20 Minutes France n°3685 3 déc 2021
20 Minutes France n°3685 3 déc 2021
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°3685 de 3 déc 2021

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : 20 Minutes France

  • Format : (230 x 305) mm

  • Nombre de pages : 24

  • Taille du fichier PDF : 4,9 Mo

  • Dans ce numéro : les Républicains, à droite, toute.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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10 VENDREDI 3 DÉCEMBRE 2021 Le musée des Arts décoratifs, à Paris, présente des objets montrant comment des enseignes de la grande distribution ont marqué l’histoire du design français Fabien Randanne Sans que vous vous en doutiez, votre frigo ou l’un des placards de votre cuisine renferme peutêtre des pièces dignes d’être exposées dans un musée. Comme ce tube de mayonnaise dont l’emballage proclame qu’il est « le tube de l’été et du reste de l’année », ou ce paquet de biscottes mentionnant en majuscules qu’« elles ne comptent pas pour du + DE 20 MINUTES CULTURE Des affiches publicitaires de Prisunic et Monoprix sont exposées au musée des Arts décoratifs de Paris jusqu’au 15 mai. F. Randanne/20 Minutes Exposition Le design de Monop a super marché beurre ». Deux exemples parmi d’autres des packagings imaginés par la graphiste Cléo Charuet depuis 2009 et devenus emblématiques des produits de la marque Monoprix. Si ces emballages trônent toujours dans les rayons de l’enseigne, on les retrouve aussi dans l’exposition « Le design pour tous  : de Prisunic à Monoprix, une aventure française », qu’accueille le musée des Arts décoratifs (Paris, 1 er) jusqu’au 15 mai. La visite raconte comment ces deux marques, qui ont fusionné en 1997, ont imprégné l’histoire du design tricolore et l’inconscient collectif. « L’idée était de faire entrer la grande distribution au musée, explique India Mahdavi, qui en a imaginé la scénographie. C’est ça, le pop art  : percevoir dans notre « C’est touchant de voir ce paysage familier ainsi exposé  : on le regarde différemment. » India Mahdavi, scénographe quotidien la beauté des objets qui nous entourent. C’est touchant de voir ce paysage familier ainsi exposé  : on le regarde différemment. » À la fin des années 1950, Denise Fayolle, directrice du bureau de style, a fait prendre un tournant à Prisunic. Elle a développé des collaborations avec des grands noms du design et du graphisme pour créer meubles, vêtements et accessoires de maison. « Je voulais que cette exposition traduise l’optimisme et la joie de ces années-là, souligne India Mahdavi. Prisunic a réinventé l’art de vivre et cassé les codes bourgeois. » Elle a ainsi choisi une manière ludique de présenter les 500 objets jalonnant le Un coin cuisine a été recréé pour exposer des emballages dans un cadre quotidien. F. Randanne/20 Minutes Un intérieur très années 1970, avec un lit signé Marc Held. F. Randanne/20 Minutes Cu parcours. Les spécimens les plus exceptionnels côtoient les plus banals. Par exemple, dans la première salle, un lit en plastique et fibre de verre moulé d’un seul bloc, signé Marc Held, vendu chez Prisunic au début des années 1970, attire le regard. Deux étages plus haut, un sac de courses est présenté comme un bien précieux  : il est flanqué du célèbre logo en forme de cible de l’enseigne. À quelques pas de là, des affiches, réalisées par l’agence DDB Paris rappellent comment Monoprix a communiqué en pleine pandémie  : « Le rayon maquillage est de nouveau essentiel. Encore un coup du lobby des miroirs », mentionne l’une d’elles sur un fond pastel. En tournant le dos, on fait face à d’autres qui ont disparu de nos rues il y a cinquante ans  : des affiches sérigraphiques réalisées par FriedemannHauss, devenues pièces de collection. Des créations contemporaines au fil des inspirations En 2012, l’Italienne Paola Navone s’est amusée à décliner son motif signature (des gros pois noirs ou rouges) sur des plateaux et des tabourets. En 2013, des grands noms du stylisme tels qu’Alexis Mabille et Yiqing Yin étaient sollicités pour livrer leur interprétation de « la petite robe noire » à l’occasion d’une collection de Noël. Les frères Youssouf et Mamadou Fofana, créateurs de Maison Château Rouge, ont, en 2018, lancé une collection capsule de vêtements et accessoires de décorations célébrant leur héritage africain.
-In u Série documentaire De Berlin au Cap, s un seul pays, le rap À mn minutes + DE 20 MINUTES CULTURE VENDREDI 3 DÉCEMBRE 2021 11 La rappeuse Khtek, à Rabat (Maroc), est dans la série documentaire « Girlhood », sur Arte.tv. Flair Production « Girlhood », sur Arte.tv, suit des musiciennes à Berlin, Rabat, Paris ou près du Cap Clio Weickert Khayelitsha, l’un des plus grands townships du Cap, en Afrique du Sud, la jeune Dee Koala glisse dans ses textes ses combats pour l’émancipation des femmes et dénonce les violences qu’elles subissent. À des milliers de kilomètres de là, à Rabat, la rappeuse Khtek, elle, assume un rap « hardcore, brut, honnête et dark », se bat contre les discriminations et tente de trouver sa place dans un milieu encore très masculin. Toutes deux sont au cœur de « Girlhood », une minisérie documentaire de Jean-François Tatin et Flora Desprats. Disponibles depuis mercredi sur Arte. tv et sur YouTube, les quatre épisodes de douze minutes mettent en lumière huit jeunes rappeuses de France, d’Allemagne, d’Afrique du Sud et du Maroc. Qu’elles s’expriment en français, en anglais, en créole, en arabe ou encore en isixhosa, une langue sud-africaine, toutes ont pour point commun le rap, qu’elles manient chacune à leur manière. « J’ai voulu partir à la rencontre de filles pour lesquelles le rap est un moyen d’expression, d’affirmation de leurs identités et de leurs cultures », explique le réalisateur Jean-François VOTRE VIE VOTRE AVIS Vaccination Une 3 e dose malgré « les cycles de l’enfer » ? « 20 Minutes » a demandé à ses lectrices comment elles envisageaient la dose de rappel face aux risques de troubles menstruels D Anissa Boumediene es cycles chaotiques. Des règles qui reviennent bien trop vite ou beaucoup plus tard que prévu. Ou qui AVEC VOUS sont plus douloureuses. Depuis l’ouverture de la vaccination anti-Covid-19 au grand public, les témoignages de femmes ayant déclaré des troubles du cycle menstruel après avoir reçu le vaccin se sont multipliés. Si les premiers retours de la communauté scientifique se veulent rassurants, pour nombre de femmes, l’ouverture de la campagne pour la dose de rappel est source de questionnements et d’angoisse. Laurie, dont les règles sont « extrêmement douloureuses depuis la deuxième dose, ne compte pas recevoir la troisième ». Pour Sasha, indépendante en télétravail et « semi-confinée depuis deux ans », ses « cycles de l’enfer signifient une perte de productivité, donc de chiffre d’affaires. Je suis une farouche partisane des vaccins, mais, aujourd’hui, je ne sais pas si le jeu en vaut la chandelle. » Gwladys « hésite aussi, quitte à perdre le pass sanitaire ». Malgré l’hésitation, Carole se dit qu’elle n’aura « pas le choix  : je veux le garder, mon pass sanitaire ». Amandine, elle, n’a « pas hésité une seule seconde, malgré les troubles. Tout a fini par rentrer dans l’ordre avec le temps, il suffit d’être patiente. J’ai mes trois doses, je suis un peu plus protégée, et mes proches également. » Pour celles qui ont des envies de maternité, sauter le pas est aussi compliqué. « Je suis en projet bébé depuis huit mois », confie Chloé, qui a eu un retard de règles après sa deuxième dose  : « Je songe à retarder la troisième au maximum. » Ces doutes, Esther les partage. La jeune femme a, depuis son vaccin, « des règles irrégulières, ce qui rend K. Braga/Sipa Tatin. Dans l’épisode berlinois, Layla Boe et Yetunde essaient d’imposer leurs styles radicalement différents dans cette mégalopole fourmillante. « Comment est-ce que je peux percer ici, alors que tout le monde est incroyablement talentueux et créatif ? », s’interroge Yetunde. Toutes deux métisses, les jeunes femmes explorent leurs multiples origines et s’amusent à marier les langues pour créer un flow unique. « Elles racontent leur territoire » En France, ce sont Meryl et Lean Chihiro qui sont mises à l’honneur. D’un côté, une rappeuse martiniquaise aux textes ancrés dans le quotidien et aux influences musicales caribéennes. De l’autre, une artiste parisienne qui évolue entre le Marais et la porte de Saint- Ouen et qui voyage dans un univers numérique empreint de culture japonaise. Les rappeuses racontent leur histoire à travers leurs témoignages, leurs musiques et leurs images. Et toujours, au cœur du propos, « comment, à travers leur parcours, elles racontent leur territoire », précise le réalisateur. En creux se trouve aussi la question de la place de ces femmes dans le monde du rap. Pour Khtek et Krtas Nssa, rapper est résolument un acte politique et engagé. Que ce soit dans le milieu underground de Rabat pour la première, ou à Bruxelles pour la seconde, le rap s’inscrit dans une démarche de liberté d’expression et d’égalité hommes-femmes. l’ovulation difficile à cibler. Le vaccin, je préfère encore attendre d’être enceinte pour le refaire. » « On a l’impression que, puisque cette problématique ne touche pas les hommes, rien n’est étudié ! » Laureen « Mieux vaut ne pas attendre, conseille Olivier Picone, gynécologue-obstétricien à l’hôpital Louis-Mourier de Colombes [Hautsde-Seine]. Nous avons des dizaines de patientes qui ont démarré une grossesse après avoir été vaccinées. En revanche, on a vu trop de patientes enceintes en réanimation, d’où l’importance de recevoir sa dose de rappel pour se protéger soi et son enfant à naître. » Ce qu’il y a, c’est que « tout ça ajoute de l’angoisse au parcours de PMA, déplore Laureen. On a besoin de réponses, et on a l’impression que, puisque cette problématique ne touche pas les hommes, rien n’est étudié ! » Alors, « même si je compte me faire revacciner, j’aimerais que la recherche s’y intéresse pour être sereine », conclut Delphine.



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