20 Minutes France n°3610ES4 12 fév 2021
20 Minutes France n°3610ES4 12 fév 2021
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°3610ES4 de 12 fév 2021

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : 20 Minutes France

  • Format : (230 x 305) mm

  • Nombre de pages : 10

  • Taille du fichier PDF : 1,5 Mo

  • Dans ce numéro : PragmHatik.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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ACTUALITÉnnICI c (- -j sel/tupiC.1 tee,e, 09 leu Él i Le Sud s’ennuage, le Nord sans nuages Une perturbation circule sur une large moitié sud en apportant un épisode neigeux dans le Centre- Est. Quelques flocons ou pluies verglaçantes tombent dans la matinée, de la Bretagne au Berry. Beau temps froid de l’Ile-de- France jusque dans le Nord-Est. SIldef-93M-Al samlleppenin suomA9led 1100'011310111NIYH5V1 2 Vendredi 12 février 2021 L’insoutenable légèreté de l’épidémie Saint-Valentin Certains de nos lecteurs racontent leur nouvelle vie à deux, dans un contexte exceptionnel Il y a des histoires qui mériteraient leur Disney… Depuis près d’un an de pandémie angoissante et de restrictions de la avec vous vie sociale, pas simple pour les célibataires de rencontrer l’âme sœur pour fêter la Saint-Valentin, dimanche. Mais certains Français, qui ont accepté de nous raconter leurs aventures, ont réussi à construire leur histoire d’amour malgré tout. « Merci au couvre-feu qui nous a permis de « conclure ». » Béa, 55 ans Pour beaucoup d’entre eux, une rencontre au temps du Covid-19 a permis de s’engager plus rapidement. « Je l’ai invité à dîner à la maison, il n’est pas reparti, résume de son côté Béa, 55 ans. Merci au couvre-feu qui nous a permis de « conclure ». » Emménager ensemble ou vivre en vase clos, n’est-ce pas risquer de brûler les étapes ? « Cette accélération n’est pas nécessairement négative, analyse Caroline Kruse, thérapeute de couple. Elle permet de passer par-dessus des peurs, des Free-Photos/PIxabay Les jeunes amoureux ont vécu une accélération des étapes de la construction de la vie de couple. blocages. C’est une prise de risque avec ce que cela comporte aussi d’énergie et de désir de vivre. » Mais ce n’est pas forcément un long fleuve tranquille. « Ayant quitté mon domicile, ma ville, mon département pour vivre avec lui, je me suis retrouvée seule, monsieur travaillant toujours, critique Maud, 28 ans. Et cela a amené quelques conflits. » « Dans certains cas, évidemment, des angoisses ressurgissent, reprend la conseillère conjugale. Ces doutes peuvent miner la relation. Dans ces cas-là, je conseillerais, même à de très jeunes couples, d’aller consulter afin de réfléchir à ce qu’ils n’ont pas eu le temps d’élaborer, ce qui risque de parasiter leur désir d’être ensemble. » Un défi supplémentaire pèse sur ces couples  : quand le dîner en amoureux n’est plus exceptionnel et la sortie culturelle impossible, l’histoire risque de manquer de carburant. Georges, 31 ans, a rencontré Florent juste avant le second confinement  : « Nous nous sommes rapprochés en très peu de temps. Malheureusement, il y a aussi un revers de la médaille qui fait que, au bout de trois mois de relation, nous La météo en France Pourquoi Emmanuel Macron a-t-il renoncé à supprimer l’ENA ? Formation Pour finir, la vieille dame de 76 ans ne va pas mourir. Au moment de la crise des « gilets jaunes », Emmanuel Macron avait envisagé de supprimer l’ENA (Ecole nationale d’administration). La prestigieuse institution perdurera. Mais elle va davantage ouvrir ses portes. Jeudi, à Nantes (Loire-Atlantique), le président de la République a promis que 1000 places supplémentaires seraient créées dans les « prépas Talents », des classes préparatoires préparant aux concours des grandes écoles de la fonction publique, consacrées à des jeunes d’origines sociales ou de zones géographiques défavorisées. Car, depuis des années, l’ENA est désignée comme un symbole de l’élitisme à la française, et son recrutement est nous ennuyons un peu. » Perrine, 35 ans, souffre aussi de ces restrictions  : « En un an, je n’ai jamais rencontré ses amis ou sa famille à cause du Covid. On continue d’avancer, mais j’ai l’impression que la relation est un peu faussée. » « Les sorties étant limitées, nos tête-à-tête sont nombreux, ce qui n’est pas pour nous déplaire, se félicite en revanche Juliette, 25 ans. On prend le temps de se connaître vraiment et de savoir ce que nous voulons tous les deux pour l’avenir. Cette crise permet finalement de nous recentrer sur l’essentiel. » Oihana Gabriel critiqué. Alors pourquoi le chef de l’Etat n’a-t-il pas décidé de la remplacer par une école de services publics ? « Notre pays a besoin de hauts fonctionnaires qu’il faut former, estime Boris Walbaum, cofondateur de l’association Article 1, qui lutte en faveur de l’égalité des chances. Le problème, ce n’est pas l’existence de cette école, mais qu’elle ne soit pas assez ouverte socialement. » Selon l’énarque, la création de places supplémentaires dans les classes préparatoires intégrées est une démarche plus utile  : « On rapproche les candidats de la ligne d’arrivée, en leur proposant une prépa de deux ans avec un tutorat. » Daniel Keller, président de l’association des anciens élèves de l’ENA, ajoute  : « Et l’on conserve le principe de méritocratie républicaine. » Delphine Bancaud
ACTUALITÉ Une campagne en mutation ? Vaccination La stratégie française pourrait évoluer si les vaccins disponibles n’étaient plus assez efficaces face aux variants du coronavirus Dès l’apparition du Covid-19, la solution pour mettre un terme à la pandémie a résidé dans le développement de vaccins. Mais, quelques semaines après leur arrivée, l’émergence de variants susceptibles de rendre la vaccination moins efficace met à mal l’espoir de retrouver la vie d’avant. En France, les autorités ont décidé de resserrer les mesures sanitaires pour éviter la propagation des variants sud-africain et brésilien. Le ministre de la Santé, Olivier Véran, a notamment fait état jeudi soir de « plus de 300 cas de mutations évocatrices de variants sud-africain et brésilien ces quatre derniers jours en Moselle ». Dans ce contexte, comment adapter la stratégie vaccinale ? « Pour l’instant, il n’y a pas de changement au regard des variants », indique le ministère de la Santé, qui se fonde Le projet de nouveau terminal abandonné Aéroport de Roissy Les aménagements aéroportuaires ne sont plus dans le vent. Deux ans après la fin de la saga Notre-Dame-des-Landes à Nantes (Loire-Atlantique), le gouvernement a annoncé jeudi l’abandon de l’agrandissement de Roissy (Val-d’Oise). D’ici à 2037, le premier aéroport français devait accueillir une quatrième aérogare. « C’est un projet obsolète, qui ne correspondait plus à la politique environnementale du gouvernement », a justifié la ministre de la Transition écologique, Barbara Pompili. Plus largement, « un consensus est en train d’émerger, poussé par la Convention citoyenne sur le climat, sur une interdiction de l’agrandissement des aéroports », souligne auprès de 20 Minutes Paul Chiambaretto, professeur à la Montpellier Business School. Le trafic de passagers a chuté de 67% en 2020 à cause de la pandémie. Mais « le secteur est résilient », croit Paul Chiambaretto, qui ne voit là qu’une crise « conjoncturelle »  : « Au lieu d’avoir le trafic prévu en 2035, on l’aura en 2040. » Rachel Garrat-Valcarcel J. Geron/AP/Sipa sur « les données fournies par les laboratoires ». Seul ajustement opéré, « à Mayotte et à La Réunion décision a été prise de ne pas mettre l’accent sur AstraZeneca en raison de la circulation du variant sud-africain », précise le ministère de la Santé qui, dans ces territoires, mise « sur les vaccins de Pfizer et Moderna, avec une augmentation des livraisons à Mayotte ». Les industriels sollicités Pour la task force interministérielle consacrée à la vaccination anti- Covid-19, « la priorité est de travailler avec les industriels sur la capacité à se préparer et à adapter si besoin les vaccins actuels, assure-t-on à Bercy. Il faut que l’on prévoie la situation où un vaccin actuel ne fonctionne pas suffisamment sur l’un ou plusieurs des variants ». De leur côté, la plupart des laboratoires travaillent au développement de nouvelles formules. En pratique, « plusieurs options sont possibles  : développer entièrement un nouveau vaccin répondant exclusivement aux nouveaux variants. Dans ce cas, il faudrait combiner l’ancien vaccin et le nouveau qui, lui, interviendrait en « boost » [comme une dose de rappel], expose Bercy, qui gère les approvisionnements en vaccins au sein de la task force. L’autre option, c’est de développer un nouveau vaccin qui intègre la première souche – la « souche Wuhan » – et les nouvelles dans un même vaccin, qui serait bivalent ou polyvalent. » Anissa Boumediene Von der Leyen, « bouc émissaire parfait » sur la stratégie vaccinale Europe Si ce n’est pas un mea culpa, cela y ressemble. Invitée à s’exprimer devant le Parlement européen mercredi, la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a répondu aux critiques sur la gestion européenne de la crise du Covid-19  : « Nous avons été en retard sur l’approbation des vaccins. Nous avons été trop optimistes quant à la La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen. T. Samson/Pool/AFP 3 Vendredi 12 février 2021 Le ministre de la Santé, Olivier Véran, lundi à Melun (Seine-et-Marne). production de masse, et peut-être trop confiants sur la livraison en temps voulu des doses commandées. » « La Commission européenne, c’est le bouc émissaire parfait ! », estime Pascal Canfin, président de la commission environnement au Parlement européen. Pour l’eurodéputé LREM, « vous négociez avec un laboratoire, le laboratoire ne vous livre pas, et on accuse la Commission. La réalité, c’est que, au moment de la négociation, le rapport de force était en faveur des laboratoires et pas des autorités politiques. » « Un grand classique » « Lorsqu’il faut mettre en œuvre des politiques communautaires comme les vaccins, la Commission n’a pas les moyens de le faire sans s’appuyer sur les administrations nationales, rappelle Christian Lequesne, professeur à Sciences po. C’est un grand classique  : étant donné que la Commission a une forme de permanence à Bruxelles, elle incarne l’Europe, en bien ou en mal. Pour les Etats membres, cela peut être très pratique pour se dédouaner de leurs propres responsabilités. » Nicolas Raffin « Anticiper » les variants L’espoir pourrait venir d’une biotech française. La société lyonnaise Osivax travaille à l’élaboration d’un vaccin universel contre le Covid-19. Un produit qui cible « la partie interne du virus [moins sujette aux mutations], a indiqué Alexandre Le Vert, cofondateur d’Osivax, à La Croix. Cela permet d’anticiper l’arrivée de nouveaux variants, voire d’être efficace sur d’autres virus. L’enjeu, c’est de préparer l’avenir pour les futures pandémies. » nnCu secondes Feu vert pour les tests salivaires dans les écoles. Des tests salivaires de détection du Covid-19 sur les personnes sans symptômes ont reçu jeudi le feu vert de la Haute Autorité de santé (HAS). Cela va permettre des dépistages répétés dans les écoles et les universités, comme l’avait annoncé le ministre de la Santé, Olivier Véran, le 4 février. Des députés proposent un mot pour nommer les parents endeuillés. Une trentaine de députés de tous bords, dans le sillage de Mathilde Panot (LFI), ont apporté jeudi leur soutien à la reconnaissance du néologisme « parange », réclamée par certains parents endeuillés. La mobilisation en Birmanie se poursuit contre le coup d’Etat. Les Birmans ont manifesté jeudi pour une sixième journée d’affilée contre le coup d’Etat qui a renversé Aung San Suu Kyi (ex-cheffe du gouvernement civil). Le général Min Aung Hlaing a lancé jeudi soir un nouvel avertissement aux manifestants, avertissant que « des actions efficaces seront prises ».

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