20 Minutes France n°3694 7 jan 2022
20 Minutes France n°3694 7 jan 2022
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°3694 de 7 jan 2022

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : 20 Minutes France

  • Format : (230 x 305) mm

  • Nombre de pages : 20

  • Taille du fichier PDF : 3,5 Mo

  • Dans ce numéro : direction première vaccination pour les réfractaires de la première heure.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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4 VENDREDI 7 JANVIER 2022 « Le président Macron m’a bien «emmerdé» » Réfractaires de la première heure, des lecteurs de « 20 Minutes » racontent pourquoi ils ont décidé de se faire vacciner o P Anissa Boumediene as envie, « pas besoin », ou « pas confiance »  : le vaccin anti-Covid-19, ces hommes et ces femmes étaient bien décidés à passer leur tour. Mais ça, c’était avant que le chef de l’État ne leur complique la vie. « Les AVEC VOUS Hélène Sergent D non-vaccinés, j’ai très envie de les emmerder », a déclaré mardi soir Emmanuel Macron dans un entretien au Parisien. Par ailleurs, jeudi, le projet de loi transformant le pass sanitaire en pass vaccinal a été adopté à l’Assemblée nationale. Certains réfractaires qui ont sauté le pas racontent leurs motivations. « LA PRESSION POLITIQUE A EU RAISON DE MOI. » Gérard, 75 ans, vient de recevoir sa première dose  : « J’en avais Le procès du 13-Novembre suspendu epuis le 8 septembre, la cour d’assises de Paris a souvent fait office de bulle. Une enceinte imperméable au fracas du monde extérieur construite avec un objectif  : rendre justice. Interrompu à l’occasion des fêtes de fin d’année, le procès des attentats du 13-Novembre s’est jusqu’ici déroulé sans heurt. C’était sans compter sur le variant Omicron. Avec l’envolée des contaminations de Covid-19, une inquiétude est montée de part et d’autre des bancs des parties civiles et de la défense  : l’audience pourra-t-elle se poursuivre « normalement » ? L’annonce fin décembre de la contamination du principal accusé, Salah Abdeslam, a renforcé ces craintes. Symptomatique depuis le 23 décembre, l’unique survivant des commandos terroristes de Paris et Saint-Denis a été expertisé lundi pour savoir s’il était en état d’assister à son procès. Selon le rapport du médecin qui l’a examiné, et lu jeudi à l’audience, Salah Abdeslam ne présentait pas de risque sanitaire. Une « fumisterie » pour ses avocats, qui ont réclamé une contre-expertise et un report de l’audience. « Nous avons une vraie difficulté, parce que nous avons un expert qui nous dit qu’il serait nécessaire ACTUALITÉ assez de la privation de mes plus élémentaires libertés. Là, le président Macron m’a bien «emmerdé», et je saurai m’en souvenir au moment des élections. » « Cette pression politique pesante pour nous contraindre à la vaccination a eu raison de moi, renchérit David, 41 ans. Assumer financièrement les tests antigéniques pour pouvoir continuer à vivre ne me dérangeait pas plus que ça, mais le pass vaccinal, ça a été la goutte d’eau. » « SINON JE PERDS MON TRAVAIL. » Pour beaucoup, c’est la peur d’être privé d’emploi qui a été le déclencheur, alors que de plus en plus de secteurs et d’entreprises réclament un schéma vaccinal complet à leurs collaborateurs. « Je reprends le travail dans deux mois dans un établissement recevant du public et mon employeur m’impose la vaccination, confirme Philippe, 48 ans. Je ne peux pas vivre sans ressource, donc le vaccin est un passage obligé, mais je le fais à contrecœur. » Marie, qui a contracté le Covid-19 en juillet, a pris rendez-vous pour se faire vacciner  : d’avoir des horaires aménagés sous réserve d’un test PCR négatif », a souligné l’avocate de Salah Abdeslam, M e Ronen. Or le test PCR réalisé en début de semaine était positif. Crainte de contaminations au Covid-19 Isolé depuis quatorze jours, le Belgo- Marocain est installé dans un box vitré à côté de 10 autres accusés et d’une vingtaine de gendarmes chargés de les escorter. Une situation qui rend le respect des gestes barrières « impossible », selon la défense et certains de leurs confrères des parties civiles. « La seule information claire, c’est qu’il est positif », a insisté M e Chirez, redoutant « les contaminations en cascade ». Parmi les acteurs judiciaires du procès, beaucoup se trouvaient au procès des attentats de janvier 2015, qui s’est tenu l’année dernière. Audiencé en plein rebond épidémique, il avait été interrompu un mois après la contamination de plusieurs accusés. « Il est plus prudent de perdre quelques jours plutôt que prendre le risque de créer un cluster dans le box et paralyser le procès », a résumé M e Edward Huylebrouck. Une demande entendue par la cour, qui a ordonné une contre-expertise. Deux médecins seront chargés d’examiner Salah Abdeslam et de « donner toutes précisions utiles sur sa contagiosité ». L’audience est suspendue jusqu’à mardi. Salah Abdeslam (à dr.) derrière un box vitré, à l’audience de jeudi.. B. Peyrucq/AFP Certains ont accepté une première dose par obligation. D’autres ont changé d’avis. F. Tanneau/AFP « Mon certificat de rétablissement, valable six mois, va expirer si je ne reçois pas une dose dans les prochains jours. Et comme je suis saisonnière à Val Thorens (Savoie), je n’ai pas le choix, sinon, je perds mon travail et ma vie sociale. » « L’ÉPIDÉMIE QUI S’EMBALLE ME FAIT PEUR. » Avec des nombres records de nouvelles contaminations quotidiennes (plus de 330 000 en France mercredi), les bénéfices de la vaccination l’ont emporté sur les craintes pour certains réfractaires. « Ce n’est pas le pass vaccinal qui m’a fait changer d’avis, ni le manque de viennL U SECONDES 2" u sociale, assure Marine, 29 ans, vaccinée lundi. C’est l’absence de restrictions et l’épidémie qui s’emballe qui me font peur. Et aujourd’hui, ma peur des effets à long terme du vaccin est moins grande que celle d’attraper le virus et de développer une forme grave. » « Désormais, je vois que la balance bénéfices risques penche en faveur du vaccin, estime Charlène, 24 ans. Tous mes proches sont vaccinés, ils me protègent. Alors je me dois d’en faire autant. » Comme elle, Sibel, 30 ans, a changé d’avis  : « Je me suis rendu compte que j’avais plus peur du Covid-19 que du vaccin. » Retour du couvre-feu à Mayotte. Le préfet de Mayotte a annoncé jeudi le rétablissement d’un couvre-feu nocturne dans les prochains jours. Le département fait face à une flambée épidémique sans précédent liée à Omicron. Le Kazakhstan secoué par des émeutes meurtrières. Au moins 18 membres des forces de sécurité ont été tués et 748 ont été blessés au Kazakhstan, ont rapporté jeudi les agences de presse russes. Depuis plusieurs jours, des émeutes chaotiques, qui ont commencé par des manifestations contre la hausse du prix du gaz, ont lieu dans le plus grand pays d’Asie centrale. Photo  : A.Bogdanov/AFP
20 u TRAVAUX LIGNES AUCUN TRAIN AU DÉPART ET À L’ARRIVÉE DES GARES DE PARIS-EST, MAGENTA ET HAUSSMANN SAINT-LAZARE DANS LA MESURE DU POSSIBLE, NOUS VOUS INVITONS À REPORTER VOS DÉPLACEMENTS. ACTUALITÉ VENDREDI 7 JANVIER 2022 5 Le drapeau tricolore pour tous (les partis politiques) L’idée d’une réhabilitation de l’étendard bleu, blanc, rouge semble se confirmer avant la présidentielle A Nicolas Camus u train où vont les choses, on l’aura bientôt oublié, mais le drapeau français restera l’objet de la première chicanerie de cette année présidentielle. Son remplacement par le drapeau européen sous l’Arc de triomphe, le 31 décembre, pour marquer le début de la présidence française de l’UE, le lendemain, a déclenché une polémique ridicule ou passionnante, selon les points de vue ; en tout cas, très symbolique. Fin d’un monopole de la droite Que Valérie Pécresse (LR) ait été la première à flinguer, suivie par Marine Le Pen (RN) et Éric Zemmour (Reconquête !) , c’était entendu. En revanche, l’écho apporté par les candidats de gauche, dont Jean-Luc Mélenchon (LFI) et Fabien Roussel (PCF), était moins prévisible. Il laisse flotter l’idée selon laquelle la droite n’aurait plus le monopole de l’étendard bleu, blanc, rouge (lire l’encadré). Et qu’on serait en train de franchir une étape supplémentaire WEEK-END TRAVAUX LES 15 ET 16 JANVIER 2022 Le drapeau français, outil indispensable de toute bonne campagne électorale. R. Bouhet/AFP dans la réhabilitation du drapeau tricolore. « C’est une démarche électorale, tempère Raphaël Delpard, auteur de La Fabuleuse Histoire du drapeau français (éd. Marie B). Il y a chez les Français une peur souterraine liée aux bouleversements auxquels ils assistent, renforcée par le contexte sanitaire. Le drapeau est un moyen de se rassurer. Les politiques l’ont compris. » Lors sa victoire à la présidentielle de 2012, c’est François Hollande qui sort l’étendard de sa traditionnelle place Sur le RER E  : Le trafic sera interrompu entre HaussmannSaint-Lazare et Chelles - Gournay et entre HaussmannSaint-Lazare et Les Yvris Noisy-le-Grand. Sur la ligne P  : Le trafic sera interrompu entre Paris-Est et Verneuil-l'Étang, entre Paris-Est et Tournan et entre Paris-Est et Vaires - Torcy. dans la foule des meetings pour le dresser derrière lui lors de son discours de victoire, à Tulle (Corrèze). Ni Jacques Chirac ni Nicolas Sarkozy ne l’avaient fait avant lui. Aujourd’hui, il est pourtant difficile d’imaginer, pour qui se veut présidentiable, une prise de parole sans bleu, blanc, rouge en arrière-plan. « On le voit davantage, mais ça devrait être le signe d’une pensée politique qui s’affirme sur la France et sur l’Europe, nuance l’ex-ministre socialiste Jean- Louis Bianco. Agiter le drapeau bleu, PRÉPAREZ VOTRE VOYAGE En savoir plus sur les solutions de transport alternatives sur  : Appli Île-de-France Mobilités UNE INTERRUPTION DES CIRCULATIONS LES 15 ET 16 JANVIER 2022 transilien.com Appli SNCF L’interruption des circulations le week-end du 15 et 16 janvier 2022, permettra d’effectuer des travaux de sécurisation sur les voûtes du pont Philippe de Girard situées à l’entrée de la gare de Paris-Est. Dans le même temps, des essais sur le nouveau système d’exploitation et de supervision du RER E seront réalisés pour préparer la mise en service du futur Centre de Commandement Unique SNCF de Pantin (93). Ce dernier permettra d’optimiser la gestion des circulations et de l’information voyageurs sur l’axe transilien Est-Ouest. Un symbole révolutionnaire Hérité de la Révolution de 1789 et de l’union des couleurs du roi (blanc) et de Paris (bleu et rouge), le drapeau tricolore est devenu, au fil de la V e République, l’apanage des partis de droite. À gauche, on ne se l’explique pas. « La Marseillaise et le drapeau sont liés à la Révolution française, que l’on peut qualifier plutôt de gauche que de droite, observe Jean- Louis Bianco. Je ne sais pas pourquoi la gauche les a un peu abandonnés. » blanc, rouge pour un beau cadrage caméra ne suffit pas. » Question d’image ou non, il n’a pas échappé aux politiques que le drapeau recèle un attachement profond. « Il est moins connoté «extrême droite» aujourd’hui, note Gaëlle Colaert-Doublet, directrice de Doublet, leadeur français de la fabrication de drapeaux. Sa plus grande utilisation dans la société au sens large est le fait le plus marquant de ces dix dernières années pour nous. » Depuis peu, des enseignes de grande distribution ou de sport lui passent des commandes. « Le drapeau est redevenu un emblème populaire », estime l’entrepreneuse. La politique n’y est pas hermétique. La première livraison pour un meeting est partie ces derniers jours. dooMii% OMM ronsIrIeri pcdir îlecieFrant En gare POURQUOI CES TRAVAUX ?



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