20 Minutes France n°3631ES 1er jun 2021
20 Minutes France n°3631ES 1er jun 2021
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°3631ES de 1er jun 2021

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : 20 Minutes France

  • Format : (230 x 305) mm

  • Nombre de pages : 13

  • Taille du fichier PDF : 1,9 Mo

  • Dans ce numéro : fin de service.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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ACTUALITÉ Covid-19 Le conseil scientifique appelle les Français à continuer d’appliquer les gestes barrières Tenir bon encore une dizaine de jours. C’est la demande d’Arnaud Fontanet, épidémiologiste à l’Institut Pasteur, pour pouvoir passer un « été tranquille », même si la situation sanitaire liée à l’épidémie de Covid-19 semble s’améliorer. Dans une interview au JDD, le membre du conseil scientifique, qui s’appuie sur des modélisations publiées le 22 mai par l’Institut Pasteur, a ainsi appelé, dimanche, à poursuivre les efforts jusqu’au 9 juin, prochaine étape du déconfinement, pour consolider la décrue. « Tous les petits efforts – masque, gestes barrière ou distanciation physique – peuvent avoir de grands effets sur la courbe des contaminations », a-t-il insisté. 47. "7 1111°I.. j et1 *I SIldef-93M-Al samlleppenin suomA9lid 1100'0113KINIYH 5V-1, 7,. 7 _.1— I.. eenirU ! 2"-'.M'rl'- 2 Mardi 1er juin 2021 Encore des efforts avant le réconfort « Ne pas baisser la garde » Pour Michaël Rochoy, chercheur en épidémiologie et membre du collectif Du côté de la science, ces petits gestes « sont ceux qui ont le plus d’impact, confirme-t-il auprès de 20 Minutes. Certes, la vaccination concerne désormais un grand nombre, mais les gestes barrières concernent absolument tout le monde. » Lundi, lors d’un déplacement dans le Val-de-Marne, le Premier ministre, Jean Castex, a aussi demandé aux Français de « respecter la progressivité » du déconfinement et de « ne pas baisser Syspeo/Sipa la garde ». Car si les chiffres sont en baisse, avec moins de 3 000 patients en réanimation dimanche soir, 16 775 malades du Covid-19 sont hospitalisés et 8 541 nouvelles contaminations ont été comptabilisées en vingt-quatre heures, selon Santé publique France. Pour continuer à limiter la circulation du virus et poursuivre la décrue dans les services hospitaliers, Arnaud Fontanet table également sur l’accélération de la campagne de vaccination (lire l’encadré). « Ce qui compte, c’est d’arriver à l’immunité, soit en laissant les gens se contaminer, soit en vaccinant, souligne mmalal.i..- Le port du masque fait partie des gestes qu’Arnaud Fontanet, membre du conseil scientifique, encourage. Le soleil brille (presque) pour tout le monde Le temps est beau et chaud sur les trois quarts du pays, mais il devient lourd dans le Sud-Ouest. Des averses orageuses arrivent par l’Aquitaine et les régions proches des Pyrénées. Michaël Rochoy. On a fait notre choix. La vaccination massive, c’est notre seule chance de sortir de l’épidémie. » D’autant qu’avec de nouveaux variants, plus transmissibles, l’immunité collective est plus difficile à atteindre  : « La proportion de la population qui doit être vaccinée pour empêcher la circulation du virus grimpe  : l’an dernier, on l’estimait à près de 70%, contre 90% aujourd’hui », rappelle l’épidémiologiste. « On aura un été tranquille, il y a très peu de doutes sur ça, rappelle Michaël Rochoy. Mais ça ne veut pas dire que l’épidémie est finie. » Manon Aublanc La vaccination s’accélère A ce jour, plus de 25 millions de Français ont reçu une dose, selon le ministère de la Santé. « L’objectif de 30 millions [de premières injections] mi-juin est à notre portée », a déclaré Jean Castex, lundi, jour où la vaccination s’est ouverte à tous les plus de 18 ans. La France, qui a reçu 12 millions de doses en avril et 15 millions en mai, attend 27 millions de doses en juin. La météo en France Primovaccinés… et trop relâchés Une fois leur première dose de vaccin contre le Covid-19 reçue, certains Français auraient tendance à trop se relâcher. Le phénomène, non chiffré, commence en tout cas à inquiéter. Au point qu’il a un nom  : le « syndrome du vacciné ». Il s’agirait de personnes se pensant protégées dès la première piqûre et vivant ensuite sans respect des gestes barrières. Une attitude aussi désinvolte que dangereuse, comme l’ont rappelé récemment le gouvernement et les autorités sanitaires. Protection partielle Certes, la première dose offre un renforcement du système immunitaire face au Covid-19. Mais ce dernier, qui reste partiel, ne se produit que dix à douze jours en moyenne après l’injection. « On ne peut pas se faire vacciner le mardi et aller en soirée le vendredi en se pensant immunisé », résume Eric Billy, chercheur en immuno-oncologie. Comment expliquer ce phénomène ? « Il y a peut-être eu trop de mises en avant du nombre de primovaccinés en France, avance Michaël Rochoy, chercheur en épidémiologie. Le nombre de personnes totalement vaccinées est mis au second plan, ce qui peut induire que la seconde dose n’est pas si importante que cela. » Pourtant, selon les deux experts, le phénomène est marginal. Eric Billy rappelle que chaque médecin vaccinant informe de l’importance de faire attention et d’attendre deux semaines après la seconde dose avant de se relâcher. « Et encore, puisqu’on reste possible transmetteur du virus, on ne devrait se relâcher qu’avec des personnes également totalement vaccinées », appuie-t-il. Jean-Loup Delmas
ACTUALITÉ « Nous ne sommes pas des numéros sur un planning » Restauration Des saisonniers expliquent pourquoi ils ne remettront pas le tablier cet été z Lu minutes avec vous Des bars en manque de serveurs, des restaurants en pénurie de plongeurs ? C’est la crainte de nombreux professionnels de l’hôtellerie-restauration, à l’approche de l’été. Le secteur prévoit, selon Pôle emploi, 300 000 recrutements cette année, souvent en CDD. Mais les saisonniers pourraient manquer à l’appel. Nombre de ces travailleurs expliquent à 20 Minutes pourquoi ils tournent la page de l’hôtellerie-restauration. « L’été 2020 a été très difficile, raconte Stéphanie, saisonnière habituée à travailler dans les hôtels autour de Saint- Tropez. Nous étions en sous-effectif, face à un énorme afflux de clients. Le service était donc difficile, et je n’ai eu aucune reconnaissance de la part de mon employeur. » La saison qui arrive se fera donc sans elle. « Nous avons été méprisés par le gouvernement. » Camille, saisonnière Pour Carlos, ancien maître d’hôtel, l’épidémie de coronavirus a aussi servi de déclic  : « Notre métier n’est ni considéré ni respecté. Des horaires interminables, Terry Dupin a été grièvement blessé lors de son interpellation. Syspeo/Sipa (illustration) Gendarmerie nationale/AFP Le manque de considération est mis en avant dans les témoignages. le salaire reste minable. Si vous travaillez le week-end, pas de prime. La vie sociale ? Une catastrophe. » Thierry, autre habitué du secteur, s’agace  : « Nous avons été licenciés comme des mouchoirs jetables, et, maintenant, il faudrait revenir dans l’hôtellerie-restauration ? Nous ne sommes pas des numéros sur un planning, mais des êtres humains. » Les employeurs ne sont pas les seuls à être pointés du doigt par les saisonniers. La politique menée par l’exécutif est aussi citée comme une cause de démotivation. « Nous avions soi-disant droit à une aide de 900 € pendant les mois d’arrêt, explique Camille. Mais très peu ont touché ce montant, au vu Le fugitif armé maîtrisé par le GIGN Dordogne Après trente-six heures de cavale, Terry Dupin, recherché après une tentative d’homicide sur le petit ami de son ex-compagne, a été maîtrisé par le GIGN lundi midi, à Lardin-Saint-Lazare (Dordogne). L’homme de 29 ans a été touché à la gorge lors de son interpellation. Des blessures qui sont de nature à mettre ses jours en danger, selon le général de gendarmerie André Pétillot. L’ex-militaire, en service de 2011 à 2016, était armé d’une carabine de chasse, dont il s’est servi à plusieurs reprises dans sa fuite contre les forces de l’ordre. Plus de 300 gendarmes, sept hélicoptères et des blindés ont été des critères exigés. Nous avons été méprisés par le gouvernement. » La réforme de l’assurance-chômage, attendue le 1er juillet, est aussi une source d’inquiétude. Elle prévoit une augmentation de la durée minimale de travail pour être indemnisé  : six mois, contre quatre mois actuellement. « L’hôtellerie saisonnière n’a pas d’avenir avec cette réforme », regrette Alexandre, qui affiche douze ans de métier. Certains envisagent donc une reconversion. « Je fais une formation en logistique et informatique avec un débouché sur des postes à pourvoir aux 35h, au salaire de 1 900 € brut, bien plus que dans la restauration » conclut Thierry. Nicolas Raffin mobilisés pour quadriller la zone boisée. Il a été interpellé alors qu’il était sur le point de quitter le périmètre de 4 km 2 bouclé par les autorités. Condamné à quatre reprises entre 2016 et 2020 pour violences conjugales, il était employé en CDI comme chauffeur poids lourd dans une entreprise de travaux publics en Dordogne depuis août. « Jamais on ne se serait doutés d’un truc comme ça, a expliqué la présidente de la société. C’était un employé modèle. » A Bordeaux, Elsa Provenzano Vidéo L’ex-militaire arrêté dans un bois à Lardin-Saint-Lazare 3 Mardi 1er juin 2021 Y a de la hausse dans le gaz Consommation Ce mardi, plusieurs dispositions et tarifs changent. 20 Minutes fait le point. V Hausse du prix du gaz. Les tarifs réglementés d’Engie augmentent de 4,4%. Cette hausse est de 1,2% pour les clients qui utilisent le gaz pour la cuisson, de 2,6% pour ceux qui ont un double usage (cuisson et eau chaude), et de 4,6% pour les foyers qui se chauffent au gaz. V Baisse de l’indemnisation du chômage partiel. Jusqu’à présent, les salariés concernés par le chômage partiel percevaient 84% de leur salaire net et 100% s’ils étaient au smic. A partir de mardi, l’Etat versera 72% du salaire net, à l’exception des secteurs protégés comme l’hôtellerie, le tourisme ou l’événementiel. V Adieu le Grand Paris pour les vieux diesels. Les véhicules avec des vignettes Crit’Air 4 et supérieures, soit les plus vieux moteurs diesel et essence, ne pourront plus circuler la semaine entre 8 h et 20h, hors jours fériés, dans la zone à faible émission du Grand Paris. Ce secteur est situé dans un périmètre à l’intérieur de l’A86. Jean-Loup Delmasnnru secondes Feu vert du Conseil constitutionnel au pass sanitaire. Le Conseil constitutionnel a validé lundi le projet controversé du gouvernement de pass sanitaire prévu par la loi encadrant la sortie progressive de l’état d’urgence sanitaire. Il conditionnera l’accès aux événements réunissant plus de 1000 personnes. Renault condamné pour homicide involontaire. Le tribunal correctionnel de Rouen a condamné lundi le groupe Renault et son usine Renault Cléon (Seine-Maritime) à 300 000 € d’amende au total pour l’homicide involontaire d’un technicien, mort des suites d’un accident en 2016. LE CHIFFRE 39 personnes sont mortes dans des avalanches cet hiver en France. Un bilan deux fois plus lourd par rapport à la moyenne. Les victimes étaient surtout des skieurs de randonnée. Anena



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