20 Minutes France n°3619ES 6 avr 2021
20 Minutes France n°3619ES 6 avr 2021
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°3619ES de 6 avr 2021

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : 20 Minutes France

  • Format : (230 x 305) mm

  • Nombre de pages : 10

  • Taille du fichier PDF : 1,6 Mo

  • Dans ce numéro : Philippe, le bel avenir ?

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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CULTURE Aux frontières du réel Série La saison 2 d’« Hippocrate », qui décrit le mal-être des soignants, a été rattrapée par l’actualité Au début de la première saison d’Hippocrate, un virus imposait une quarantaine aux titulaires, laissant les internes seuls aux commandes. « Une sorte de prescience de ce qui allait se produire », souligne Thomas Lilti, le créateur de la série, avec lequel 20 Minutes s’est entretenu lors d’une conférence de presse organisée par Canal+. Au début de la saison 2 d’Hippocrate, lancée lundi sur la chaîne cryptée et écrite avant le début de la crise sanitaire, une rupture de canalisation oblige le service des urgences de l’hôpital Poincaré, en banlieue parisienne, à se replier dans le service de médecine interne. « Une métaphore de l’hôpital qui coule », concède Thomas Lilti. Une dimension politique Un portrait d’un hôpital public sous tension, à bout de souffle, tenu à bout de bras par le personnel soignant, pour une série qui prend aujourd’hui toute sa dimension politique. « Je voulais raconter l’état de l’hôpital juste avant la crise sanitaire », explique Thomas Hippolyte (à g.), Max, Marvin, Simon et Estelle (devant) sur France TV Slash. Denis Manin/31 Juin Films/Canal+ J.-P. Baltel/FTV L’interne urgentiste Igor (joué par Théo Navarro-Mussy) est sous l’eau. Lilti, qui se souvient avoir été « biberonné » à la vénérable série hospitalière Urgences pendant ses études de médecine dans les années 1990. Les protagonistes d’Hippocrate « se retrouvent en première ligne dans un service pas adapté, avec un personnel soignant pas préparé, et des moyens qui ne sont pas les bons pour faire face à Le Covid-19 en action dans la dernière scène « Nous nous sommes demandé si nous devions intégrer le Covid-19, explique le réalisateur. J’avais la crainte d’instrumentaliser ce que nous étions en train de vivre pour faire du divertissement. » Le coronavirus fait son apparition lors de la dernière scène de la saison  : « L’arrivée du Covid donne à la fin de cette saison une résonance plus collective. » Cette saison raconte précisément ce que de nombreuses personnes ont découvert lors du premier confinement. une situation difficile. » L’interne urgentiste Igor (Théo Navarro-Mussy), aperçu en saison 1, devient l’un des piliers de cette saison 2. « Il est sous l’eau, il n’y arrive plus. Il est en souffrance et commence à faire des erreurs », annonce Thomas Lilti. Le sort des personnages de fiction d’Hippocrate résonne tristement avec celui des soignants aujourd’hui en France. « Cette production s’est retrouvée en plein Covid-19, ça a été la réalité qui rattrape la fiction. Cela a été difficile, mais cela nous a tous soudés », raconte Agnès Vallée, productrice de 31 Juin Films. « Je me suis demandé si ce que je racontais était toujours d’actualité ou si l’actualité était en train d’exploser ma fiction », résume le créateur. Anne Demoulin « Mental » dézingue les maux des ados Teen drama France TV Slash a dévoilé vendredi la saison 2 de Mental, série française inspirée de la finlandaise Sekasin, qui suit le quotidien d’une bande d’adolescents dans une clinique pédopsychiatrique. « En saison 1, la question était  : comment admettre qu’on est malade ?, explique à 20 Minutes Victor Lockwood, cocréateur et scénariste de la série. En saison 2, la question est de savoir  : qu’est-ce qu’on fait une fois qu’on sait qu’on est malade ? » Cette dramédie, récompensée au Festival de la fiction TV de La Rochelle en 2019, abordait en saison 1 le thème des troubles psychiques chez les adolescents avec émotion et beaucoup d’humour. Un Mental d’acier, prêt à dézinguer les clichés, que l’on retrouve en saison 2. « Chacun des personnages va découvrir que, si la maladie fait partie de lui, elle ne le définit pas absolument », souligne Marine Maugrain-Legagneur, cocréatrice et scénariste. En pleine crise sanitaire, alors qu’un jeune sur deux est en souffrance psychique, Mental résonne plus que jamais avec l’actualité. « L’ambition est d’inciter les jeunes à dire quand cela ne va pas, pointe Victor Lockwood. Là, nous sommes dans une période qui nécessite vraiment que les gens cherchent de l’aide. » A.D. 8 Mardi 6 avril 2021 Allô, j’écoute ? Ici les écouteurs de Huawei High-Tech Stars des ventes depuis l’arrivée des AirPods d’Apple, les écouteurs True Wireless nous font de l’œil pour trouver leur place dans nos oreilles. Avec ses nouveaux FreeBuds 4i, Huawei veut proposer des écouteurs 100% sans fil capables de séduire le plus grand nombre. Face à une concurrence exacerbée au sein de laquelle des ténors comme Apple, Sony, Jabra ou Sennheiser jouent une belle partition, la nouvelle mélodie à prix serré du fabricant chinois peut séduire. Dépenser 99 € pour des écouteurs True Wireless avec réduction de bruit active, c’est un bon prix. « Avec les FreeBuds 4i, on va retrouver un concentré de qualité pour tous. Il s’agit d’écouteurs accessibles, mais surtout pas cheap », confie Huawei France à 20 Minutes. Ils sont disponibles en blanc, en noir, mais aussi en rouge. Avec sa finition laquée, leur écrin peut offrir aux FreeBuds 4i jusqu’à vingt-deux heures d’autonomie (soit dix heures sur une seule charge). Ce qui n’est pas mal. Enfin, musicalement, ils n’ont pas à rougir face à des écouteurs vendus plus de 99 € . Christophe SéfrinnnCu secondes Harvey Weinstein fait appel. L’ex-producteur de cinéma Harvey Weinstein, condamné en mars 2020 à vingt-trois ans de prison pour agressions sexuelles et incarcéré, a fait appel lundi de cette condamnation, estimant que ses droits à la défense n’ont pas été respectés. Les Sept de Chicago et Chadwick Boseman primés. Les Sept de Chicago, d’Aaron Sorkin, a reçu dimanche la récompense suprême du meilleur film des SAG Awards. Chadwick Boseman (photo) a reçu, à titre posthume, le prix de meilleur acteur. Brad Pitt est un vrai cascadeur. L’acteur n’est peut-être pas sorti du rôle de Cliff Booth, le cascadeur de Once Upon a Time… in Hollywood. Brad Pitt a tenu à réaliser la majorité de ses cascades dans Bullet Train, un thriller signé David Leitch. V. Macon/AFP
CULTURE « Madame Claude » à l’heure #MeToo Film Sylvie Verheyde et Karole Rocher balaient le mythe glamour d’une reine de la prostitution et livrent une réflexion sur la condition féminine Fernande Grudet, vous connaissez ? Peut-être pas sous ce nom, mais son pseudonyme de Madame Claude vous est sans doute plus familier. C’est lui qui donne son titre au film de Sylvie Verheyde, disponible sur Netflix depuis vendredi. Cette proxénète star et son réseau de prostituées de luxe triées sur le volet évoluaient dans le Paris des années 1960-1970. Elle a été incarnée par Françoise Fabian, sous la direction de Just Jaeckin, en 1976, puis par Alexandra Stewart, sous celle de François Mimet, en 1981. Ces versions plutôt sexy de sa biographie ne pouvaient plus passer au XXI e siècle. La réalisatrice de Sex Doll et Confessions d’un enfant du siècle balaie le mythe glamour pour confier à Karole Rocher, bouleversante, le soin de se rapprocher de la réalité. « Aujourd’hui encore, Madame Claude reste une figure d’émancipation Gf.PeotgE GRANd PRIx POésIE rATP sociale et féministe. Mais elle n’en demeure pas moins un monstre », déclare la réalisatrice dans le dossier de presse. Le pouvoir sur les hommes Le mythe a la vie dure. « Pour ma mère, Madame Claude représentait un exemple féminin de réussite sociale, qui avait trouvé le moyen de prendre le pouvoir sur les hommes », insiste la cinéaste. Sylvie Verheyde s’est livrée à de copieuses recherches sur la proxénète, qui aimait prendre des libertés avec la réalité pour se créer une vie d’aventurière. La réalisatrice a revu la légende à son tour. Avec, notamment, l’intrusion d’une jeune femme émancipée (superbe Garance Marillier) qui bouleverse la vie de cette « patronne » caparaçonnée dans sa solitude. Et elle n’angélise pas son sujet. Madame Claude considérait ON VOUS AIME J 29 mars -2mai 2021 Pour voir votre poème affiché, participez sur ratp.fr/grandprixpoesie franceetv p es bibliocité  : ee. Télérama'iefin Poésie/Gallimard Netflix ses « filles » comme des propriétés de rapport pouvant être tabassées par des « amis », car le mot « client » était interdit. « Comme tous les antihéros des films noirs, elle dit quelque chose de la société, estime la cinéaste, et, dans le même temps, on ne peut pas valider ce qu’elle fait. » Loin de glorifier la prostitution, le film montre la lutte pour la survie d’une femme contrainte à la dureté par sa condition. Le sexe est la seule arme dont elle dispose pour s’imposer dans une société patriarcale. Mais il n’est jamais montré de façon érotique. « Elles ne font pas l’amour, elles bossent », martèle Sylvie Verheyde. Caroline Vié 111.15.Uld 162.160 «. 2Ç.1  : àtBabelio PRéSiDENT du JUrY VINCeNT DeLERM -, EtEght 9 Mardi 6 avril 2021 Karole Rocher dans « Madame Claude », à voir depuis vendredi sur Netflix. Du cinéma d’espionnage Le surnom de « Maquerelle de la République » est aussi clairement illustré par Sylvie Verheyde. Madame Claude évoluait dans les coulisses du pouvoir, entre monde de la politique et show-business, entre grand banditisme et services secrets. Elle était réputée pour conserver des documents sur ses clients. Construit comme un polar, le film flirte avec le cinéma d’espionnage, pour faire comprendre la grandeur puis la décadence d’une femme.

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