20 Minutes France n°3622ES 27 avr 2021
20 Minutes France n°3622ES 27 avr 2021
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°3622ES de 27 avr 2021

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : 20 Minutes France

  • Format : (230 x 305) mm

  • Nombre de pages : 13

  • Taille du fichier PDF : 2 Mo

  • Dans ce numéro : la tragédie indienne.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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ACTUALITÉ Entreprises Le futur allègement du télétravail soulève au moins trois questions En avril, reste à ton domicile, en mai, retourne dans ta société ? Ce sera peut-être le nouveau dicton du gouvernement. En plus des réouvertures des restaurants (lire l’encadré), l’exécutif se penche aussi sur une possible évolution des règles du télétravail. 20 Minutes fait le point sur les enjeux de la réunion entre Elisabeth Borne, la ministre du Travail, et les partenaires sociaux, qui s’est tenue lundi. 15 ge. 1 4 16 17 ▪ 18 20 11 20 17 (21 20 ler 16 ▪ is is 17 e ilier-Lmétéo Prévisions ultra détaillées nir TV-WEB-A P P L IS I:AFP I n mcdérdire inipri-niddn LACHAMEMETE0.001111 2 Mardi 27 avril 2021 Un retour en boîtes qui attendra un peu V Quelles sont les pistes sur la table ? « L’objectif de la réunion est d’échanger avec les organisations syndicales et patronales sur les perspectives des prochaines semaines et de voir comment le protocole sanitaire pourra être allégé progressivement, indique l’entourage de la ministre à 20 Minutes. La réunion ne sera pas conclusive. » Il pourrait notamment être question du nombre de jours en présentiel, ou encore d’une augmentation des « jauges » mises en place dans les entreprises (au moins 4 m² par personne actuellement). V Le télétravail est-il toujours respecté par les entreprises ? Depuis des mois, l’exécutif rabâche sans cesse que le télétravail est une « obligation » pour ceux dont la présence n’est pas indispensable au bureau. Mais le recours au télétravail s’est peu à peuX. Francolon/Sipa Depuis les annonces d’Emmanuel Macron fin mars, davantage de Français ont été en télétravail total ou partiel. effrité entre janvier et mars, même si, le 31 mars, Emmanuel Macron avait remis un coup de pression en demandant un « télétravail systématisé ». Efficace ? Selon une enquête réalisée par Harris Interactive pour le compte du ministère du Travail, parmi les salariés ayant bossé du 12 au 18 avril, 43% étaient en télétravail total ou partiel, contre 35% mi-mars. Cette progression peut aussi s’expliquer par la fermeture des écoles et la nécessité de garder les enfants à la maison. V Est-il trop tôt pour voir les salariés revenir dans les bureaux ? Certains syndicats se montrent assez dubitatifs sur un assouplissement rapide des règles. « Ce n’est pas aux syndicats de se substituer aux pouvoirs publics ou au corps médical et de dire s’il faut passer à deux jours ou trois en présentiel », prévient Yves Veyrier de FO, interrogé par Le Parisien. Selon l’étude ComCor de l’Institut Pasteur, 15% des infections au Covid-19 ont lieu au travail, notamment à cause des salariés qui viennent travailler tout en ayant des symptômes. Le ministère du Travail indique que le télétravail et les protocoles sanitaires seront allégés « quand les indicateurs sanitaires le permettront ». Nicolas Raffin Ouvertures « par étapes » Emmanuel Macron a échangé, lundi, avec des élèves d’une école de Melun (Seine-et-Marne), à qui il a expliqué que les restrictions seraient levées « tout doucement ». Ainsi, les réouvertures des restaurants se feront « par étapes », entre début mai et fin juin, notamment en fonction du taux d’incidence du Covid-19 dans les départements. Le président a aussi évoqué un futur assouplissement du couvre-feu. La météo en France Projection difficile vers les examens Education Le compte à rebours est lancé. Le 17 juin, les lycéens Le Sud enrage que de terminale passeront l’épreuve de le Nord soit au sec philosophie du bac, et ceux de 1 re, L’instabilité se renforce l’épreuve anticipée de français. Pour à nouveau dans la moitié sud, les collégiens, le brevet aura lieu les avec des averses orageuses. 29 et 30 juin. Et, cette année, pas question de les annuler, comme l’a annoncé Les températures baissent Jean-Michel Blanquer jeudi. Une décision qui ne fait pas l’unanimité chez également dans ces régions. Dans la moitié nord, le temps les profs, nombreux à pointer une rupture d’égalité dans la préparation des reste sec et le soleil bien présent. élèves. Tout d’abord parce qu’ils n’ont pas tous eu le même volume de cours en présentiel. Résultat  : « Ils n’en sont pas tous au même niveau d’avancement dans le programme », constate Frédérique Rolet, secrétaire générale du Snes-FSU. « Et certains n’ont pas eu assez de bacs blancs pour s’entraîner, ce qui les empêche de situer leur niveau », ajoute Hubert Salaün, porte-parole de la Fédération des parents d’élèves de l’enseignement public (Peep). Face à cette situation, certains syndicats, comme le SE-Unsa, ont prôné l’annulation des épreuves au profit du tronc commun. Mais le ministre de l’Education tient mordicus à la tenue des examens. Les seules concessions qui ont été faites sont la diminution des textes à étudier pour le bac français et un sujet de moins en philosophie. « On demandait aussi la suppression du grand oral du bac, l’aménagement des épreuves de maths, de sciences et d’histoire-géo au brevet », rappelle Frédérique Rolet. Des demandes restées pour l’heure lettre morte. « Le brevet comme le bac sont des épreuves initiatiques importantes, tempère Hubert Salaün. Les jurys feront preuve d’indulgence. » Delphine Bancaud
ACTUALITÉ L’Inde perd pied face à la pandémie Covid-19 Le pays est confronté à une poussée spectaculaire du nombre de cas Un triste record. Dimanche, l’Inde a franchi la barre des 350 000 cas de contamination en 24h. Depuis le début de l’épidémie, 17,3 millions de personnes ont été contaminées en Inde, et plus de 195 000 en sont mortes. La situation épidémique est devenue hors de contrôle dans tout le pays, placé au 4 e rang mondial pour le nombre de décès, a indiqué, lundi, l’université Johns Hopkins. « Le pays n’a pas eu de deuxième vague cet automne, analyse Frédéric Landy, professeur à l’université Paris-Nanterre et spécialiste de l’Inde. En décembre-janvier, les gens ont fait moins attention, la vie avait presque repris normalement. L’Inde en a payé le prix fort. » « Les hôpitaux manquent de place, de lits, d’oxygène et de médicaments. » Rajib Dasgupta, professeur à l’université Jawaharlal-Nehru Ces dernières semaines, des milliers de personnes ont participé à des rassemblements politiques et à des festivals religieux, souvent sans masque, favorisant la recrudescence des contaminations. « Le pays a été complaisant, reconnaît Rajib Dasgupta, professeur de santé à l’université Jawaharlal-Nehru. Plus personne ne faisait la queue [pour Le britannique reste le variant dominant sur le territoire français. M. Brulard/AFP T. Illyes/Pool/MTI/AFP Les hôpitaux indiens, devant faire face à la vétusté et au manque de moyens, sont au bord de l’explosion. respecter la distanciation physique]. » A lui seul, le festival religieux hindou Kumbh Mela a attiré 4,6 millions de personnes en l’espace de deux jours, mi-avril. Si les rassemblements sont pointés du doigt, le variant « indien » pourrait, lui aussi, être responsable de la flambée épidémique. Selon l’Institut de virologie de Pune (Inde), cité par The Indian Express, ce variant a été identifié dans 61% des échantillons prélevés dans l’Etat du Maharashtra, entre janvier et mars. Le système de santé indien, lui, est au bord de l’explosion. Dans les hôpitaux, des témoins décrivent des couloirs encombrés de brancards. « On manque de places, d’oxygène, de lits, de médicaments », témoigne Frédéric Landy. Côté vaccination, 114 millions d’injections ont été administrées, selon les autorités locales. « Il y a du retard, note Frédéric Landy. Il fallait s’inscrire sur Internet, mais l’accès est limité. Ajoutez à cela les difficultés d’approvisionnement et la peur du vaccin. » De fait, le confinement de la capitale, New Delhi, a été prolongé d’une semaine. Dans l’Etat d’Uttar Pradesh, qui compte 200 millions d’habitants, un confinement a été mis en place le week-end. Critiqué, le gouvernement central a exhorté les industriels à accélérer la production d’oxygène et de médicaments pour tenter d’endiguer la crise sanitaire. Manon Aublanc « Il y a de fortes chances d’avoir des cas de variant indien en France » La vigilance est de mise. Alors que les variants brésilien et sud-africain représentent une part minime des contaminations au Covid-19 en France, la crainte de voir déferler le variant indien existe. « Il y a de fortes chances qu’il y ait, à un moment donné, quelques cas de variant indien en France, comme on l’a vu avec d’autres variants, témoigne Jean-Stéphane Dhersin, directeur adjoint scientifique de l’Institut national des sciences mathématiques du CNRS, spécialiste des modélisations d’épidémies. Ces variants embêtants peuvent arriver en France quand le taux d’incidence est élevé, ce qui est le cas. Il doit y avoir plus de 50 000 contaminations chaque jour, entre les cas dépistés et ceux qui ne sont pas mis au jour. Et, mathématiquement, il y a beaucoup plus de risques de voir apparaître et se propager ces variants en France si vous avez 50 000 cas quotidiens que si vous n’en avez que 5 000. » Pour l’heure, le variant britannique est dominant en France, et tous les vaccins anti-Covid disponibles permettent de s’en prémunir. Les autres variants, eux, causeraient un échappement immunitaire. Pourraient-ils s’imposer en France ? « Plus il va y avoir de vaccinés et d’immunisés, plus les variants favorisés par l’échappement immunitaire vont avoir un avantage », prévient Jean-Stéphane Dhersin. Anissa Boumediene 3 Mardi 27 avril 2021 Un dispositif pour les « Covid long » lancé à Nice « Un patient Covid sur dix garde des symptômes trois mois après avoir attrapé la maladie », indique Barbara Prot, conseillère municipale chargée de la santé à Nice. De ce constat, la ville des Alpes-Maritimes a décidé de lancer un programme d’accompagnement physique, psychologique et diététique pour « aider à retrouver une meilleure qualité de vie ». « Le dispositif s’étale sur trois mois avec deux séances de sport par semaine, une en présentiel et une en visioconférence, précise l’élue. En plus, les personnes bénéficient d’une séance chez un psychologue et une autre chez un diététicien. » « Essayer d’avancer » Chaque personne aborde différemment sa vie « post-coronavirus ». Pour Laura, 48 ans, ce programme est « un bon moyen pour essayer d’avancer ». « J’ai perdu 5 kg, surtout de la masse musculaire, poursuit cette soignante infectée fin janvier. Le pire, c’est que je ne peux même pas m’énerver, car mon cœur ne supporte pas et je m’essouffle. Je compte beaucoup sur ce dispositif pour réapprendre à aimer mon corps, qui n’est qu’à 50% de ses capacités. » Le programme, gratuit pour les Niçois, pourra être prolongé « jusqu’à ce qu’il n’y ait plus de Covid », indique la conseillère municipale. A Nice, Elise Martin



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