20 Minutes France n°3681 25 nov 2021
20 Minutes France n°3681 25 nov 2021
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°3681 de 25 nov 2021

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : 20 Minutes France

  • Format : (230 x 305) mm

  • Nombre de pages : 24

  • Taille du fichier PDF : 5,1 Mo

  • Dans ce numéro : Giselda Gargano a reçu le prix 20 Minutes du roman pour son livre « l'Ultime Frontière ».

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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18 JEUDI 25 NOVEMBRE 2021 CI CULTURE Remise du prix littéraire « 20 Minutes » à Giselda Gargano, dans les locaux de Prisma Media, à Gennevilliers (Hauts-de-Seine), mardi. O. Juszczak/20 Minutes « L’Ultime Frontière » entre engagement et désenchantement L’épopée de Giselda Gargano, qui entremêle le destin des membres d’une ONG humanitaire, prix « 20 Minutes » du roman 2021, sort ce jeudi en librairie L Stéphane Leblanc’Ultime Frontière ? « Un récit aussi poignant que passionnant », selon l’écrivain Maxime Chattam, président du jury du prix 20 Minutes, dont les mots éclairent le bandeau de couverture du beau roman que Giselda Gargano sort ce jeudi en librairie, aux éditions Nouveaux Auteurs. L’autrice italienne avait remporté ce prix 20 Minutes du roman à la rentrée. Elle plonge son lecteur dans un monde en guerre, dans lequel les destins individuels, aussi touchants soient-ils, comptent moins que le combat que chacun mène pour sauver des vies. Peu importent les lieux et les époques  : entre le Vietnam des années 1970, la Bosnie « Les situations racontées dans le livre sont inspirées de la réalité. » Giselda Gargano des années 1990, la République démocratique du Congo des années 2000 et aujourd’hui, rien n’a changé, ou si peu. « Les situations racontées dans le livre sont inspirées de la réalité, souligne Giselda Gargano, ancienne journaliste pour une association humanitaire. Mais les personnages sont inventés. » Un chirurgien vétéran du Vietnam, son fils casque bleu, une infirmière rescapée de la guerre de Bosnie, la direction d’une ONG à Paris, quelques têtes brûlées sur le terrain. Des endroits où, quand la mort frappe, c’est rarement joli-joli. L’influence d’« Apocalypse Now » « L’ultime frontière, c’est celle que l’aide humanitaire repousse pour aller secourir les peuples en guerre, explique l’autrice. Mais c’est aussi celle que les pays referment dès qu’une menace point à l’horizon. » On pense crise sanitaire ou crise migratoire, mais la frontière du titre n’est pas que géographique. « J’ai pensé à celle que l’on bâtit dans sa tête ou dans son corps. L’ultime frontière, c’est celle que l’on traverse quand on passe de la vie à la mort », précise Giselda Gargano, qui évoque aussi les frontières entre la raison et la folie. « À l’origine, le roman devait s’appeler « Border Line », pour la référence au profil psychologique, ajoute-t-elle. Parce que, pour faire ce métier-là, il faut être borderline. » Dans son récit, parfois fragmentaire, éclaté comme des séquelles de blessures de guerre qui peinent à cicatriser, on sent le côté assourdissant des armes, les effets du stress et la fatigue, jusqu’à l’étourdissement. Giselda Gargano excelle pour mettre des images dans la tête de ses lecteurs. Parmi ses influences, « Si j’ai choisi la France, c’est pour sa réputation de terre d’asile. » Giselda Gargano elle cite Apocalypse Now (pour le Vietnam), bien sûr. Mais aussi Au cœur des ténèbres (Congo) ou No Man’s Land (Bosnie). Elle a du mal à remettre des titres sur tous les films auxquels elle pense. On lui glisse La Ligne rouge, de Terrence Malick, ou Underground, d’Emir Kusturica. Son visage s’éclaire  : « Mais oui, cette façon si particulière de mettre en scène les animaux ! » Sans doute parce que l’autrice n’est pas francophone de naissance, son écriture n’est pas galvaudée, et son expérience la pousse à éviter les clichés. « En guerre, il n’y a ni gentils ni méchants », rappelle Giselda Gargano, dont le roman n’épargne pas les enfants. Venue d’Italie pour étudier en France, à l’âge de 25 ans, l’autrice a appris à écrire le français avant de le parler. Mais elle avait déjà des idées bien arrêtées  : « Si j’ai choisi la France, c’est pour sa réputation de terre d’asile, avec des valeurs et un savoir-faire que j’admirais. » Les réalités géopolitiques l’ont fait déchanter  : « J’avais besoin de parler de tout ça, non pas pour régler mes comptes, mais pour faire un bilan. » Il est teinté d’impuissance, comme si la guerre condamnait l’être humain à refaire les mêmes erreurs, et que le monde d’après ne pouvait se construire que sur des sables mouvants. Benoît Magimel fait du bien avec des larmes le Caroline Vié -in C u SECONDES 2" LJ En malade atteint d’un cancer incurable dans le film De son vivant, d’Emanuelle Bercot, sorti mercredi au cinéma, Benoît Magimel émeut aux larmes. Entre Catherine Deneuve et Cécile de France, il livre une performance remarquable dans ce mélodrame présenté hors compétition à Cannes en juillet. « Peu de scénarios m’ont autant ému, a-t-il confié à 20 Minutes. Après avoir lu l’histoire, je me suis assis par terre pour réfléchir. J’ai été comme assommé par le choc frontal que subit cet homme quand il apprend qu’il ne lui reste que quelques mois à vivre. Je me suis demandé si j’aurais la force d’affronter une telle vérité. » Pour aborder ce rôle, il s’est identifié le plus possible au personnage, jusqu’à se métamorphoser physiquement  : « J’ai fait trois régimes, durant lesquels j’ai perdu 20 kg à chaque fois, ce qui fait 60 au total sur un an. Je me suis aussi fait arracher des dents sur pivot pour paraître émacié. » Mais les spectateurs auront-ils envie de voir un film aussi triste après des mois de pandémie de Covid-19 ? « Pleurer au cinéma, ça fait du bien, répond l’acteur. C’est ce qui explique que les mélodrames ont autant de succès. On ressort de ce film avec l’idée que la vie vaut la peine d’être vécue. » La saison 2 d’Euphoria à voir le 10 janvier. Enfin ! La deuxième saison d’Euphoria sera lancée le 10 janvier en France sur OCS. La crise sanitaire du Covid-19 avait causé un report du tournage du teen show sombre et désenchanté, qui avait fait forte impression en 2019. Pascal Dusapin, l’un des compositeurs contemporains français les plus joués au monde, va présenter une création mondiale d’opéra inspirée de la Divine Comédie, de Dante, pour l’édition 2022 du Festival d’art lyrique d’Aix-en-Provence. Changement de présidente au Festival de Salzbourg. La juriste Kristina Hammer va succéder à Helga Rabl-Stadler à la tête du Festival de Salzbourg, cette dernière tirant sa révérence après vingt-sept ans de règne.
D ru Les millenials font la leçon aux boomers La série « Hashtag Boomer » suit une bande de trentenaires et leurs déboires avec leurs parents Anne Demoulin Quatre trentenaires, leurs parents, une révolution numérique et les aléas de la vie à surmonter… Hashtag Boomer, comédie en huit épisodes créée et réalisée par Constance Maillet et diffusée ce jeudi à 20 h 40 sur OCS Max, explore les relations parents-enfants à l’âge adulte. À l’origine du projet ? « Cette inversion de la transmission à la suite de la révolution numérique », résume à 20 Minutes Constance Maillet. À la manière de Friends, Hashtag Boomer suit une bande d’amis trentenaires très soudée. « Le groupe est un personnage à part entière, poursuitelle. Ses membres sont bienveillants et très cool les uns avec les autres, parce qu’ils ne sont pas en concurrence. C’était important pour qu’ils puissent tous exploser dans leurs bizarreries. » Les têtes d’affiche font le printemps de Bourges Clara Luciani, Juliette Armanet et Eddy de Pretto sont parmi les têtes d’affiche annoncées mercredi pour le Printemps de Bourges, qui revient du 19 au 24 avril dans son format habituel. Parmi les autres noms dévoilés, on trouve Gaëtan Roussel, IAM et Dutronc & Dutronc, soit Jacques et Thomas pour la première fois en tournée commune. « Constance Maillet est ma meilleure amie, et ce projet est né dans mon canapé », revendique fièrement Manon Azem, qui joue le personnage de Dany. « On s’est rendu compte qu’on parlait tout le temps de nos parents, poursuit Constance Maillet. On s’est dit qu’on devrait peut-être faire une série là-dessus. » À la découverte d’Adopte un mec Dany, jeune bisexuelle au caractère bien trempé, essaie de s’émanciper de la relation fusionnelle qu’elle entretient avec sa mère, Christiane (Christine Citti). Femme très libre sexuellement, Christiane a fait son bébé toute seule. Dany est sa raison de vivre, jusqu’au jour où sa fille lui montre le site Adopte un mec. Alors que Christiane redécouvre sa féminité, Dany décide d’en savoir plus sur son géniteur et ses origines. La série brise le 4 e mur pour matérialiser la fracture numérique entre millenials et boomers, avec des tutos hilarants où l’on explique aux vieux Tinder, TikTok, Uber ou les fake news. « Cette génération ne transmet pas I CULTURE JEUDI 25 NOVEMBRE 2021 19 L’héritage d’Amy Winehouse exposé à Londres La vie, la musique et l’héritage d’Amy Winehouse (en photo à Londres, en 2009) sont célébrés dans une exposition qui s’ouvre vendredi au musée du Design de Londres, dix ans après la mort de l’emblématique chanteuse britannique, à seulement 27 ans. Cette exposition, intitulée « Amy  : Beyond the Stage », cherche à explorer la créativité de la diva britannique de la soul, tout en rendant hommage à ses influences très éclectiques. On y trouve, entre autres, les paroles manuscrites d’albums inédits, ainsi que sa toute première guitare, achetée lorsqu’elle était adolescente. Photo  : Rex Features/Rex/Sipa Jean-Pierre Pernaut atteint d’un cancer L’ancien présentateur du journal de 13 h de TF1, Jean-Pierre Pernaut, 71 ans, a annoncé lundi être atteint d’un cancer du poumon, précisant aussitôt que « tout [allait] bien pour l’instant ». « J’ai subi une première opération début juillet », a-t-il expliqué dans une vidéo publiée sur Twitter. Il a rappelé avoir déjà été traité pour un cancer de la prostate. Photo  : L. Guericolas/MPP/Sipa I (De g. à dr.) Les acteurs Allison Chassagne, Jules Sagot, Manon Azem et Bellamine Abdelmalek. M. Zazzo/OCS que les nouvelles technologies, mais aussi plein de valeurs », souligne la productrice, Alexandra Crucq. Et c’est précisément là que Hashtag Boomer révèle toute sa pertinence. « L’écriture de Constance [Maillet], tellement précise, a changé mon regard sur les trentenaires, confie la seconde productrice, Maïtena Biraben. Sur le papier, on riait comme des malades. En images, il y a une sorte de mélancolie qui raconte comme cette génération est grave. » « L’euphorie des années 1980 » « J’ai une image de la génération des boomers extrêmement libres, souligne Constance Maillet. Ils ont pris des drogues, fait la fête, ont vécu l’euphorie des années 1980. On se retrouve, au même âge qu’eux, devant des images du réchauffement climatique. On n’a pas du tout le même niveau de conscience et de pression. C’est quelque chose qu’on peut jalouser, mais qui est très frais aussi. Cette génération de boomers dédramatise notre monde. » « Les Bodin’s en Thaïlande » prennent d’assaut le box-office La comédie Les Bodin’s en Thaïlande a détrôné le vraifaux biopic sur Céline Dion, Aline, à la tête du box-office, avec plus de 580 000 spectateurs pour sa première semaine d’exploitation dans les salles de cinéma. Le film de Frédéric Forestier a fait mieux que les films précédents mettant en scène les mêmes personnages, Amélie au pays des Bodin’s et Mariage chez les Bodin’s. Le film de Valérie Lemercier, qui incarne la chanteuse québécoise de 7 à 50 ans, prend, pour sa part, la deuxième place du classement, et cumule environ 900 000 entrées après deux semaines sur les écrans. Photo  : SND Rendre les frises du Parthénon aux Grecs ne défrise pas les Anglais Le Premier ministre grec, Kyriakos Mitsotakis, s’est félicité mercredi du « soutien du peuple britannique » au retour en Grèce des frises du Parthénon, actuellement au British Museum de Londres. Selon un sondage de l’institut britannique YouGov, 59% des sondés ont répondu que les marbres du Parthénon « appartenaient à la Grèce », contre 18% attribuant leur propriété au Royaume-Uni, et 22% qui ont indiqué « ne pas savoir ». L’enquête a été conduite mardi auprès d’un échantillon de 7 717 Britanniques.



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