20 minutes Genève n°2016-08-31 mercredi
20 minutes Genève n°2016-08-31 mercredi
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°2016-08-31 de mercredi

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : 20 minutes SA

  • Format : (230 x 300) mm

  • Nombre de pages : 36

  • Taille du fichier PDF : 6,6 Mo

  • Dans ce numéro : nombre record de miraculés en mer.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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26 Cinéma, COMgDHE COMÉDIE DRAMATHQUE DRAMATIQUE Premier long métrage de la réalisatrice chilienne Pepa San Martin, « Rara » est un véritable joyau. cinema.20min.ch Grandir avec deux mamans Sara, « Rara » pour les intimes, a 12 ans et des préoccupations de fillette qui s’apprête à entrer dans l’adolescence. Les garçons commencent à l’intéresser. Et elle ne raconte plus tous ses petits secrets à sa meilleure amie. Bref, elle a l’âge où l’on se rend compte que ce qu’on a toujours trouvé normal n’est pas forcément avouable à tout le monde. Comme le fait que maman ne vit pas avec papa, mais avec une autre femme... Homosexualité, famille recomposée, sortie de l’enfance... Rarement ces thèmes se seront si bien imbriqués dans un film, rarement ils auront été aussi intelligemment mis en scène du point de vue d’une enfant. Les plans-séquences, d’une fluidité étonnante, plongent immédiatement le spectateur dans le quotidien du personnage principal. Le placement de caméra, qui joue habilement avec le hors-champ, permet de mettre en évidence la différence de perception entre Rara et son père, qui, lui, pose un jugement sur la relation de son exfemme. Et les non-dits se lisent Rara (Julia Lübbert, en bleu) et sa petite sœur se sentent parfaitement en harmonie avec leur maman et la conjointe de cette dernière. –DR à merveille sur le visage et dans les regards de Rara, magistralement interprétée par la jeune Julia Lübbert. Natalia (Natalia de Molina) et Alex (Alex Garcia) aiment le contact des arbres. –DR Inspiré d’une histoire vraie, « Rara » réussit à éviter tout militantisme appuyé. Il ne se laisse jamais aller à la tentation d’instrumentaliser les enfants au profit d’une quelconque cause. Et c’est remarquable. –CATHERINE MAGNIN Des orgasmes à tous les étages COMÉDIE Savez-vous ce qu’est la dacryphilie, l’harpaxophilie, la somnophilie, la dendrophilie ? La preuve que les voies de l’amour sont souvent impénétrables ! En mettant en scène une série de personnages dont les attirances ou pratiques sexuelles (portant les noms susmentionnés) sortent un peu de la norme, « Kiki » chante la variété d’expression du désir et du plaisir. Cela va de l’orgasme provoqué par les larmes à l’excitation au contact des arbres, en passant par le plaisir pris pendant le sommeil... Tout cela constitue un catalogue cocasse, qui aurait pu tomber dans le graveleux pur et simple si le scénario de « Kiki » n’accordait pas une place essentielle aux sentiments. Il en sort une comédie délicieusement « Kiki, l’amour en fête » De Paco Leon. Avec Natalia de Molina, Alexandra Jimenez, Alex Garcia, Ana Katz. ★★★✩ iconoclaste qui donne la pêche, la niaque, voire la trique... –CMA « Rara » De Pepa San Martin. Avec Julia Lübbert, Emilia Ossandon, Mariana Loyola, Agustina Munoz. ★★★★ Surchauffe de la sulfateuse Suite du « Flingueur » (sorti directement en DVD en 2011), « Mechanic  : Resurrection » met en scène un Jason Statham aminci (voire émacié, ce qui ne lui va pas très bien) en tueur chevronné forcé de reprendre du service pour les beaux yeux de Jessica Alba. Son personnage trucide à tour de bras, tandis que le film aligne les clichés. Le résultat ? Purement mécanique... « Mechanic  : Resurrection » De Dennis Gansel. Avec Jason Statham, Jessica Alba, Tommy Lee Jones. ★✩✩✩ COTATION ★★★★ excellent ★★★✩ bon ★★✩✩ moyen ★✩✩✩ médiocre ✩✩✩✩ nul
MERCREDI REDI 313 AOÛT 2016/r 20MINUTES.CH nMINUTE Cinéma 27 Vincent aurait pu s’appeler Jésus Vincent (Victor Ezenfis, à g.) veut se venger de son père, éditeur égoïste et cynique, dont sa mère Marie (Natacha Régnier, au centre) lui avait caché l’identité. Sa rencontre avec Joseph (Fabrizio Rongione, à dr.) le fait changer Jacques (Romain Duris) s’arme pour mieux gagner sa vie. –DR Tueur à gages opportuniste COMÉDIE Sans boulot, sans copine, Jacques met le doigt dans un drôle d’engrenage  : il accepte de liquider la femme d’un truand local, ce qui lui donne l’idée de récidiver pour son intérêt personnel... Le réalisateur Pascal Chaumeil avait déjà dirigé Romain Duris en 2010 dans « L’arnacœur ». Il est décédé en 2015, offrant à l’acteur le premier rôle de son dernier film, à l’humour noir et aux répliques cinglantes. Normal, puisque le scénario et les dialogues sont signés Michel Blanc, orfèvre en la matière. « Un petit boulot » De Pascal Chaumeil. Avec Romain Duris, Michel Blanc, Alice Belaïdi. ★★✩✩ d’avis. Construit sur des conventions de mise en scène étonnantes, « Le fils de Joseph » marie conte initiatique et parabole chrétienne. « Le fils de Joseph » D’Eugène Green. Avec Victor Ezenfis, Natacha Régnier, Mathieu Amalric. ★★✩✩ Ces ados de banlieue sont tout simplement divines DRAME Le premier film de Houda Benyamina est une tragédie lumineuse, pleine d’énergie et d’humour. « T’as du clito ! » lançait la réalisatrice de « Divines » en mai dernier à Cannes, sous un tonnerre d’applaudissements. Elle venait de recevoir la Caméra d’or du festival et s’adressait à Edouard Waintrop. Le délégué général de la Quinzaine des Une famille pas si idéale DRAME A 33 ans, Jacques (Pierre Deladonchamps, découvert dans « L’inconnu du lac ») apprend que son père, Jean, dont il ignorait tout, est décédé, noyé dans un lac au Canada. Jacques décide de se rendre sur place incognito pour y faire la connaissance de ses deux demi-frères, et accessoirement les aider à retrouver le corps introuvable de leur paternel. Il met ainsi le pied dans un véritable panier de crabes, mais se découvre des affinités inattendues avec Pierre (Gabriel Arcand), meilleur ami « Le fils de Jean » De Philippe Lioret. Avec Pierre Deladonchamps, Gabriel Arcand, Catherine de Léan. ★★★✩ de Jean... Philippe Lioret, qui nous régale de film en film depuis quelques années (« Welcome », « Toutes nos envies ») réussit un beau portrait réalisateurs avait eu le nez assez fin pour sélectionner son film. Dans un palmarès 2016 qui n’a globalement pas convaincu, s’il est un prix sur lequel il n’y avait rien à redire, c’était bien celui-là. Dans ce long métrage bouleversant, l’ouragan Dounia (Oulaya Amamra, petite sœur de la réalisatrice) rêve de richesse et surtout de dignité. Avec sa meilleure amie Maimouna (Déborah Lukumuena), elle commence à bosser pour Rebecca (Jisca Kalvanda), une dealeuse respectée. Elle rencontre aussi Djigui (Kevin Mischel), un danseur... Un énième film sur la banlieue française ? Non ! « Divines » est une histoire d’amour, d’amitié, de rêves et d’injustice, imprégnée d’un réalisme profond. C’est un cri du cœur, magistralement vécu par des actrices exceptionnelles. Ce drame explosif fait d’homme en quête de ses racines. « Le fils de Jean » fait la part belle aux acteurs, quitte à user d’une mise en scène parfois effacée. –CMA Jacques (Pierre Deladonchamps, à dr.), à la recherche de son père. –DR passer par tous les stades  : gros rires (la scène où les deux amies partent en virée dans une voiture fictive est unique), stress, colère, larmes – si vous dites que vous n’en avez pas versé une, on ne vous croira pas ! C’est sûr, Houda Benyamina, c’est une femme qui en a. Du clito, donc. –MARINE GUILLAIN « Divines » De Houda Benyamina. Avec Oulaya Amamra, Déborah Lukumuena. ★★★★ Dounia (Oulaya Amamra, à g.) et Maimouna font les 400 coups ensemble. Leur amitié semble pourvoir surmonter toutes les épreuves. –DR



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