20 Minutes France n°3599 11 jan 2021
20 Minutes France n°3599 11 jan 2021
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°3599 de 11 jan 2021

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : 20 Minutes France

  • Format : (230 x 305) mm

  • Nombre de pages : 16

  • Taille du fichier PDF : 2,2 Mo

  • Dans ce numéro : la biodiversité refait surface.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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ACTUALITÉ Semaine décisive en perspective Epidémie Le variant britannique est présent en France et le nombre de contaminations pourrait augmenter Garder l’épidémie sous contrôle. Eviter la catastrophe sanitaire observée outre-Manche, avec un Royaume-Uni submergé par le nouveau variant du coronavirus. Telle est l’épineuse mission du gouvernement de Jean Castex, déjà critiqué pour sa lenteur dans le lancement de la campagne de vaccination anti-Covid. « Plusieurs choses vont être décisives durant la semaine à venir, plante Pascal Crépey, épidémiologiste et enseignant-chercheur à l’Ecole des hautes études en santé publique à Rennes. On peut s’attendre, dès les prochains jours, à des clusters liés au réveillon du Nouvel An, suivis d’une augmentation des hospitalisations. Et, bien sûr, il y a le variant anglais, qui démultiplie la transmissibilité du virus. » « Le nouveau variant devrait remplacer la souche actuelle dans notre pays. » Pascal Crépey, épidémiologiste A ce jour, plusieurs contaminations au variant britannique sont recensées en France. Il a été identifié au sein d’une famille française de cinq personnes, résidant au Royaume-Uni et venue à Marseille pour les fêtes, après un test positif le 31 décembre. « Le nouveau Un test PCR ou antigénique sera demandé par l’administration.L. Marin/Pool/AFPL. Barakat/Sipa variant devrait progressivement remplacer la souche actuelle et rendre l’épidémie beaucoup plus difficile à contrôler, indique l’épidémiologiste. A partir du moment où il se propage plus facilement que l’ancien, il va dominer la circulation virale dans notre pays. » Mais jusqu’où le variant circule-t-il en France ? Une enquête nationale a été lancée pour en faire une « première cartographie », et les autorités sanitaires devraient commencer à y voir plus clair dès les prochains jours, a expliqué dimanche sur Europe 1 le ministre de la Santé, Olivier Véran. A Roubaix (Nord), une vaste campagne de tests PCR et antigéniques doit commencer ce lundi, avec le variant en ligne de mire grâce à un séquençage génétique. La France prendra des mesures supplémentaires « si nous constatons que le virus reprenait une course folle sous la forme d’une vague, ce qui n’est pas le cas à l’heure actuelle », a assuré dimanche Olivier Véran, interrogé sur un possible reconfinement. Mais si le variant britannique s’imposait dans l’Hexagone, le gouvernement pourrait être contraint de sortir pour la troisième fois la carte impopulaire du confinement. Pour Pascal Crépey, « cela doit rester un outil de dernier recours  : un nouveau confinement, s’il n’est pas accepté, risque de ne pas être respecté et sera inefficace ». Anissa Boumediene 6 Lundi 11 janvier 2021 Le Premier ministre, Jean Castex (à g.), et le ministre de la Santé, Olivier Véran, ne souhaitent pas de reconfinement. Comment l’arrêt de travail pour risque de Covid-19 fonctionne Un dispositif très spécial. Dimanche, l’arrêt de travail pour risque de Covid-19 entre en vigueur, et ce au moins jusqu’au 31 mars. Il est sans délai de carence ni condition d’ouverture du droit, et il ne nécessite pas de passage chez le médecin en amont. Le but de ces démarches facilitées est que les Français ne prennent aucun risque en cas de doute d’infection au coronavirus, afin d’éviter de contaminer leurs collèges au travail. Tous les salariés, du public comme du privé, peuvent bénéficier de cet arrêt de travail à partir du moment où ils constatent des symptômes pouvant être liés au Covid-19, ou s’ils sont cas contact et dans l’incapacité de télétravailler. Dès les premiers symptômes constatés, le travailleur doit se déclarer sur Declare.ameli.fr ou Declare.msa.fr, où il recevra un justificatif à fournir à son employeur. Une fois la démarche effectuée, le travailleur doit effectuer un test (antigénique ou PCR) dans les quarante-huit heures. Si le test est négatif, l’arrêt de travail se termine. Si le test est positif, l’arrêt maladie est prolongé. Dernière possibilité, si le test est négatif mais que les symptômes persistent, un médecin doit alors être consulté pour obtenir un nouvel arrêt de travail. L’indemnisation du salaire se fait dès le premier jour d’arrêt et ce jusqu’à l’obtention du résultat du test. Jean-Loup Delmas La campagne vaccinale d’Israël pour modèle ? La France devrait « dépasser les 100 000 » vaccinés ce week-end, a souligné Olivier Véran, dimanche, se disant serein face aux « fausses polémiques ». En attendant, un pays détonne pour sa rapidité  : Israël. Depuis le 19 décembre, les premières doses du vaccin Pfizer-BioNTech sont administrées aux citoyens israéliens dans 300 centres de vaccination. Le pays espère avoir vacciné 2 millions de citoyens d’ici à fin janvier. « Le succès de la campagne repose sur trois piliers  : anticipation, fluidité de la logistique et communication, synthétise Frédérique Schillo, historienne spécialiste d’Israël. Comment fonctionne la logistique ? Les citoyens prioritaires, à savoir les plus de 60 ans, personnes à risque, enseignants, soignants et travailleurs de l’aéroport sont contactés en fonction de leur numéro de Sécurité sociale par texto pour se faire vacciner. Libre à eux de venir ou pas. Pragmatisme Pour Anne Sénéquier, codirectrice de l’Observatoire de la santé à l’Iris, la France pourrait s’inspirer du pragmatisme israélien. En fin de journée, s’il reste des doses, il existe une liste d’attente pour les personnes volontaires, mais pas prioritaires. « C’est pertinent, estime-t-elle. Cela permet d’élargir la vaccination et d’éviter le gâchis. » Oihana Gabriel
ACTUALITÉ La grogne monte à l’école Covid-19 Les enseignants sont inquiets à l’idée d’une potentielle troisième vague Pas question de fermer les établissements scolaires, comme en Grande- Bretagne, pour lutter contre l’épidémie de Covid-19. « Je suis très attentif à ce qu’on ne ferme les écoles qu’en dernier ressort », a martelé dimanche Jean-Michel Blanquer, invité du « Grand Jury RTL », confirmant la position avancée jeudi par le Premier ministre, Jean Castex. Pourtant, l’inquiétude règne dans les écoles, une personne ayant été testée positive au variant britannique du coronavirus dans une école maternelle à Bagneux (Hauts-de-Seine). « Les annonces de dépistages massifs n’ont pas été suivies d’effets. » Sophie Vénétitay, Snes-FSU Pour l’heure, les chiffres communiqués par l’Education nationale vendredi ne montrent pas une flambée des cas positifs  : 1 948 chez les élèves et 348 chez les profs, sur les quatre derniers jours. « Ces chiffres sont sous-estimés, car ils ne portent que sur les cas déclarés par les principaux intéressés », note Stéphane Crochet, secrétaire général du SE-Unsa. C’est d’abord la politique de tests qui est critiquée par certains profs. Selon le ministère de l’Education nationale, contacté par 20 Minutes, « 10 000 tests Le protocole des cantines scolaires pourrait évoluer. K. Konrad/Sipa (illustration) Syspeo/Sipa ##JEV#117-87-https://tinyurl.com/y4ffmhfc##JEV# Pour l’heure, la fermeture des établissements n’est pas à l’ordre du jour. antigéniques ont été réalisés sur la base du volontariat dans des lycées, dans une dizaine d’académies depuis fin novembre. Et 1,2 million sont déjà à disposition. » Des chiffres jugés trop faibles par Sophie Vénétitay, secrétaire générale adjointe du Snes-FSU  : « On est en retard. Les annonces de dépistages massifs de la fin de l’année n’ont pas été suivies d’effets, et on n’a pas constaté d’efforts particuliers lors de la semaine de reprise. » Si les dépistages n’ont pas été réalisés à grande échelle, c’est d’abord en raison d’un manque de moyens humains. Selon le ministère de l’Education nationale, 2 000 médecins et infirmiers ont été formés à la réalisation de tests. Même s’ils sont épaulés par le personnel médical déployé par les agences régionales de santé, leur nombre semble insuffisant  : « Nous sommes déjà débordés et nous nous déplaçons sur plusieurs établissements », indique Claudine Némausaut, secrétaire générale du SNMSU-Unsa Education, premier syndicat de médecins scolaires. Autre sujet de tension entre les profs et le gouvernement  : la vaccination des personnels de l’Education nationale. « Initialement, il était prévu qu’elle commence en mars, explique Sophie Vénétitay. Mais, jeudi, l’entourage du ministre nous a annoncé que ce serait plutôt en avril. Cela nous semble très tard, alors que c’est le moyen le plus fiable pour éviter la fermeture des établissements si les cas flambent. » Delphine Bancaud Les derniers leviers du gouvernement Face à une éventuelle flambée de l’épidémie de Covid-19, si le gouvernement refuse une fermeture des écoles, quelles autres options lui reste-t-il ? Dimanche, huit départements, dont les Bouches-du-Rhône, ont à leur tour avancé leur couvre-feu à 18h. Une mesure qui pourrait encore s’étendre ? Hélène Rossinot, médecin spécialiste en santé publique, se montre sceptique. Habitant à Nancy (Meurthe-et-Moselle), ville concernée par ce couvre-feu étendu, elle constate « des files d’attente énormes dans chaque magasin. Je ne suis pas certaine que cela ralentisse le brassage de la population. » Pour le chercheur en épidémiologie Michaël Rochoy, la vaccination pourrait être localisée  : « En cas de pénurie de doses, on pourrait vacciner prioritairement les régions les plus touchées. » Reste que, si le gouvernement refuse la fermeture des écoles, il pourrait revoir son protocole sanitaire, notamment celui des cantines scolaires, « actuellement les seuls restaurants de France ouverts », se désespère Michaël Rochoy. Il s’agit de chercher des solutions, poursuit le chercheur  : « Notamment des repas dans des lieux séparés et non dans un lieu commun, pour éviter les brassages entre les différentes classes. » Jean-Loup Delmas E. Dessons/JDD/Sipa 7 Lundi 11 janvier 2021 Des morceaux de corps localisés en Indonésie Crash d’un Boeing Un pneu d’avion, des morceaux de fuselage, un vêtement rose d’enfant… Les plongeurs ont repêché dimanche une grande quantité de morceaux d’avion, de débris et des restes humains dans la zone où un Boeing s’est abîmé en mer de Java, en Indonésie. La vaste opération de recherches impliquant 2 500 sauveteurs et militaires a aussi permis de localiser les deux boîtes noires de l’appareil. Ces enregistrements pourraient aider les enquêteurs à déterminer les causes de l’accident, survenu samedi, quelques minutes après avoir décollé de Jakarta. Le Boeing 737-500 de la compagnie indonésienne Sriwijaya Air comptait 62 personnes à bord, dont 10 enfants, toutes indonésiennes. Le ministre des Transports indonésien, Budi Karya Sumadi, a affirmé samedi que l’appareil avait semblé dévier de sa trajectoire juste avant de disparaître des radars. Le vol SJ182 devait atterrir à Pontianak, dans la partie indonésienne de l’île de Bornéo, au terme d’un vol de quatre-vingt-dix minutes.nnru secondes Des migrants secourus dans la Manche et ramenés vers la France. Vingt-quatre migrants ont été sauvés en mer et ramenés vers les côtes françaises dimanche, alors qu’ils tentaient de rejoindre l’Angleterre à bord d’embarcations de fortune, a indiqué la préfecture de la Manche et de la mer du Nord. 9 1 -,'e. 1..'Lancement d’un parti de soutien à une candidature de Montebourg. Des proches d’Arnaud Montebourg ont lancé dimanche un nouveau parti politique, L’Engagement, destiné à soutenir une future candidature de l’ancien ministre socialiste de 58 ans à l’élection présidentielle de 2022, a annoncé son président, Valentin Przyluski. Avant de soutenir François Hollande en 2011, il avait participé à la primaire du PS, arrivant troisième au premier tour.



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