20 Minutes France n°3611ES3 4 mar 2021
20 Minutes France n°3611ES3 4 mar 2021
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°3611ES3 de 4 mar 2021

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : 20 Minutes France

  • Format : (230 x 305) mm

  • Nombre de pages : 10

  • Taille du fichier PDF : 1,6 Mo

  • Dans ce numéro : les enfants d'abord.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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ACTUALITÉ Obésité Un collectif demande une meilleure prise en charge des personnes, dès le surpoids « On ne pourra pas dire qu’on ne savait pas ! », tance Anne-Sophie Joly (photo ci-dessous), la présidente du Collectif national des associations d’obèses (CNAO). Ce jeudi, elle lance une pétition sur cette « autre urgence épidémique », à l’occasion de la Journée mondiale contre l’obésité. Avec l’ambition d’améliorer prévention et suivi médical de ces patients. « Le Covid-19 a été un révélateur de notre fragilité, synthétise Anne-Sophie Joly. Des cohortes internationales montrent que 80% des personnes en réanimation et 50% des décès concernent des personnes qui ont des problèmes de poids. » Cette vulnérabilité, devenue visible, n’a pourtant pas amélioré le suivi des patients obèses. « Depuis mars 2020, on a constaté une baisse de 40% de consultations chez les généralistes, alerte Anne- Sophie Joly. Ces personnes estiment que leur suivi n’est pas une urgence pour des soignants débordés. » CNAO « La crise a révélé notre fragilité » « Se calquer sur le plan cancer » Pour Laura Montana, chirurgienne spécialiste de l’obésité au groupe hospitalier Diaconesses-Croix-Saint-Simon (Paris), la crise a eu deux effets contradictoires  : « Une partie des malades, PL ZI -...2 Et  : -, SL 11181. LI 91 EL -i PL SI CI ZL P.Pardo/AFP (illustration) inquiets, ont demandé à être pris en charge. D’un autre côté, certains avaient peur de venir à l’hôpital. La téléconsultation a permis de ne pas perdre de vue trop de patients. » Face à l’urgence, Anne-Sophie Joly souhaite qu’un plan décennal soit mis en place en France. « L’idée est de se calquer sur le plan cancer, reprend l’intéressée. L’obésité est génératrice de 19 pathologies, dont le Covid-19. Si vous réglez la problématique du poids, vous évitez ces maladies associées. » Autre pan de ce plan  : la prévention. « Si on en avait fait il y a quinze ans, on SIldef-E13M-Al samlleppnin suomA9lid 1100'0113KINIYH5V1 n’aurait peut-être pas eu 86 000 morts en France du Covid-19, s’agace Anne- Sophie Joly. On travaille sur l’écriture de la feuille de route obésité, notamment avec une évaluation, par les agences sanitaires, de la prise en charge actuelle. L’objectif, c’est que les malades soient suivis dès le sur poids au lieu d’attendre qu’on soit malade. Avec l’ambition de définir quels professionnels formés il faut aller voir et à partir de quels signaux. » Initialement prévue pour la fin 2020, cette feuille de route devrait idéalement sortir en fin d’année. Oihana Gabriel 2 Jeudi 4 mars 2021 Environ « 80% des personnes en réanimation ont des problèmes de surpoids », explique la présidente du CNAO. Le Nord sous les nuages, le Sud sans les nuages Le temps est nuageux et instable sur un large quart nord-est du pays. Les températures rejoignent les normales au nord. Dans le sud de la France, le soleil domine, avec toujours beaucoup de douceur. Parcours pluridisciplinaire Sur la prise en charge, les choses bougent aussi. Certains parcours pluridisciplinaires ont émergé. Au groupe hospitalier Diaconesses-Croix-Saint-Simon, un suivi sur six mois est proposé depuis fin janvier, avec soixantedouze heures d’hospitalisation pour une batterie d’examens. « Ainsi, ils ne doivent pas courir partout, explique Laura Montana. Et c’est pris en charge à 100%. » La météo en France Le Pas-de-Calais va être confiné le week-end, pas l’Ile-de-France Covid-19 L’exécutif a décidé de confiner le week-end le département du Pas-de-Calais, mais ni Paris et l’Ile-de-France, ni aucun autre des 20 départements placés sous surveillance renforcée, a indiqué une source gouvernementale à l’AFP. En revanche, des mesures supplémentaires vont être adoptées dans ces départements, au cas par cas, visant en particulier les lieux de brassage, a ajouté cette source. Ces restrictions pourraient être annoncées durant la conférence de presse gouvernementale ce jeudi, où s’exprimera Jean Castex. Parmi elles, l’interdiction des lieux de forte affluence, comme les quais à Paris, ou une nouvelle baisse des jauges dans les commerces, a indiqué la source gouvernementale. Gabriel Attal a espéré mercredi un « retour à une vie plus normale (...) peutêtre dès la mi-avril », grâce à l’effet de la vaccination pour alléger la pression hospitalière. Le gouvernement espère six millions de primo-injections supplémentaires, neuf millions au total fin mars. « Une montée en puissance de l’immunité collective qui peut nous permettre de commencer à desserrer les contraintes » sur « les lieux qui font la vie sociale ». L’exécutif surveille notamment le modèle de l’Institut Pasteur, qui estime que le nombre d’hospitalisations pourrait être quasiment deux fois plus faible le 1er mai. « C’est évidemment un horizon au bout du tunnel que nous devons toujours avoir en vue », a indiqué le porte-parole du gouvernement.
D. Souleiman/AFP ACTUALITÉ Au camp de Roj, en Syrie, où sont retenus des enfants français de djihadistes, en septembre. La pression politique sur l’Elysée s’intensifie Enfants en Syrie Des parlementaires veulent le rapatriement des filles et fils de djihadistes français Une course contre la montre. Privilégié depuis 2017 par l’Elysée, le rapatriement au « cas par cas » des enfants de djihadistes français détenus dans les camps du Kurdistan syrien peut-il perdurer ? Pour les familles des 80 femmes parties rejoindre Daesh et des 200 mineurs retenus au camp de Roj, la France peut encore changer de doctrine. Conscients de l’impopularité d’un rapatriement collectif de ces enfants à quelques mois de la campagne pour l’élection présidentielle, avocats, ONG et parlementaires accentuent la pression pour faire bouger la ligne de l’exécutif. Au-delà du sort des femmes djihadistes, la situation de ces petits Français – dont les deux tiers ont moins de 6 ans – suscite inquiétudes et incompréhensions. Le 10 février, deux élus, Pierre Morel-A- L’Huissier (UDI) et Pierre Laurent (PCF), ont interpellé les parlementaires par courrier. Le député UDI de Lozère appelle la France à « prendre les mesures qu’impose la situation de ces enfants ». Contacté par 20 Minutes, Pierre Morel- A-L’Huissier ajoute qu’il compte déposer « une proposition de résolution dans les prochaines semaines en mettant en cause la responsabilité de la France ». L’offensive politique s’est intensifiée cette semaine avec le déplacement d’une délégation parlementaire en Syrie. Deux députés et deux eurodéputés ont tenté de se rendre dans les camps d’Al- Hol et de Roj. En vain, puisque les autorités kurdes leur ont refusé l’entrée sur ce territoire. Accusant la France d’avoir « Si nous laissons grandir ces enfants dans ces camps, ils en sortiront avec une haine de la France. » Hubert Julien-Laferrière, député membre d’une délégation en Syrie « fait pression » sur les autorités locales pour les empêcher de mener à bien leur mission, les élus ont fustigé mercredi, lors d’une conférence de presse, le risque sécuritaire engendré par la politique du gouvernement. « Si nous laissons grandir ces enfants dans ces camps, ils en sortiront avec une haine de la France », a justifié Hubert Julien- Laferrière, député (EELV) du Rhône et membre de cette délégation. Pour Marc Lopez, cette intervention politique est « importante ». Ses quatre petits-enfants, âgés de 2 à 10 ans, sont incarcérés depuis avril 2018 dans le camp de Roj. Contacté par 20 Minutes, il interroge  : « Ces enfants sont innocents. Tout le monde sait qu’il n’y aura pas de jugement sur place, ni de tribunal international en Syrie (…) Alors, qu’est-ce qu’on fait ? » Au plus haut sommet de l’Etat, la doctrine du « cas par cas » reste la seule politique envisagée. Au total, 35 enfants, majoritairement des orphelins, ont été ramenés en France depuis la chute de Daesh. En juin 2019, face à l’inertie des autorités, Marc Lopez a tenté, avec sa femme, de rendre visite à ses petits-enfants. « Sur place, nous avons obtenu l’autorisation des Kurdes et, au dernier moment, on nous a dit  : « Pour les Français, c’est non. » On nous a précisé que les ordres venaient « d’en haut », autrement dit, de Paris. » Une version démentie plus tard par un proche du ministre des Affaires étrangères, qui a rencontré Marc Lopez. C’est pourtant ce même scénario qu’ont rapporté les parlementaires à leur retour de Syrie  : « Nos interlocuteurs nous répétaient qu’ils faisaient tous les efforts pour rendre notre visite possible et, finalement, qu’ils ne pouvaient pas nous laisser entrer, a détaillé la députée Frédérique Dumas (LREM), membre de la délégation. L’un de nos interlocuteurs a fini par nous dire  : « Nous avons des relations trop importantes avec la France pour vous permettre d’entrer. » En substance, il ne voulait pas se fâcher avec Paris. » Interrogé mercredi à l’issue du Conseil des ministres, le porte-parole du gouvernement, Gabriel Attal, a expliqué ne pas avoir « encore reçu la réponse du Quai d’Orsay sur ce sujet-là ». Contactés par 20 Minutes, ni l’Elysée, ni le Quai d’Orsay n’ont répondu à nos sollicitations. Hélène Sergent 3 Jeudi 4 mars 2021 Sarkozy se refuse à parler de « justice politique » Affaire des écoutes « Je n’ai jamais parlé de justice politique et je n’en parlerai jamais. » Après sa condamnation à de la prison ferme dans l’affaire dite des écoutes, lundi, Nicolas Sarkozy a de nouveau qualifié cette sentence d’« injustice profonde », mercredi soir sur TF1. « Je sais faire la différence entre le comportement de certains et une institution », a précisé l’ex-chef de l’Etat, martelant  : « Je ne tomberai pas dans le piège d’un combat politique contre une institution que je respecte. » Alors que plusieurs de ses soutiens ont mis en cause le rôle du Parquet national financier dans ce procès, dans lequel il a été condamné pour corruption et trafic d’influence, il a assuré qu’il ne demandait « la dissolution d’aucune institution »  : « Je ne demande qu’une chose, la vérité et le respect des règles de droit. » Nicolas Sarkozy avait déjà, dans Le Figaro, mardi, dénoncé « une injustice profonde », indiquant qu’il n’excluait pas d’aller devant la Cour européenne des droits de l’homme s’il n’obtenait pas satisfaction en appel.nnc 11u secondes Un homme mis en examen après l’agression d’un journaliste à Reims. Quatre jours après l’agression dans un quartier sensible de Reims d’un photojournaliste, pour « l’empêcher » de faire son métier, un homme de 21 ans a été mis en examen, mercredi, pour tentative de meurtre aggravée. Il a été placé en détention provisoire. SFR vise jusqu’à 1 700 départs volontaires à l’horizon 2025. Bras de fer social en vue ? Dans le cadre d’un plan stratégique annoncé mercredi, SFR prévoit jusqu’à 1 700 départs volontaires courant 2021, soit 11% de ses effectifs. Les syndicats accusent l’opérateur télécoms de jouer sur « l’effet d’aubaine du Covid-19 ». Huit blessés dans une attaque possiblement terroriste en Suède. Mercredi, huit personnes ont été blessées, dont deux grièvement, dans une attaque à l’arme blanche à Vetlanda, dans le sud de la Suède. L’attaque a été considérée comme possiblement terroriste, par la police. Le suspect, blessé par des tirs de la police, a été interpellé.

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