20 Minutes France n°3627ES2 19 mai 2021
20 Minutes France n°3627ES2 19 mai 2021
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°3627ES2 de 19 mai 2021

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : 20 Minutes France

  • Format : (230 x 305) mm

  • Nombre de pages : 13

  • Taille du fichier PDF : 2,1 Mo

  • Dans ce numéro : soif de libertés.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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ACTUALITÉ LI SIldef-E13M-A1 fflilleppenin suoppid'11051:013KINIVH5V1 2 Mercredi 19 mai 2021 Le déconfinement, un pari déjà réussi ? Covid-19 Le chef de l’Etat avait été critiqué par certains scientifiques sur son plan de réouverture Le bout du tunnel ? Après de longs mois de restrictions liées au Covid- 19, la France entame ce mercredi une première étape du déconfinement. Les cinémas, théâtres et musées rouvrent après deux cents trois jours de fermeture, en respectant des jauges de fréquentation. Les Français pourront se retrouver autour d’un verre en terrasse, du moins jusqu’à 21h, nouvel horaire du couvre-feu (lire aussi p.3 et p.10). « Les Français ont été responsables. » Cabinet de Gabriel Attal « On voit que les signaux sont au vert, et ça démontre que le président de la République a eu raison dans ce calendrier, s’est félicité lundi, sur RTL, Gabriel Attal, le porte-parole du gouvernement. Ça donne tort à tous les prophètes de malheur. » Fin avril, l’exécutif était accusé de ne pas prendre des mesures assez strictes face au variant anglais, qui a entraîné 43 000 décès depuis le début de l’année. « Les Français ont été responsables, et les indicateurs en baisse donnent raison à Emmanuel Macron », La météo en France R. Lafargue/Sipa Emmanuel Macron peut s’appuyer sur un net recul de l’épidémie en France. souligne-t-on au cabinet de Gabriel Attal. Ces réouvertures s’opèrent dans un contexte de net recul de l’épidémie au niveau national, avec un taux d’incidence de 142 cas pour 100 000 habitants sur sept jours, contre plus de 400 début avril. Même décrue à l’hôpital, où le nombre de malades du Covid-19 était inférieur à 23 000 lundi, au plus bas depuis octobre, et dans les services de réanimation, avec 4 190 patients. Une preuve que le pari est réussi ? « Ce n’était pas un pari du président, Un tout petit début d’Eden à l’ouest L’enfer des averses sévit encore sur un large quart nord-est avec, çà et là, des orages. Le paradis, représenté par le soleil, est déjà bien installé sur le pourtour méditerranéen. Dans l’Ouest, et notamment sur la pointe bretonne, le ciel bleu perce en douceur. mais une analyse froide de la situation sur la circulation du virus et la réussite vaccinale », répond la députée Anne Genetet, alors que la France a atteint son objectif de 20 millions de premières injections de vaccin au 15 mai. « On peut ajouter à cela un contrôle strict de nos frontières pour limiter l’apparition des variants, et l’ouverture progressive, par étapes, du pays », ajoute la porte-parole du groupe LREM à l’Assemblée nationale. Les chiffres restent toutefois élevés  : en Ile-de-France et dans les Attention, vous risquez d’être déçus Selon un sondage Odoxa du 13 mai, pour 66% des Français, le bonheur et le soulagement d’être « déconfinés » l’emportent sur l’inquiétude face à une épidémie encore présente. Et 59% d’entre eux souhaitent en priorité se refaire une terrasse le plus vite possible. Cette perspective du bonheur n’est-elle pas trop précipitée ? Ne nous y trompons pas  : les terrasses fermeront à 21h, bars et restaurants ne pourront pas ouvrir leurs salles intérieures, le masque sera toujours obligatoire, les tables seront limitées. Et, en plus, il pleuvra sûrement. De quoi faire des déçus. Le psychologue Robert Zuili divise les Français en trois catégories. D’un côté, la majorité impatiente de ce 19 mai. « Ces personnes ont une approche assez idéaliste de la situation, avec une forte envie de revivre quelque chose Hauts-de-France, le taux d’occupation des services de soins critiques dépasse toujours les 100%. Un constat relevé il y a dix jours par le conseil scientifique, qui alertait sur « une sortie précipitée », risquant d’induire « une possible quatrième vague » cet été. Les scientifiques recommandaient d’attendre « un niveau de vaccination de 35 millions de personnes » et une baisse des contaminations à moins de 10 000 par jour. Mais la structure n’a plus vraiment l’oreille de l’Elysée. L’ombre des variants « On trouvera toujours des épidémiologistes pour dire qu’il faut confiner toujours plus. Mais le gouvernement doit trouver un équilibre, avec des mesures de restrictions acceptables par la population, mais sans levée totale, pour éviter l’effet cocotte-minute de décompression qu’on a vécu l’année dernière lors du déconfinement », avance Anne Genetet. De son côté, l’opposition semble avoir « validé » le calendrier, pour se concentrer sur la sortie de crise économique ou les modalités du pass sanitaire. Au gouvernement, on salue les prémices d’un retour aux jours heureux, mais les derniers mois invitent à la prudence. « On reste vigilants, notamment face aux variants. La prochaine étape est le 9 juin [réouverture des salles de sport et de l’intérieur des restaurants] », ajoute l’entourage de Gabriel Attal. Emmanuel Macron s’offre, lui, ce mercredi, une visite dans l’Aube pour marquer la reprise des activités sportives. Thibaut Le Gal d’agréable et qui manquait à leur vie. Il est possible qu’il y ait un peu de déconvenues, de pluie ou de places limitées en terrasse, mais récupérer cet espace de liberté – même imparfait – prendra le dessus. » Pas de problème non plus pour la deuxième catégorie, les pragmatiques, qui savent que ce 19 mai sera un jour tout juste moyen à l’échelle du monde d’avant et qui « n’en attendent pas plus que ça », selon le psychologue. Reste la troisième catégorie. Ceux qui « ont besoin » de retrouver ce monde d’avant. Pour Robert Zuili, « à avoir trop d’attentes, on risque de se retrouver amer. Ce besoin de sociabilité ne sera pas rassasié avec toutes les mesures restrictives encore en place. » Pour le psychologue, charge à chacun de respecter les ressentis des autres. Jean-Loup Delmas
ACTUALITÉ « La carte bleue va chauffer ! » Déconfinement Nos lecteurs se font une joie de retrouver les boutiques, dès ce mercredi Dans. Les. Starting-blocks. A la veille du déconfinement, ce mercredi, nombreux sont celles et ceux qui ont déjà prévu leur programme après de longs mois de fermeture pour cause de pandémie de Covid-19. En terrasse, au cinéma, avecnnvous minutes, 1:2) dans les musées… A Paris, comme dans le reste de l’Hexagone, on se prépare aussi à se rhabiller pour l’été, alors que les commerces dits non essentiels vont rouvrir et accueillir à nouveau les clients. C’est en tout cas le souhait des lectrices qui ont répondu à notre appel à témoignages. « Vive les petits commerces. » Sandrine Marie ouvre le bal  : « J’ai prévu d’acheter une paire de chaussures de sport ainsi qu’une paire de nu-pieds. Pour cela, j’ai une enveloppe de 200 € . Je n’ai pas spécialement fait de repérage en ligne, car je compte sur les vendeurs. Le conseil en boutique est primordial. » D’autant plus que, désormais, Vidéo La première phase du retour à la vie normale. En Gironde, 40% des restaurateurs disposent d’une terrasse. K. Konrad/Sipa (illustration) M. Bosredon/20 Minutes on pourra essayer  : « Cela fait des mois que j’attends de pouvoir aller dans les magasins pour trouver une tenue et des chaussures pour le mariage de ma sœur, s’impatiente Elendille. Internet, c’est bien, mais ça a ses limites en termes d’essayage et de retour si l’achat ne convient pas. » Sandrine, elle, aborde sa prochaine séance de shopping comme un acte citoyen et solidaire à l’égard des commerçants touchés par la crise  : « Je vais aller faire les petites boutiques qui en ont besoin. Vive les petits commerces ! » Et après des mois d’épargne record des Français, il y en a qui comptent bien casser la tirelire. « Je ne me fixe pas de budget, car je sais que ça va être A Bordeaux, on y croit, mais on craint « Du bruit, de la vie, ça va faire du bien », sourit Thomas Desprats, responsable de salle de Chez Jean, place du Parlement, à Bordeaux. Après le grand calme du confinement, le site a commencé à retrouver un peu d’activité ces derniers jours. Réception des livraisons, dépoussiérage des tables et des chaises  : les restaurateurs du centre-ville, qui ont la chance d’avoir une terrasse, se disent fin prêts à rouvrir ce mercredi, avec une jauge à 50%. En Gironde, 40% des restaurateurs disposent d’une terrasse et, parmi eux, « environ deux tiers vont rouvrir, et un tiers vont attendre le 9 juin », précise Laurent Tournier, président de l’Union des métiers et des industries de l’hôtellerie Gironde. Rue Saint-Rémi, au Petit Mignon, il n’y a pas de terrasse difficile de le respecter, affirme Karima. Mais la carte bleue va chauffer ! » Pour elle, mais aussi pour ses enfants. « Pas trop le choix, confirme Agnès. Ce sont les joies de l’ado qui a décidé de pousser pendant le confinement. » Anissa Boumediene Des règles strictes Les autorités ont détaillé un protocole sanitaire par étapes, avec notamment une jauge d’un client maximum pour 8 m², puis d’un client pour 4 m² à partir du 9 juin. Une jauge qui doit disparaître le 30 juin. en temps normal. La mairie a toutefois autorisé l’établissement à sortir quelques tables. « On pourra faire 12 couverts, c’est rien du tout, mais on va continuer la vente à emporter, ça nous a sauvés », commente Foued Essalhi, gérant associé. Quid de la main-d’œuvre ? Les restaurateurs appréhendent aussi l’été. Les Français vont-ils rester en France, alors que les destinations européennes s’ouvrent ? Les Espagnols et les Anglais seront-ils au rendez-vous ? Des incertitudes pèsent aussi sur la main-d’œuvre. « Pour 300 annonces, il y a 20 candidats, relève Laurent Tournier. Certains sont allés vers d’autres secteurs. » A Bordeaux, M ickaël Bosredon et Elsa Provenzano 3 Mercredi 19 mai 2021 Les Français comptent se rattraper dans les magasins dès ce mercredi après de longs mois d’épargne forcée. En Bretagne, y a le feu aux fûts de bière « Ça fait un mois qu’on est sur le pied de guerre », reconnaît Marc-Olivier Bernard. Le directeur de la Brasserie de Bretagne a rassemblé ses équipes pour reconstituer les stocks de bière. Et notamment produire des fûts, en vue de la réouverture des terrasses des bars et restaurants, ce mercredi. Porté par le dynamisme des ventes en cave et en grande surface, le premier brasseur breton n’avait pas vraiment ralenti la production. Mais il avait clairement délaissé les fûts. L’entreprise de Concarneau (Finistère) était alors loin d’imaginer que les bars fermeraient tout l’hiver. La prudence de mise Ce coup d’arrêt a poussé certains brasseurs à rester plus prudents. Chez Skumenn, près de Rennes (Ille-et- Vilaine), la « reprise » se fera plus en douceur. « On a un peu peur du yo-yo, car on a toujours un doute sur la pérennité de l’ouverture des bars », indique Stéphane Le Boucher, l’un des fondateurs. Faut-il craindre une pénurie, à l’image de ce qu’ont vécu les Anglais à la réouverture de leurs pubs ? Le patron d’Atlantique Boissons (à Saint-Jacques-dela-Lande), Jean-Jacques Barre, a déjà « l’impression que certains fournisseurs ont du mal » à tenir le rythme, et que « l’activité va redémarrer assez fort ». A Rennes, Camille Allain



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