20 Minutes France n°3665 6 oct 2021
20 Minutes France n°3665 6 oct 2021
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°3665 de 6 oct 2021

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : 20 Minutes France

  • Format : (230 x 305) mm

  • Nombre de pages : 20

  • Taille du fichier PDF : 3,3 Mo

  • Dans ce numéro : il y a du bond et du moins bond.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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10 MERCREDI 6 OCTOBRE 2021 + DE 20 MINUTES PLANÈTE Maxime a renoncé à la carrière qu’on avait imaginée pour lui, comme les cinq autres étudiants suivis par Arthur Gosset dans son film « Ruptures », sorti en septembre sur la plateforme Spicee. A. Gosset Grandes écoles Cap vert sur les choix de carrière Le documentaire « Ruptures » raconte le parcours d’étudiants qui se dirigent vers des métiers en phase avec leurs préoccupations environnementales Fabrice Pouliquen super épanouissant de réaliser son rêve, inventer son propre métier », raconte Aurélie, 26 ans. Ce « C’est jour-là, la jeune femme est venue parler de son parcours à des étudiants de Polytechnique, la prestigieuse école d’ingénieurs qu’elle a fréquentée quelques années avant eux. « On vous dit que vous irez travailler dans l’industrie, que vous serez des directeurs d’entreprise », poursuit-elle. Avant de conseiller de s’orienter « sur ce qui vous fait vraiment vibrer ». C’est d’autant plus justifié à ses yeux que « l’urgence climatique montre les limites du modèle économique bâti par nos prédécesseurs ». Après l’X et une année d’un premier poste en CDI, Aurélie a lancé à Saint- Brieuc (Côtes-d’Armor) le premier village de « tiny houses » de France, ces micromaisons où l’on expérimente un mode de vie plus durable. Combien sont-ils, ces étudiants de grandes écoles, à renoncer au destin qu’on leur avait tracé pour embrasser une carrière qu’ils jugent compatible avec les enjeux environnementaux et sociétaux de notre époque ? « Il y a très peu de données à ce sujet, répond Arthur Gosset. Mais beaucoup, assurément. » Lui en a choisi six, qu’il a suivis pendant un an, caméra à l’épaule, pour son documentaire « Ruptures », disponible sur la plateforme Spicee. Au côté d’Aurélie, on découvre notamment Maxime, diplômé de Sciences po, et Hélène, passée par une école de commerce. « Prise de conscience » Cette dernière, à la sortie de son école de commerce, a intégré une multinationale de la grande distribution. Avant de déchanter. « J’ai toujours été engagée contre la surconsommation et je me rendais compte que l’entreprise me faisait agir dans le sens inverse pour remplir ses objectifs de croissance toujours plus élevés », Un mouvement de fond ? Arthur Gosset, Lyonnais de 24 ans, a réalisé Ruptures lors de son année de césure à l’école d’ingénieurs Centrale Nantes. « Plus j’avais une vision globale de la crise environnementale, plus je me sentais en décalage avec certains enseignements », raconte-t-il. En discutant autour de lui, Arthur Gosset prend conscience qu’il est D ru décrit-elle. Elle finira par démissionner au moment où on lui proposait une promotion. La suite est un long et difficile parcours pour se réorienter. Arthur Gosset n’élude pas cette étape. Au contraire, c’est le cœur de son documentaire  : « Montrer qu’entrer en ruptures n’a rien de facile. Il faut souvent renoncer à un train de vie, accepter l’échec. » Cela en vaut-il le coup ? « Lorsqu’on prend conscience de l’urgence climatique dans laquelle nous sommes, la question ne se pose plus, estime Arthur Gosset. Encore moins quand on sort de grandes écoles et qu’on est, souvent, dans la situation de pouvoir choisir son employeur. » loin d’être le seul, dans sa promo, à avoir ce sentiment. Surtout, en septembre 2018, 32 000 étudiants, essentiellement de grandes écoles, signent et publient « Pour un réveil écologique ». Ce manifeste sonne comme une mise en garde adressée à leurs employeurs. Ils s’y disent déterminés à « inclure dans [leur] quotidien et [leurs] métiers une ambition sociale et environnementale » et se disent « prêts à questionner [leur] zone de confort pour que la société change profondément ».
Bien-être animal Les maîtres ne traînent plus la patte pour bosser Autocollant indiquant la présence de l’animal sur la porte, promenade en la présence du maître... « Toutes les mesures [prises à la mairie] ont été élaborées avec une comportementaliste animalière », précise Sandrine Krief. Pixel et Maxence Salloto, adjoint chargé de l’économie et de l’artisanat à la mairie de Grenoble.rnC. Girardon/20 Minutes + DE 20 MINUTES PLANÈTE MERCREDI 6 OCTOBRE 2021 11 À la mairie de Grenoble, il est possible de venir travailler avec son chien, une expérimentation payante À Lyon, Caroline Girardon Dans le bureau, Pixel, boule de poils de 35 kg, a dû mal à tenir en place. Poussé par une furieuse envie de faire un câlin, le labrador finit par grimper sur les genoux de son maître. « D’ordinaire, il est plus calme. Il se couche à mes côtés et se repose », sourit Maxence Salloto. Depuis la fin du mois de juin, les élus de la mairie de Grenoble (Isère) peuvent venir travailler avec leur chien pour les besoins d’une expérimentation. Une pratique très rare dans les collectivités. Quatre personnes en ont fait la demande, dont Maxence Salloto, l’adjoint chargé de l’économie et de l’artisanat. « De temps en temps », le jeune homme vient au bureau accompagné de Pixel. Dans son sac, une gamelle d’eau, mais aussi quelques jouets pour l’animal. « Travailler dans une collectivité prend beaucoup de temps, souligne l’élu. Je ne suis pas souvent à la maison. Alors, si je ne l’emmène pas, je ne le vois pas beaucoup. » Mais pas question non plus de perturber les habitudes de son chien. « Si j’ai des rendez-vous extérieurs, je le laisse à la VOTRE VIE VOTRE AVIS Best 007 ever His name is Connery, Sean Connery ! « 20 Minutes » a demandé à ses lecteurs qui est, à leurs yeux, le meilleur interprète du célèbre agent secret « S Stéphane Leblanc ouvent imité, jamais égalé. » Parmi nos lecteurs, Bruno a désigné Sean Connery comme le plus proche de l’idée que vous vous faites de James Bond. Ce n’est sans doute pas l’acteur le plus moderne, mais c’est celui qui a créé le mythe. « La classe britannique à l’état pur », selon Christophe et pour 68 d’entre vous sur les 170 témoignages recueillis par 20 Minutes, soit 40% de vos suffrages. Sean Connery, vous l’appréciez majoritairement pour « son physique athlétique et sa présence à l’écran » (Philippe), « son charisme naturel et son « Une aura qu’aucun autre n’a, malgré tous ses défauts. » Frédéric, un fan légendaire sourire » (Linda), « son côté mâle dominant et sa beauté » (Maryvonne), « une aura qu’aucun autre n’aura, malgré tous ses défauts » (Frédéric). Autant dire qu’il n’y a pas photo. De même qu’il n’y en avait pas eu en 1961 pour départager les 600 candidats alors en lice pour incarner le premier 007 de la saga lancée par Albert Broccoli. Parmi eux figuraient David Niven, James Mason ou Cary Grant. Le second de votre liste, c’est Daniel Daniel Craig talonne Sean Connery dans le cœur de nos lecteurs. J. Hordle/REX Shu/Sipa Craig, le dernier à avoir incarné James Bond, avec 41 suffrages (24%). « Il a apporté au personnage une densité et une complexité qui lui manquaient », estime Vincent, pour qui il va être « particulièrement difficile à remplacer ». « Craig a donné une profondeur que n’avait pas le personnage, renchérit Annie, il l’a rendu plus humain sans lui faire perdre son «invincibilité», et puis un Bond amoureux… maison, car il serait inutile qu’il passe la journée seul au bureau. » Quelques mètres plus loin, dans un autre bureau à la porte fermée, Elwinne, petite chienne croisée terrier, dort paisiblement dans son panier tandis qu’Hakim Sabri, adjoint chargé des finances, épluche ses dossiers. « Elwinne a 16 ans, indique-t-il. Maintenant qu’elle est vieille, je préfère la savoir avec moi. Je ne voudrais pas qu’il lui arrive quelque chose si je ne suis pas là. » Pas de chats ni de NAC À la mairie, les règles sont strictes. Un règlement intérieur a été édicté pour ne pas que l’ambiance de travail vire au « zoo ». Les chiens de catégorie 1 et 2, comme les pitbulls ou les rottweilers, ne sont pas autorisés. Les nouveaux animaux de compagnie (NAC), comme les furets, les lapins, les hamsters, non plus. Ni les chats. Les appréhensions de certains salariés ont aussi été prises en compte. « Il faut savoir composer avec la sensibilité de chacun, expose Sandrine Krief, conseillère municipale chargée de la condition animale. Le but de cette expérimentation est de prendre en considération le bien-être animal, mais pas d’imposer son animal aux autres, non plus. » « Les premiers retours sont très positifs, se félicite Éric Piolle, le maire de Grenoble. Amener son chien au bureau permet de créer du lien, ça apaise… et cela n’empêche pas de travailler ! » quoi de mieux ? » Mais c’est aussi celui qui divise le plus par l’apparente froideur et la réelle brutalité de ses 007. « Il n’est pas du tout glamour pour moi du moins », regrette Catherine. « Il lui manque sans doute un peu de charisme et surtout de flegme so British », ajoute Philippe (lire aussi en pages cinéma). Des reproches faits à Timothy Dalton, qui n’obtient que sept suffrages (4%) , mais autant d’éloges de son caractère sombre et taciturne, forcément clivant. « Ce fut un nouveau genre de James Bond, il était en avance sur son temps, estime David. Certainement un Daniel Craig avant l’heure. » Entre les deux, Roger Moore et Pierce Brosnan font quasiment jeu égal avec 27 et 25 voix (16 et 15%) et les mêmes arguments  : « élégance », « flegme », « humour ». « Roger Moore apportait du charme en plus de l’action, estime Laurence, qui le place juste devant Pierce Brosnan, un peu plus moderne, mais avec le même style. » Très loin derrière, George Lazenby n’aura ébloui que deux de nos lecteurs (1%) , dont Loïc, qui le considère comme « le plus sensible et le plus imposant ». Même s’il n’aura eu qu’un film, Au service secret de Sa Majesté (1969), pour s’imposer.



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