20 Minutes France n°3676 17 nov 2021
20 Minutes France n°3676 17 nov 2021
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°3676 de 17 nov 2021

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : 20 Minutes France

  • Format : (230 x 305) mm

  • Nombre de pages : 40

  • Taille du fichier PDF : 7,4 Mo

  • Dans ce numéro : interview d'Olivier Véran, au sujet de la 5e vague de Covid-19 qui frappe la France actuellement.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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8 MERCREDI 17 NOVEMBRE 2021 + DE 20 MINUTES PLANÈTE Wee." ! ! 4'e'e re g.. - je* L’électricité devrait représenter 55% de la consommation d’énergie totale en 2050 (contre 27% aujourd’hui), selon une étude publiée fin octobre par Réseau de transport d’électricité. F. Florin/AFP Transition énergétique Un débat sous haute tension Différents scénarios anticipent une hausse de la consommation d’électricité en France d’ici à 2050. Mais à quel point ? Fabrice Pouliquen Pour ou contre le nucléaire ? La transition énergétique est souvent ramenée à cette question en France. Illustration avec l’étude publiée fin octobre par Réseau de transport d’électricité (RTE), sur les évolutions possibles de notre système de production électrique d’ici à 2050. Trois scénarios tendent vers le 100% renouvelable, et trois autres prévoient de nouveaux réacteurs nucléaires. D’une certaine façon, Emmanuel Macron a tranché le débat le 9 novembre en actant la construction de nouveaux réacteurs EPR. C’est mettre la charrue avant les bœufs ? « Il y a un débat à avoir en amont autour de notre consommation d’électricité, à quel point on fait de sa maîtrise une priorité », estime Jean-Baptiste Lebrun, directeur du Cler-Réseau pour la transition énergétique. Après avoir augmenté entre 1973 et 2010, cette consommation stagne, voire tend à diminuer (473 térawattheures [TWh] en 2019, lire l’encadré). Pourtant, il est probable qu’elle augmente d’ici à 2050. « On l’oublie, mais les deux tiers de notre consommation d’énergie finale reposent sur le pétrole et le gaz naturel », répète Barbara Pompili, ministre de la Transition écologique. Or atteindre la neutralité carbone implique de sortir de ces deux énergies fossiles. Il y a trois principaux leviers pour y parvenir  : l’efficacité énergétique des équipements, la sobriété (des usages plus appropriés) et l’électrification des usages (par exemple, en remplaçant sa voiture thermique par une électrique). La consommation d’énergie totale devrait donc baisser d’ici à 2050, et celle d’électricité augmenter. Tout l’enjeu est de savoir où placer les curseurs. RTE s’appuie sur la stratégie nationale bas carbone, qui prévoit une baisse de 40% de la consommation d’énergie finale. L’électricité, elle, devrait passer de 27% à 55%, pour atteindre 645 TWh en 2050. La sobriété, simple « variante » À ce scénario, RTE ajoute deux variantes. L’une fait l’hypothèse d’une forte réindustrialisation, avec une consommation d’électricité grimpant à 750 TWh en 2050. L’autre fait l’hypothèse d’une plus grande sobriété des usages. On serait à 555 TWh. Jean- Baptiste Lebrun tique sur le fait que cette trajectoire de sobriété soit considérée comme une « variante » par rapport au scénario central. « Ce dernier est-il le plus probable selon RTE, ou celui que pousse en coulisses le gouvernement ? », interroge le directeur du Cler. « Plus vous faites passer l’idée -In Cu que nous allons vers une forte hausse de nos consommations d’électricité, plus vous légitimez les scénarios qui impliquent la construction de nouveaux réacteurs nucléaires. » L’alternative ? Mettre au cœur des politiques énergétiques l’efficacité énergétique et la sobriété, « dont on est loin d’avoir exploité les potentialités », disent Jean-Baptiste Lebrun et Nicolas Goldberg, expert énergie au cabinet Colombus Consulting. « En particulier la sobriété, note ce dernier. Elle est trop souvent réduite à des privations de liberté. Pourtant, elle peut être synonyme du contraire, comme avec le télétravail. » Le cas particulier de l’année 2020 La consommation électrique française a chuté plus encore en 2020 qu’en 2019, en raison de la crise sanitaire liée au Covid-19. Elle a entraîné, selon RTE, une baisse de l’activité de l’industrie et de nombreux secteurs de l’économie. Au total, elle s’était établie à 460 TWh, soit une baisse de 3,5% par rapport à 2019.
Économies d’énergie Airbus dans le sillage des oies sauvages Les deux avions ont volé à 3 km l’un de l’autre au cours du vol. L’avion suiveur a évolué 300 m plus bas que l’autre. La technique a permis d’économiser plus de 5% de carburant. Photo  : S. Ramadier/Airbus MARRE DU IlflARAIS ? DÉCOUVRE POKTOBEI,1,0 CET HIVER. ON EN VOIT PLUS QUAND ON NE VOLE PAS, + DE 20 MINUTES PLANÈTE MERCREDI 17 NOVEMBRE 2021 9 L’avionneur a réalisé un vol d’essai de deux A350 en formation, entre Toulouse et Montréal. Un moyen de réduire les émissions de CO 2 et la facture de kérosène À Toulouse, Béatrice Colin Si les oies sauvages volent en formation, souvent en V, ce n’est pas pour faire beau. C’est surtout parce qu’elles économisent ainsi leurs forces lorsqu’elles ont des milliers de kilomètres à faire au cœur de l’automne, lors des grandes migrations. L’oiseau en tête fend l’air et crée une sorte de couloir dans lequel se glissent ses congénères, qui ont moins d’efforts à fournir. Une économie d’énergie qui a inspiré Airbus, à la recherche de solutions pour limiter les émissions de gaz à effet de serre. La semaine dernière, pour la première fois, deux A350 de l’avionneur européen ont réalisé un vol en formation entre Toulouse (Haute-Garonne) et Montréal, au Canada. Lors de ce voyage transatlantique, les deux appareils se suivaient à 3 km de distance, l’un étant 300 m plus bas que l’autre. « Cela a été rendu possible grâce aux systèmes de contrôle de vol développés par Airbus, qui positionnent l’avion suiveur (…) dans le sillage ascendant de l’avion de tête, lui permettant de réduire larte poussée du moteur et de diminuer la consommation de carburant », indique l’avionneur dans un communiqué. Ainsi, plus de 6 t d’émissions de CO 2 ont été économisées au cours du trajet, soit une économie de plus de 5% de carburant. Ce qui est loin d’être anodin sur le plan financier, sachant qu’un A350 peut consommer jusqu’à 60 000 l entre Paris et Pointe-à-Pitre, en Guadeloupe, même si cela représente déjà 25% de kérosène brûlé en moins par rapport aux avions de la génération précédente. Les acteurs qui collaborent à ce projet « ont prouvé que la technologie de vol en formation, à récupération d’énergie Airbus imagine déployer ce système pour les avions de transport de passagers « vers le milieu de cette décennie ». eleUelr:t0STAR- LONDRES EN TRAIN de sillage, expérimentée lors d’un vol «Fello’Fly», peut être réalisée sans compromettre la sécurité. La démonstration montre également comment ce type d’opération pourrait considérablement améliorer les performances environnementales des avions commerciaux », avance Airbus, qui imagine déployer ce système pour les avions de transport de passagers « vers le milieu de cette décennie ». Reste à persuader les autorités du transport aérien du bien-fondé de ce nouveau concept, et à obtenir sa certification. À PARTIR DE 44  € PAR TRAJET* BILLETS FLEXIBLES* RÉSERVEZ SUR EUROSTAR.COM *À partir de 14 E par personne, pour un aller simple en Standard entre Paris Gare du Nord et Londres St l'ancras International, basé sur un A/R obligatoire. 8 000 places disponibles à partir du 11/11/2021, pour des voyages du 05/01/2022 au 23/03/2022 inclus. Certaines dates sont exclues. Disponibilité limitée les vendredis et les weekends. Frais d'échange non applicables jusqu'à 7 jours avant votre départ. Non remboursable. Plus d'informations sur eurostar.com. Eurostar International Limited, Société de droit britannique enregistrée en Angleterre et au Pays de Galles sous le n°2462001, dont le siège social est situé à Kings Place, 90 York Way, Londres Ni 9AG, Royaume-Uni.



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