20 Minutes France n°3610ES12 24 fév 2021
20 Minutes France n°3610ES12 24 fév 2021
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°3610ES12 de 24 fév 2021

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : 20 Minutes France

  • Format : (230 x 305) mm

  • Nombre de pages : 9

  • Taille du fichier PDF : 1,4 Mo

  • Dans ce numéro : pique et pique et quel vaccin ?

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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F. Mantovani/Gallimard ACTUALITÉ Démocratie La chercheuse Chloé Morin publie un ouvrage sur la crise de notre système politique « La crise a amplifié le constat que je faisais sur les fractures de notre démocratie », estime la chercheuse Chloé Morin (photo), experte associée à la Fondation Jean-Jaurès, proche du PS. L’ancienne conseillère de Jean-Marc Ayrault et Manuel Valls à Matignon l’explique dans un livre, qu’elle vient de publier  : Le Populisme au secours de la démocratie ? (éd. Gallimard). 111- knek-TWitA, &Yak unterpee465 ecilltlndoeb,c4 epxtee, 4,teEt. r I iietZee 2 Mercredi 24 février 2021 « Ne pas censurer les offres populistes » Le populisme est perçu par bien des responsables politiques comme une menace. Pour vous, il pourrait venir au secours de la démocratie ? Il faut rappeler que le populisme correspond à une notion de science politique qui a une histoire et une définition concrète [la défense du « peuple » contre « les élites »]. Mais, aujourd’hui, ce terme est utilisé pour disqualifier l’adversaire, et pour exclure des questions et des acteurs du débat public. La question que je pose dans le titre est une manière de souligner que les gens qui votent populistes sont des gens qui votent encore, qui essaient de jouer le jeu de la démocratie. Si l’on veut que les gens continuent à adhérer à la démocratie, il ne faut pas aller vers la censure des offres populistes. N. Messyasz/Sipa (illustration) « Nos systèmes de décision collective ont été détournés par ceux qui détiennent le pouvoir », estime Chloé Morin. Quelles sont les causes de cette crise démocratique que vous décrivez ? Parmi les nombreuses causes que j’évoque, il y a la question du partage du pouvoir. Nos systèmes de décision collective sont en partie obsolètes et ont été détournés par ceux qui détiennent le pouvoir aujourd’hui. On l’a bien vu pendant la crise sanitaire, la décision publique a été extrêmement centralisée, le confinement n’a pas été voté par le Parlement, un conseil de défense sanitaire a été mis en place sans contrôle. Ce n’est pas sain d’un point de vue démocratique. Depuis l’automne seulement, l’exécutif semble plus soucieux de cette question de l’acceptabilité de ses mesures. Or c’est en partageant le pouvoir que l’on crée le consentement, il n’y a pas d’autres façons de le faire. Des réformes sur le scrutin à la proportionnelle, sur le vote par anticipation ou par correspondance sont discutées… Je suis sceptique sur le vote par anticipation, car, si l’on ne peut pas voter le dimanche, il y a peu de chances pour qu’on aille voter le jeudi. Quant à la proportionnelle, elle pose à mon avis de sérieux problèmes de stabilité et de capacité à gouverner. Néanmoins, je fais le constat, dans ce livre, que le Parlement ne sert aujourd’hui plus à rien, car la majorité présidentielle y est écrasante. Il n’y a pas vraiment de dialogue. Quels seraient les bons remèdes, alors, pour notre démocratie ? Il y a la responsabilité individuelle. Chacun d’entre nous doit faire l’effort de se confronter à des opinions qui ne sont pas les siennes. L’éducation aux médias, au sens large, pour les enfants et ados, peut participer à forger cela. Propos recueillis par Laure Cometti La météo en France La « dette Covid », un enjeu pour 2022 Présidentielle Au début de Le pays se tord de l’épidémie, en mars 2020, Emmanuel Macron promettait de soutenir les douceur sous le soleil Français et les entreprises en difficulté face à « la plus grave crise sa- Soleil et douceur s’imposent partout. L’ambiance est nitaire depuis un siècle ». Près d’un printanière avec des valeurs an plus tard, ces dépenses s’élèvent à près de 150 milliards d’euros. Faut-il dignes d’un début avril. Des rembourser la partie de la dette liée au brumes de mer peuvent se former Covid-19 ? Les politiques s’emparent désormais de cette question. En tant que sur les plages du golfe du Lion, tandis que la pointe du Finistère haut-commissaire au plan, François retrouve des nuages. Bayrou présentera d’ailleurs ce mercredi, devant le Conseil économique, social et environnemental (Cese), une note sur la dette publique. Prévisions ultra détaillées « Il est important de réaliser un audit TV-WEEI-APPLIS global de nos finances pour savoir où l’on en est, assure Roland Lescure, député LREM et cadre du parti. La « dette Covid », savoir qui paie et combien, sera un des éléments importants de la campagne à venir, car il faudra bien la rembourser un jour. » Car le gouvernement est aujourd’hui pressé sur ce sujet par l’opposition. « Une dette doit être remboursée, assurait lundi Marine Le Pen [RN], dans une tribune à L’Opinion. Il y a là un aspect moral essentiel. » A gauche, insoumis et communistes plaident pour l’effacement de ces dépenses liées à la crise sanitaire, à l’image de Jean-Luc Mélenchon (LFI), qui propose « d’annuler ces titres de dettes publiques » par l’intermédiaire de la Banque centrale européenne. Si l’exécutif n’a livré aucune piste concrète, il exclut toute hausse de taxes. Pour Roland Lescure, « la croissance permettra de réduire la dette et on aura à s’interroger sur nos dépenses publiques dans le cadre d’un second quinquennat ». Thibaut Le Gal
ACTUALITÉ 3 Mercredi 24 février 2021 La méditation ne connaît pas la crise Bien-être De nombreux Français se tournent vers cette pratique pour traverser la période actuelle « Crise de calme », « être ici et maintenant » … Si ce genre d’expression ne vous fait pas exploser de rire, c’est que vous êtes coutumier du vocabulaire de la méditation. Alors que de plus en plus de Français s’intéressaient à cette pratique ces dernières années, la crise du Covid-19 semble avoir été un déclencheur pour beaucoup. Les livres sur cette pratique se vendent comme des petits pains, des séances de méditation collective ont fleuri sur la Toile pendant les confinements. Même le géant du streaming Netflix propose, depuis le 1er janvier, un documentaire, le « Guide Headspace Des protections périodiques bientôt gratuites Université « On vise 1 500 distributeurs à la rentrée. » A partir de septembre, les protections périodiques seront gratuites pour toutes les étudiantes, a annoncé la ministre de l’Enseignement supérieur, Frédérique Vidal, mardi. Dans les prochaines semaines, les résidences universitaires des Crous et les services de santé universitaires seront équipés en distributeurs, a-t-elle précisé lors d’une rencontre à Poitiers (Vienne) avec des étudiants. Ces protections seront « respectueuses de l’environnement », a précisé le ministère. Cette annonce intervient alors que la ministre est apparue fragilisée ces derniers jours, après la polémique suscitée par ses sorties sur l’islamo-gauchisme. Semblant pressée de tourner la page, elle martèle depuis que sa « priorité, c’est la question des étudiants ». Selon une étude de l’Association fédérative des étudiants de Poitiers et l’Association nationale des étudiants sages-femmes, en février, un tiers des étudiantes aurait besoin d’aide pour pouvoir acheter des protections périodiques. M. Mochet/AFP de la méditation », pour déstresser entre deux épisodes de série… « Petit Bambou », application qui compte 7 millions d’adeptes, a connu un « effet confinement ». « On est passés de 5 000 nouveaux utilisateurs par jour à 15 000 en mars 2020 », explique Benjamin Blasco, son cofondateur. Et la méditation ne se pratique pas uniquement seul dans son salon, en lotus, avec son portable. « Notre activité pour les entreprises a été multipliée par dix J. Accorsini/Sipa (illustration) L’enquête autour du naufrage du « Bugaled Breizh » va être relancée Bretagne Dix-sept ans après le mystérieux naufrage du Bugaled Breizh au large du cap Lizard, à l’extrême sud-ouest de l’Angleterre, les familles des cinq marins disparus, originaires de Loctudy (Finistère), n’ont toujours pas d’éléments de réponse sur les raisons de ce drame. Alors que de lourds soupçons pèsent sur L’épave du chalutier breton, coulé au large des eaux anglaises en 2004. entre l’été 2020 et le début de l’année 2021, reprend le cofondateur de « Petit Bambou ». Beaucoup de représentants du personnel cherchent des solutions en distanciel, pour aider les gens à gérer l’angoisse et les contraintes du télétravail. » « Cela permet d’apaiser son esprit face à la situation actuelle stressante. » Pierre, 55 ans Pourquoi un tel enthousiasme ? D’abord pour son côté pratique. « Méditer avec une application mobile reste une des rares activités que l’on peut faire sans contraintes particulières », avance Julien Delon, cofondateur de l’application « Mind ». Pour Benjamin Blasco, cette crise sanitaire nous a invités à revoir nos priorités  : « Les gens se sont « connectés » au sport pendant cette période, et ils se sont aussi rendu compte qu’ils ne prenaient pas assez soin de leur mental. Or, la méditation joue un peu le rôle de stretching pour le cerveau. » Pierre, 55 ans, des sous-marins en exercice dans la zone, la justice française avait rendu un non-lieu, confirmé par la Cour de cassation en 2016. Depuis, les derniers espoirs des familles reposent sur les épaules de la justice anglaise. Comme l’a révélé Le Télégramme, une nouvelle audience doit se tenir le 12 mars dans le cadre de cette procédure. « Dépôt de conclusions » Cette audience, qui se tiendra en visioconférence, ne sera « pas une audience finale mais un dépôt de conclusions », précise l’avocat de proches de victimes Dominique Tricaud. Elle se tient dans le cadre de l’enquête pour recherche des causes de la mort. S’agissait-il d’un accident de pêche ? Peu de connaisseurs du dossier y croient. Ou bien le chalutier breton a-t-il été attiré au fond par un sous-marin qui a crocheté un de ses filets ? Cette hypothèse, renforcée par le naufrage soudain, évalué à trentesept secondes, se heurte à la difficulté du secret-défense de plusieurs pays. Les Etats-Unis ont toujours nié être impliqués dans cet accident, tout comme la France. A Rennes, Camille Allain le confirme. « Je pratique activement la méditation de pleine conscience depuis plusieurs mois, confie cet internaute qui a répondu à notre appel à témoignages. Cela permet d’apaiser son esprit face à la situation actuelle stressante et d’approfondir certains concepts  : lâcher-prise, empathie, confiance en soi… » Pour Benjamin Blasco, la méditation va par ailleurs à l’encontre des exigences de performance et de rapidité de la société. « Il n’y a pas de fausse promesse, on ne dit pas  : « Prenez de la méditation en suppositoire, vous irez mieux. » Le fait que ça ne soit qu’un outil sans objectif à atteindre, dans cette période où on nous demande pas mal d’exploits – gérer les enfants, la maison, le travail –, avoir un temps où on ne fait rien, on s’arrête, c’est important. D’autant plus qu’il n’y a pas de mauvaise manière de méditer… » Ce qu’apprécie Mireille, 61 ans, qui a goûté à cette pratique lors du deuxième confinement  : « J’étais angoissée à l’idée d’être encore seule face à moi-même. Certaines séances sont plus difficiles que d’autres, mais je m’accroche et je sais que c’est un soutien, un moment pour moi. » Oihana GabrielnnCu secondes Un deuxième adolescent meurt après une rixe dans l’Essonne. Au lendemain du décès à Saint- Chéron (Essonne) d’une collégienne de 14 ans blessée lors d’affrontements entre jeunes, un adolescent est mort mardi après une rixe entre deux bandes rivales à Boussy-Saint-Antoine (Essonne), a-t-on appris auprès de la police. Londres accorde plus de temps à l’UE pour l’accord post-Brexit. A la demande de l’UE, le Royaume- Uni a accepté de prolonger, jusqu’au 30 avril, la période d’application provisoire de l’accord commercial post-Brexit, a annoncé mardi un porte-parole du gouvernement britannique. Le but est de laisser le temps au Parlement européen de ratifier l’accord. Couvre-feu de 22 h à 5 h pour toute l’île de La Réunion. La préfecture a élargi mardi à toute La Réunion un couvre-feu de 22 h à 5 h instauré jusqu’ici dans sept communes, en raison de la hausse du taux d’incidence du Covid-19 sur cette île de l’océan Indien.

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