20 Minutes France n°3680 24 nov 2021
20 Minutes France n°3680 24 nov 2021
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°3680 de 24 nov 2021

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : 20 Minutes France

  • Format : (230 x 305) mm

  • Nombre de pages : 28

  • Taille du fichier PDF : 9,3 Mo

  • Dans ce numéro : alerte rouge sur le GHB.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
< Pages précédentes
Pages : 8 - 9  |  Aller à la page   OK
Pages suivantes >
8 9
6 MERCREDI 24 NOVEMBRE 2021 ACTUALITÉ Le hashtag #BalanceTonBar est apparu sur les réseaux sociaux pour alerter de l’utilisation malveillante du GHB en soirée. M. Panic/IStock/Getty Images GHB Comment se protéger dans les soirées ? Des mesures de prévention sont mises en place face à la progression de soupçons d’intoxication à la « drogue du violeur » L Delphine Bancaud e fléau n’est pas nouveau, mais il empire. Depuis un mois, de nombreux témoignages ont été publiés sur les réseaux sociaux sous le hashtag #BalanceTonBar. Des personnes racontent avoir été agressées après avoir été droguées à leur insu dans des bars et discothèques, majoritairement des femmes. Le site Drogues info service explique les effets du GHB et l’impression de « trou noir » « qui suit immédiatement une période d’euphorie, puis d’endormissement » (lire ci-contre). « Je garde toujours mon verre à la main » Des collectifs féministes ont appelé à boycotter certains bars et boîtes. Une mesure radicale pour éviter les risques, mais à laquelle ne veulent pas se résoudre celles et ceux qui ont envie de continuer à sortir dans des lieux publics, le soir. Alors, certains préfèrent adopter des réflexes pour se protéger contre ce type d’agression. À l’instar de Blandine, qui a répondu à notre appel à témoignages  : « Je garde toujours mon verre à la main afin de le surveiller en permanence. Je refuse également les verres des inconnus, à moins qu’ils ne les aient payés devant moi et qu’ils soient servis devant moi. Je reste toujours avec mes amis jusqu’à la fin de soirée. » Même vigilance chez Émilie  : « Je surveille constamment mon verre. Ma main est toujours plaquée dessus. Si je dois absolument le déposer quelque part, je ne le reprendrai plus après. « Dans les gros clubs, on voit de plus en plus souvent des verres munis de capsules, afin que l’on ne puisse rien glisser dedans. » David Zenouda, de l’Umih J’irai m’en acheter un autre. Et on essaie de rester toujours deux par deux pour pouvoir se protéger en cas de problème. » Des conseils qui rejoignent ceux qu’on peut trouver, là encore, sur le site Drogues info service, qui recommande de « ne jamais laisser son verre posé hors de portée de vue », « d’éviter de boire un verre que l’on n’a pas vu servir », et « de ne pas laisser son verre sans surveillance lors de soirées ». Pour éviter d’être désertés, certains établissements de nuit ont pris des mesures. « Dans les gros clubs, on voit de plus en plus souvent des verres munis de capsules, afin que l’on ne puisse rien glisser dedans. Des affiches sensibilisent aussi les clients aux dangers du GHB », constate David Zenouda, président de la branche nuit à l’Union des métiers des industries de l’hôtellerie (Umih) Paris Île-de-France. Les patrons d’établissement reçoivent aussi une formation sur les différents dangers de l’alcool et des drogues. « Et les barmans sont formés pour apprendre à repérer les personnes dans un état second et les comportements douteux », complète David Zenouda. Mais d’autres moyens de protection pourraient encore être développés  : « Pourquoi ne pas équiper les comptoirs de bar de caméras qui permettraient de filmer les verres ? », poursuit David Zenouda. Selon Sasha Leclerc, vice-présidente d’Ô Campus, la Fédération des associations étudiantes d’Orléans, il faudrait aussi « que les numéros d’urgence soient affichés dans tous les lieux festifs et que des « safe space », où les gens qui se sentent mal soient placés sous surveillance, existent partout ». Des signes qui peuvent alerter Après avoir reçu des témoignages d’étudiants qui estiment avoir été drogués à leur insu, les associations étudiantes ont accéléré la prévention. C’est le cas d’Ô Campus, qui a communiqué fin octobre sur les réseaux sociaux. « Nous les avons informés des signes qui peuvent laisser penser que le verre a été « drogué »  : si son aspect est brumeux, s’il contient beaucoup trop de bulles, si les glaçons tombent au fond », explique Sasha Leclerc. el 1 D ru Une molécule détournée de son usage médical Anissa Boumediene Connu depuis de nombreuses années comme « la drogue du violeur », le GHB est à l’origine un médicament dont l’utilisation est restreinte et strictement encadrée. Cette molécule de synthèse aux propriétés sédatives, conditionnée sous forme de poudre blanche soluble ou de liquide, est le plus souvent administrée par voie orale. Le GHB est indiqué dans le traitement de troubles du sommeil, comme « la narcolepsie chez les patients adultes, les adolescents et les enfants » dans de rares cas, précise le Vidal, la bible de référence des produits de santé. « Le trou noir » Lors de l’intoxication, les effets du GHB se font ressentir quinze à trente minutes après absorption et durent environ une, voire plusieurs heures, décrit Drogues info service. « J’ai ressenti une véritable paralysie. J’étais consciente, mais je n’avais plus aucune force en moi pour repousser quiconque autour de moi, a confié à 20 Minutes une étudiante montpelliéraine qui pense avoir été droguée à son insu. Puis j’ai fini par ne plus rien voir, ne plus pouvoir parler. Et je me suis endormie. Le trou noir. » Maux de tête, vertiges, étourdissements, nausées et vomissements, somnolence, confusion et amnésie comptent parmi les principaux effets indésirables du GHB. Bien qu’il soit possible d’identifier la présence de la molécule dans l’organisme, sa détection est délicate, prévient Drogues info service  : « Le GHB est dépistable uniquement par des laboratoires d’analyses spécialisés, pendant moins de douze heures dans les urines, et à peine quelques heures dans le sang. » Une saisie des douanes d’environ 13 t de GBL, molécule proche du GHB. Douanes françaises/AFP
PLUS DE 40 BOISSONS POSSIBLES DU 23 AU 29 NOVEMBRE RENDEZ-VOUS EN MAGASIN OU SUR LE SITE WWW.E.LECLERC € 49,90 € 19,90 DONT 0,24 € D’ÉCO PARTICIPATION CAFETIÈRE TASSIMO -30 € DE RÉDUCTION DE RÉDUCTION IMMÉDIATE Réf. TAS1107. Système de reconnaissance des boissons. Nettoyage automatique. Arrêt automatique après 90 secondes. Garantie constructeur 2 ans pièces et main-d’œuvre (1). TOUT CE QUI COMPTE POUR VOUS EXISTE À PRIX E.LECLERC *Vendredi noir. (1) En complément de la garantie constructeur, les produits présentés sont couverts par les garanties légales de conformité (articles L217-4 et suivant du code de la consommation) et des vices cachés (articles 1641 et suivant du code civil). Voir conditions de garantie en magasin. Offre limitée à 5 produits par foyer pour cette opération et réservée à une consommation personnelle. Le magasin se réserve le droit de refuser toute demande d’une quantité supérieure aux besoins habituels généralement constatés pour une consommation personnelle. Offre interdite à la revente. Pour connaître la liste des magasins participants, les dates et les modalités, appelez:. Du lundi au samedi de 8 h30 à 19 h sauf les jours fériés et de 8 h30 à 18 h les veilles de jours fériés. * GALEC – 26 Quai Marcel Boyer – 94200 Ivry-sur-Seine, 642 007 991 RCS Créteil.



Autres parutions de ce magazine  voir tous les numéros


Liens vers cette page
Couverture seule :


Couverture avec texte parution au-dessus :


Couverture avec texte parution en dessous :