20 Minutes France n°3674 10 nov 2021
20 Minutes France n°3674 10 nov 2021
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°3674 de 10 nov 2021

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : 20 Minutes France

  • Format : (230 x 305) mm

  • Nombre de pages : 32

  • Taille du fichier PDF : 4,9 Mo

  • Dans ce numéro : le nouveau projet d'Emmanuel Macron.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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8 MERCREDI 10 NOVEMBRE 2021 + DE 20 MINUTES PLANÈTE D’après une publication récente du North Atlantic Right Whale Consortium, la population de baleines franches est passée de 481 individus en 2011 à 336 en 2020.C. Khan/Ifaw Biodiversité Des cétacés menacés Depuis 2011, la population de baleines franches de l’Atlantique Nord chute, malgré des mesures de protection déjà instaurées Fabrice Pouliquen Elles mesurent entre 13 et 17 m de long et pèsent entre 45 et 65t. Les baleines franches de l’Atlantique Nord ont beau être des forces de la nature, elles sont en danger critique d’extinction. Fin octobre, l’organisme North Atlantic Right Whale, engagé pour la conservation de l’espèce, a publié son estimation de la population de baleines franches d’Atlantique Nord en 2020  : 336 individus. Soit une baisse de 8% par rapport à 2019. Depuis 2011, la population de baleines franches d’Atlantique Nord, qui avait alors atteint 481 individus, estimation la plus haute depuis la fin de la chasse (lire l’encadré), leur nombre dégringole. Deux principales raisons sont identifiées  : les collisions avec les navires et l’enchevêtrement dans des dispositifs de pêche commerciale, notamment la pêche aux homards. Difficile d’échapper à ces deux menaces quand on évolue au large des côtes nord-est américaines. « Ces eaux sont parmi les plus industrialisées au monde », rappelle Sharon Livermore, directrice de la conservation marine au Fonds international pour la protection des animaux (Ifaw). Ces causes de mortalité ont été identifiées avant 2011 et ont déjà donné lieu à l’instauration de mesures de protection. La baleine franche de l’Atlantique Nord Autrefois peuplant l’océan par milliers, ces baleines, qui se déplacent lentement le long des côtes, étaient des proies faciles, privilégiées par les baleiniers jusqu’en 1935. Eubalaena glacialis Statut  : en danger Population estimée  : 336 Vit principalement le long de la côte atlantique de l’Amérique du Nord. L’espèce a certainement disparu des côtes européennes. Sources  : IUCN, WWF, NOAA, Royal Society Open Science, Ifaw Ce sont, par exemple, les obligations à réduire la vitesse pour les navires en période de présence des baleines. « Les études montrent que, en la baissant en dessous de 10 nœuds, le risque de collision mortelle diminue beaucoup », précise Sharon Livermore. Dix-huit baleineaux enregistrés en 2021 Des solutions existent aussi pour la pêche aux homards. « Notamment des dispositifs de casiers qui permettent de se passer de lignes verticales », reprend la directrice de la Conservation marine d’Ifaw. Malgré tout, la population chute, « signe que les décès restent supérieurs aux naissances », souligne Espèce protégée Ce n’est pas la première situation critique à laquelle sont confrontées les baleines franches. Ces cétacés, proies favorites des baleiniers pendant des siècles, sont déjà sortis décimés d’une pêche intensive, qui a pris fin en 1935. « D’une population estimée à 20 000 individus avant cette période de chasse, les baleines franches sont passées à une Taille maximale  : 17 m Les deux causes principales de mortalité  : – les collisions avec les navires ; – l’enchevêtrement dans des dispositifs de pêche. D ru l’océanologue Christophe Guinet, chercheur au CNRS. L’année 2021 laisse un brin d’espoir que la balance s’inverse, avec 18 baleineaux enregistrés. « Un chiffre prometteur, le plus haut depuis 2015, mais cinq décès ont été constatés à ce jour pour 2021, et les études montrent que seuls 36% des décès sont détectés », rappelle l’ONG Ifaw. Pour Sharon Livermore, l’urgence est donc de renforcer les mesures de protection. L’enjeu est notamment d’étendre leurs périmètres d’application, car « le changement climatique influe sur les schémas de migration des baleines qui, pour chercher leur nourriture, s’aventurent dans de nouvelles zones ». centaine », indique Sharon Livermore. Profitant de leur statut d’espèce protégée, les effectifs se sont reconstitués peu à peu. « On n’en voit plus de notre côté de l’Atlantique, ou alors très exceptionnellement, raconte Christophe Guinet. Elles vivent le long des côtes nord-américaines. L’été, elles remontent en direction de l’Arctique pour s’alimenter. L’hiver, elles redescendent dans la baie de cap Cod, au large de Boston, où elles se reproduisent. »
À l’occasion de la COP26, GRDF s’engage à développer le gaz vert  : une énergie d’avenir, plus propre, locale et renouvelable, issue du recyclage des déchets organiques grâce aux 317 sites de méthanisation présents actuellement en France. #LeGazVertLavenir Plus d’informations sur https://www.grdf.fr/legazvertlavenir L’énergie est notre avenir, économisons-la ! Pour le climat la COP26 a plein de belles idées. Et nous, on en a déjà une dans les tuyaux. GnNDF GAZ RÉSEAU DISTRIBUTION FRANCE Quel que soit votre fournisseur. Le contenu carbone du biométhane produit en France et injecté dans les réseaux gaziers est en moyenne de 23,4 g CO 2 eq/kWh PCI seulement, il est ainsi environ dix fois inférieur à celui du gaz naturel. (Source  : évaluation des impacts GES de la production et de l’injection du biométhane dans le réseau de gaz naturel. Cabinets Quantis et ENEA, 2017.) 2 e 2 GRDF – 6, rue Condorcet – 75009 Paris – SA au capital de 1800745 000  € – RCS Paris 444 786 511 –



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