20 Minutes France n°3606 27 jan 2021
20 Minutes France n°3606 27 jan 2021
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°3606 de 27 jan 2021

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : 20 Minutes France

  • Format : (230 x 305) mm

  • Nombre de pages : 16

  • Taille du fichier PDF : 3,0 Mo

  • Dans ce numéro : et v'lent v'là la fin !

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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ACTUALITÉ 6 Mercredi 27 janvier 2021 Pour la beauté des gestes (barrières) Covid-19 De nouveaux produits, censés limiter la transmission du virus, sont élaborés Gel, masques, lingettes… Depuis le début de la pandémie, les objets nécessaires au respect des gestes barrières se sont imposés dans notre quotidien. Mais nombre d’entreprises tentent de développer de nouveaux produits censés nous aider à tenir le coronavirus à distance. V Spray nasal. Développé par le groupe français Pharma & Beauty (P&B), le spray anti-Covid « permet de réduire la charge virale de 99% » en délogeant et en désactivant les agents infectieux situés dans les fosses nasales, assure Laurent Dodet, président fondateur de P&B. Un procédé intéressant, « si on fait une inhalation juste après avoir été infecté », estime Pierre-Jacques Raybaud, médecin généraliste diplômé en immunologie. Ce produit à base d’eau ionisée devrait obtenir prochainement son marquage CE en vue de sa commercialisation dans les pharmacies d’Europe dès février. V Bain de bouche. Et pourquoi pas un dispositif aux effets similaires pour une hygiène buccale anti-Covid ? Un bain de bouche, lui aussi capable de réduire la charge virale, a été mis au point par le géant Unilever. Le groupe néerlando-britannique a commandé une étude indépendante sur l’efficacité virucide de son produit à base de chlorure de cétylpyridinium (CPC), Marine Le Pen plaide pour des mesures « territorialisées ». T. Frenzel/Pixabay (illustration) A. Robert/Sipa lob, N ##JEV#36-248-https://tinyurl.com/y5plazlw##JEV# Le spray développé par Pharma & Beauty promet de réduire la charge virale des écoulements nasaux. connu pour ses propriétés antivirales et antibactériennes. « Les résultats préliminaires de ces essais montrent qu’une utilisation appropriée d’un bain de bouche contenant la technologie CPC pourrait jouer un rôle important en tant que mesure d’hygiène préventive supplémentaire pour réduire la transmission virale du Covid-19 », indique Unilever. V Masque virucide. Plusieurs entreprises françaises ont créé des masques enrichis en virucide. La marque Serge Ferrari, en Isère, a conçu un tissu à base de particules d’argent. L’entreprise montpelliéraine Pharma Nature vend, de son côté, des masques au cuivre. Une piste également explorée par la société ProNeem, à Marseille, qui a conçu un masque imprégné d’un virucide à base de chlorure d’argent, qui élimine 99,9% du virus en quelques minutes en détruisant sa membrane, selon l’expertise réalisée par un laboratoire indépendant sur le Covid-19. Baptisé « Viral Stop », ce masque a passé les tests d’innocuité et d’efficacité imposés par la réglementation française. Il sera vendu dès la fin janvier dans les bureaux de tabac. Toutefois, prévient Pierre-Jacques Raybaud, « le taux de fuite de ce masque [l’air exhalé qui sort du masque sans être filtré] restera toujours plus important que celui d’un masque FFP2 ou FFP3 ». Anissa Boumediene L’opposition partagée sur un éventuel reconfinement Confinement ou pas confinement ? Le suspense reste entier. Dans l’attente d’une prise de parole d’Emmanuel Macron, l’opposition est partagée sur le sujet, entre fatalité et difficultés pour trouver d’autres propositions. « Le confinement n’est pas une fatalité », assure Bastien Lachaud, député LFI de Seine-Saint-Denis. Pour contrer l’épidémie, les insoumis proposent « de faire fonctionner la société par rotation, pour que les gens ne soient pas tous à la même heure dans les transports, les entreprises… On doit tout faire pour éviter que la société ne s’arrête totalement, car ce serait un drame. » Lors de ses vœux à la presse, lundi, Marine Le Pen a de son côté fustigé « la politique du chien crevé au fil de l’eau », dénonçant les errements de l’exécutif dans sa gestion de l’épidémie. La présidente du RN a plaidé pour « territorialiser les mesures de restriction », en adaptant l’éventuel confinement selon la situation dans chaque territoire. Cette adaptabilité selon les régions était défendue, récemment encore, par la droite concernant le couvre-feu. Mais, aujourd’hui, Les Républicains appellent le chef de l’Etat à durcir la politique sanitaire. Damien Abad, le patron des députés LR à l’Assemblée, souhaite un « confinement dur »  : « Le couvre-feu n’était pas la bonne solution, et les Français n’attendent pas des demi-mesures. » Thibaut Le Gal Les commerces demandent des aménagements Il n’est pas encore là, mais tout le monde en parle. Depuis que le gouvernement a fait « fuiter », via Le JDD, l’hypothèse d’un troisième confinement, le sujet est devenu d’une brûlante actualité. Aussi le patron du Medef, Geoffroy Roux de Bézieux, a-t-il défendu, lundi sur BFM, les commerces  : « On a appris des reconfinements précédents (…) qu’on pouvait rester ouverts sans provoquer de contamination. On demande donc de laisser tous les commerces ouverts. » Pour Pierre Goguet, président de CCI France, qui fédère les chambres de commerce et d’industrie, « les commerçants sont en danger », plaidet-il. Il demande « des dérogations audelà de 18 h pour les restaurants, car le couvre-feu a fait baisser fortement leur chiffre d’affaires ». Autre requête  : « Nous venons de démarrer une période de soldes qui doivent durer un mois. Si on ferme les magasins au bout d’une semaine, cela va compromettre la suite de l’année. » « Réduire les interactions » Pour le sociologue Jean Viard, la colère des commerçants est légitime, mais elle passe à côté d’un point essentiel. « Il faut diminuer les interactions sociales, assure-t-il à 20 Minutes. Si vous laissez les écoles ouvertes et qu’il faut encore aller au travail, il ne reste plus grand-chose à fermer à part les commerces. » Nicolas Raffin
ACTUALITÉ Le « Manta », méganettoyeur Pollution plastique The Sea Cleaners veut collecter les déchets en mer avec un ambitieux projet de voilier Un centre de collecte des déchets, un centre de tri et une usine de recyclage. Le Manta remplira ces trois fonctions à la fois, avec la particularité de le faire sur l’eau. Car c’est d’abord un bateau. Un voilier géant qu’imagine Yvan Bourgnon. Mardi, le skippeur franco-suisse et The Sea Cleaners, l’association qu’il a fondée autour de ce projet, ont dévoilé la maquette de leur futur navire avec laquelle ils vont démarcher les chantiers navals. « La construction devrait être lancée en 2022 pour une mise à l’eau en 2024 », confie le navigateur. Tapis roulants De 56 m de long sur 26 m de large, le voilier avancera comme la raie manta à qui il emprunte son nom  : la gueule grande ouverte. « Deux tapis roulants, sous le navire et s’enfonçant jusqu’à 1 m sous l’eau, capteront les déchets », explique Frédéric Silvert, directeur technique de The Sea Cleaners. Le Manta sera équipé de trois filets à l’arrière, dont deux sur les côtés du navire, qui lui permettront d’avoir une envergure de collecte de 46m. The Sea Cleaners projette ainsi de ramasser de 1 à 3 t de déchets par heure. Ils seront triés manuellement, rejetés en mer pour les matières organiques ou stockés avant d’être rapportés sur terre pour les déchets en métal, en verre ou en aluminium. Et les plastiques ? « Plus on avance sur la connaissance de ces déchets plastique marins, et plus on se rend compte qu’ils sont difficilement recyclables, parce qu’abîmés par les courants ou par la Près de 500 m² de panneaux solaires à bord Grâce à un système de pyrolyse, 95% des déchets plastique remontés par le Manta seront convertis en électricité directement à bord. Cette électricité complétera le mix électrique du voilier, qui fait la part belle aux énergies renouvelables avec deux éoliennes et près de 500 m² de panneaux solaires. Sans oublier les 1 500 m² de voiles. Selon un sondage, 76% des Français ont une bonne image des éoliennes. The Sea Cleaners F. Greuez/Sipa Le skippeur Yvan Bourgnon espère mettre à l’eau le bateau en 2024. salinité », explique Yvan Bourgnon. En outre, dans les pays en voie de développement, au large desquels le Manta prévoit de travailler, les filières de recyclage n’existent pas toujours. Le voilier passera trois cents jours par an en mer, en enchaînant les missions de trois semaines. Yvan Bourgnon ne vise pas tant les gyres océaniques, ces zones de convergence de courants marins dans les océans où les déchets plastique finissent bien souvent leurs courses. L’idée est d’intervenir en amont, « c’est-à-dire dans les grands fleuves, leurs estuaires, près des littoraux, aux abords des grandes villes côtières, liste le skippeur. Non seulement ces zones concentrent beaucoup de déchets, mais ils dérivent depuis peu, si bien qu’on peut les collecter plus facilement. » Fabrice Pouliquen L’image de l’éolien reste dans le vent Energie Les Français ont-ils une dent contre les éoliennes ? Le nouveau sondage de l’institut Harris Interactive pour France énergie éolienne (FEE), association qui regroupe les acteurs de l’éolien français, invite à penser que non. Selon l’étude, 76% des Français en ont une bonne image, un pourcentage qui grimpe à 91% pour les 18-34 ans. « Surtout, on reste à 76% de bonne image parmi ceux qui habitent à proximité d’éoliennes », indique Nicolas Wolff, président de FEE. En 2018 déjà, Harris Interactive avait publié une étude similaire pour le compte de FEE  : 73% des Français disaient alors avoir une « bonne image » de l’éolien. En revanche, 80% des proches de parcs éoliens se rangeaient à cet avis, quatre points de plus que dans l’étude publiée ce mercredi. Le signe d’une moins grande acceptabilité de l’éolien parmi les riverains ? « De nombreux parcs ont vu le jour ces deux dernières années, avec 3 000 MW de puissance supplémentaire installés, répond-on à FEE. Si bien qu’il fallait s’attendre à ce que la part des opinions favorables baisse un peu. Mais quatre points, ça reste une baisse peu significative. » Par ailleurs, souligne Nicolas Wolff, « la part des Français qui en ont une très mauvaise image se maintient autour des 6-7%. » F.P. 7 Mercredi 27 janvier 2021 « Il faut faire davantage de pédagogie » Bien-être animal Une proposition de loi contre la maltraitance animale est débattue depuis mardi et jusqu’à vendredi à l’Assemblée nationale. Le texte vise notamment à lutter contre les abandons d’animaux de compagnie, alors que la France fait figure de bonnet d’âne européen sur le sujet. Environ 200 000 chiens, chats, furets et autres compagnons sont abandonnés chaque année dans l’Hexagone. La proposition de loi propose notamment la mise en place d’une « attestation de connaissances » pour tout primo-acquérant d’un animal de compagnie. Selon Muriel Arnal, présidente de l’association de défense des animaux One Voice, « il faut faire de la pédagogie, recommander de laisser son animal dans un refuge, plutôt que de l’abandonner dans la nature. En France, nous sommes encore dans le mythe du chaton qu’on offre à Noël sans penser qu’on en a pour dix-treize ans à s’en occuper. Il faudrait aussi interdire les ventes sur Internet et en animaleries, afin d’arrêter de traiter l’animal comme un objet. » Jean-Loup Delmasnnru secondes Sanofi va aider Pfizer-BioNTech à conditionner son vaccin. Faute de proposer son propre vaccin contre le Covid-19, Sanofi va mettre en flacon celui de Pfizer et BioNTech, a annoncé le directeur du laboratoire français au Figaro, mardi. Sanofi espère conditionner plus de 100 millions de doses cette année à destination de l’Union européenne. Biden a dit à Poutine que Washington soutenait l’Ukraine. Le président des Etats-Unis, Joe Biden, s’est entretenu mardi avec son homologue russe, Vladimir Poutine, pour la première fois depuis son entrée à la Maison- Blanche. Il a notamment affirmé son soutien à « la souveraineté de l’Ukraine face à l’agression persistante de la Russie ». Le Parlement portugais s’apprête à dépénaliser l’euthanasie. Une loi autorisant la mort médicalement assistée au Portugal sera soumise vendredi au vote des députés, a-t-on appris auprès du Parlement. Le pays pourrait devenir le quatrième en Europe à dépénaliser l’euthanasie.



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