20 Minutes France n°3605 25 jan 2021
20 Minutes France n°3605 25 jan 2021
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°3605 de 25 jan 2021

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : 20 Minutes France

  • Format : (230 x 305) mm

  • Nombre de pages : 20

  • Taille du fichier PDF : 3,2 Mo

  • Dans ce numéro : un débat de l'Intérieur

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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ANSM ACTUALITÉ ##JEV#144-82-https://tinyurl.com/y3jkhjsq##JEV# 6 Lundi 25 janvier 2021 « La défiance incite à communiquer » Covid-19 La directrice de l’ANSM, Christelle Ratignier-Carbonneil, explique comment les vaccins sont surveillés Elle est passée de n o 2 à patronne de l’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM), trois semaines avant le lancement de la vaccination contre le Covid- 19 en France. Un défi de plus pour Christelle Ratignier-Carbonneil (photo ci-contre), qui espère faire résonner la voix des patients à travers la structure chargée notamment de la surveillance des vaccins. En France, neuf personnes sont décédées après avoir reçu le vaccin Pfizer. Faut-il s’inquiéter ? Depuis le début de la vaccination, 144 cas d’effets indésirables ont été déclarés, dont 31 effets graves, parmi lesquels de la tachycardie. Et neuf décès. Aujourd’hui, aucun élément ne permet de dire qu’il y a un lien entre ces décès et la vaccination. La surveillance continue. Comment la pharmacovigilance concernant les vaccins contre le Covid-19 se déroule-t-elle ? Les essais cliniques du vaccin Pfizer ont été réalisés sur 40 000 personnes. C’est beaucoup, mais cela n’a rien à voir avec le déploiement actuel  : 40 millions de doses ont été injectées [à travers le monde]. Notre surveillance des vaccins s’appuie sur deux jambes  : d’un côté, la pharmacovigilance à court terme ; de l’autre, le suivi qui nous permet de regarder de manière exhaustive et sur le long terme. Comme pour tous les médicaments, Olivier Véran dit attendre d’être fixé sur les effets du couvre-feu.C. Archambault/AFP (illustration)L. Marin/AFP « Chacun peut signaler des effets secondaires sur Signalement-sante.gouv.fr », rappelle la patronne de l’ANSM. la pharmacovigilance suit en vie réelle les effets secondaires des vaccins une fois utilisés à large échelle. Ils sont déclarés par les professionnels de santé, mais chaque Français peut également signaler sur le site Signalement-sante. gouv.fr et c’est primordial. Nous bénéficions d’un réseau de 31 centres régionaux de pharmaco vigilance, unique en Europe. Quels sont les effets indésirables déjà connus en France ? On voit des effets bénins, classiques après un vaccin  : fièvre, maux de tête et fatigue. Des réactions allergiques aussi (lire l’encadré). On s’adapte en permanence  : les personnes vaccinées sont surveillées pendant quinze minutes pour vérifier qu’il n’y a pas de réaction allergique. Comprenez-vous la méfiance en France vis-à-vis de ces vaccins ? C’est une chance d’avoir des vaccins Un nouveau confinement annoncé ? Selon Le Journal du dimanche, un troisième confinement contre l’épidémie de Covid-19 pourrait être décrété dès cette semaine, avec effet dès le weekend prochain. En tout cas, Le JDD affirme que la question n’est plus tellement s’il y aura un confinement, mais quand. « J’attends d’abord d’être fixé sur les effets du couvre-feu », a déclaré le ministre de la Santé, Olivier Véran, au Parisien dimanche. Si jamais la décision devait être prise, elle pourrait être annoncée après le conseil de défense sanitaire de mercredi. Une source gouvernementale, contre le Covid-19 à disposition. Mais la confiance passe par la transparence sur ce que l’on sait… et sur ce que l’on ne sait pas. Cette défiance nous incite à communiquer plus et mieux. L’objectif est que chacun puisse se faire son avis sur la base d’éléments fiables. Propos recueillis par Oihana Gabriel Qui doit se méfier ? « Uniquement les personnes qui sont allergiques au polyéthylène glycol et au polysorbate », explique Marie Lachâtre, infectiologue à l’hôpital Cochin (AP-HP), à Paris (14 e). En clair, les personnes qui se savent allergiques à l’une de ces deux substances ne peuvent pas se faire vacciner, pour le moment. citée par Le JDD, parle d’un reconfinement d’une durée minimum de trois semaines. « Il n’y a pas de décision prise, et les prochains jours seront décisifs », mais, « par principe, tous les scénarios sont sur la table », a expliqué le porte-parole du gouvernement, Gabriel Attal, lors de l’émission de France 3 « Dimanche en politique ». Les éventuelles modalités sont plus floues. Si on en croit Le JDD, les écoles resteraient ouvertes, et les commerces non essentiels seraient partiellement fermés. Quand pourrezvous recevoir votre dose ? A peine un mois après le début de la campagne de vaccination contre le Covid-19 en France, la plupart des centres de vaccination affichent complet. Deux chercheurs lyonnais ont développé un simulateur permettant à chaque individu, en fonction de son âge, son état de santé ou encore sa profession, de découvrir la date à laquelle il pourra espérer recevoir sa dose de vaccin. Baptisé « calculateur de queue pour le vaccin », le simulateur*, disponible gratuitement, s’appuie sur les chiffres de l’Insee, les données de la Haute Autorité de santé, de Santé publique France, et sur les chiffres publiés quotidiennement sur le site Covidtracker.fr. Estimation de date « Notre calculateur vous fournit le nombre minimal et maximal de personnes devant vous, ainsi qu’une estimation de la durée qu’il vous faudra attendre avant de recevoir votre dose », détaille Salam Moubarak, docteur à l’Institut national des sciences appliquées de Lyon (Rhône). Pour obtenir une estimation de date, il suffit d’indiquer son âge et de répondre à quelques questions fermées. Le calculateur n’a « pas la prétention d’être précis », précise Salam Moubarak. C’est purement informatif. Les gens veulent plus d’informations. » Hakima Bounemoura * bit.ly/3przX5z
QUITTER PARIS Entre-deux Les communes de moins de 100 000 habitants séduisent par leur qualité de vie Les Parisiens capitulent. Manque d’espace, absence d’ouverture sur l’extérieur, vis-à-vis… Vécu dans des logements souvent exigus et payés au prix fort, « le premier confinement a généré un vrai mal de vivre », chez les habitants de la capitale, constate Laurent Vimont, le patron du réseau Century 21. Dans un contexte de crise qui s’éternise, l’humeur est plus que jamais au changement. Selon une étude publiée récemment par une autre agence, Liberkeys, 88% des Français qui prévoient de déménager des grandes villes les délaisseraient au profit de la campagne et des villes moyennes. Et pour 45% des habitants d’Ile-de-France, leur choix se porterait d’abord sur une ville moyenne. Exit les gros calibres comme Bordeaux ou Lyon, quitter Paris pour Pau, Annecy, Le Mans ou encore Valenciennes permettrait de profiter des avantages de la ville tout en évitant les inconvénients des zones rurales  : « C’est le juste équilibre avec un peu de calme et toutes les commodités à proximité », constate Adrien saiko3p/Getty Images_... =.. t -=r7-...e- C ! "-3:. 7. :. :..  : , zfrefi.:--,:-:.."..71eN.:.-ci,i. ;, 4 ; ī » ermr, _.,_7 ; ge:.'.. e:* ; -i 0:-,-,4-"e-., -.  : ‘ eeligeeed "%  : , 37.5. ? 4.4..c-4,1, ri.,:eseie..›..14*.s.frVi- !.'-v9iee F..er- 14.1..n, 4... 4.5.i... P.,:ii, i i+.', -..c...  : fige do ! e-ee'le..., -.0.7 -. ÿ.n  : -.., Pepin, fondateur de Partirdeparis.fr. « Prendre la direction de villes à taille humaine se fait naturellement, car il y a de l’emploi  : ce qui reste une clé du succès du déménagement », ajoute-til. Mais ces arguments ne sont pas les seuls à pousser à quitter la capitale. « On part pour un meilleur cadre de vie, des prix plus raisonnables, mais il ne faut pas non plus chercher une réplique de sa vie parisienne », commente Adrien Pepin, désormais installé dans le sud de la France. C’est notre sens des priorités qui a été impacté par les confinements, couvre-feux et autres restrictions dues à la crise sanitaire. Bien que la vente de maisons ait considérablement augmenté en 2020, le - Lej..b. président de Century 21 estime pour autant que nous sommes loin d’un exode rural, car « il y a un vrai décalage entre les intentions de déménager et le passage à l’acte ». Il s’explique  : « De nombreux Parisiens ont l’intention de vivre différemment, mais la distance entre le lieu de travail et le foyer reste un frein pour ceux qui ne peuvent pas recourir au télétravail. » Ainsi, beaucoup hésitent à franchir le pas, mais une chose est sûre  : les moyennes agglomérations ont le vent en poupe. En témoigne « la hausse des prix dans toutes les régions et surtout en Bretagne, Pays de la Loire, Hauts-de- France et Centre-Val de Loire », observe Laurent Vimont. Quitter Paris, oui, mais sans trop s’en éloigner. Lise Garnier 7 Lundi 25 janvier 2021 Il y a moyen dans les villes moyennes « C’est l’équilibre entre le calme et l’accès à toutes les commodités. » Adrien Pepin, Partirdeparis.fr Angers (photo), Arras, Amiens, Poitiers, Lorient... Les villes moyennes font valoir leurs atouts face aux métropoles. Des étiquettes régionales décidément très collantes Béret-baguette « Le vrai bientôt apparaître », avance la chargée Parisien n’aime pas Paris, mais il ne de production. Arrivée dans la peut vivre ailleurs. » Si l’on se réfère ville bretonne depuis midécembre, Agnès s’est à Alphonse Karr, célèbre romancier du XIX e siècle, c’est mal parti vite fondue dans la pour les Parisiens tout juste débarqués en province. Et puis les militaire, j’ai l’ha- masse  : « Fille de clichés vont bon train  : râleurs, bitude de changer régulièrement impolis, hautains, prétentieux, méprisants… de lieu de vie et je Pourtant, la réalité semble sais m’adapter. » toute autre pour Agnès, ancienne Parisienne devenue Rennaise  : « Je ne subis pas de gros clichés, mais peut-être que avec la forte augmentation du nombre de siridhata Parisiens qui déménagent en province et la hausse des prix de l’immobilier, certaines tensions pourront Clichés éculés Adrien Pepin, fondateur de Partirdeparis.fr, constate qu’il existe des clichés sur les Parisiens, « comme il en existe sur les Marseillais ou les Bretons, mais rien de bien méchant ». Il alerte tout de même sur de potentiels malentendus  : « Je me souviens de ce témoignage d’un jeune homme qui, débarquant dans sa nouvelle entreprise en province, arrivait à 9 h et repartait à 19h, s’attirant ainsi les foudres de ses collègues et passant, malgré lui, pour un lèche-bottes. » Son homologue du site Toutpourchanger.com, Yves Deloison, tire un constat similaire  : « Les préjugés existent partout et sur tout le monde. » L’expert se veut prévoyant  : « L’intégration prend du temps. Le tout est de ne pas être trop pressé, de faire preuve de bienveillance et de ne pas se braquer. » Une occasion de prouver que si les Parisiens ont des défauts, il leur manque celui de la susceptibilité.L. G. Une intégration compliquée par le Covid-19 Nouveaux En temps normal, un nouvel arrivant se tourne vers les amis d’amis, les clubs sportifs ou encore les cours de théâtre pour rencontrer du monde. Mais avec le Covid- 19, tout ce processus d’intégration est chamboulé, et les sorties culturelles doivent par exemple céder la place aux randonnées et promenades. « A Rennes, il existe plusieurs groupes Facebook comme « Rennes et les alentours », dans lesquels des Rennais proposent de les accompagner en balade, lors de brocantes, etc. C’est très sympa », constate Agnès, ex-Parisienne ayant quitté la capitale pour « de nouvelles aventures » bretonnes. Pour Yves Deloison de Toutpourchanger.com, une plateforme qui propose des conseils pour ceux qui veulent changer de vie, pour s’intégrer il faut d’abord « trouver l’environnement approprié ». Ensuite, laisser mûrir sa réflexion  : « Un projet de mobilité prend en moyenne 12 à 24 mois », affirme l’auteur de Réussir sa reconversion. Le spécialiste du changement de vie identifie plusieurs astuces pour se sociabiliser en période de pandémie, comme « se tourner vers son réseau professionnel ou encore vers les usagers des espaces de coworking ». Dernier conseil  : « Si cela vous intéresse, vous pouvez aussi contacter les Amap et autres associations du genre, car c’est un bon moyen de créer du lien. » Sans oublier de se laver les mains ! L. G.



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