20 Minutes France n°3614ES3 18 mar 2021
20 Minutes France n°3614ES3 18 mar 2021
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°3614ES3 de 18 mar 2021

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : 20 Minutes France

  • Format : (230 x 305) mm

  • Nombre de pages : 12

  • Taille du fichier PDF : 1,9 Mo

  • Dans ce numéro : Macron face à la vague.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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ACTUALITÉ Covid-19 La Haute Autorité de santé a validé les autotests pour vérifier, chez soi, si on a le Covid-19 Un café, un croissant et un coton-tige dans le nez ? Les autotests ont été autorisés en France, mardi. Ces test antigéniques réalisables seuls et à domicile vous diront en un quart d’heure si vous êtes infecté et contagieux. Un outil complémentaire aux PCR qui pourrait améliorer le dépistage du Covid-19, à l’heure où le Premier Ministre parle de « troisième vague ». 20 Minutes fait le point sur ce que l’on sait de ces autotests. V Qui peut s’en servir ? Selon l’avis rendu par la Haute Autorité de Santé (HAS), les autotests par prélèvement nasal, destinés à dépister une infection au Covid-19, peuvent être utilisés par tous les Français de plus de 15 ans, qu’ils soient symptomatiques ou asymptomatiques. Pourquoi cette limite d’âge ? « Il n’y a pas de données d’efficacité chez les moins de 15 ans », a souligné Matthieu Carbonnell, de la HAS. Comme pour le test antigénique faits en pharmacie, s’il est positif, vous devez ensuite faire un test RT-PCR pour confirmer le résultat. V Comment s’en procurer ? La direction générale de la Santé (DGS) devrait donner les détails dans les prochains jours, même si Jérôme Salomon avait annoncé le week-end dernier que ces autotests seraient disponibles dès -e& 8 ▪ 7 12 ▪ 1Q/111 7 -/11 - 7'4.11 19 - 13 18 12 e D. Charlet/AFP (illustration) L’autotest, que l’on pourra réaliser chez soi, pourrait améliorer le dépistage du Covid-19 dans tout le pays. cette semaine. Mais après le feu vert de la HAS, le gouvernement doit encore entériner cette décision. Et préciser un certain nombre d’informations via un décret  : les marques labellisées, le prix, le remboursement, les lieux de distribution… Le directeur général de la Santé avait annoncé que ces autotests seraient vendus en pharmacie, mais aussi en supermarché. En Allemagne, les grandes surfaces ont été dévalisées dès le premier week-end d’autorisation… Quant au prix, on sait que nos voisins allemands vendent ces autotests autour de 5 € l’unité (24,99 € les cinq tests chez Aldi et 21,99 € chez Lidl). Prévisions ultra détaillées TV-WEEI-APPLIS V Comment réaliser un autotest ? Le prélèvement nasal est moins profond (3-4 cm) et moins désagréable que le prélèvement nasopharyngé pour les tests RT-PCR classiques. La HAS conseille de faire 5 rotations avec le coton-tige avant de le retirer, sans plus de précisions. De son côté, Xavier Guérin, président d’Innova Medical Group pour l’Europe, l’un des groupes sur la ligne de départ pour commercialiser ces autotests, explique qu’il faut « tourner l’écouvillon une dizaine de fois dans une narine, puis dans l’autre ». Deuxième étape  : on verse six gouttes du réactif dans un tube souple, dans lequel on glisse l’écouvillon. Puis on dépose 2 Jeudi 18 mars 2021 A la maison, avec un coup dans le nez Une météo de saison servie bien fraîche La journée est plutôt lumineuse de la Bretagne à la Méditerranée, en passant par les régions centrales. Le temps est plus humide sur le quart nord-est, et un nouveau front est attendu, en soirée, avec un peu de neige à très basse altitude, voire en plaine. deux petites gouttes du mélange dans le « puits » de la plaquette du test. Il n’y a plus qu’à attendre entre quinze et trente minutes pour interpréter le résultat. Exactement comme pour un test de grossesse, si vous avez un trait, c’est que vous êtes négatif ; si deux bandelettes s’affichent, vous avez le coronavirus. Et si aucun trait coloré n’est visible, l’autotest est déficient, il faudra donc en refaire un. V Quelle est leur fiabilité ? « Les efficacités peuvent tomber à 50%, mais monter jusqu’à 90% s’ils sont bien réalisés, assure Xavier Guérin. La vraie question sera celle de l’accompagnement des patients. » Oihana Gabriel La météo en France A quoi va ressembler le « passeport vert » que l’UE veut mettre en place ? Epidémie Le futur sésame pour voyager ? Les autorités européennes ont présenté, mercredi, à la Commission européenne, leur projet de certificat sanitaire, ou « passeport vert », pour voyager au sein de l’Union européenne cet été. Il s’agira d’un QR code, disponible sous forme électronique ou papier, pour respecter ceux qui n’ont « pas envie de mettre ça sur leur smartphone, et c’est leur droit », a indiqué Thierry Breton, commissaire européen au Marché intérieur, dimanche, lors du « Grand Rendezvous » Europe 1-Cnews-Les Echos. Gratuit, ce « passeport vert » sera disponible dans la langue de chaque pays, traduit en anglais, et « valable dans tous les pays de l’Union européenne », a-t-il détaillé. Ce précieux sésame permettra d’indiquer si une personne a été vaccinée contre le coronavirus (avec un vaccin approuvé par l’Agence européenne des médicaments), si elle a été guérie récemment de la maladie, et donc immunisée, ou enfin si elle a reçu un test négatif lui permettant de voyager en toute sécurité. L’objectif est assez simple  : faciliter les voyages au sein de l’Union européenne, cet été. A priori, ce passeport vert ne sera pas obligatoire. Il s’agit d’un outil des autorités européennes mis à disposition des 27 Etats membres. « A chacun d’entre eux ensuite, assure la Commission, de décider des droits qu’il ouvre – par exemple celui de séjourner sur son sol sans avoir à subir de quarantaine pour un non-ressortissant », expliquaient nos confrères du Monde, mercredi. Manon Aublanc
ACTUALITÉ Covid-19 Les choix et la manière de procéder du président sur le non-confinement du pays, dès la fin janvier, sont vivement critiqués 3 Jeudi 18 mars 2021 Macron piqué par l’omniprésidence ? Ne pas reconfiner le pays. Fin janvier, la majorité saluait cette décision d’Emmanuel Macron, louant un président capable de déjouer les prédictions alarmistes des médecins. Six semaines plus tard, la situation sanitaire s’est dégradée dans plusieurs régions. « On prendra les décisions qu’on doit prendre » face à l’épidémie, a affirmé, mercredi, le président de la République à des soignants, lors d’une visite dans un hôpital de Poissy (Yvelines). Elles devraient être dévoilées ce jeudi, à 18h. L’aveu d’un échec stratégique d’Emmanuel Macron ? « On a un président épidémiologiste qui prend la décision tout seul. » Olivier Faure, premier secrétaire du Parti socialiste « On a, aujourd’hui, un président qui considère qu’il est épidémiologiste, qu’il sait tout et prend la décision tout seul […], a taclé Olivier Faure, le patron du Parti socialiste, lundi, sur LCP. Parfois, quand on confine tôt, on confine moins longtemps que quand on confine tard. » Même la députée LR Constance Le Grip, opposée au La région pourrait rester à quai. Y. Valat/AP/Sipa Houpline-Renard/Sipa Emmanuel Macron s’est déplacé, en personne, dans un hôpital de Poissy, dans les Yvelines, mercredi. confinement, dresse un bilan critique de la stratégie de l’exécutif  : « Nous sommes au pied du mur désormais, car il n’y a pas eu de création de lits de réanimation en Ile-de-France. » Dans la majorité, on défend le choix de n’avoir pas remis le pays sous cloche. « Chaque jour non confiné est un jour de gagné, assume Anne Genetet, députée et porte-parole du groupe LREM à l’Assemblée. Ce n’est pas un échec, c’est une victoire pour le moral des Français. » Au ministère de la Santé, on estime qu’un reconfinement plus précoce n’aurait pas garanti une meilleure situation sanitaire. « Le confinement n’est pas une baguette magique, estime-t-on au sein du cabinet d’Olivier Véran. On ignore si, en confinant dès février, on se serait épargné une reprise épidémique plus tard, au printemps. Fin janvier, Emmanuel Macron n’a pas fait un pari, il a observé qu’il n’y avait pas d’indices de nouvelle vague, donc pas d’urgence à reconfiner. » Enfin, « le confinement, localisé ou non, reste le dernier recours, assurait-on à Matignon en début de semaine. On prendra cette décision si nos hôpitaux ne peuvent pas suivre le rythme. » Pour de nombreux médecins franciliens, dont certains ont été consultés par Emmanuel Macron, la cote d’alerte est atteinte. Laure Cometti et Thibaut Le Gal Trois chiffres dans la balance pour un confinement de l’Ile-de-France Un véritable serpent de mer. L’Ile-de- France sera-t-elle confinée le weekend, voire la semaine comme lors de la seconde vague de l’épidémie de Covid- 19 ? Trois chiffres devraient peser lourd dans la balance dans les prochaines annonces du gouvernement (lire ci-contre). V 400. « On a démarré [le confinement le week-end] dans ces départements [Alpes-Maritimes et Pas-de-Calais] quand le taux d’incidence était à 400 pour 100 000 habitants », a déclaré, dimanche, le Premier ministre, Jean Castex. Ce cap est désormais atteint en Ile-de-France, doublant presque en l’espace d’un mois. Il s’établissait, mercredi, à 420 cas pour 100 000 habitants. V 96. Les services de réanimation franciliens arrivent à saturation. Lundi, le nombre de malades hospitalisés en soins critiques (en réanimation et en soins intensifs) a dépassé le pic de la deuxième vague. On dénombrait, mercredi, 1 164 patients infectés dans ces services, soit 96% de leur capacité. V 6,56. Si l’Ile-de-France est la région où le plus grand nombre de personnes ont reçu au moins une dose de vaccin, rapportée à sa population elle se classe dernière. Seuls 6,56% de la population francilienne sont vaccinés, contre plus de 10% en Corse. En cause  : l’Ile-de- France a une population jeune, et donc non prioritaire dans l’accès au vaccin. Caroline Politi Des « mesures supplémentaires » dès ce week-end Vers un nouveau confinement. Emmanuel Macron s’apprête à prendre « des mesures supplémentaires » applicables dès ce week-end et qui seront annoncées ce jeudi à 18 h par son Premier ministre, Jean Castex. D’ici là, « des concertations seront menées dans les régions Ile-de-France et Hautsde-France et dans les départements contigus à ces régions pour recueillir l’avis des élus sur les mesures envisagées ». Elles « peuvent aller jusqu’à un confinement », a précisé le porte-parole du gouvernement, Gabriel Attal, mercredi, à l’issue d’un conseil de défense et d’un Conseil des ministres. La présidente de la région Ile-de-France, Valérie Pécresse, a dit à Jean Castex que « le confinement durant le weekend est certes pénible, mais moins que le confinement total ». Mardi soir, Jean Castex a clairement laissé entendre que l’option d’un reconfinement, le week-end ou sur toute la semaine, pourrait être prise pour Paris et sa région, où toutes les « données » étaient « réunies ». En Paca, où Nice et le littoral des Alpes-Maritimes sont déjà confinés le week-end, il n’y aura en revanche « pas de mesures supplémentaires », a fait savoir Gabriel Attal. La France a enregistré plus de 38 000 cas de Covid entre mardi et mercredi, un niveau plus vu depuis novembre, en pleine deuxième vague, selon les chiffres de Santé publique France.



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