20 Minutes France n°3610ES11 23 fév 2021
20 Minutes France n°3610ES11 23 fév 2021
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°3610ES11 de 23 fév 2021

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : 20 Minutes France

  • Format : (230 x 305) mm

  • Nombre de pages : 9

  • Taille du fichier PDF : 1,5 Mo

  • Dans ce numéro : défiance dans les rangs.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
< Pages précédentes
Pages : 2 - 3  |  Aller à la page   OK
Pages suivantes >
2 3
ACTUALITÉ Peu d’espace pour la rentabilité Economie Le débat sur l’utilisation de l’argent public pour l’exploration spatiale refait surface Perseverance est bien arrivé. Sept mois après avoir quitté la Terre, le véhicule de la Nasa s’est posé jeudi sur la planète Mars. Il aura notamment pour mission de rechercher d’éventuelles traces de vie et de déterminer si une exploration humaine de la planète rouge est possible. Évidemment, un programme aussi sophistiqué coûte cher  : 2,2 milliards d’euros, incluant le développement, la construction, le lancement, et la mission sur Mars. Mais, si l’on compare aux missions incluant l’envoi d’équipages dans l’espace, Perseverance apparaît comme un projet « low-cost ». Ainsi, le programme « Space Transportation System » (STS), qui conduira au développement de la navette spatiale, a nécessité 41 milliards d’euros. Quant au programme Apollo, Dans une période où la dette se creuse et alors qu’il n’y a pas « d’argent magique », ces dépenses interrogent. qui a permis à plusieurs hommes de marcher sur la Lune, il a coûté 170 milliards d’euros, quasiment 70 fois le prix de Perseverance. Ces chiffres rappellent La météo en France I-.17 15 16 s 17 7.11 1 16 11 15 17 eMo j. I J. Raoux/AP/Sipa météo la meirMure lep enele Les nouvelles missions sur Mars, comme Perseverance, nécessitent des milliards d’euros de dépenses. une réalité  : aller dans l’espace coûte cher, car cela nécessite énormément de compétences humaines et technologiques. Or, dans une période où la dette se creuse et avec un président de la République qui affirme qu’il n’y a pas « d’argent magique », ces dépenses peuvent poser question. L’espace doit-il, et peut-il, être rentable, comme s’il était une activité économique classique ? « Quand on parle d’espace, on parle surtout d’argent public, précise Pierre Lionnet, économiste et directeur de recherche à Eurospace, une association qui défend les intérêts des industriels du secteur spatial. Par exemple, 80% des La douceur du printemps revient pour le moment Le soleil brille sur les trois quarts du pays, sauf en Languedoc, où les nuages sont plus nombreux. Après un lundi nuageux, la douceur est de retour par le Sud-Ouest. L’ambiance est printanière partout. Prévisions ultra détaillées "r TV-WEB-APPLIS LACHAINEMETED.COM satellites et des lancements correspondants sont achetés par des gouvernements pour des programmes d’Etat. Il s’agit d’un marché public, donc la notion de rentabilité ne va pas être la même que celle d’une entreprise privée. » L’économiste illustre son propos par une métaphore  : « Quand la Mairie de Paris change l’ampoule d’un réverbère, on ne demande pas au réverbère d’être rentable, mais de bien éclairer. Le service spatial, c’est pareil. Quand vous utilisez Galileo (l’équivalent européen du GPS), c’est gratuit, alors qu’il a fallu dépenser énormément d’argent pour déployer les satellites. » 2 Mardi 23 février 2021 Une forme de service public de l’espace, donc. Ce qui ne veut pas dire pour autant que l’argent utilisé est dépensé sans aucun contrôle. « Même si nous n’avons pas d’objectif de rentabilité comme pourrait l’avoir une entreprise privée, il nous est demandé, pour chaque mission, d’avoir le meilleur rapport qualité-prix en termes de propositions commerciales, explique Murielle Lafaye, responsable du pôle ‘‘Intelligence économique » au Centre national d’études spatiales. D’autre part, les missions doivent maximiser les retombées socioéconomiques et les réponses à des enjeux sociétaux. » Nicolas Raffin Les yeux tournés vers le ciel orange Intempéries Le ciel va-t-il se teinter d’une couleur orange, comme au début du mois ? Un nuage de sable venu du Sahara survole l’Europe depuis ce week-end et a atteint son niveau maximal, lundi, selon les prévisions de Météo-France. Pour autant, le phénomène devrait être moins visible que celui de début février. Pour qu’un nuage de sable se forme, il faut des conditions particulières, comme le passage d’un front froid ou d’une dépression. « Le vent décroche les poussières fines, des particules de sable, et les soulève du sol, décrypte Vincent Guidard, chercheur au Centre national de recherches météorologiques de Météo-France. Il faut que le vent soit assez fort pour que les poussières ne retombent pas immédiatement. Elles montent ensuite dans l’atmosphère et sont transportées dans l’air, là où le flux les emmène. » Il s’agit d’un phénomène qui se produit assez régulièrement, mais certaines saisons sont plus propices que d’autres. « Le fait que les poussières se soulèvent dans l’air, ça arrive souvent, décrit le spécialiste. Mais, pour qu’elles soient transportées sur une longue distance, il faut des conditions spécifiques favorables, notamment du vent et de la pluie. C’est la raison pour laquelle ce phénomène arrive la plupart du temps en automne et en hiver. » En revanche, il est assez rare que deux épisodes forts, « comme c’est le cas ce mois-ci », arrivent en si peu de temps, observe Vincent Guidard. Certaines régions sont plus touchées que d’autres  : « On observe souvent des dépôts de sable dans le sud de la France, notamment sur les voitures, ou sur les massifs montagneux, comme les Pyrénées ou les Alpes », précise le chercheur. M.A.
IBO/Sipa ACTUALITÉ « Un climat lourd et pesant » Société Le chercheur Bruno Cautrès analyse l’impact de la crise sanitaire sur l’opinion des citoyens envers les politiques Avec la persistance du Covid-19, le moral ne va pas fort. C’est ce que révèle, entre autres, le baromètre annuel du Cevipof*, le centre de recherches de Sciences po, publié lundi. Une crise sanitaire qui influence, aussi, le rapport entre citoyens et politiques a observé Bruno Cautrès, chercheur au CNRS et au Cevipof, coauteur de l’étude. Quel impact la crise sanitaire a-t-elle sur l’état d’esprit des Français ? On voit que la lassitude (41%, +13 points en un an) et la morosité (34%, +12 points) sont en forte augmentation dans le pays, bien plus haut que lors du premier confinement. La morosité est aussi plus haute que lors des périodes d’attentats en 2015. Cela montre que le climat est lourd et pesant. En douze ans d’enquête, on s’est aperçus que les Français sont plutôt pessimistes. Une seule dose suffira pour le vaccin américain Johnson & Johnson. J.-P. Pariente/Sipa P.Magakoe/AFP Qu’en est-il de la confiance des citoyens à l’égard des politiques ? Elle est en hausse pour tous les responsables politiques. C’est un réflexe normal en cas de crise. Mais un décalage existe selon les postes. Ainsi, 65% des Français font confiance à leur maire (+2), 44% à leur député (+7), mais seulement 37% au président de la République (+7). Le système démocratique reste privilégié, mais... Autre donnée observée par le baromètre annuel du Cevipof, le rapport entre les Français et leur régime politique. « Le système politique préféré reste le système démocratique, observe Bruno Cautrès. Mais plusieurs indicateurs montrent une demande d’un pouvoir moins vertical, de renouvellement démocratique, plus en proximité des gens. Ainsi, 80% pensent toujours que les politiques ne se préoccupent pas du tout ou peu de leur avis. » Environ un Français sur trois estime que l’exécutif gère bien la crise sanitaire. En avril, le coronavirus pourrait bien se découvrir d’un fil Vaccination De l’espoir. Alors qu’un confinement localisé a été décidé dans les Alpes-Maritimes (lire en p.4), les dernières informations sur la vaccination contre le Covid-19 envoient des signaux encourageants. V Johnson & Johnson en approche. Pour la France, 2,7 millions de doses sont normalement attendues en avril. « Sa force, c’est qu’il s’administre en une seule fois », précise le ministère de la Santé. C’est le premier vaccin ayant cette particularité, qui facilite grandement son utilisation (lire ci-contre). Est-ce en raison de la gestion de la crise sanitaire ? Seuls 37% des Français estiment que le gouvernement gère bien la crise. On est loin des 56% en Allemagne ou 48% au Royaume-Uni. Cet écart entre la France et ses voisins s’est maintenu depuis un an, alors que l’exécutif assure qu’il fait mieux que le reste de l’Europe. Cela s’explique bien entendu par la traditionnelle défiance politique dans notre pays. Mais la communication de début de crise sur les masques, puis les tests, le traçage et la vaccination a laissé des traces. Propos recueillis par Thibaut Le Gal * Enquête réalisée en ligne par OpinionWay du 20 au 31 janvier auprès de 2 105 personnes inscrites sur les listes électorales. V Des professionnels sur le pont. On peut supposer que le vaccin Johnson & Johnson sera disponible dans les cabinets médicaux. Cette semaine, environ 30 000 généralistes vont vacciner en ville. Et ils devraient être toujours plus nombreux à se porter volontaires. V Quinze millions de vaccinés. Selon la Direction générale de la santé, la France attend en avril 19,3 millions de doses de Pfizer, 3,2 millions de Moderna et 9,1 millions d’AstraZeneca. On pourrait ainsi vacciner 15 millions de Français supplémentaires. O.G. 3 Mardi 23 février 2021 Le rétablissement lent de l’hôpital de Villefranche Cyberattaque « Minimum quinze jours, voire plusieurs semaines. » Tel est le temps estimé par le secrétaire d’Etat à la transition numérique, Cédric O, pour un retour à la normale du système informatique du centre hospitalier de Villefranche-sur- Saône (Rhône), frappé il y a une semaine par une cyberattaque. « Il y a eu 27 cyberattaques d’hôpitaux en 2020 et, depuis le début de l’année, c’est une attaque par semaine », a précisé Cédric O, assurant que l’exécutif « allait faire en sorte que les 135 groupements hospitaliers les plus importants en France (…) puissent augmenter leurs systèmes de défense ». Pour y parvenir, Cédric O a indiqué que l’Etat déploiera « très rapidement » 350 millions d’euros pour renforcer la protection informatique des groupes hospitaliers hexagonaux. Pour rappel, une enquête a été ouverte par la section cybercriminalité du parquet de Paris, la semaine passée, après l’attaque par le crypto-virus Ryuk de l’Hôpital Nord-Ouest. Elle fait suite à une attaque similaire contre l’hôpital de Dax (Landes), le 9 février.nnru secondes Des policiers de la BAC par la case prison. Lundi, un policier de la brigade anticriminalité (BAC) du 18 e arrondissement de Paris a été condamné à huit années d’emprisonnement pour corruption et trafic de stupéfiants notamment. Cinq de ses collègues se sont vus infliger des peines allant du sursis à un an ferme. Sur les menus sans viande, Véran tente de siffler la fin de la récré. « Il n’y a pas lieu de polémiquer », a estimé, lundi, le ministre de la Santé, Olivier Véran, après que des membres de l’effectif ont dénoncé le menu sans viande imposé par la municipalité de Lyon dans les cantines scolaires. Sanofi et Johnson & Johnson main dans la main. Le groupe pharmaceutique Sanofi a annoncé, lundi, qu’il allait produire en France le vaccin contre le Covid-19 de son concurrent américain Johnson & Johnson au second semestre. Sanofi s’apprête également à le faire pour le vaccin développé par Pfizer-BioNTech.

1 2-3 4-5 6-7 8-9 9


Autres parutions de ce magazine  voir tous les numéros


Liens vers cette page
Couverture seule :


Couverture avec texte parution au-dessus :


Couverture avec texte parution en dessous :