20 Minutes France n°3647 9 jui 2021
20 Minutes France n°3647 9 jui 2021
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°3647 de 9 jui 2021

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : 20 Minutes France

  • Format : (230 x 305) mm

  • Nombre de pages : 20

  • Taille du fichier PDF : 3,5 Mo

  • Dans ce numéro : le virus rentre dans la danse.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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10 VENDREDI 9 JUILLET 2021 Mikros, superhéros né dans les années 1980. Jean-Yves Mitton Pio Marmaï à la poursuite des quidams survoltés 7 Caroline Vié Il est parfaitement à son aise au milieu de partenaires aussi convaincants que lui. Pio Marmaï incarne un policier au passé chargé dans Comment je suis devenu super-héros. Ce premier film français de superhéros et d’aventures fantastiques, qui réunit Leïla Bekhti, Vimala Pons, SwannArlaud et Benoît Poelvoorde, a été montré au festival de Deauville et devait sortir en salles, avant d’être finalement programmé directement sur Netflix ce vendredi. L’histoire se déroule dans un monde où les superhéros se sont intégrés à la population. Des trafiquants d’une drogue CULTURE Superhéros du terroir français La sortie de Comment je suis devenu superhéros, sur Netflix, ce vendredi, nous rappelle que ces personnages existent bel et bien en France, et depuis longtemps Vincent Julé L es superhéros, c’est pas dans la culture française. » Combien de fois cette phrase a pu être prononcée, avec ses variantes sur le cinéma de genre et la sciencefiction. Or, cela ne peut pas être plus faux. Les superhéros français ne se limitent pas à Superdupont, comme le prouve la sortie du film Comment je suis devenu super-héros, ce vendredi sur Netflix (lire ci-dessous). Xavier Fournier ne dira pas le contraire  : il en a trouvé pas moins de 300 pour les besoins de ses livres Super-héros, une histoire française et Super-héros français, une anthologie, chez HuginnMuninn. Exemples. L’AMAZONE MASQUÉE, UNE VRAIE SUPERHÉROÏNE AU XIX e SIÈCLE. « Il y a un truc effarant, commence Xavier Fournier. Ce n’est ni une BD, ni un roman, mais, en 1867, Paris a vu une femme redoutable sèment la panique en donnant des pouvoirs terribles à des quidams incapables de les maîtriser. Comment fait-on pour arrêter un adolescent qui s’est transformé en véritable lance-flammes et qui se planque dans une supérette ? « Il y a un côté polar et film noir dans le film, explique Pio Marmaï. C’est rare de voir un cinéaste français s’attaquer de façon aussi originale au cinéma de genre. L’ambition de Comment je suis devenu super-héros m’a bluffé. » L’acteur incarne un policier au passé chargé. Netflix ru masquée parcourir la ville à cheval. Des témoins la décrivent même armée de sabres. Le Figaro et d’autres journaux de l’époque lui ont couru après pendant un an et demi, pour savoir qui se cachait derrière l’Amazone masquée. Un phénomène médiatique à la Jack l’Éventreur. » Vingt ans plus tôt, Alexandre Dumas commençait la publication du feuilleton Le Comte de Monte-Cristo, « le grand-père de tous les grands-pères », selon le spécialiste. En effet, le roman s’est exporté aux États-Unis et, avec lui, la notion d’identité secrète, indissociable des superhéros et superhéroïnes. NYCTALOPE ET LE PREMIER UNIVERS PARTAGÉ EN 1911. Nyctalope, créé par Jean de La Hire en 1911, est souvent considéré comme le premier superhéros français, mais il s’agit surtout, selon Xavier Fournier, du premier univers partagé avec plusieurs personnages secondaires et une trentaine de romans  : « Nyctalope est un héros qui, à la suite d’une tentative d’assassinat, a eu son cœur remplacé par un organe mécanique. Ses yeux, affectés, lui permettent de voir la nuit. Il est à la fois superhéros et explorateur, avec des aventures sur Mars, contre des hommes requins, etc. Mis en images, cela pourrait donner du pur Marvel. » Mais il est longtemps tombé dans l’oubli, et pour une bonne raison, Jean de La Hire est condamné pour collaboration à la sortie de la Seconde Guerre mondiale. FANTAX, LE BATMAN FRANÇAIS DE 1946. Avec son costume noir et rouge iconique, Fantax, créé en 1946, fait penser à « une sorte de Batman de bande dessinée, résume Xavier Fournier. Tu sens l’influence des héros américains. Il est un peu comme Arsène Lupin, mais règle ça avec les poings. Ses auteurs, les Lyonnais Marcel Navarro et Pierre Mouchot, étaient très inspirés par le cinéma de Lino Ventura, tu as donc un peu un superhéros chez les Tontons flingueurs. Il fume sa clope de travers, peut arracher une tête à coups de pelle. » À noter que le scénariste Marcel Navarro est également derrière les éditions Lug, qui ont ramené les premiers superhéros Marvel en France, et même créé leurs propres héros dans la revue Mustang, à l’instar de Mikros ou Photonik dans les années 1980. L’acteur, qu’on a vu récemment en patient dans la série En thérapie, sur Arte, apporte une grande sensibilité à un personnage de héros encombré malgré lui par un passé douloureux. « C’était chouette de participer à une grosse production bourrée d’effets spéciaux comme celle-ci, surtout que Douglas Attal a aussi soigné la psychologie des personnages », précise Pio Marmaï. La maîtrise des scènes d’action Ce premier film surprend par sa maîtrise, tant dans les scènes d’action que dans les échanges entre les personnages. « Douglas n’a pas cherché à imiter les Américains, insiste le comédien. Il a apporté sa propre vision à un univers qu’on aurait pu croire rabâché. » C’est l’impression que ressent le spectateur en découvrant cet excellent divertissement, dont Pio Marmaï constitue un atout non négligeable.
À LA DERNIÈRE UNE EXPÉRIENCE AUGMENTÉE L’enceinte déco comme un tableau Christophe Séfrin Le géant de l’ameublement suédois Ikea et la firme audio Sonos poussent une nouvelle fois la chansonnette avec Symfonisk, une nouvelle enceinte connectée à accrocher au mur comme un tableau. Le montage est simple et bien plus rapide à mettre en œuvre qu’une bibliothèque Billy  : l’appareil, de taille assez compacte, s’accroche horizontalement ou verticalement. Il est également possible de poser Symfonisk sur un meuble, contre un mur. Proposée en série avec des façades amovibles (blanche ou noire avec des motifs), l’enceinte peut aussi s’offrir une autre façade parmi 12 modèles proposés (vendus de 20  € à 20,99  € ). Ces façades 20 CULTURE VENDREDI 9 JUILLET 2021 11 À deux jours de la finale, « 20 Minutes » a passé en revue des tenues marquantes du championnat d’Europe Julien Laloye et Clio Weickert A Les plus beaux maillots de l’Euro étaient aussi en compétition lors que l’Euro 2021 touchera dimanche à sa fin, l’heure est venue de se poser LA question épineuse de la compétition  : le style. Comme à chaque tournoi, les marques sponsors ont redoublé d’inventivité pour revisiter le traditionnel maillot et faire la différence sur le terrain. Sans grande surprise, celui des Bleus n’a pas failli à son statut de best-seller incontestable des points de vente en France. Les modèles font-ils honneur à l’amour que les supporteurs portent à leur équipe ? LA RENAISSANCE ITALIENNE. L’avis de Clio Weickert, cheffe autoproclamée du microservice style  : « Vu de loin, le maillot a un côté criard, avec ce bleu qui pique les yeux façon sac Ikea. Il vaut beaucoup plus le coup d’œil de près, où l’on découvre les motifs floraux inspirés de la Renaissance italienne. On salue ce parti pris subtil en référence à l’histoire de l’art, mais on regrette le ton sur ton qui gomme tout l’intérêt du motif. » L’avis de Julien Laloye, chef du service des sports  : « Classique, pas mal et on l’identifie de loin. En revanche, le côté tapisserie de Bayeux c’est sympa, mais à Bayeux. Il y a des musées pour ça. » LA SOBRIÉTÉ ANGLAISE.C.W.  : « Sobre, mais efficace. En même temps, en disposant seulement trois lions (The Three Lions, le blason de l’Angleterre) et une virgule sur un maillot blanc, c’était quand même difficile de se rater. Alors oui, au moins on évite les motifs casse-gueule… Mais c’est dommage de jouer la carte de la simplicité pour un pays qui ne manque pas d’excentricités. » J.L.  : « Les meilleures recettes sont toujours les plus simples  : du blanc avec le moins de caca possible dessus. En revanche, est-ce un maillot qu’on peut porter quand on n’est pas beau et musclé ? Vraie question. » UNE FRANCE EN DEMI-TEINTE.C.W.  : « La nouveauté ? Une bande rouge en hommage au maillot porté par les Bleus lors de la Coupe du monde en 1998. Et probablement un petit porte-bonheur pour un doublé avec l’Euro… Bref, on comprend l’idée, mais la bande casse un peu la silhouette. Quant à la marinière, on en a déjà pas mal soupé, il serait peut-être temps de se renouveler. » De gauche à droite et de haut en bas  : le maillot domicile de l’Italie (Puma), celui des Pays-Bas, celui de l’Angleterre et celui de la France (Nike). J.L.  : « Je m’interroge sur cette bande rouge  : de loin, que voit-on, des pompiers en groupe ? Et la couleur est trop brillante peut-être, on dirait un kéké qui arrive en boîte de nuit avec sa chemise satin un peu ringarde. C’est non pour moi. » L’ORANGE CLIVANTE.C.W.  : « Gros coup de cœur pour le maillot néerlandais ! Enfin une teinte exaltante (il faut dire que la couleur du pays aide), qui donne envie de vivre et de boire des coups en terrasse (ce qui a peut-être porté préjudice à l’équipe). Sans oublier ce majestueux lion graphique brodé en ton sur ton qui apporte une véritable profondeur au tissu. Une réussite. » J.L.  : « Une vraie cohérence, ce petit lion dessiné relativement discrètement, pas trop Desigual, raccord avec les armoiries du pays… Maintenant, le problème éternel avec les Pays-Bas, ça reste la couleur du maillot, quoi. » optionnelles créent davantage l’illusion d’un tableau. Celle représentant une platine vinyle est assez chouette, mais on peut aussi opter pour une façade représentant un papillon ou des fleurs. Bravo pour la déco ! Il est cependant nécessaire de télécharger l’application Sonos S2 et de se créer un compte pour configurer Symfonisk. Inconvénient  : l’enceinte ne fonctionne qu’en wifi et non en Bluetooth. Impossible donc pour un invité d’appairer son smartphone avec elle s’il veut partager ses derniers sons. Elle se pilote soit depuis le smartphone de son propriétaire, soit depuis le bouton play-pause situé à l’arrière. Bon point néanmoins, et c’est ici essentiel  : la qualité sonore de Symfonisk est au rendez-vous. Ses deux haut-parleurs attelés à un évent remplissent leur mission. On retrouve ainsi la signature Sonos, avec un son assez dynamique, précis dans les aigus, riche en médiums et plutôt équilibré. Grâce à la fonction True Play, on peut même calibrer l’appareil selon la configuration de la pièce dans laquelle elle se trouve. La nouvelle enceinte Ikea-Sonos n’est donc pas un mauvais parti. Vendue 179  € , la Symfonisk reste moins chère que la première des enceintes Sonos de salon, la Sonos One SL, vendue, elle, 199  € .



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