UDC/VD) La Suisse sera-t-elle plus sûre à l’avenir ? Il est prévu un meilleur contrôle des armes par un marquage sur leurs parties essentielles. Il y aura également une meilleure collaboration avec les pays membres de Schengen, ce qui sera profitable à la sécurité de la Suisse. On saura par exemple si une personne qui veut acquérir une arme en Suisse s’est déjà vu refuser un permis à l’étranger. Y aura-t-il des impacts sur les tireurs ? Oui, cela va beaucoup les influencer. On va compliquer la vie des tireurs au moment où ils voudront acquérir des armes et vivre leur passion qu’est le tir. Cela demandera des démarches administratives pour plein de gens. Mais c’est surtout une attaque directe envers eux et dans la relation de confiance qu’ils ont avec l’État en tant que citoyens. Cherchez-vous à désarmer les citoyens ? Pas du tout. Il y a une tradition bien ancrée dans ce pays et la Suisse a négocié un accord qui la préserve. Cette loi n’enlèvera les armes à personne, tous ceux qui en possèdent une vont pouvoir la conserver. Les intérêts des sociétés de tir, des militaires et des chasseurs ont été sauvegardés, et j’en suis très heureux, moi qui suis proche de ces milieux-là. Y aura-t-il moins d’armes en Suisse ? Cela ne va rien changer parce qu’avec cette loi, on s’attaque aux honnêtes citoyens. C’est une attaque frontale contre les tireurs de notre pays qu’on ne peut pas accepter.Tandis que les terroristes qui commettent des crimes ou des attentats n’utilisent jamais, mais jamais, des armes acquises de manière légale. Cette loi rate donc totalement sa cible. cette directive européenne. La Suisse a pu participer aux négociations pour sauvegarder la « tradition de tir ». Toutes les pièces des armes devront être marquées et toutes les armes semi-automatiques déclarées Pourquoi serait-on exclu de Schengen ? Il est à craindre en effet que nous devions quitter Schengen/Dublin, cela est prévu dans l’accord lui-même. Les États membres devraient dans un délai de 90 jours et unanimement décider de ne pas nous exclure. Le risque est donc très grand. Ce serait une perte pour la sécurité et la police. Il y aurait aussi un risque d’afflux dans le domaine de l’asile. Ne risque-t-on pas la sortie de Schengen ? Non. Comme toujours, c’est l’argument pour faire peur aux gens. L’accord prévoit que la sortie doit être négociée. L’UE gagne beaucoup à ce que la Suisse en soit membre. Nous transmettons énormément d’informations qui lui sont utiles. Il n’y a donc aucune raison pour qu’elle cherche à nous exclure. Cela n’arrivera donc pas si nous votons « non ». dans un délai de trois ans. La campagne a parfois été agitée, mais tous ceux qui y participent semblent prisonniers d’une contradiction. Les partisans assurent que la révision de la loi est absolument néces- Le soutien à la loi continue de croître Selon le 3e sondage réalisé par Tamedia, le « oui » se renforce, bien que légèrement  : 57% des Suisses accepteraient l’objet. Ils étaient 55% lors de la deuxième vague du sondage. Le « non » est quant à lui passé de 44 à 42%. Seuls les sympathisants de l’UDC sont opposés. Quant aux régions linguistiques, les Tessinois sont les plus réfractaires puisqu’ils se dirigent vers un léger refus. Le soutien est identique côté Romands et Alémaniques  : 59% des sondés sont favorables au texte. À noter que la réforme de la fiscalité et de l’AVS serait acceptée à 61%. Suivez l’actualité de la votation sur notre app. saire, mais disent en même temps que ses impacts seront très limités. Les opposants jugent à l’inverse qu’elle ne sert à rien, tout en lui prêtant des conséquences fâcheuses pour les tireurs. –YANNICK WEBER Craintes autour de l’espace Schengen SUISSE/UE Les débats ont rapidement dérivé vers la participation de la Suisse aux accords de Schengen/Dublin. Selon les partisans, la Confédération est obligée de s’aligner sur l’UE sous peine d’être automatiquement exclue des accords. La collaboration entre les polices européennes et suisses en prendrait un gros coup et l’échange d’informations devrait être abandonné. Pour les opposants, l’UE a bien trop intérêt à ce que la Suisse participe aux accords et n’oserait jamais l’en exclure. « L’UE n’a pas non plus d’intérêt à aller dans le sens d’un Brexit dur, pourtant elle va le faire. Il y a donc à craindre qu’elle ne transige pas non plus avec la Suisse », conteste la conseillère fédérale Karin Keller-Sutter. –YWE Le sort de l’échange d’informations entre polices est en jeu. – KEY



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