20 Minutes France n°3611ES2 3 mar 2021
20 Minutes France n°3611ES2 3 mar 2021
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°3611ES2 de 3 mar 2021

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : 20 Minutes France

  • Format : (230 x 305) mm

  • Nombre de pages : 9

  • Taille du fichier PDF : 1,4 Mo

  • Dans ce numéro : une dose de confiance pour le vaccin Astrazeneca.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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ACTUALITÉ I irme-are inirr iiin Previskins ultra détaillées sur TV-WEB-APPLIS le.ms-0 iÀCHAMEMETE0.001111 2 Mercredi 3 mars 2021 La double campagne de Yannick Jadot Verts L’eurodéputé soutient les candidats écolos aux régionales et pense aussi à la présidentielle Lundi, Julien Bayou et Yannick Jadot sont venus visiter la résidence Le Clos la Garenne, au bord de l’A86 à Fresnes (Val-de-Marne). Ces barres d’immeubles construites en 1959 sont le cadre idéal pour des écologistes en campagne. Anciennes passoires thermiques, elles ont été rénovées en 2019 et repeintes en vert par endroits. « La couleur n’a pas plu à tout le monde », relate le président du conseil syndical d’un des bâtiments. « On arrive à s’engueuler aussi sur le vert, mais, à la fin, on y arrive », ironise Julien Bayou, secrétaire national d’Europe Ecologie-Les Verts et tête de liste pour les élections régionales en Ilede-France. A ses côtés, Yannick Jadot semble rire sous son masque. Une plateforme d’idées Le député européen a commencé depuis janvier un tour de France pour soutenir les candidats écolos aux régionales. Yannick Jadot mène une drôle de double campagne, bien qu’il n’ait pas officialisé sa candidature à la primaire qu’EELV organisera en septembre, ni à la présidentielle d’avril 2022. L’eurodéputé aurait souhaité que les Verts désignent leur candidat avant la fin de l’année 2020. « Ça aurait évité la campagne interne pendant les régionales, et laissé plus La météo en France I. Harsin/Sipa Les écolos Yannick Jadot et Julien Bayou à Fresnes, lundi. L’eurodéputé fait figure de favori pour la présidentielle. de temps au candidat écolo pour asseoir une crédibilité », explique Jean Desessard, ancien sénateur EELV et soutien de Yannick Jadot. En attendant, ce dernier pose des questions au président du conseil syndical de la résidence fresnoise. Le déplacement est l’occasion de mettre l’accent sur les retombées économiques de la rénovation énergétique, l’un des thèmes phares sur la plateforme d’idées qu’il a lancée fin janvier, baptisée « 2022, l’écologie ». Cette campagne qui ne dit pas son nom « a pu froisser certains militants », observe Tout doux les températures ! Les régions au nord de la Loire restent sous les nuages, avec de rares gouttes possibles en bord de Manche, tandis que le soleil persistera ailleurs, sous un ciel voilé. Les températures sont très douces. Esther Benbassa, sénatrice EELV de Paris. C’est un peu tôt, il y a d’abord les régionales et les départementales et il ne faut pas brûler les étapes. Mais chacun veut marquer sa place. » Et Yannick Jadot ne compte pas ralentir. « A la mi-mars, on va organiser la campagne avec Yannick Jadot et son équipe, explique Jean Desessard. On a intérêt à faire la primaire la plus large possible, à dépasser EELV, si on veut être au second tour de la présidentielle. Il faut montrer aux Français qu’un autre monde est possible. » Laure Cometti Nicolas Sarkozy garde son statut de statue indéboulonnable Les Républicains Un coup de tonnerre à droite. Nicolas Sarkozy a été condamné lundi en première instance à trois ans de prison, dont un ferme, pour corruption et trafic d’influence dans l’affaire dite des « écoutes de Paul Bismuth ». Instinctivement, sa famille politique a serré les rangs et apporté son soutien à l’ancien président de la République, qui a décidé de faire appel. Car Nicolas Sarkozy reste une figure centrale à droite, et certains espéraient même qu’il puisse être un éventuel recours pour la présidentielle en 2022. Le fondateur du parti Les Républicains n’a en effet jamais réellement coupé avec la politique. « Il reste une référence. Beaucoup ont encore en tête sa campagne réussie de 2007 », reconnaît Des critiques en interne L’eurodéputé est parfois critiqué en interne sur son positionnement jugé trop libéral. « La synthèse entre l’écologie et le pragmatisme a été opérée depuis très longtemps », réplique l’eurodéputé EELV David Cormand. « La thèse d’un Jadot trop à droite est assez artificielle », balaie le député du Maine-et-Loire Matthieu Orphelin, ex-militant d’EELV et proche d’Eric Piolle et de Yannick Jadot. Philippe Gosselin, député LR de la Manche, qui ne croit pas à un changement de statut. Et le soutien en bloc de la droite prouve que la statue de l’ancien chef de l’Etat n’est pas près d’être déboulonnée. « C’est une figure tutélaire, qui n’est absolument pas écornée. Cette décision n’a rien à voir avec la vision qu’il a du pays, ses idées pour sortir de la crise sanitaire », appuie le député LR du Nord Sébastien Huyghe. Jusqu’à revenir au premier plan de la politique nationale ? « L’histoire nous apprend que les retours sont difficiles. En cas de situation extraordinaire, on ne peut pas totalement l’écarter. Un politique n’est vraiment mort que lorsqu’il est six pieds sous terre », sourit Philippe Gosselin. Thibaut Le Gal
ACTUALITÉ AstraZeneca repassera par là Pandémie Boudé et décrié en France, le vaccin britannique est en train d’inverser la tendance AstraZeneca est-il le vilain petit canard des vaccins contre le coronavirus ? Le sérum britannique s’est retrouvé au centre de plusieurs polémiques en France et en Europe  : un manque de doses, une efficacité remise en cause sur les personnes âgées, l’apparition du variant sud-africain, et, enfin, des fièvres chez les soignants vaccinés. Résultat, il a peiné à trouver preneur. Mardi, le ministère de la Santé a reconnu que seules 25% des doses de vaccins AstraZeneca reçues en France ont été utilisées. Petit à petit, pourtant, le produit revient en grâce. « L’étude écossaise montre que ce vaccin se comporte bien. » Eric Billy, docteur en immuno-oncologie Car les données s’accumulent et se montrent bien plus rassurantes. Notamment grâce à des études en population réelle, comme celle menée dans le cadre de la campagne de vaccination en Ecosse, qui a prouvé que, quatre semaines après l’administration d’une première dose, le risque d’hospitalisation était réduit de 85% avec le vaccin Pfizer-BioNTech, et de 94% avec celui d’AstraZeneca-Oxford. Un boîtier permet d’assurer la température des produits. Fotoarena/Sipa USA/Sipa A Blanc/Koovea Pour le docteur en immuno-oncologie Eric Billy, spécialiste des vaccins pour le collectif Du côté de la science, « les choses avancent, l’étude écossaise montre qu’en population, le vaccin se comporte bien et est efficace ». Face à ces nouvelles données, Dominique Le Guludec, présidente de la Haute autorité de santé, s’est montrée confiante, mardi  : « AstraZeneca a maintenant des indications élargies (…) Nous avions validé ce vaccin sur la base d’une efficacité autour de 60 à 70%. Les données en vie réelle sont supérieures, autour de 70 à 80%, et même au-delà pour la réduction du risque d’hospitalisation. Ces résultats nous permettent d’étendre l’utilisation Pour un transport sans coup de chaud Comment assurer la chaîne du froid des millions de doses de vaccins en transit dans le monde ? Dans ce vaste marché, une start-up de Montpellier est en première ligne. « Nous assurons un suivi constant de la température des produits, détaille Adrien Content, cofondateur et président de Koovea. Un petit boîtier autonome énergiquement, connecté en permanence au réseau cellulaire, est installé dans les contenants. Au moindre problème, il déclenche une alerte pour le client. » Des pannes d’électricité L’enjeu de santé publique est énorme. Et Koovea n’intervient pas uniquement dans la lutte contre le Covid-19. C’est aussi son innovation qui assure le transport des produits pharmaceutiques au vaccin AstraZeneca et ce, sans limitation d’âge supérieur. » Lundi, Olivier Véran a annoncé l’ouverture à la vaccination des personnes de 65 ans à 75 ans souffrant de comorbidités, avec ce vaccin à vecteur viral. Mais Eric Billy se montre sceptique. « En l’état, il y a assez de vaccins à ARN messager [Pfizer-BioNTech] pour vacciner les personnes de plus de 65 ans en France », précise le docteur, pour qui l’ouverture aux plus de 65 ans d’AstraZeneca risque avant tout de compliquer la logistique. Jean-Loup Delmas utilisés contre le virus Ebola, qui touche de nouveau l’Afrique. Pour l’industrie pharmaceutique, l’enjeu est également financier. La perte des produits thermosensibles est estimée à 35 milliards d’euros chaque année dans le monde. Elle est liée le plus souvent à des pannes d’électricité. Incubée au BIC (Businessinnovation center) de Montpellier, la société est en pleine expansion depuis ses premiers pas, il y a deux ans. Elle a multiplié par dix son chiffre d’affaires chaque année, pour le porter à 2 millions d’euros au dernier exercice consolidé. Koovea emploi une quinzaine de personnes à Montpellier, dont environ 70% en recherche et développement. Des effectifs appelés à doubler rapidement. A Montpellier, Jérôme Diesnis 3 Mercredi 3 mars 2021 Le vaccin AstraZeneca, qui a suscité de nombreuses polémiques, va-t-il enfin fonctionner à plein régime en France ? Vidéo En quoi AstraZeneca est-il différent des autres vaccins ? De l’espoir « dans quatre à six semaines » ? Lundi, lors d’un échange avec des jeunes dans un centre de formation aux métiers industriels à Stains (Seine- Saint-Denis), Emmanuel Macron a demandé de « tenir encore quatre à six semaines » avant un possible allégement des mesures contre le coronavirus. Rendez-vous est donc pris pour le lundi 12 avril. D’ici là, qu’est-ce qui peut avoir changé ? En premier lieu… de nouvelles mesures. Serrer la vis plus fort pour pouvoir la desserrer plus rapidement. « On attend un pic de contaminations dû aux variants d’ici deux à trois semaines. On peut renforcer des mesures de distanciation physique dès maintenant, afin de limiter ce pic », plaide Franck Clarot, médecin du collectif Du côté de la science. Il y a, d’autre part, la vaccination. L’exemple d’Israël montre qu’elle fonctionne en population réelle et entraîne des chutes dans les courbes du virus. Mais, « en six semaines, le nombre de nouveaux Français vaccinés semble trop faible pour inverser à ce point la tendance », nuance Michaël Rochoy, chercheur en épidémiologie. Dernier point, le beau temps à venir. Mais Michaël Rochoy prévient d’emblée  : « C’est faire fausse route que de penser que le coronavirus va disparaître avec le retour des beaux jours. » Reste alors, comme l’a dit Olivier Véran lundi, à « croiser les doigts ». J.-L.D.

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