20 Minutes France n°3610ES3 11 fév 2021
20 Minutes France n°3610ES3 11 fév 2021
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°3610ES3 de 11 fév 2021

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : 20 Minutes France

  • Format : (230 x 305) mm

  • Nombre de pages : 10

  • Taille du fichier PDF : 1,4 Mo

  • Dans ce numéro : à fond contre le cancer.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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ACTUALITÉ A la recherche de la nacre perdue Biodiversité Monaco lance des campagnes d’observation pour sauver le coquillage, décimé par un parasite Il y a quelques années, l’Office des timbres de la principauté de Monaco avait choisi « Pinna nobilis, une espèce vulnérable et protégée, largement présente » dans la réserve sous-marine du Larvotto, pour l’une de ses créations. Le timbre est toujours disponible, mais la grande nacre de Méditerranée est désormais aux abonnés absents. « On a pu en compter jusqu’à 600 en même temps dans l’espace naturel du Larvotto, mais, aujourd’hui, il n’y en a plus aucune », soupire Olivier Brunel, le chef du service aquariums à l’Institut océanographique de Monaco. Aussi, avec le gouvernement princier et l’Association monégasque pour la protection de la nature, il a lancé mercredi un « plan de mobilisation pour un retour des grandes nacres ». « Difficiles à repérer » « On appelle tous ceux qui vont sous l’eau à participer, présente Olivier Brunel. La police, les pompiers, les carabiniers, les clubs de plongée vont être mis à contribution. » Jusqu’à début avril, « plusieurs campagnes d’observation cibleront les jeunes nacres, qui sont d’ordinaire difficiles à repérer », expliquent les acteurs de M. Dagnino Des plongeurs vont partir à la recherche de grandes nacres juvéniles dans les eaux monégasques. ce projet. Car des spécimens juvéniles, qui résisteraient mieux au parasite tueur de la Pinna nobilis, pourraient être encore retrouvés. « C’est en tout cas ce que l’on espère, explique le responsable de l’Institut océanographique de Monaco. Depuis l’été dernier, on a vu de jeunes nacres repousser dans quelques zones en Espagne, mais aussi en France et notamment en Corse. » Ces explorations s’annoncent toutefois délicates. A l’automne 2019, Monaco avait déjà lancé un projet expérimental visant à capturer des nacres juvéniles à l’aide de pièges L’Hexagone garde la tête froide Un grand froid sec s’installe sur le quart nord-est de la France, souvent sans dégel diurne. Le ciel est bleu, avec une bise mordante. Sur l’arc atlantique, le ciel se couvre. Quelques pluies peuvent survenir en fin de journée, notamment dans le Sud-Ouest. Prévisions ultra détaillées TV-WEEI-APPLIS I ri midéree'mie LACHAINEMETEO.CON placés dans le courant. L’opération, renouvelée en 2020, n’avait donné aucun résultat. D’éventuelles observations permettraient pourtant d’avancer. « Si on en localise, on notera tous les détails sur l’habitat, la profondeur, et on fera un suivi pour essayer d’en savoir davantage sur le parasite, précise Olivier Brunel. Comment agit-il et où est-il le plus virulent ? On sait déjà que la grande nacre n’est pas touchée quand elle est présente dans des lagunes. » Mais de nombreuses inconnues demeurent. A Nice, Fabien Binacchi 2 Jeudi 11 février 2021 Reproduction en bassin ? Avec ces campagnes, aussi lancées dans le Var et l’Aude, le Centre monégasque de soins des espèces marines participe « à l’animation d’un réseau d’experts méditerranéens sur les grandes nacres ». Son but sera notamment de « lever les obstacles restants à la reproduction en bassin des grandes nacres et d’envisager les conditions d’une réintroduction en milieu naturel ». La météo en France L’Allemagne va restreindre les pesticides pour sauver les insectes Environnement « La mort des insectes doit être stoppée, dans l’intérêt de tous. » Le gouvernement allemand a présenté mercredi un projet de loi limitant drastiquement l’usage des pesticides autour des cours d’eau et dans les zones naturelles protégées. « Avec ce texte, l’Allemagne se positionne comme un pays avant-gardiste dans la protection des insectes », s’est félicité Martin Dermine, expert pour l’association européenne antipesticides Pan Europe. De « nombreux produits phytosanitaires » seront bannis dans les zones naturelles protégées, a assuré le gouvernement, sans toutefois préciser les substances concernées. Dans les tiroirs depuis 2019, le projet a été maintes fois repoussé en raison de l’opposition de la ministre de l’Agriculture, Julia Klöckner, issue du parti conservateur CDU. Il a été au cœur d’âpres négociations avec son homologue de l’Environnement, la sociale-démocrate Svenja Schulze. Surtout, la loi suscite la colère des organisations agricoles, qui ont organisé plusieurs manifestations. A Berlin, plusieurs centaines de tracteurs ont défilé mardi pour exprimer leur colère. La DBV, principal syndicat agricole allemand, a écrit à Angela Merkel, affirmant qu’« au moins 7% » des terres cultivées dans le pays sont menacées par ce texte. Selon une vaste synthèse d’études dévoilée en 2019, près de la moitié des espèces d’insectes, essentiels aux écosystèmes, sont en déclin dans le monde.
H. Assouline ACTUALITÉ « On devrait filmer les opérations » Santé Le chirurgien Eric Vibert publie un essai sur le « droit à l’erreur et le devoir de transparence » dans le domaine médical C’est une probabilité qu’on préfère ignorer avant de passer sur le billard. Et si le chirurgien ou la chirurgienne faisait une erreur ? Eric Vibert (photo), professeur d’université et chirurgien digestif à l’hôpital Paul-Brousse à Villejuif (Val-de-Marne), pose la question du droit à l’erreur dans un essai original, paru mercredi, Droit à l’erreur, devoir de transparence (éd. de l’Observatoire). Ecrire un livre pour parler de ses erreurs comme chirurgien, c’est osé… Ce qui m’a donné envie d’écrire ce livre, c’est que j’ai fait une erreur lors d’une opération et je l’ai compris en regardant la vidéo… qui était, à l’origine, un outil pédagogique. Quand je fais une erreur, ça me paralyse. Ma réaction a été l’écriture de ce bouquin. La vague de froid va-t-elle accélérer l’épidémie ? Covid-19 Jusqu’à – 6 °C dans les Hauts-de-France et le Grand- Est, – 5 °C en Ile-de-France… Une vague de froid s’installe sur la moitié nord de la France pour quelques jours, a alerté Météo-France, mercredi. Or, pour certains spécialistes, la reprise de l’épidémie de Covid-19 serait liée à la baisse des températures. Face à cette vague de froid, doit-on craindre une hausse des contaminations ? Selon l’Institut Pasteur, le R0, le taux de reproduction du virus, augmente de 0,16 pour chaque degré perdu sous une température moyenne de 10 °C. Cela dit, si le virus aime le froid, il n’aime pas le grand froid. Selon une étude publiée fin 2020 par Predict Services, le virus se propagerait moins lorsque les températures sont très basses. « Lorsqu’il fait moins de 3 °C, les gouttelettes ont tendance à tomber au sol », et donc à être moins disséminées, expliquait le ministre de la Santé, Olivier Véran, mi-décembre sur France 5. Néanmoins, en hiver, nos organismes sont moins résistants et plus susceptibles d’attraper des infections. Manon Aublanc D. Cummings/AP/Sipa Pour la chirurgie, « la meilleure piste de progrès à l’heure actuelle, c’est la transformation du rapport à l’erreur », écrivez-vous. Pourquoi ? Il faut être capable de sortir des dogmes dans lesquels on évolue pour améliorer sa pratique. Le bloc opératoire est un lieu qui se transforme avec de plus en plus d’assistance, d’aide à la décision. Les chirurgiens vont l’accepter, ou pas. Je pense, par exemple, qu’on devrait filmer toutes les opérations. Mais mettre des caméras au bloc, c’est complètement fou, pour beaucoup. Certains voient l’initiative comme un outil pour blâmer, alors que c’est pour éviter qu’on récidive. Vous estimez que ce droit à l’erreur permettrait d’améliorer la formation. C’est-à-dire ? Pour faire de grosses opérations, qui apportent le petit frisson, il faut être Certains antidépresseurs pourraient protéger contre le Covid-19 Recherche Un espoir venu de psychiatrie. Plusieurs indices montrent que des antidépresseurs, notamment le Prozac, protégeraient les patients de formes graves de Covid-19. A l’origine de cette découverte, un médecin français, Nicolas Hoertel. L’auteur de l’article paru dans la revue Molecular Psychiatry, le 4 février, s’est étonné de voir, dès la première vague, ses Le Prozac, notamment, préserverait des formes graves de la maladie. A. Jocard/AFP (illustration) considéré comme un grand chirurgien. Je reste persuadé que le succès d’une opération n’est pas lié à un homme providentiel mais dépend d’une équipe et d’un environnement. Comment passer d’un équipage reposant sur un seul chef à une équipe où les responsabilités seraient partagées ? Par un rapport de confiance et par le fait d’accepter de se tromper. Le problème de ce métier, c’est que certains répondent systématiquement par oui ou par non. Plus je suis instruit, plus je réponds  : « Je ne sais pas. » Si vous ne savez pas, vous écoutez les autres. Si je commence à me planter, je veux que patients en psychiatrie peu touchés par l’épidémie. Une équipe de chercheurs, pilotée par Nicolas Hoertel, a alors lancé une étude observationnelle. Grâce aux données de 36 hôpitaux de l’AP-HP, ils accumulent des informations sur 7 230 patients adultes hospitalisés pour Covid-19. Parmi eux, 345 patients (4,8%) étaient sous antidépresseurs. « Notre surprise a été d’observer que ces patients présentaient un risque diminué de plus de 40% d’intubation ou de décès par rapport aux autres patients », synthétise Nicolas Hoertel. « Résultats spectaculaires » Depuis, un essai clinique réalisé par l’université Washington, à Saint Louis (Etats-Unis), a consolidé cette hypothèse. « Sur des données préliminaires publiées en novembre, on découvre des résultats spectaculaires  : sur 80 patients [recevant du Floxyfral, un antidépresseur proche du Prozac], aucun n’a vu son état s’aggraver, contre 6 patients sous placebo. » Les résultats définitifs de cet essai randomisé sur plusieurs centaines de patients sont attendus d’ici à fin février. O.G. 3 Jeudi 11 février 2021 « Le succès d’une opération dépend d’une équipe », estime le médecin. le médecin en face de moi me dise  : « Tu pars du mauvais côté. » C’est ça qui permet de mettre des barrières. Vous abordez la question de la relation avec le patient, qui doit être, selon vous, plus transparente… Il y a une nécessité de modifier le rapport paternaliste du soignant au patient. En tant que médecin, on a une obligation d’informer le malade. Le problème, c’est qu’apporter cette connaissance va prolonger la consultation. Une fois, un patient m’a posé de bonnes questions, et j’ai changé de stratégie. Mais tous les médecins n’acceptent pas de prendre ce temps. Propos recueillis par Oihana GabrielnnCu secondes Le vaccin AstraZeneca valable aussi pour les plus de 65 ans. Mercredi, un comité d’experts de l’OMS a indiqué que le vaccin AstraZeneca contre le Covid-19 pouvait être administré aux plus de 65 ans. L’OMS recommande aussi son utilisation dans les pays où les variants sont présents. Twitter ne laissera pas revenir Donald Trump sur sa plateforme. Le réseau social Twitter, qui a décidé de bannir Donald Trump pour incitations répétées à la violence, ne le laissera pas revenir sur sa plateforme, a indiqué mercredi Ned Segal, le directeur financier de l’entreprise sur la chaîne CNBC. Les rebelles yéménites attaquent un aéroport international saoudien. Mercredi, les rebelles houthis du Yémen ont attaqué l’aéroport d’Abha en Arabie saoudite en affirmant avoir visé des objectifs militaires. « Un avion au sol a subi un incendie », a indiqué la télévision d’Etat saoudienne. De son côté, la coalition menée par Riyad évoque un « crime de guerre ».

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