20 Minutes France n°3623ES3 6 mai 2021
20 Minutes France n°3623ES3 6 mai 2021
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°3623ES3 de 6 mai 2021

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : 20 Minutes France

  • Format : (230 x 305) mm

  • Nombre de pages : 14

  • Taille du fichier PDF : 2,3 Mo

  • Dans ce numéro : survivalistes, taillés dans la peur.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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ACTUALITÉ Covid-19 Le ministre de la Santé, Olivier Véran, a ouvert la porte à l’abandon de la mesure en extérieur « Il faut simplifier les mesures et les messages, non pas parce que les gens sont cons, mais parce qu’ils sont assez intelligents pour comprendre les dispositifs réellement importants et se passer du reste. » Michaël Rochoy ne mâche pas ses mots. Alors que, mardi, le ministre de la Santé, Olivier Véran a déclaré « espérer sincèrement » la fin du port du masque en extérieur cet été, le médecin généraliste et chercheur en épidémiologie estime que ce masque en plein air est la restriction de trop. Cela fait presque un an que le masque est devenu obligatoire à l’extérieur dans certaines villes, comme à Paris. Or, selon une étude de l’Institut Pasteur, 5% des contaminations au Covid-19 se font en extérieur. « On tape trop souvent à côté de la cible, estime Jérôme Marty, président du syndicat Union française pour une médecine libre. L’épidémie se transmet particulièrement en lieu clos, et la plupart des mesures prises concernent l’extérieur. » Après quatorze La météo en France I- is w. 15 2-14 ro 13 41'13 22 24 1B 21 22 I s koarerey météo I a medérare mois de crise sanitaire, « les gens en ont ras le bol d’être infantilisés avec des décisions lourdes socialement et sans grande conséquence sur l’épidémie », appuie le docteur. Le trop étant l’ennemi du bien, empiler les mesures ferait diminuer l’adhésion de la population envers celles-ci. « Il faut mieux réfléchir au ratio efficacitéacceptabilité de chaque mesure, argumente Michaël Rochoy. Perdre l’adhésion des Français sur ces mesures contestables, c’est prendre le risque de la perdre aussi sur les mesures plus importantes. » Le Nord ne passera pas entre les gouttes Des pluies soutenues envahissent les trois quarts du nord de la France. Avec le vent et l’humidité, les températures plafonnent, surtout au nord de la Seine. Seul un petit quart sud du pays conserve un temps printanier. Prévisions ultra détaillées TV-WEEI-APPLIS LACHAINEMETE0.0011 Après des mois de recherche sur la transmission du SARS-CoV-2, voici, selon Michaël Rochoy, le seul message à diffuser  : « Le virus circule principalement dans les lieux clos et alors que vous ne portez pas de masque, donc évitez de vous retrouver dans cette situation. » Toujours selon le médecin, ces mots auraient été suffisants pour comprendre pourquoi les musées ou les cinémas pourront bientôt se déconfiner et pourquoi les terrasses rouvriront mimai, mais qu’il ne sera toujours pas possible de manger à l’intérieur des restaurants. D’autant que, toujours selon 2 Jeudi 6 mai 2021 Balance ton port du masque dehors ? « Les gens en ont ras le bol d’être infantilisés. » Jérôme Marty, président de l’Union pour une médecine libre F. Scheiber/Sipa Selon une étude de l’Institut Pasteur, seules 5% des contaminations ont lieu en plein air. l’étude de l’Institut Pasteur, 80% des contaminations se font dans des lieux clos, et 15% dans des lieux fermés mais avec une fenêtre ouverte. Alors, fallait-il avoir trop de mesures plutôt que risquer de ne pas en avoir assez ? « On pouvait avoir cette philosophie au début de l’épidémie, mais maintenant, il faut faire confiance à la population, estime Jérôme Marty. Les gens qui risquent de faire n’importe quoi après un allègement des mesures le font déjà, alors autant libérer les autres de mesures plus contraignantes qu’efficaces. » Jean-Loup Delmas A Nice, « on retrouve un peu de sens » Depuis mardi, il n’est « plus obligatoire de porter le masque dans les espaces verts urbains (parcs, jardins et espaces aménagés en bord de cours d’eau) et du littoral (plages) et aux bords de plan d’eau (étangs, lacs et pièces d’eau des bases de loisirs) », a annoncé le préfet des Alpes-Maritimes samedi. A Nice, assise face à la mer, Hiba, 23 ans, n’a jamais porté le bout de tissu, seulement « dans les supermarchés »  : « L’avoir en étant à l’air libre pour profiter de la mer, je trouvais ça ridicule. Aujourd’hui, on retrouve un peu de sens. » Un peu plus loin, Nicole, son mari et sa petite-fille profitent de cette « liberté », même si la septuagénaire a gardé son masque sous le menton  : « C’est une époque où il n’y a pas trop de monde, et où de plus en plus de personnes sont vaccinées, alors c’est compréhensible qu’on puisse enlever le masque. Après, la liberté reste restreinte. C’est normal si le masque est utile dans des endroits où la promiscuité est plus importante. » « Il faut rester très prudent » Dans les parcs, au milieu des jeux pour enfants, les masques sont toujours sur le nez des passants. Brigitte et Annie, retraitées, assises sur un banc, commentent  : « Le problème, avec des espaces comme ceux-ci par rapport à la plage, c’est qu’il y a une plus grande densité de population. Il faut rester très prudent. Mais cette crise sanitaire nous a permis d’être plus précautionneux. Même sans y être obligées, on garde ces réflexes. » A Nice, Elise Martin Vidéo Allégement du port du masque dans les Alpes-Maritimes
P. Blin/20 Minutes ACTUALITÉ « Le survivalisme ne guérit pas la peur, il l’alimente » Anthropologie Le chercheur Mathieu Burgalassi publie les résultats de quatre années d’enquête « Les survivalistes ne sont ni des fous de la fin du monde, ni de gentils randonneurs. » Loin des clichés associés au mouvement, l’anthropologue Mathieu Burgalassi (photo ci-contre) publie ce jeudi La Peur et la Haine (éd. Michel Lafon), résultat de quatre années d’enquête sur le survivalisme. Comment définir le survivalisme ? Le survivalisme s’inscrit dans un rapport à une peur, celle de l’imminence d’une crise. Selon les survivalistes, face aux pénuries alimentaires ou médicales, face à la disparition des institutions, l’homme deviendra un loup pour l’homme. C’est pour ça qu’ils apprennent le tir, la self-défense ou qu’ils participent à des stages de survie paramilitaires. Comment l’expliquez-vous ? La question sécuritaire est au centre du débat politique depuis des années. Ce discours fabrique un profond sentiment de peur. Certaines personnes vont s’engager dans des pratiques qui vont leur permettre de mettre quelque chose entre elles et cette peur. Sauf que ces pratiques aboutissent à apprendre la violence. Et plus on apprend la violence, plus on l’entretient. Le survivalisme ne guérit pas la peur, il l’alimente. Le réseau a justifié mercredi la suspension du Donald Trump. T. Reynaud/Sipa O. Douliery/AFP Lors du Salon du survivalisme, à Paris, en mars 2018. Quelle place la haine de l’autre occupe-t-elle dans ce milieu ? J’ai rencontré des personnes qui m’ont dit  : « Je me prépare à une guerre avec les arabo-musulmans. » Juste après, elles me disaient  : « Je ne suis pas raciste. » Je me disais  : « Pourquoi des gens qui tiennent un tel discours ne se pensent-ils pas comme racistes ? » Parce que les politiques sécuritaires désignent aussi des populations. Quand Gérald Darmanin [ministre de l’Intérieur] propose le projet de loi contre le séparatisme et qu’il relie ça à « l’ensauvagement » de la société, il dit  : « Vous êtes exposés à de la violence, et il y a des responsables. » Bien souvent, ce sont les musulmans français. Trump banni, oui oui, de Facebook Etats-Unis Il ne va pas retrouver son mégaphone. Suspendu indéfiniment de Facebook et d’Instagram à al suite de l’attaque contre le Capitole, le 6 janvier, Donald Trump reste persona non grata sur le réseau social. Mercredi, le conseil de surveillance de Facebook, dont les décisions sont contraignantes, a tranché en défaveur de l’ancien président des Etats-Unis, dont la page est suivie par 35 millions de personnes. « Une honte absolue » pour Donald Trump, qui a réagi dans un communiqué. Facebook avait suspendu le républicain le 7 janvier, estimant que la vidéo publiée la veille, dans laquelle il appelait Après avoir adhéré au survivalisme et l’avoir étudié, quel regard portezvous sur ce mouvement ? J’ai adhéré quand j’étais étudiant et dans une situation de précarité sociale très forte. Le survivalisme venait répondre à des angoisses liées au quotidien. Quand j’ai vu la violence du mouvement, cet intérêt personnel est devenu professionnel. Aujourd’hui, j’essaie d’avoir une vision optimiste des choses. C’est peut-être quand on croit à l’effondrement qu’il arrive. Propos recueillis par Hélène Sergent Vidéo L’anthropologue raconte son parcours chez les survivalistes ses supporteurs à rentrer chez eux tout en répétant que l’élection avait été « volée », risquait « d’augmenter le risque de violences ». « Violation grave aux règles » Cette interprétation a été validée mercredi. Selon Thomas Hughes, directeur du conseil de surveillance, « les actions du président Trump sur les réseaux sociaux ont encouragé et légitimé la violence, et ont constitué une violation grave aux règles de Facebook. » Le conseil appelle le réseau social à réexaminer cette peine d’ici à six mois. De notre correspondant en Californie, Philippe Berry, avec Jean Bouclier K. Huesca/EFE/Sipa 3 Jeudi 6 mai 2021 Enquête ouverte après le rapt d’un Français au Mali Djihadisme Une enquête préliminaire pour enlèvement en bande organisée et en relation avec une entreprise terroriste a été ouverte après l’enlèvement au Mali du journaliste français Olivier Dubois, a appris mercredi l’AFP auprès du parquet national antiterroriste, confirmant une information du Monde. Dans la matinée, une vidéo circulant sur les réseaux sociaux montrait le collaborateur de divers médias, dont Libération, affirmant avoir été kidnappé le 8 avril à Gao, au Mali, par des djihadistes affiliés à Al- Qaïda du Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans. « Je l’ai eu la veille de son départ pour Gao, raconte à 20 Minutes Matteo Maillard, journaliste au Mali, correspondant pour plusieurs médias. On n’a su qu’après son enlèvement qu’il avait rendez-vous avec un chef djihadiste de la région. » Journaliste freelance de 46 ans, Olivier Dubois est « basé au Mali, Bamako, depuis août 2015 », indique son compte professionnel LinkedIn. « C’est quelqu’un qui a beaucoup d’expérience », précise Matteo Maillard. M.F. et F.Fnnru secondes Le maire de Toulon, Hubert Falco, quitte le parti des Républicains. Au lendemain d’une réunion où LR a exclu tout accord avec LREM pour les régionales en Paca, le maire de Toulon, Hubert Falco, a annoncé mercredi qu’il quittait le parti des Républicains. « Ne pas être favorable à l’union, alors que la menace de l’arrivée au pouvoir du RN n’a jamais été aussi forte, revient à faire son jeu », a-t-il déclaré. Pablo Iglesias annonce son retrait de la vie politique espagnole. Après la déroute de la gauche aux élections régionales mardi soir, Pablo Iglesias, le leadeur du parti de gauche radicale Podemos, partenaire du Parti socialiste au sein de la coalition au pouvoir en Espagne, a annoncé son retrait de la vie politique. « Nous avons échoué », a-t-il affirmé.



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