20 Minutes France n°3619 2 avr 2021
20 Minutes France n°3619 2 avr 2021
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°3619 de 2 avr 2021

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : 20 Minutes France

  • Format : (230 x 305) mm

  • Nombre de pages : 16

  • Taille du fichier PDF : 2,7 Mo

  • Dans ce numéro : marmot, boulot, dodo.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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Roland Neveu/Netflix 20 MINUTES AVEC 66 Tahar Rahim, acteur et interprète d’un tueur en série sur Netflix Il est ce Frenchy dont le nom est sur toutes les lèvres. Tahar Rahim crève l’écran dans Le Serpent, minisérie disponible ce vendredi sur Netflix. L’acteur raconte à 20 Minutes comment il s’est glissé dans la peau de l’insaisissable et venimeux tueur en série français Charles Sobhraj, qui a sévi à Bangkok dans les années 1970. Vous aviez envie de jouer Charles Sobhraj depuis longtemps… A 15 ou 16 ans, je rêve déjà d’être acteur. Je vois sur la table de chevet de mon frère ce bouquin, La Trace du serpent, de Thomas Thompson. Je le lis très vite. Il m’apparaît en images comme dans un film. Je ne me rends pas compte de toute l’horreur que cela implique, je vois l’escroc qui s’échappe de prison. Je ne m’identifie pas, mais je fantasme sur l’idée de le jouer. En 2001, William Friedkin et Benicio del Toro veulent en faire un film. Mais le projet ne se fait pas. Je n’ai jamais pu oublier cette histoire folle, horrible et surprenante et, vingt ans plus tard, on me propose de le jouer. J’ai toujours voulu explorer le mal dans un personnage, savoir si j’en étais capable. Comment aborde-t-on un rôle de sociopathe ? Je n’ai tellement rien à voir avec lui qu’il m’a été très difficile de pouvoir l’interpréter ! J’ai dû le construire de l’extérieur  : trouver son look, sa posture, son phrasé, sa manière de se déplacer. Il se joue de la vie, de la mort des gens. Il joue à être Dieu. C’est lourd. Il m’a fallu deux semaines pour vraiment le tenir. Votre jeu est très contenu, mais la menace plane à chacune de vos apparitions… J’ai vraiment eu besoin de me concentrer. Ce n’était pas facile de s’isoler sur le plateau. Mes partenaires de jeu venaient me parler et cela me perturbait. J’ai décidé de ne jamais leur parler, ni de leur répondre sur le plateau, pendant environ deux semaines. Ce n’était pas agréable. Mais cela a créé une espèce d’ambiance étrange. A chaque fois que j’arrivais sur le plateau, ils baissaient le ton, me regardaient sans me regarder. Cela a fini par exister à l’image. Avez-vous songé à rencontrer Charles Sobhraj ? Comme je le fais toujours quand j’interprète quelqu’un qui est vivant. Je voulais voir comment il allait tenter de me manipuler. J’ai renoncé, par éthique. Par respect aussi pour les victimes et leur famille, et parce que toutes les conversations avec Charles Sobhraj sont monnayables. Je n’allais pas payer un criminel ! Vous vous sentez plus libre de jouer en anglais ? Quand on joue dans une langue étrangère, on a l’impression de redevenir vierge. Les mots français, on les a tordus et explorés dans tous les sens, encore plus quand on est acteur. Là, tout est neuf. On redécouvre le jeu. Quand on parle une langue étrangère qui a une autre fréquence, les muscles, le visage, le corps bougent différemment… Et le reste suit. 8 Vendredi 2 avril 2021 Tahar Rahim livre une véritable performance en interprétant le tueur français Charles Sobhraj dans Le Serpent, série de Netflix disponible dès ce vendredi. « A mon arrivée sur le plateau, les gens baissaient le ton. » « Plus jeune, je fantasmais sur l’idée de jouer Charles Sobhraj » « Dans une langue étrangère, on redécouvre le jeu. » Après The Eagle, en 2011, vous n’étiez pas prêt à vous lancer dans une carrière internationale. Etes-vous désormais prêt ? Je me sens plus consolidé, plus en accord avec moi-même. Ça n’est plus un problème. J’avais la crainte d’avoir la grosse tête. Je n’avais pas imaginé un autre travers  : se surprotéger. Je n’ai pas profité pleinement de ce qui m’arrivait. Cela fait douze ans que je fais ce métier, j’ai aussi douze ans d’expérience de vie en plus, et je suis devenu papa. Ça change beaucoup de choses. Maintenant, je relativise. Cela reste un travail. Cela ne doit pas être une source d’angoisse qui m’empêche d’être dans le moment présent. Culture Chaque vendredi, un témoin commente un phénomène de société Le contexte Après qu’Un prophète (2009) lui avait offert un début d’exposition internationale, Tahar Rahim semble enfin prêt à épater Hollywood. Il a été nommé aux Golden Globes (fin février) et aux Bafta (le 11 avril) pour sa performance dans Désigné coupable de Kevin Macdonald, où il incarne un prisonnier torturé à Guantanamo. A chaque rôle, vous repoussez vos limites et on vous compare à Robert De Niro… Cela me fait rougir. Le jour où j’arriverai à avoir ne serait-ce qu’un tiers de sa carrière, je serai l’homme le plus heureux du monde. Tous les acteurs des années 1970 sont des modèles de jeu très forts pour moi. Ils ont impulsé des codes de jeu encore inchangés. Leurs méthodes et leurs codes me correspondent. C’est le cinéma qui m’a le plus 99 inspiré. P ropos recueillis par Anne Demoulin
IMMOBILIER VOTRE NOUVEAU LIEU DE VIE À COLOMBES r I pichet.fr 9 Vendredi 2 avril 2021 Les primo-accédants en manque d’air Covid-19 La crise a considérablement affecté les projets des candidats à l’achat « On ne m’a jamais autant parlé de « vue ciel » que depuis le Covid-19. » Camille Dolfus, mandataire IAD Ils ont entre 25 et 35 ans, cherchent des biens allant du studio au trois pièces et, comme leur nom l’indique, ils accèdent à la propriété pour la première fois. Vous les aurez reconnus, ce sont les primo-accédants. Douze mois après le début de la pandémie, leur profil, leurs envies ainsi que le marché ont bien changé. « Covid ou pas Covid, les primo-accédants on les reconnaît dès la première visite », sourit Camille Dolfus, mandataire indépendante pour le réseau IAD. « Ils sont souvent assez angoissés et ils ont toujours beaucoup de questions. » Une constante dans la forme, mais qui a varié dans le fond depuis le début de Rendez-vous en espace de vente à partir du 1 ER AVRIL 01 44 51 95 95 la crise sanitaire si l’on en croit la jeune agente immobilière  : « Avant le Covid- 19 un bien pouvait partir en quelques jours. Aujourd’hui, les acheteurs sont beaucoup plus dans l’attentisme. » Meilleur bien, meilleur prix, meilleure affaire même, beaucoup s’imaginent le m² plus vert ailleurs. Et le Covid-19 semble aussi avoir contaminé les critères de ces jeunes acquéreurs. Étage élevé, espace aménageable en bureau ou même petit extérieur, le soin apporté au chez soi gagne du terrain. « Je n’ai jamais autant entendu parler de « vue ciel » que depuis le Covid », raconte ainsi Camille Dolfus. Parfois, la vue ciel ne suffit pas et c’est tout un projet de vie en milieu urbain qui est remis en question. C’est le cas de Lara Jane, directrice de projet dans une agence de publicité qui vient de quitter son 45 m² avec balcon pour acheter une maison dans le Val-de- Marne. « J’ai grandi en banlieue, mon conjoint aussi et nous avons toujours assumé le désir de 83 AVENUE HENRI BARBUSSE ne pas vouloir y retourner », explique ainsi la jeune femme. Pourtant dès le premier confinement en mars 2020, la possibilité d’un autre mode de vie a commencé à germer au sein de son foyer. « C’est lors du second confinement que tout a pris sens. Nous avons réalisé que les choses n’allaient pas tout de suite, voire plus jamais, revenir à la normale. » En quelques mois, Lara Jane et son fiancé vont LOI PINEL ÉLIGIBLE (1) ainsi exercer un virage à 180° en achetant une maison avec jardin en banlieue. Des projets revus à la baisse Moins chanceux, certains primo-accédants doivent, eux, opérer une véritable marche arrière dans leur projet d’achat. Amélie, graphiste indépendante et Julien, directeur artistique en CDI ont ainsi vu leur budget divisé d’un tiers à la suite du premier confinement. « Alors qu’avant la crise, nous pouvions faire un emprunt commun, avec le Covid, notre courtier nous a prévenus que les banques ne prêteraient plus aux indépendants. » Amputé de la part d’Amélie,le couple a dû renoncer à son projet. Si l’on en croit Florian Patault, ce ne sont pas les seuls  : « Beaucoup de ces acheteurs ont perdu leur capacité d’emprunt, car la majorité des banques sont très frileuses depuis le premier confinement ». Le gel du taux d’endettement, mais surtout l’exigence d’un apport toujours plus conséquent empêchent ainsi de nombreux primo-acheteurs de sauter le pas. A croire que, pour se protéger, les banques préfèrent vacciner définitivement les millenials contre tout achat. Camille Poher TAUX 0% ÉLIGIBLE (2) TVA 5,5% PRIX RÉDUITS (3) (1) Le non-respect des engagements de location entraîne la perte du bénéfice des incitations fiscales. Dispositif en faveur de l’investissement locatif visant l’acquisition en vue de sa location d’un logement neuf situé dans certaines zones géographiques. Réduction d’impôt variant de 12 à 21% selon la durée de l’engagement de location. Dispositif soumis à conditions de ressources du locataire et de plafonnement des loyers. CGI. Art 199 novovicies. Tout investissement présente des risques. Détail des conditions en agence ou sur pichet.fr. (2) Valable pour tous les Prêts à Taux Zéro (PTZ) émis pour l’acquisition par un primo-accédant de sa résidence principale neuve située dans certaines zones éligibles et dans la limite de 40% du montant du prêt en zones A, A bis et B1 et 20% en zones B2 etC. Les conditions du PTZ (notamment les plafonds de ressources) sont fixées par les articles L31-10-1 et suivants et R31-10-1 et suivants du Code de la construction et de l’habitation. Sous réserve d’acceptation du dossier par l’établissement bancaire. (3) Sous condition de plafonds de ressources pour tout candidat à l’acquisition de sa résidence principale située dans une zone faisant l’objet d’une convention de rénovation urbaine. Une TVA au taux normal de 20% sera applicable à défaut de satisfaire à l’ensemble des conditions précédemment citées, avec augmentation corrélative du prix de vente TTC. PROMOTION PICHET -SAS au capital de 6 000 000 € -415 235 514 RCS Bx -20-24 av. de Canteranne 33608 Pessac Cedex -N°TVA INTRACOMMUNAUTAIRE  : FR59 415 235 514 -CARTE PROFESSIONNELLE  : CPI 3301 2019 000 043 157 E. Shlyapnikova



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