20 Minutes France n°3631ES3 3 jun 2021
20 Minutes France n°3631ES3 3 jun 2021
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°3631ES3 de 3 jun 2021

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : 20 Minutes France

  • Format : (230 x 305) mm

  • Nombre de pages : 14

  • Taille du fichier PDF : 2,4 Mo

  • Dans ce numéro : les ados à petites doses ?

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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ACTUALITÉ Laisse pas piquer ton fils ? Covid-19 La vaccination des 12-15 ans pourrait entraîner des réticences plus marquées Faut-il vacciner les 12-15 ans contre le Covid-19 ? C’est la question à laquelle a répondu favorablement le conseil de défense sanitaire, mercredi. Alors que les Etats-Unis, l’Italie ou Israël l’autorisent pour cette tranche d’âge, Emmanuel Macron a annoncé que les 12-18 ans pourront se faire vacciner à partir du 15 juin. Mais plusieurs raisons pourraient rendre certains parents réticents. V Les traces du scandale de l’hépatite B. Historiquement, « en France, dès qu’on sort un vaccin, en particulier pour les enfants ou les jeunes, c’est le branle-bas de combat, la panique, on n’en veut pas », relève Chantal Maurage, pédiatre. Cette fois, la campagne de vaccination des adolescents contre le Covid-19 pourrait faire écho à celle de 1994 contre l’hépatite B dans les lycées. Après l’apparition de cas de sclérose en plaques et une polémique, l’opération avait été stoppée. « Cet épisode a beaucoup affecté la culture française en matière d’hésitation vaccinale », analyse Caroline de Pauw, sociologue spécialiste des sujets de santé. V La crainte des effets secondaires à long terme. La balance bénéfices-risques n’est pas la même re 20/7e 25 27 27 25 26 18 41'2er 26 27 24 (Mie 23 23 2423 6 Sopa Images/Sipa météo pour des jeunes en pleine santé que pour des adultes de plus de 50 ans. « Il n’y a que Pfizer qui a l’autorisation d’être administré aux enfants de 12 ans, souligne Caroline de Pauw. Il y a donc une crainte des parents sur le fait qu’il puisse y avoir des effets secondaires qui n’auraient pas été prévus, car pas suffisamment évalués encore. » V Une différence importante entre les 12-15 et les 16-18 ans. Le sujet paraît moins sensible pour la catégorie des 16-18 ans que pour celle des 12-15 ans. « Après 15 ans, on ne Prévisions ultra détaillées TV-WEEI-APPLIS LAC H AINEM ETEO. CON les contrôle pas, explique Chantal Maurage. Vous ne pouvez pas les empêcher d’aller où ils veulent et de faire des excès. C’est normal. Donc, en les vaccinant, on protège la population d’un risque de dissémination. » « La balance bénéfices-risques rentre clairement en faveur du bénéfice direct et très utilitariste pour un jeune de 16 ans, ajoute Caroline de Pauw. Vers cet âge, l’adolescent est en capacité de faire un choix éclairé et va avoir tendance à aller se faire vacciner, pour retrouver une vie sociale plus rapidement. » Marie de Fournas 2 Jeudi 3 juin 2021 Les 12-18 ans pourront se faire vacciner à partir du 15 juin (ici aux Etats-Unis), a annoncé Emmanuel Macron mercredi. Temps mieux au sud, tant pis au nord Un temps instable concerne les régions du Nord et du Nord- Ouest, avec une alternance d’éclaircies et de passages nuageux s’accompagnant parfois d’averses ou d’orages. Sur le quart sud-est du pays, le temps est sec avec de belles éclaircies. Le masque dehors réévalué Emmanuel Macron a évoqué mercredi, depuis le Lot, la perspective de ne plus être obligé de porter le masque en extérieur, qui « se fera de manière différenciée sur le territoire ». « Au niveau national, il faudra encore attendre un peu, a-t-il précisé lors d’un point presse. Je pense que, jusqu’à la fin juin, on va garder à peu près la même organisation. » La météo en France Le taux d’incidence à la hausse dans les Pyrénées-Atlantiques Le porte-parole du gouvernement, Gabriel Attal, a évoqué mercredi des hausses des taux d’incidence inquiétantes dans le Sud-Ouest. C’est le cas dans plusieurs départements de Nouvelle-Aquitaine, et en particulier dans celui des Pyrénées-Atlantiques, où le taux d’incidence est de 110. Ce qui correspond à une augmentation de 36% en une semaine. « C’est tout à fait normal, avance Benoît Elleboode, directeur de l’agence régionale de santé Nouvelle- Aquitaine. On déconfine, le brassage est augmenté, et, notre région ayant été moins touchée lors des précédentes vagues, la population jeune de moins de 50 ans est moins immunisée et le virus circule davantage parmi elle. » L’ARS précise qu’il n’y a aucun élément qui laisse penser que les gestes barrières sont moins respectés dans la région qu’ailleurs. « Les gens se réunissent de nouveau, il peut y avoir un peu de relâchement, et comme il y a pas mal de fêtes locales sur ce territoire [les Pyrénées-Atlantiques], cela peut participer à expliquer une augmentation du taux d’incidence », a néanmoins commenté Laurent Filleul, épidémiologiste de Santé publique France Nouvelle-Aquitaine. La préfecture des Pyrénées-Atlantiques a annoncé mercredi un renforcement des contrôles dans les jours à venir « notamment dans les restaurants et débits de boissons, les salles de sport, mais aussi sur la voie publique pour éviter les regroupements festifs sauvages et garantir le respect du couvre-feu. » A Bordeaux, Elsa Provenzano
ACTUALITÉ Jugés pour cyberharcèlement Affaire Mila Dix hommes et trois femmes, âgés de 18 à 35 ans, doivent comparaître ce jeudi devant le tribunal judiciaire à Paris « Depuis janvier 2020, j’ai reçu plus de 50 000 messages haineux. » En novembre, confrontée à une deuxième vague de cyberharcèlement, Mila, adolescente iséroise de 17 ans, dénonçait sur Twitter les « offensives d’une violence inouïe » lancées contre elle sur les réseaux sociaux. Sortie de l’anonymat il y a un peu plus d’un an après la publication d’une vidéo sur Instagram dans laquelle elle critiquait l’islam, la lycéenne, qui a dû quitter son établissement de Villefontaine, est devenue le symbole d’un combat politique et judiciaire. Sept mois après cette deuxième vague de cyberharcèlement la visant, 13 personnes soupçonnées d’avoir participé à cette salve doivent, sauf renvoi du procès, comparaître ce jeudi devant le tribunal judiciaire de Paris. Agés de 18 à 35 ans, les prévenus sont tous poursuivis pour harcèlement En Ille-et-Vilaine, l’énergie solaire en ligne de mine Planète Du temps de sa splendeur, à la fin du XIX e siècle, le site employait 1 200 gueules noires. Après le plomb, la mine de Pont-Péan (Ille-et- Vilaine), au sud de Rennes, mise désormais sur le soleil. Depuis quelques semaines, une impressionnante ferme solaire sort de terre sur cette vaste friche industrielle de 20 ha. Porté par les groupes Marc Energies et IEL, le projet prévoit l’allumage de près de 40 000 panneaux photovoltaïques d’ici à la rentrée de septembre. « Ce sera la plus grande ferme solaire d’Ille-et- Vilaine », se félicite Romain Lehoux, président de Marc Energies. En retard sur d’autres départements, l’Ille-et-Vilaine, qui produit à peine 10% de l’électricité qu’il consomme, accélère dans les énergies renouvelables. Il y a quelques semaines, une centrale photovoltaïque de plus de 11 000 panneaux a été mise en service sur un ancien site d’enfouissement des déchets à Guignen, au sud-ouest de Rennes. Six autres fermes solaires devraient voir le jour d’ici quatre ans dans le département. A Rennes, Jérôme Gicquel D. Fisher/Rex/Sipa moral en ligne, pour lequel ils encourent deux ans de prison et 30 000 € d’amende. Dix d’entre eux comparaissent également pour menace de mort ou menace d’un autre crime, des faits pouvant être punis de trois ans de prison et 75 000 € d’amende. Ces dix hommes et trois femmes, aux profils divers, ont été placés sous contrôle judiciaire dans l’attente du procès. Un enjeu judiciaire et sociétal Cette audience pourrait avoir « valeur d’exemplarité, estime Justine Atlan, directrice de l’association spécialisée dans la protection des mineurs sur Internet, e-Enfance. C’est un moment important. Pour Mila, il s’agit d’être reconnue comme victime par la justice et que l’on reconnaisse que ce qu’elle a subi a eu des conséquences dramatiques dans sa vie d’adolescente. » M. Allili/Sipa Le lycée de Villefontaine (Isère), que Mila a été contrainte de quitter. Contacté par 20 Minutes, l’avocat de la lycéenne, Richard Malka, précise que cette dernière, qui fait l’objet d’une protection policière, devrait être présente à l’audience, au côté de sa mère  : « Toutes les deux tiennent à prendre la parole. Mila a besoin d’y être et de s’exprimer. » Enfin, souligne Justine Atlan, cette audience revêt un enjeu sociétal important  : « C’est l’occasion de rappeler que les réseaux sociaux sont une sphère publique et qu’on ne peut pas y tenir des propos illégaux. L’action judiciaire peut avoir un rôle préventif dans la lutte contre le cyberharcèlement. » Hélène Sergent Encore trop robots pour être vrais Sciences Et si les robots stars devenaient réalité ? Ce jeudi, à 19 h sur YouTube, l’association Science Animation donnera la parole à des experts qui décortiqueront les machines popularisées par le cinéma et les séries. 20 Minutes a demandé à Vincent Creuze, chercheur au Lirmm, le laboratoire de robotique de Montpellier, de se pencher sur l’éventualité que ces machines prennent vie. Et la réponse est… Les robots de fiction feront l’objet d’une conférence ce jeudi à 19h. pourquoi pas. Certaines fonctionnalités de ces robots existent d’ailleurs déjà. Certes, nos smartphones ne maîtrisent pas des millions de formes de communication, comme s’en vante C-3PO (à g. sur la photo) dans « Star Wars ». Mais les applis de traduction permettent de sortir plus d’un touriste de la panade. « C’est la même chose », pointe Vincent Creuze. Et quand R2-D2 (à dr. sur la photo) effectue des missions de mécanique simples, c’est aussi possible. « Un robot qui sait conduire une voiture, on sait faire », poursuit le chercheur. Des machines sans émotion Et puis il y a ce qui n’est pas possible. Pour l’instant. « Dans « Iron Man », l’armure prend des initiatives, note Vincent Creuze. Aujourd’hui, les machines ne font qu’exécuter des tâches prévues. » Les robots existants ne sont pas non plus capables de ressentir et d’exprimer une quelconque émotion. La joie chez R2-D2, qui trépigne sur place, la peur chez C-3PO, ça n’existe pas. « Le robot peut simuler une émotion, poursuit le chercheur. Mais une émotion réelle, un attachement à son maître, cela ne peut pas exister aujourd’hui. » A Montpellier, Nicolas Bonzom * Youtube.com/user/ScienceAnimation31 3 Jeudi 3 juin 2021 Une enquête nationale Ouverte par le parquet de Vienne (Isère), l’enquête a été confiée au pôle national spécialisé sur la haine en ligne, créé récemment au parquet de Paris. Trois séries de gardes à vue ont été menées entre février et avril. Coordonnées par la Brigade de répression de la délinquance contre la personne, elles se sont déroulées sur tout le territoire. Selon des sources proches de l’enquête, les plateformes Web ont collaboré avec les autorités judiciaires.nnCu secondes Le référendum fixé au 12 décembre en Nouvelle-Calédonie. Le troisième et dernier référendum d’autodétermination en Nouvelle- Calédonie aura lieu le 12 décembre, a annoncé le gouvernement mercredi. La date de ce scrutin a fait l’objet d’une semaine de discussions entre loyalistes et indépendantistes. Un outil de lutte d’Etat contre les manipulations de l’information. La France s’apprête à créer une agence nationale de lutte contre les manipulations de l’information en provenance de l’étranger visant à « déstabiliser l’Etat », a annoncé mercredi le secrétaire général de la Défense et de la Sécurité nationale, Stéphane Bouillon. LE CHIFFRE 65 384 personnes étaient détenues en France au 1er mai. La densité carcérale s’établit ainsi à 108%, en hausse de 2% depuis le 1er mars. Ministère de la Justice



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