20 minutes Genève n°2019-04-04 jeudi
20 minutes Genève n°2019-04-04 jeudi
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°2019-04-04 de jeudi

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : 20 minutes SA

  • Format : (230 x 300) mm

  • Nombre de pages : 36

  • Taille du fichier PDF : 6,7 Mo

  • Dans ce numéro : une pub choque les couples sans enfant.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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Suisse Énergie Souvent notre mauvaise conscience reste chez nous Les voyages en avion nuisent à l’environnement. Malgré cela, les Suissesses et les Suisses en sont de grands adeptes. Ils ne connaissent pas encore « la honte de voler » … En Suède en revanche, un mouvement populaire demande que l’on renonce à prendre l’avion. Pour compenser un vol à destination de New York, il faudrait manger uniquement végétarien pendant près de deux ans. -Stocksy Il y a des règles simples pour arriver à gravir quelques échelons sur l’échelle « sauver le monde ». Tout au moins quand il s’agit d’économies d’énergie  : ne pas acheter des appareils électroniques gourmands en énergie, recycler ses déchets... et prendre le moins souvent possible l’avion. Car le transport aérien est un vrai fléau pour le climat. Celui ou celle qui veut vraiment faire quelque chose pour l’environnement ferait mieux de renoncer à passer des vacances à Bali ou à ses escapades à New York. Rude ? Mais nécessaire ! Le but avoué de la communauté internationale est de mettre fin au réchauffement climatique. Pour y parvenir, il faut réduire les émissions de CO 2. D’ici à 2050, elles ne devraient pas dépasser les 2 tonnes par an et par habitant. L’objectif à long terme du Conseil fédéral est encore un peu plus ambitieux  : il veut les réduire pour arriver à des valeurs entre 1 et 1,5 tonne. Aujourd’hui en Suisse, la moyenne est de 4,7 tonnes par habitant. Et même 5,8 tonnes si l’on compte l’ensemble des gaz à effet de serre. Mais pour un vol aller-retour entre Genève et New York, on atteint déjà 2,3 tonnes de CO 2 par passager. Pas étonnant donc que le fait de prendre l’avion ait un impact négatif sur notre bilan climatique personnel. Nombreux sont ceux, aujourd’hui encore, qui ne savent pas à quel point le trafic aérien augmente l’empreinte carbone. On entend souvent les explications suivantes  : « Oui, il m’arrive de prendre l’avion, mais j’utilise rarement la voiture. » Ou  : « Je voyage en avion, mais je mange peu de viande et, chez moi, j’économise l’électricité. » Les Suissesses et les Suisses prennent toujours très souvent l’avion. De nos jours, selon l’Office fédéral du développement territorial, tout un chacun peut se permettre presque deux fois plus de vols en avion qu’il y a encore dix ans. Et la durée des voyages s’allongent  : en 2015, les passagers ont parcouru en moyenne 5671 km, contre 2438 en 2005. À l’échelle mondiale, le trafic aérien ne représente certes que 5% des émissions de CO 2. Or, dans un pays occidental comme la Suisse, où les gens prennent facilement l’avion, elles atteignent les 18%. Un sondage mené par la Fondation suisse de l’Énergie (SES) a montré que, ces deux dernières années, à peine un quart de la population suisse a renoncé à prendre l’avion pour des raisons écologiques. Et cela, bien que plus d’une personne sur deux déclare faire attention aux actions respectueuses de l’environnement au quotidien. La Suède, pays de grands voyageurs, veut désormais penser autrement. Artistes, célébrités, scientifiques et politiciens déclarent publiquement qu’ils privilégieront le train lors de leurs déplacements à l’étranger. Un nouveau mot a même été créé en suédois pour résumer ce mouvement populaire  : « flygskam » qu’on peut traduire par « la honte de voler ». Il est clairement urgent de repenser notre façon de voyager. L’Association internationale du transport aérien estime par ailleurs que dans vingt ans, le nombre de passagers dans les avions va encore doubler. Pour compenser un vol allerretour à destination de la Grosse Pomme, il faudrait  : ∙ manger uniquement végétarien pendant deux ans. Ou pour être plus précis  : pour chaque tonne de CO 2 émise, on devrait renoncer à 51 kilos de viande de bœuf ou 161 kilos de volaille. ∙ se passer de sa voiture pendant plus d’un an (si on parcourt 13000 km par année). ∙ éteindre son réfrigérateur pendant 23 ans. Cela correspond à  : ∙ parcourir 287500 km en train. ∙ faire 25 fois l’aller et retour en bus jusqu’à Madrid. Des alternatives durables Partir en vacances en ayant bonne conscience, c’est possible ? Presque. Il n’y a pas de solution miracle, mais il existe des options pour ceux qui veulent voyager. Le « Staycation » Rester à la maison et explorer la Suisse est une bonne idée, qui plus est très tendance. On trouve plus de 2,6 millions de postes sur Instagram avec le hashtag #staycation. On peut par exemple monter à bord de la Station spatiale internationale au Musée des Transports de Lucerne, partir en randonnée dans l’Oberland bernois, visiter la ville de Zurich en tuk-tuk électrique, ou encore admirer les étoiles depuis le sommet du Monte Generoso. Notre pays a tellement à offrir. La compensation CO 2 Chaque passager d’un vol peut compenser le CO 2 émis au cours de son voyage en payant une contribution à une organisation telle que Myclimate, qui investit l’argent récolté dans des projets de protection de l’environnement. Les opposants à cette démarche reprochent aux voyageurs de ne pas renoncer à l’avion et de se soustraire à leurs responsabilités. Pour ceux qui la soutiennent, par contre, c’est déjà mieux que rien. Les moteurs alternatifs Des recherches sont en cours pour développer des engins capables de voler sans émettre de CO 2, mais les prototypes ne sont pas encore commercialisables. Toutefois, en 2018, des scientifiques de l’Institut de Technologie du Massachusett ont réussi à faire voler un avion à propulsion ionique pour la première fois. Des efforts sont également entrepris pour produire du carburant à partir de betterave sucrière ou de maïs ou du bio-kérosène à base d’algues. Lucerne ou la lune ? -Musée des Transports à Lucerne
Petit morceau de paradis au cœur de la jungle urbaine. -Shutterstock Un petit coin de paradis sur le balcon Il est aussi possible de partir à l’autre bout du monde sans devoir prendre l’avion, cher et polluant. L’« Urban Gardening » (le jardinage urbain) est la tendance incontournable du moment. Que ceux qui aiment voyager de temps à autre mais qui culpabilisent à l’idée de prendre l’avion en raison des émissions nocives pour l’environnement, de la consommation énergétique y relative excessivement élevée et de frais de voyage bien trop importants se rassurent. Le jardinage urbain, qui jouit d’une popularité de plus en plus importante dans les métropoles du monde entier, permet non seulement de préserver les ressources mais aussi de faire naître un sentiment de vacances sur le pas de notre porte. L’exploitation privée de petits jardins et des espaces verts situés au cœur des villes n’est pas nouveau. Au XIX e siècle, en raison de la courte durée de conservation des produits frais, cette pratique était déjà commune. De nos jours, les jardins durables au cœur des villes ont plus que jamais la cote. Des organisations et des associations comme les « Incroyables comestibles en Suisse romande » et « Genève cultive » fournissent des informations, des conseils et astuces ainsi que de l’équipement pour les personnes intéressées, toujours plus nombreuses. Les principaux avantages de posséder son propre jardin sur son balcon ou dans sa cour intérieure sont évidents  : économies d’énergie et consommation respectueuse de l’environnement grâce à un temps de transport court, intégration de l’agriculture dans le domaine urbain, recyclage grâce à un cycle naturel de la matière. Mais le jardin urbain, c’est surtout pouvoir profiter d’une oasis de verdure et de tranquillité rien qu’à soi, sans avoir à dépenser de grosses sommes ou sans devoir prendre l’avion pour se rendre à l’autre bout du monde. Que l’on plante ses propres fruits et légumes – ou tout simplement les plus belles fleurs et plantes que la région a à offrir. Pour nombre de fans de cette nouvelle tendance, le fait de posséder son propre éden au cœur de la jungle urbaine est bien plus qu’un hobby. C’est un projet qui leur tient à cœur, dépassant de loin l’équilibre entre dépenses et avantages. En effet, qui donc a besoin de faire le tour du monde alors qu’il a son propre petit paradis sur son balcon ? À la découverte de sa propre ville Paid Post Des oasis de bien-être luxueuses pour verdir sa conscience Notre belle Suisse offre de nombreuses destinations pour ceux qui se soucient de leur empreinte écologique. Connaît-on vraiment la ville dans laquelle on vit ? L’entreprise Foxtrail propose des chasses au trésor pour explorer les villes de Suisse d’une manière insolite et ludique, et cela en famille, entre amis ou entre collègues. On y visite des recoins méconnus que l’on n’aurait certainement jamais découverts autrement, et cela à Explorer sa ville en s’amusant. -Foxtrail Dans les villes, de nombreux hôtels compensent déjà leurs émissions de CO 2 ou s’engagent en faveur de l’environnement. En retour, ils reçoivent le label « Green Living ». À Bâle, le Gaia Hotel est non seulement facilement accessible à pied depuis la gare, mais est aussi en passe de devenir le premier hôtel « zéro déchets » de Suisse. On trouve des hôtels « Green Living » dans les villes de Genève, Berne, Lucerne, Zurich et Winterthour. Il est aussi possible de s’accorder une petite pause sans avoir mauvaise conscience en se rendant à la campagne. À Rorschacherberg, l’hôtelchâteau bio Wartegg offre une belle vue sur le lac de Constance. Situé au cœur d’une nature intacte, il dispose d’un spa privé historique et propose une cuisine bio de qualité. Aux Giettes, au-dessus de Monthey (VS), les dômes à faible consommation énergétique du Whitepod Eco-Luxury Hotel, accessibles uniquement à pied, sont répartis dans un superbe décor naturel. L’hôtel possède également un espace wellness et le restaurant Les Cerniers propose une cuisine à base de produits du terroir. Le bien-être est-il forcément incompatible avec le bon karma et un mode de vie durable ? Absolument pas ! À l’Eiger Selfness Hotel de Grindelwald, pleine conscience et responsabilité personnelle s’inscrivent en lettres d’or. Le Wellness-Hostel 4000 dans le village valaisan de Saas-Fee est une auberge de jeunesse installée dans un bâtiment Minergie et proposant des offres durables. Il existe d’autres oasis de bienêtre certifiées à Melchsee-Frutt (Frutt Lodge & Spa), dans la vallée du Rhin saint-galloise (Sorell Hotel Tamina, Grand Resort Bad Ragaz) ainsi qu’au lac de Hallwil (Seerose pied, sans gaspiller la moindre énergie. Les chasses au trésor urbaines à Lausanne, Berne, Thoune et Bâle sont disponibles en français. Depuis que Fredy Wiederkehr a créé le premier Foxtrail en 2001, le succès ne se dément pas  : de plus en plus de villes l’ont rejoint. www.foxtrail.ch/fr Resort & Spa). Enfin, en Suisse, on peut partir à la découverte des montagnes en toutes saisons, et cela dans des conditions plus ou moins durables. À Engelberg par exemple, l’exploitation du téléphérique du Brunni est neutre pour le climat. À Arosa Lenzerheide, l’énergie nécessaire pour l’ensemble des infrastructures du domaine est contrôlée de manière centralisée. En outre, nombreuses sont les stations de montagne qui abritent des hôtels durables et qui proposent des offres de wellness – local, vert et divinement relaxant. Cerise sur le gâteau  : la randonnée ne brûle que de la graisse corporelle et aucune énergie inutile. L’hôtel-château bio Wartegg à Rorschacherberg. -Schloss Wartegg Betriebs AG Paid Post En tant que partenaire média, « 20 minutes » documente ces sujets avec des grphiques, des reportages et des entretiens. Vous trouverez plus d’informations à ce propos sur l’application gratuite Energy Challenge. Les Paid Posts sont rédigés par nos clients ou par le Commercial Publishing sur mandat. Ils ne font pas partie de l’offre rédactionnelle.



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