20 Minutes France n°3606 27 jan 2021
20 Minutes France n°3606 27 jan 2021
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°3606 de 27 jan 2021

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : 20 Minutes France

  • Format : (230 x 305) mm

  • Nombre de pages : 16

  • Taille du fichier PDF : 3,0 Mo

  • Dans ce numéro : et v'lent v'là la fin !

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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J.-F. Monier/AFP SPORTS Vendée Globe Le vainqueur aura une semaine de retard sur le record d’Armel Le Cléac’h Du jamais-vu. A quelques heures de la fin du Vendée Globe 2020-2021, cinq bateaux peuvent encore prétendre à la victoire (lire l’encadré). Mieux, celui qui arrivera aux Sables-d’Olonne en premier ne sera pas nécessairement déclaré vainqueur à cause des compensations. Quel que soit le vainqueur, les écarts seront infimes. « Ce qu’on a vu sur l’eau tout au long de l’épreuve, c’est fou. Cette course a été extraordinaire », sourit le team manageur de Thomas Ruyant (LinkedOut), Marcus Hutchinson. Au sens premier du terme, cette édition du Vendée Globe ne ressemble à aucune autre en grande partie à cause d’une météo capricieuse, jamais disposée à laisser les leadeurs de la flotte prendre leur envol. Les foilers sont restés scotchés, les vieux comme Le Cam en ont profité et, en fin de compte, Armel Le Cléac’h va garder son record. Faillite des foilers, victoire des projets à échelle humaine, réchauffement climatique… Toutes les hypothèses ont été émises pour expliquer ce scénario jamais vu en trente ans de course. Jean-Yves Bernot, spécialiste météo dans la course au large, les balaie toutes d’un revers de main  : « Si on fait partir le Vendée Globe quinze jours plus tard, on n’a pas du tout la même course, car les systèmes ne sont plus les mêmes. Ils se seraient un peu mieux enchaînés et des écarts se seraient formés. » Le sud de l’hémisphère Sud a beaucoup posé problème. « Les anticyclones des océans austraux étaient très au sud, poursuit Jean-Yves Bernot. Ça veut dire que les bateaux devaient descendre encore plus au sud pour avoir du vent. Mais la zone des glaces leur barraient la route et ils ont donc couru dans des zones de transition. » Thomas Ruyant a bien essayé d’aller voir au nord ce qu’il s’y passait, en vain. Il s’est résolu à attendre que les molles viennent les cueillir, lui, Dalin et Bestaven. « C’est comme quand tu joues aux petits chevaux. T’as attaqué et paf, tu reviens au point de départ. » Si l’implication de la météo dans le scénario de ce Vendée ne fait guère de doute, elle n’empêche pas de tirer des conclusions sur les foilers de nouvelle génération, sans toutefois tomber dans l’alarmisme. « Quand on conçoit les bateaux, on fait des statistiques, explique Antoine Mermod, président de la classe Imoca. Cette configuration météo avec toutes les portes qui se ferment a très peu de chances de se reproduire. Soit on fait un bateau qui, statistiquement, sera plus souvent devant, soit on fait un bateau qui gagnera moins souvent, mais sera meilleur dans certains domaines [comme les bateaux à dérives cette année]. C’est délicat de se dire qu’on va faire ce bateau pour une météo qui a 4% de chances d’arriver. Si on voit un foiler aller 20% plus vite qu’un bateau à dérives, je ne vois pas un skippeur revenir sur un modèle antérieur. » Il n’empêche que l’Imoca a voté contre la fuite en avant du progrès et que la classe se refuse à adopter les fameux plans porteurs réclamés par certains, et qui permettraient aux foilers de passer en mode volant « définitif ». L’heure 14 Mercredi 27 janvier 2021 Cette édition du Vendée Globe ne ressemble à aucune autre en grande partie à cause d’une météo capricieuse qui a beaucoup freiné les skippeurs. Plus croustillante, mais aussi plus lente « Si on les fait partir quinze jours plus tard, on n’a pas du tout la même course. » Jean-Yves Bernot, spécialiste météo « Je ne vois pas un skippeur revenir sur un modèle antérieur. » Antoine Mermod, président de la classe Imoca est à l’optimisation, car, conclut Michel Desjoyeaux, « dans la configuration actuelle, on a pu voir que les foilers ont un gain de performance significatif dans un créneau de vent beaucoup plus limité. Il faudra donc travailler sur les foils, mais aussi sur la structure des bateaux. Mais, n’oublions pas que les deux qui ont fait le gros du chemin en tête sont des foilers. Si on avait eu la même météo qu’il y a quatre ans, le vainqueur aurait mis deux jours au record de Le Cléac’h et peut-être qu’on n’en parlerait même pas. » William Pereira Arrivée prévue ce mercredi Charlie Dalin menait toujours la flotte du Vendée Globe, mardi soir, alors qu’il n’était plus qu’à 700 km de l’arrivée aux Sables-d’Olonne, prévue ce mercredi. Il était suivi de près par l’Allemand Boris Herrmann, pointé à seulement 82 milles nautiques (130 km). Ce qui laisse une totale incertitude sur le vainqueur de cette neuvième édition. Outre Herrmann, qui a choisi la même route que Dalin, Louis Burton, Thomas Ruyant et Yannick Bestaven la jouaient serrée sur une trajectoire différente de celle empruntée par Dalin.
SPORTS Ils doivent se faire un nom Handball Après les Barjos, les Costauds et les Experts… Comment faut-il appeler cette équipe de France ? « Les Experts sont de retour » … Les créas de TMC ne se sont pas beaucoup cassé la soupière, à l’heure de plancher sur la bande-annonce de présentation du quart de finale entre l’équipe de France et la Hongrie, ce mercredi (20 h 30). A leur décharge, parler encore des Experts en 2021 pour évoquer les Bleus est une chose bien commode pour attirer l’attention du quidam devant sa télé. Ça rappelle une époque pas si lointaine où la France, gloutonne et pas partageuse pour un sou, raflait à peu près tout ce qui se faisait de trophées continentaux et internationaux dans la discipline. « Ça permet au grand public d’identifier tout de suite de quoi on parle », conçoit volontiers l’ancien sélectionneur Daniel Costantini. Mais ce « sobriquet », dixit Guillaume Gille, a-t-il encore lieu d’être pour une équipe de France arrivée en Egypte avec les stigmates d’une rouste historique reçue lors du dernier Euro ? « A eux de construire leur propre histoire et de se trouver un autre nom. » Daniel Costantini, ancien sélectionneur A cette question, tous nos interlocuteurs ont répondu par la négative. A commencer par le sélectionneur  : « Les faits sont là, il reste très peu d’Experts dans ce Fabien Galthié et les Bleus sont en stage une semaine dans le Sud. A.-C. Poujoulat/AFP S. Heppell/Sipa Si les Bleus l’emportent en Egypte, ils gagneront aussi un nouveau surnom. groupe [Guigou, Abalo]. Aujourd’hui, des Experts, cette équipe n’en a que l’histoire. Ce groupe a besoin de trouver son propre chemin vers la performance afin d’écrire ses premières belles pages dans ce genre de compétitions. » Pour l’ailier Valentin Porte, les Bleus de 2021 sont « passés à autre chose »  : « Je ne vais pas dire que les Experts n’existent plus, ça vous ferait un titre un peu fort à utiliser, mais disons quand même que ça appartient au passé. » Moins embarrassé par ce qu’on pourrait titrer, Philippe Bana appelle un chat, un chat. « Les Experts, c’est mort », lâche le président de la Fédération française de hand. « Mais c’est normal, poursuit-il. Je ne connais aucune équipe au monde qui sortirait d’une telle saignée comme celle qu’on a subie avec les départs de Daniel Narcisse ou de Thierry Omeyer – sans parler de l’absence de Niko Karabatic – simplement en claquant des doigts. Oui, il faut admettre que l’équipe de France n’est plus la même, c’en est une autre, avec des gamins qui arrivent, mais aussi avec de nouveaux mecs de 30 balais qui découvrent les Bleus. » « A eux aujourd’hui de construire leur propre histoire et de se trouver un autre nom ou de faire que, de par leurs résultats, la presse ou les supporteurs leur en trouvent un, poursuit Daniel Costantini. Car ça passera forcément par la construction d’un palmarès. Chaque chose en son temps. Si elle réussit à l’emporter en Egypte, qu’elle renaît aux yeux des Français lors de ce mondial, peut-être qu’on pourra trouver un truc en lien avec l’Egypte ancienne, par exemple. » Les experts en égyptologie, la balle est entre vos mains. Aymeric Le Gall Le XV de France dans sa bulle niçoise Rugby Une bulle au sud de la France. Pour revivre les bons souvenirs de l’an dernier, Fabien Galthié et son staff ont choisi de refaire passer une petite semaine de stage au XV de France, à Nice, avant de lancer le Tournoi des VI Nations, dans dix jours, en Italie. S’ils ont la chance d’avoir quitté la grisaille de Marcoussis, on ne peut pas dire que les joueurs du XV de France profitent vraiment du paysage. « On a la chance d’avoir l’hôtel réservé pour nous, on a la mer, le soleil sur les terrasses, explique Brice Dulin depuis une visioconférence. Bon, on doit porter le masque dans les étages et on a interdiction de sortir de l’hôtel, sauf pour se rendre à l’entraînement en bus. Il faut faire attention pour pouvoir continuer à rester dans cette bulle. » Voilà pour la carte postale. Le reste, c’est rugby. Fabien Galthié insiste par exemple sur l’idée d’être « plus froids » avec le ballon, dixit le centre de Montpellier Arthur Vincent. « Tout ce qu’on a à faire, c’est se concentrer sur nos entraînements et nos prises d’informations », résume le pilier Cyril Baille. « C’est forcément particulier, mais il faut se rendre compte de la chance qu’on peut avoir de continuer à pouvoir s’entraîner, faire notre sport, poursuit Arthur Vincent. C’est un privilège, une chance. » B.V. F. Fife/AFP 15 Mercredi 27 janvier 2021 Tessa Worley retrouve la piste du succès Ski alpin Elle est de retour ! Tessa Worley a remporté, mardi, sur le slalom géant de Kronplatz (Italie), sa première victoire en Coupe du monde de ski alpin depuis plus de deux ans. C’est son 14 e succès en carrière. La Française est quatrième au classement général de la spécialité, dans laquelle elle a inscrit la quasi-totalité de ses points en Coupe du monde. Worley, cinquième à l’issue de la première manche, a devancé la Suissesse Lara Gut-Behrami et la grande favorite du jour, l’Italienne Marta Bassino, troisième. « Je suis hyper fière, s’est réjouie Worley, qui est entrée dans le top 3 du classement historique des skieuses les plus titrées en slalom géant en Coupe du monde. D’un côté, je me disais que je faisais le travail pour y arriver, mais de l’autre je me disais aussi que ce n’était peut-être plus possible, avec les blessures, les années qui passent. Et finalement, je l’ai toujours en moi. » La double championne du monde de géant, âgée de 31 ans, ne s’était plus imposée sur le circuit mondial depuis octobre 2018.nnru secondes La Floride fait ami-ami avec le CIO. La Floride peut-elle sauver les Jeux olympiques en cas de désistement de Tokyo sur fond de crise sanitaire ? Le responsable des finances de la Floride a écrit une lettre au Comité international olympique (CIO) afin de convaincre celui-ci de se tourner vers la Floride, si le Japon venait à abandonner les JO 2020. Tuchel nouveau coach de Chelsea. L’ancien coach du PSG Thomas Tuchel a été officiellement nommé entraîneur de Chelsea, mardi, après avoir signé un contrat de dix-huit mois, ont annoncé les Blues. Démis de ses fonctions au PSG juste avant Noël, l’Allemand succède à Frank Lampard, à la tête d’une équipe qui occupe la 9 e place du championnat d’Angleterre.



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