20 Minutes France n°3691 17 déc 2021
20 Minutes France n°3691 17 déc 2021
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°3691 de 17 déc 2021

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : 20 Minutes France

  • Format : (230 x 305) mm

  • Nombre de pages : 28

  • Taille du fichier PDF : 5,3 Mo

  • Dans ce numéro : joyeux noël, les amis.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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22 VENDREDI 17 DÉCEMBRE 2021 Pour les gameurs, la quête du bon code Contrats, transferts, statut des joueurs… L’e-sport doit faire face à l’épineuse question de la régulation À'te Nicolas Camus ce rythme-là, on va devoir tenir un journal du mercato spécial e-sport. Jamais le marché des transferts du jeu League of Legends (LoL) n’avait été aussi animé. Dernier exemple en date, la semaine dernière  : l’équipe Vitality a annoncé l’arrivée du Croate Luka « Perkz » Perkovic, un emblème du jeu de Riot Games, huit fois champion d’Europe. Un renfort de choix qui aurait coûté entre 3 et 4 millions d’euros à la plus grosse écurie française. La somme est colossale. Elle reste une exception, mais on avoisine dans l’histoire de la discipline la dizaine de mouvements à près d’un million d’euros réalisés par des équipes européennes ou nord-américaines. La résultante d’un secteur florissant, avec des revenus qui ont dépassé le milliard de dollars (884 millions d’euros) en 2020 et de l’allongement de la durée des contrats. « Les équipes privilégiaient les contrats courts pour ajuster facilement leurs effectifs, explique Nathan Laprade, l’un des premiers agents dans l’e-sport. Elles se rendent compte qu’il vaut mieux garder certains joueurs comme assets « Il y a tout à défricher. C’est un peu le Far West, mais c’est de moins en moins le cas. » Fabien Devide, équipe Vitality SPORT [atouts] pour pouvoir les revendre au meilleur prix. Les contrats plus longs sont une façon de sécuriser leurs actifs. » Cette notion d’engagement contractuel cache des réalités très diverses. La discipline est jeune, précaire, encore peu structurée. Il y a les joueurs en CDD, ceux sous statut d’autoentrepreneurs. On se fait parfois embaucher pour une compétition qui ne dure que quelques jours. Mais définir un cadre est une gageure. Chaque jeu est un univers en soi, avec ses propres joueurs et ses propres règles, Chez les Bleues, une grosse base de tireuses de l’élite D Antoine Huot de Saint Albin es entraînements par-ci, un match amical par-là. Les Brestoises ont connu des journées plus excitantes. Notamment en mai, quand le BBH s’est qualifié pour la finale de la Ligue des champions. Ajoutez à ça la victoire de Nantes dans la petite coupe d’Europe, et vous avez une saison historique pour les clubs tricolores. Ne manquerait plus qu’un titre des Bleues, qui jouent la demie des Mondiaux ce vendredi face au Danemark, quatre mois après le sacre olympique, pour finir 2021 en beauté. « Il y a de telles fondations dans le hand français que c’est un épiphénomène d’échouer, salue Thierry Vincent, entraîneur de D. Vaquero/Sipa Celles-sur-Belle, 12 e de première division. À chaque compétition, on sort 3-4 nouvelles joueuses de niveau international. La sélection profite du beau travail réalisé dans les clubs du championnat. » « La France a un modèle unique » Sur les 18 présentes au Mondial, 12 évoluent en Ligue Butagaz Énergie, dont 5 à Brest. « On récolte les fruits aujourd’hui, mais c’est un travail qui a été lancé depuis plusieurs années », lance Nina Kanto, l’ancienne pivot aux 214 sélections. En premier lieu, la formation  : « On a un modèle unique en France, avec les pôles espoirs, qui font un gros travail, indique Thierry Vincent. On a mis beaucoup de moyens. » Dans les clubs, cela se traduit par des joueuses qui arrivent avec « un meilleur bagage technique, une vraie culture hand, acquise grâce à la médiatisation, ajoute Nina Kanto. Une joueuse comme Pauleta Foppa (photo), titulaire en sélection à 20 ans, est révélatrice de tout ça. » « On a un tel potentiel qu’on pourrait faire deux équipes de France qui atteignent chacune au moins les quarts de finale d’un Mondial, imagine Thierry Vincent. Aujourd’hui, le championnat de France n’a rien à envier au championnat hongrois ou roumain. » Une compétition d’e-sport à Cologne, en Allemagne, en 2019.C. E. Jansen/Action/Sipa décidées par l’éditeur. « Il y a tout à défricher. C’est un peu le Far West, mais c’est de moins en moins le cas », juge Fabien Devide, le cofondateur de Vitality. En France, le gouvernement semble vouloir prendre sa part dans ce dossier. Mais l’État ne suffira pas à faire avancer les débats. « La compétition est globale, rappelle Devide. Quelque chose qu’on imposerait ici ne le serait pas forcément aux États-Unis ou en Corée du Sud, et on pourrait avoir un exode de talents Incertitudes autour de la CAN Le sélectionneur du Maroc, Vahid Halilhodzic (photo), a exprimé jeudi ses craintes quant à la tenue de la Coupe d’Afrique des nations, du 9 janvier au 6 février au Cameroun. « Avec la situation sanitaire, c’est de plus en plus compliqué et difficile », a déclaré l’entraîneur dans un entretien à l’AFP, au lendemain de la menace brandie par l’Association européenne des clubs (ECA) de ne pas laisser ses joueurs prendre part à cette compétition. « Pour l’instant, c’est une grosse bataille entre différents lobbyings, a commenté l’ancien coach du FC Nantes. 02 vers ces pays parce que le système fiscal ou le statut du contrat serait plus avantageux. » L’e-sport se trouve face à de multiples problématiques dans les domaines sociaux, légaux, fiscaux. « Le sport a mis quatre-vingts ans à se structurer, et nous sommes reconnus par la loi depuis 2017, conclut Stéphan Euthine, président de France Esports, la Fédération française non officielle de la discipline. Il faut tester des choses, les faire évoluer. » Les joueurs sont obligés de venir en équipe nationale, mais les clubs font tout pour que les joueurs ne viennent pas, certains ont menacé des joueurs, leur ont dit qu’ils pouvaient perdre leur place, être transférés. De mon côté, si le joueur ne vient pas, cela veut dire que son attachement à l’équipe nationale n’est pas assez présent. » Une grande partie des joueurs marocains évoluent dans les championnats européens, à l’image d’Achraf Hakimi (PSG), Yassine Bounou (Séville FC) ou Romain Saïss (Wolverhampton). Interrogé mercredi sur les rumeurs persistantes d’annulation ou de nouveau report du tournoi, un haut dirigeant de la Fédération camerounaise de footballavait qualifié ces spéculations de « fake news ». F. Senna/AFP (archives)
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