20 Minutes France n°3653 8 sep 2021
20 Minutes France n°3653 8 sep 2021
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°3653 de 8 sep 2021

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : 20 Minutes France

  • Format : (230 x 305) mm

  • Nombre de pages : 24

  • Taille du fichier PDF : 3,7 Mo

  • Dans ce numéro : mystère en cuisine.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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8 MERCREDI 8 SEPTEMBRE 2021 ACTUALITÉ Le procès des attaques de Paris et Saint-Denis va se dérouler dans cette salle du palais de justice de Paris, devant la cour d’assises spéciale. T. Coex/AFP 13-Novembre Neuf mois d’audiences et six fantômes Les organisateurs des attentats ne seront pas dans le box au cours du procès qui s’ouvre ce mercredi. Au moins quatre d’entre eux seraient morts C Caroline Politi ondamner des fantômes est devenu le quotidien des magistrats spécialisés dans le terrorisme. Depuis que certains djihadistes ont tenté de se faire passer pour morts afin de tromper les services de renseignement, décision a été prise de juger, en l’absence de preuves irréfutables, ceux pour qui le doute subsiste. Le procès des attentats du 13-Novembre, qui s’ouvre ce mercredi devant la cour d’assises spécialement composée, à Paris, n’échappe pas à cette règle  : parmi les vingt accusés, six manquent à l’appel. L’un d’entre eux est détenu en Turquie, un second est en fuite, mais les quatre autres sont, selon les services de renseignement de plusieurs pays, décédés en Syrie. Leur ombre planera donc sur ces neuf mois d’audiences. À commencer par celle d’Oussama Atar, le seul, parmi tous les accusés, à être jugé pour direction d’une entreprise terroriste. À VOIR AUSSI Quels enjeux pour ce procès ? Ce Belgo-Marocain, a priori tué par un drone en novembre 2017 à l’âge de 33 ans, est soupçonné d’avoir organisé, depuis la Syrie, les attaques du 13-Novembre. « Il était à la tête de la cellule « Oussama Atar avait un rôle de planificateur en chef des attaques. » Jean-Charles Brisard, expert en terrorisme des opérations extérieures, précise Jean-Charles Brisard, président du Centre d’analyse du terrorisme. Il avait un rôle de planificateur en chef des attaques. » Parti combattre les troupes américaines en Irak en 2004 alors qu’il était à peine majeur, il a passé sept ans dans les geôles américaines sur place. « Ce rôle de vétéran du djihad lui a permis de monter tout en haut de l’échelle de Daesh », précise le chercheur. Fin 2014, Oussama Atar s’entoure d’hommes chargés de l’aspect logistique et opérationnel des attaques. À commencer par ses cousins, les frères El Bakraoui, ses relais en Europe. Depuis la région bruxelloise, ils recherchent des armes, louent une partie des voitures et des planques qui serviront à acheminer et héberger le commando. En Syrie, l’« émir » s’appuie également sur deux compatriotes  : Najim Laachroui, qui dispose de connaissances en explosifs, et Abdelhamid Abaaoud, le chef opérationnel des attaques de Paris. Ce dernier est le seul à être en France, le soir du 13 novembre 2015, ouvrant le feu sur des terrasses, avant de trouver la mort lors de l’assaut du Raid à Saint-Denis cinq jours après. Ses trois complices, restés en Belgique, commettront cinq mois plus tard les attentats de Bruxelles. Des « voix » bien informées Oussama Atar a aussi mis à contribution Jean-Michel et Fabien Clain, connus comme les « voix » des attentats pour les avoir revendiqués. « Les frères Clain n’ont pas seulement un rôle de propagande, ils avaient une connaissance précise de ces attentats », précise Jean-Charles Brisard. Ces Réunionnais comparaissent pour complicité des crimes commis à Paris et Saint-Denis. Eux non plus ne seront pas dans le box  : ils ont, selon les services de renseignement, été tués en février ou mars 2019 lors du siège de Baghouz, en Syrie. « On n’a pas des décideurs » En l’absence des têtes pensantes du réseau, ce procès sera-t-il celui des « petites mains » ? C’est ce que craignent certaines parties civiles, comme Arthur Dénouveaux, président de l’association de victimes Life for Paris  : « Tout le monde parle d’un procès pour l’histoire mais, dans le box, on n’a pas des décideurs. » Une réflexion que ne partage pas Jean-Charles Brisard  : « Il y a encore de nombreuses zones d’ombre sur les rôles des uns et des autres dans l’organisation de ces attentats que le procès pourrait éclaircir. » Salah Abdeslam et les autres Hélène Sergent 2" Ils sont, pour la plupart, inconnus du grand public. Pendant sept mois, en plus des 6 accusés jugés par défaut, 14 hommes âgés de 27 à 40 ans vont comparaître devant la cour d’assises spéciale de Paris. De nationalité française, belge, algérienne, suédoise ou pakistanaise, les 14 accusés présents à l’audience sont poursuivis pour leur implication – à des degrés divers – dans la préparation et la commission des attentats du 13 novembre 2015 à Saint-Denis, sur les terrasses parisiennes et au Bataclan. Enfermé dans le mutisme Le plus connu d’entre eux est le détenu le plus surveillé de France, Salah Abdeslam. Né le 15 septembre 1989 à Bruxelles, le Franco-Marocain est le seul membre des commandos du 13-Novembre encore en vie. Ami d’enfance du coordinateur belge Abdelhamid Abaaoud, Salah Abdeslam a d’abord participé, à l’automne 2015, au rapatriement vers la Belgique de plusieurs terroristes de Daesh arrivés de Syrie pour frapper l’Europe. Son frère aîné, Brahim Abdeslam, était membre de l’équipe des terrasses. Il est mort le soir des attentats en se faisant exploser au Comptoir Voltaire, à Paris (11 e). Salah Abdeslam, lui, a abandonné sa ceinture d’explosifs la nuit des attaques pour des raisons qui restent inconnues avant de regagner la Belgique dans la nuit. Face aux juges d’instruction, Salah Abdeslam s’est toujours enfermé dans le mutisme. Ami d’enfance des frères Abdeslam, MohamedAbrini sera, lui, jugé pour avoir accompagné en région parisienne les commandos du 13-Novembre et participé au financement et à la fourniture des armes utilisées par les terroristes. Le Belgo-Marocain de 36 ans a été arrêté à Bruxelles en avril 2016. Il sera transféré de Belgique en France pour le procès. Le Franco-Marocain Salah Abdeslam est le seul membre des commandos encore en vie. AP/Sipa
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