20 Minutes France n°3692 3 jan 2022
20 Minutes France n°3692 3 jan 2022
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°3692 de 3 jan 2022

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : 20 Minutes France

  • Format : (230 x 305) mm

  • Nombre de pages : 16

  • Taille du fichier PDF : 3,3 Mo

  • Dans ce numéro : stoppez les fake news.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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6 LUNDI 3 JANVIER 2022 Le célèbre mets italien, tout droit sorti d’un robot, en fait fondre plus d’un, notamment dans la ville de Sainte-Luce-sur-Loire, en Loire-Atlantique S À Nantes, Julie Urbach i vous cherchiez une ambiance nappe à carreaux et chansons siciliennes, ce n’est pas ici que ça se passe. Depuis un an, une grosse machine bleue et rose distribue des pizzas sur le parking d’un supermarché de Sainte-Luce-sur-Loire, près de Nantes. En quelques minutes, et pour moins de 10 € , vous pouvez repartir avec une 4 fromages bien chaude ou à cuire chez vous, à n’importe quelle heure du jour et de la nuit. « Le choix se fait sur l’écran, parmi les dix-neuf sortes disponibles, détaille Philippe Marzin, le gérant de Pizzas and co. Le robot à l’intérieur s’occupe du reste  : il va chercher le bon produit dans la chambre froide au fond, le sort de sa boîte et vient le placer dans l’un des deux fours chauffés à 320°C… C’est le top du top de la machine, on peut même lui demander de réserver sa préférée à l’avance. » Depuis plusieurs années, ces drôles de distributeurs automatiques poussent un peu partout en France, comme des champignons sur une Reine. En ces temps de crise sanitaire, 2021 a d’ailleurs battu tous les records avec un nombre d’équipements, toujours plus perfectionnés, qui approcherait aujourd’hui les 2 500 dans l’Hexagone, remplaçant parfois les traditionnels camions, voire certains restaurants. Leadeur sur le marché, le fabricant Adial affiche une croissance de 100% et a encore installé pas moins de 70 machines au mois de décembre, principalement dans des zones rurales ou périurbaines, encore vierges de services de livraison à domicile. « La majorité sont des restaurateurs ou des pizzaïolos qui cherchaient des solutions pour se développer, observe Ludovic Lorillard, directeur commercial de cette entreprise normande de 150 salariés. Ils en installent un, et ça marche tellement bien + DE 20 MINUTES CONSO Distributeurs automatiques Les pizzas font un carton « Il y a même déjà de la concurrence dans certaines communes. » Ludovic Lorillard, directeur commercial d’Adial qu’ils continuent et montent à trois, quatre, voire bien plus… Il y a même déjà de la concurrence dans certaines communes. » Car chez les jeunes qui rentrent de soirée, les travailleurs à horaires décalés ou tout simplement les familles qui ne veulent pas s’embêter à cuisiner – fautil rappeler que les Français font partie des plus gros mangeurs de pizzas au monde ? –, la demande est là. Selon Adial, un distributeur n’en écoulerait pas moins de vingtcinq par jour, en moyenne. À Sainte-Lucesur-Loire, où l’on a préféré investir 60 000 € dans une machine plutôt que d’assumer le loyer et les charges d’un deuxième magasin, ce chiffre est pour l’instant encore légèrement inférieur à cette somme, mais on a quand même bon espoir d’amortir l’appareil en trois ans. « 1 200 pizzas en une journée » Reste quelques idées reçues à lever. « Bien sûr, on ne peut pas rivaliser avec un four au feu de bois, mais ce n’est pas du surgelé, pas du bas de gamme, martèle Philippe Marzin. Pour preuve, ce sont les mêmes pizzas que nous fabriquons et vendons à la boutique de Carquefou (Loire-Atlantique), à quelques kilomètres d’ici. » Et avec une pâte croustillante, en tout cas pour celle que 20 Minutes a goûtée. Dans le Val-d’Oise, Thierry Graffagnino n’a plus besoin de convaincre. Ce triple champion du monde de pizza, lui-même à la tête de deux distributeurs automatiques, met tout le monde d’accord, notamment avec ses pizzas sucrées à la crème de Limoncello ou d’orange de Syracuse, confectionnées dans sa cuisine centrale. « Qu’importe le moyen de les vendre, l’important est ce que l’on met dedans, estime celui Le distributeur de pizzas, situé à Sainte-Luce-sur-Loire, près de Nantes, est capable d’en sortir plusieurs centaines par jour. J. Urbach/20 Minutes qui se consacre désormais à l’accompagnement d’entrepreneurs, de plus en plus nombreux à se lancer dans le monde de la Margherita. Les restaurateurs ne trouvent plus de personnel, les gens n’ont plus qu’une demiheure pour manger le midi, la pizza a aussi le droit d’évoluer et de se libérer de ses clichés. On en verra bientôt partout, dans les parcs d’attractions et les aéroports. Il est capable de sortir 1 200 pizzas en une journée. » Sans anchois, s’il vous plaît.
Épargne Faut-il se réjouir de la hausse du taux du livret A ? + DE 20 MINUTES CONSO LUNDI 3 JANVIER 2022 7 Le 1er février, le nouveau taux du livret A devrait se situer entre « 0,8 et 1% », contre 0,5% actuellement. G. Michel/Sipa (illustration) Ce placement n’a jamais été trop rémunérateur, rappellent deux experts du secteur Charles-Édouard Ama Koffi Le taux d’épargne préféré des Français va bientôt rapporter (légèrement) plus. Le ministre de l’Économie, Bruno Le Maire, a annoncé la bonne nouvelle mi-décembre pour 54,9 millions d’épargnants, sans toutefois donner plus de précisions. A priori, le nouveau taux devrait se situer entre « 0,8 et 1% », contre 0,5% actuellement, avance auprès de 20 Minutes Philippe Crevel, directeur du Cercle de l’Épargne, centre d’études et d’information sur l’épargne et la retraite. Mais avec la hausse des prix des derniers mois, notamment dans l’alimentation ou l’énergie (les prix à la consommation ont augmenté de 2,8% sur un an en novembre, après + 2,6% en octobre, selon l’Insee), ce coup de pouce au livret A sera-til significatif ? Historiquement, ce placement n’est pas rémunérateur. « On perd plutôt de l’argent, souligne Anne-Sophie Alsif, cheffe économiste au cabinet BDO France, spécialisé dans l’audit et le conseil. Il faudrait plutôt investir dans des actions, qui ont l’avantage, VOTRE VIE VOTRE AVIS « Veganuary » Un régime pour ou contre lequel on s’entre-dévore « 20 Minutes » a demandé à ses lecteurs s’ils comptaient relever le défi du mois  : ne pas manger de produits d’origine animale Fiona Bonassin E n janvier, adieu veau, vache, cochon… et œuf, lait, fromage ? C’est en tout cas la résolution 2022 de nombreux Français, qui vont tenter le « Veganuary », soit un mois sans consommer aucun produit d’origine animale. Une initiative lancée en 2014 en Angleterre, et dont l’objectif est de faire réfléchir les participants à leur consommation de produits issus des animaux donc, mais aussi de les inciter au véganisme. Lutter contre la souffrance animale, réduire son impact sur l’environnement… Les bénéfices d’une alimentation sans protéines animales seraient nombreux. Anthony, qui a répondu à notre appel à témoignages, a testé l’expérience l’an dernier  : « J’ai trouvé ça très stimulant. Se poser « Se poser des limites en cuisine permet de découvrir de nouvelles saveurs. » Anthony, nouveau végan des limites en cuisine permet de découvrir plein d’autres saveurs et aliments (épices, tempeh, seitan)*. D’autant plus qu’on ne fait pas cela pour nous, mais pour les animaux. » Souvent, cette nourriture a mauvaise presse  : décrite comme fade et chère, elle n’apporterait pas tous les besoins énergétiques. C’est ce que pense Charlotte  : « Je me considère comme flexitarienne, je ne mange de la viande qu’à de rares occasions, en général lorsque je suis invitée à un repas chez quelqu’un. Je respecte le fait d’être végan, mais, pour moi, c’est vraiment une contrainte trop difficile, notamment en termes d’apports en protéine. Les œufs restent une bonne source pour moi et je ne pourrais m’en passer, même un mois. » Magali, qui est végane, pointe du doigt la difficulté d’ouvrir les esprits  : « La plupart du temps, c’est par ignorance que les gens consomment de la viande, car c’est facile de mettre un paquet sous blister dans son caddie. Personne ne veut se poser la question de savoir comment cela a été fait, quelle souffrance cela a engendré. Ce elles, d’avoir des rendements supérieurs à l’inflation. » Et avec la flambée des prix, la hausse du taux en février ne semble « pas suffisante pour épargner », selon elle. Un avis partagé par Philippe Crevel, qui pointe deux freins majeurs à l’intérêt du livret A. D’abord, il « engendre des frais importants pour la Caisse des dépôts [l’organisme public qui centralise environ 60% de l’épargne réglementée], car les titres monétaires qui permettent d’assurer la liquidité du livret A sont actuellement rémunérés à - 0,5%. » L’État y perd donc de l’argent. Le deuxième frein est « la hiérarchie des taux. Le livret A est une épargne de précaution, et l’État veut qu’il ne soit pas plus rémunérateur qu’un produit à long terme, comme les actions. » Autrement dit, l’objectif est d’inciter les Français à injecter leur épargne dans l’économie, donc cette épargne ne doit pas être trop lucrative. Les yeux sur l’inflation Ce passage du taux de 0,5 à 0,8 ou 1% sera-t-il suffisant ? « Certains pensent que l’inflation va se calmer mi-2022, tandis que d’autres estiment que la flambée va se poursuivre et que les salaires vont suivre », explique Philippe Crevel. « Tout dépendra de l’inflation, abonde Anne-Sophie Alsif. Il faudra attendre 2023 pour retrouver une situation normale au niveau des prix. L’État pourrait donc de nouveau poursuivre cet effet de rattrapage en août. » qui est affligeant  : le manque d’empathie et d’ouverture d’esprit. Le doute est sain. Le « Veganuary » est une opportunité de propager une meilleure connaissance de notre alimentation. » Si beaucoup de nos lecteurs se disent flexitariens, les « viandards » peuvent être virulents. À l’image d’un homme qui se fait appeler Kadou  : « Qu’ils aillent se faire voir les véganes, moi, au mois de janvier, c’est viande tous les jours. » Sans oublier Arnaud, qui voit en ce régime alimentaire une certaine mode  : « Le véganisme n’est qu’une lubie de bobo et une véritable hypocrisie. » Pixabay * Pour accompagner les participants tout au long du « Veganuary », l’association L214 propose des recettes et des conseils nutritionnels. Rendez-vous sur https://veganuary.com/fr/partner/l214/Les recommandations de l’OMS et de la FAO Les chiffres de l’Agreste, service public de statistiques ministérielles, font état d’une baisse de la consommation de viande  : de 86 kg/personne/an en 2019 à 84,5 kg en 2020. De son côté, l’Anses juge qu’il faudrait consommer 500 g de viande par semaine, hors volaille. L’OMS et la FAO (l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture) recommandent de mettre en place des régimes flexitariens. Mais avant tout changement de régime alimentaire, il est important de consulter un professionnel de la santé pour éviter les carences.



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