20 Minutes France n°3612ES2 10 mar 2021
20 Minutes France n°3612ES2 10 mar 2021
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°3612ES2 de 10 mar 2021

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : 20 Minutes France

  • Format : (230 x 305) mm

  • Nombre de pages : 9

  • Taille du fichier PDF : 1,4 Mo

  • Dans ce numéro : ce Ney pas possible.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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C. Asanuma-Brice ACTUALITÉ Fukushima La sociologue Cécile Asanuma-Brice raconte les difficultés des réfugiés, dix ans après la catastrophe Le 11 mars 2011, au large du Japon, un séisme doublé d’un tsunami engendrait l’un des plus grands désastres de l’ère industrielle  : l’accident nucléaire de Fukushima. Sociologue, chercheuse au CNRS et résidant au Japon depuis 2001, Cécile Asanuma-Brice (photo) a étudié les conséquences sociales de la gestion de la catastrophe, qu’elle retrace dans Fukushima, dix ans après (éd. de la Maison des sciences et de l’homme). Ea Gee,/SIldef-93M-Al a ? élipeppenvi suopptid 2 Mercredi 10 mars 2021 « La décontamination n’est pas finie » Ce dixième anniversaire est-il l’occasion de tourner la page ? Le gouvernement japonais l’aimerait beaucoup. Dès 2014, il a mis en place une politique dont l’intitulé veut tout dire  : « Communication du risque pour le retour ». Cette politique consiste à donner l’impression que tout va bien et à faire comprendre aux réfugiés qu’il va falloir songer à rentrer. En parallèle, depuis 2014, le gouvernement rouvre petit à petit les zones évacuées. En 2011, 11 communes l’avaient été, représentant un territoire de 1 100 km². La réalité est-elle plus compliquée ? Oui, ne serait-ce parce que la décontamination n’est pas finie. Les compteurs N. Datiche/Sipa Un garde à l’entrée d’une zone évacuée, à Okuma, dans la préfecture de Fukushima au Japon, le 4 mars. Geiger affichent des niveaux de radiation parfois très élevés en certains endroits de zones rouvertes. Surtout, la majeure partie du territoire évacué en 2011 est constituée de forêts, qu’on ne sait pas aujourd’hui décontaminer. Vous pointez aussi les conséquences sociales de cette catastrophe… Pour le département de Fukushima, les chiffres officiels ont fait état de 160 000 réfugiés. Beaucoup ont été relogés dans des logements publics vacants ou dans des logements d’urgence. Ces derniers étaient voulus comme provisoires, mais des réfugiés continuent de les habiter dix ans plus tard. C’est un signe de leur déclassement social. Pourquoi peu de réfugiés retournent vivre dans les zones évacuées ? En août 2019, seulement 35% de la population était rentrée dans les 11 communes évacuées en 2011. On peut y voir, sans doute en partie, une perte de confiance à l’égard des dirigeants politiques. On leur répète que la situation est sous contrôle alors qu’on méconnaît les dangers qu’il y a à s’exposer à des taux de radioactivité tels que l’on peut encore en rencontrer dans les zones touchées par la catastrophe. Une part non négligeable des réfugiés expliquent aussi avoir refait leur vie ailleurs. C’est plus souvent le cas pour les jeunes couples. Les réfugiés les plus âgés sont-ils ceux qui acceptent le plus de retourner dans les zones évacuées ? Majoritairement. Mais ces retours ne sont pas sans poser de nouvelles difficultés. Beaucoup des habitants qui ont accepté de revenir ne s’y retrouvent plus, vivent même parfois un nouveau choc traumatique. Au point, pour certains, de se laisser mourir. Propos recueillis par Fabrice Pouliquen La météo en France Une « nageoire » à l’arrière des navires pour des économies de carburant Le Nord-Ouest vent debout contre le soleil Transport maritime C’est un appendice que ses inventeurs Les pluies et le vent concernent comparent à une « nageoire de baleine ». L’image illustre le rôle de ce les régions du Nord-Ouest. Ces pluies sont assez fortes près de « foil » né dans l’esprit d’Olivier Giusti, fondateur de la start-up Blue Fins, installée à Brest (Finistère), expert en in- la Manche, accompagnées d’un brusque renforcement du vent, génierie maritime. Sa fibre pour les avec des rafales qui atteignent énergies renouvelables l’a poussé à se 90 km/h. Partout ailleurs, il fait pencher sur la question de l’empreinte beau et plus doux sous le soleil. carbone du trafic maritime. Il a alors eu l’idée de récupérer l’énergie des vagues, en reproduisant le mouvement de balance d’une nageoire de baleine pour faire avancer les navires. Cette invention, l’ingénieur l’a mise au point avec la complicité de l’Ifremer (Institut français de recherche pour l’exploitation de la mer). Accrochée à l’arrière des pétroliers et méthaniers, la nageoire d’environ 25 m de long et 10 m de large s’actionne lorsque la mer ondule et que le navire se met en mouvement. Les navires équipés pourraient économiser jusqu’à 30% de carburant. « L’efficacité du système dépend du lieu, de la saison, de l’orientation de la houle, des vents », précise Marc Le Boulluec, ingénieur à l’Ifremer. Avec de tels gains, le scientifique estime que les transporteurs pourraient rapidement se tourner vers cette technologie  : « Leur consommation en fioul lourd est énorme. Ils seront à l’écoute, car ils ont des besoins d’économie. » Ces « besoins » ont été imposés par l’accord de Paris signé en 2015, qui prévoit une réduction du volume total des émissions d’au moins 50% en 2050 par rapport à 2008. A Rennes, Camille Allain
ACTUALITÉ J’avoue, j’ai le seum du coup Langue française Des expressions, maintes fois entendues, deviennent insupportables pour certains de nos lecteurs n minutes avec vous Crispantes, trop entendues… Certaines expressions à la mode nous font monter en pression. Qu’elles soient prononcées au bureau, en famille, dans les médias ou entre amis. Et c’est d’autant plus énervant que chacun de nous se surprend à les répéter. « Cette année, la pandémie a fait émerger de nouveaux mots, constate Adèle Bréau, autrice de Je suis choquée ! De ouf ! J’avoue ! (éd. Leduc), qui vient de paraître. Mais beaucoup d’expressions utilisées depuis quelques années continuent à nous hérisser. » A commencer par les tics de langage qui ponctuent toutes les phrases de certains, comme « J’avoue », « de base », « trop », « en même temps », « en mode » … « Ce sont des béquilles langagières qui permettent de se Comment la troisième vague a atteint l’Italie Epidémie Il y a un an, l’Italie devenait le premier pays européen à se confiner. Lundi, elle a dépassé le cap des 100 000 morts du Covid-19, tandis que le nombre de cas continue d’augmenter d’environ 30% par semaine, avec 123 000 cas du 24 février au 2 mars. Pour ce qui est de la mortalité, le pays se situe dans une moyenne de 300 morts par jour, en constante augmentation. « Quand la mortalité et le nombre de cas augmentent aussi rapidement, on peut parler d’une nouvelle vague », dépeint Antoine Flahault, épidémiologiste à la faculté de médecine de l’université de Genève. Le 1er février, l’Italie a rouvert dans la majeure partie du pays ses restaurants, bars et musées, en maintenant un couvre-feu. Pour l’épidémiologiste, « l’Italie a voulu trop vite desserrer les mesures, alors que le virus circulait encore activement ». Pour lui, c’est le drame européen  : vouloir composer avec une circulation haute du virus, « susceptible d’exploser à tout moment », comme on a pu le voir en Allemagne en décembre. Jean-Loup Delmas M. Allili/Sipa (illustration) lancer », commente Adèle Bréau. René, qui a répondu à notre appel à témoins, fait part de son irritation  : « Je suis agacé par l’utilisation de l’expression « du coup » à toutes les sauces, pour remplacer « donc », « alors », « puis », « à la suite de cela », « à cause de cela » … C’est pratique, mais sans aucune nuance. Ces répétitions sont usantes ! » Elisabeth se crispe quand elle entend « distanciation sociale ». Le langage inventé par les adolescents et désormais utilisé par tout le monde ne fait pas l’unanimité non plus, comme les termes « gênance », « malaisant », « cheh », « de ouf », « le seum », « poucave » … Ce dont témoigne z..M ; Fe31%'i..e..7 4. g.=...:..1.'e'4.11: ! iii/Zee' ; -4`.'—'IifihrtillÉMOrm—. —.:eier "Im...mmi. :. ryllifillirrainiurn..m.iiii g I. " " 111111ffitirelillr 1HR.. èrWred,14411.1 Ju 42.. murais'I[1.r 1.f.77‘14 —.7.:'.7:...na Mistone, qui déteste « « la moula », cette expression inventée qui veut dire tout et n’importe quoi. Lorsqu’on demande une traduction précise, personne n’est d’accord ». « Certains adultes sont rétifs aux expressions des ados parce qu’ils ne les comprennent pas toujours et se sentent ringards, explique Adèle Bréau. Ils sont obligés de les googliser discrètement ! » Cette année, le vocabulaire relatif à la crise sanitaire a aussi suscité son lot d’exaspérations. Comme chez Elisabeth, qui se crispe lorsqu’elle entend « « distanciation sociale », alors qu’en réalité c’est une distanciation physique ! » Les expressions comme Privés de manèges, les forains « attendent un signal positif » Covid-19 Sale temps pour la pêche aux canards et les palais du rire. Depuis la fin octobre, les fêtes foraines ont été totalement interdites en France, en raison de l’épidémie de Covid-19. Les forains, comme beaucoup d’autres professions sinistrées par la crise, sont dans l’attente de jours meilleurs. « Nous souhaiterions que les petites et moyennes fêtes foraines [jusqu’à 100 manèges] Les fêtes foraines sont interdites depuis octobre en France. PIxabay 3 Mercredi 10 mars 2021 La crise sanitaire a ajouté quelques expressions à la liste, comme « confifi ». puissent rouvrir en même temps que les parcs d’attractions et les cinémas, avance Norman Bruch, vice-président de la Fédération française des forains. Nous attendons un signal positif. » Une « culture populaire » Il faut dire que l’année 2020 a laissé des traces. « L’an passé, j’ai fait deux fêtes, contre une vingtaine habituellement », témoigne KarlToquard, président de l’Association de défense des forains et circassiens. Son chiffre d’affaires a baissé de 95% par rapport à une année normale. « Cela a été un vrai coup de massue », reconnaît-il. Les forains attendent donc, comme beaucoup, l’arrivée des beaux jours et l’accélération de la campagne de vaccination pour pouvoir à nouveau installer leurs manèges. « Nous représentons une forme de culture populaire, argumente KarlToquard. N’importe qui peut venir se promener, dépenser un peu d’argent dans les attractions, même s’il n’a pas un gros salaire. Par ailleurs, beaucoup de gens qui fréquentent les fêtes foraines ne peuvent pas partir en vacances. Donc, pour eux, c’est un loisir important. » Nicolas Raffin « en présentiel », « en distanciel », « pas très Covid » « cluster » ou « confifi » ont aussi suscité beaucoup d’urticaire. « Car elles sont toutes connotées négativement et nous renvoient aux difficultés que nous vivons au quotidien », souligne Adèle Bréau. D’autres expressions nous dérangent car elles sont excluantes. C’est le cas de « OK, boomer », que Romain déteste, bien qu’il n’ait pas encore 40 ans  : « Son pendant francisé c’est « d’accord dinosaure ». C’est l’expression la plus détestable qui soit quand on souhaite dénigrer une personne. Tout n’est pas à jeter dans ce qui se faisait avant, surtout le bon sens. » Delphine BancaudnnCu secondes Le confinement prolongé de trois week-ends à Dunkerque. Entré en vigueur dans le Dunkerquois le 27 février, le confinement le weekend est étendu jusqu’au dimanche 28 mars, a annoncé mardi la préfecture du Nord, afin de répondre à une situation sanitaire « particulièrement tendue ». Les élèves de CP ont résorbé leur retard depuis le confinement. Les retards constatés à la rentrée de septembre chez les élèves de CP ont été résorbés dès le mois de janvier, selon les résultats des dernières évaluations nationales. Mais les progrès de ceux des écoles les plus défavorisés restent moins importants en français. Une adolescente retrouvée morte noyée à Argenteuil. Battue, jetée dans la Seine et retrouvée noyée. Une adolescente de 14 ans a été tuée lundi soir lors d’un différend avec deux autres jeunes qui fréquentaient le même lycée à Argenteuil (Val-d’Oise). Tous deux âgés de 15 ans, ils ont été interpellés et placés en garde à vue.

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