20 Minutes France n°3597 6 jan 2021
20 Minutes France n°3597 6 jan 2021
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°3597 de 6 jan 2021

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : 20 Minutes France

  • Format : (230 x 305) mm

  • Nombre de pages : 16

  • Taille du fichier PDF : 2,4 Mo

  • Dans ce numéro : vigilance dans les rangs.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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ACTUALITÉ _III avec r-D LU minutes 4 Mercredi 6 janvier 2021 Un variant dangereux pour les enfants ? Covid-19 L’Ecosse et l’Angleterre ont annoncé un reconfinement avec fermeture des écoles Ce début d’année a comme un parfum de mars 2020. Du moins en Angleterre et en Ecosse, où les écoles resteront fermées jusqu’aux vacances de février. Les autorités britanniques ont annoncé lundi soir un confinement strict jusqu’à mars pour répondre à l’explosion du nombre de cas de Covid-19 et aux hôpitaux surchargés (lire ci-dessous). Face à des chiffres qui ne baissent toujours pas en France (346 décès et 20 489 nouveaux cas mardi), certains s’interrogent. Ne faudrait-il pas garder les écoles fermées et les enfants au chaud ? En cause, le variant anglais du coronavirus. « La proportion d’enfants positifs reste minoritaire. » Christèle Gras-Le Guen, Société française de pédiatrie Plus de doute, il est présent en France. Une dizaine de cas ont été repérés, sachant que le séquençage des tests n’est pas systématique en France. Ce qui alarme encore plus, c’est que ce variant est soupçonné de rendre la maladie plus contagieuse et d’infecter davantage les enfants. Mais que sait-on vraiment à ce sujet ? « Pas grand-chose, c’est ça qui est compliqué, reconnaît Christèle Gras-Le Guen, présidente de la Société française de pédiatrie. Des Le nombre de contaminations ne cesse d’augmenter outre-Manche. J.-F. Badias/AP/Sipa (illustration) A. Lentati/LNP/Shutterstock Le variant du Covid-19 est soupçonné de rendre la maladie plus contagieuse et d’infecter davantage les enfants. spécialistes anglais ont expliqué qu’ils observaient davantage de cas positifs chez les enfants. Mais ils ne sont pas en mesure de dire si c’est parce que le virus circule plus après les fêtes de fin d’année ou si c’est le fait du variant. Dans tous les cas, la proportion d’enfants positifs par rapport aux adultes reste minoritaire et on ne constate pas de formes plus graves. » Agacé par le fait que, en France, on ne reconnaisse pas les écoles comme des lieux à risque dans la dynamique de la contagion, le collectif Du côté de la science appelle à la vigilance. « Quel que soit le variant, il faut lutter contre la contagion, martèle Eric Billy, chercheur en immuno-oncologie. Vouloir protéger les anciens avec un confinement, un couvre-feu, ça a un sens. Mais pas si on laisse les enfants diffuser le virus au sein des familles. » Une polémique que n’ignore pas Jean- Michel Blanquer. Sur Europe 1, le ministre de l’Education a rétorqué mardi qu’une rentrée décalée, choisie par plusieurs pays, n’était pas nécessaire en France  : « Si on n’envoie pas les enfants à l’école, ils sont ailleurs. Le risque de contamination est plus fort hors du scolaire. » « Avant de fermer les écoles, les Anglais n’avaient pas les mêmes mesures de précaution que nous, renchérit la présidente de la Société française de pédiatrie. En particulier les masques chez les 6-11 ans. » Oihana Gabriel Le Royaume-Uni inquiète l’Europe Une situation sanitaire catastrophique. Depuis fin décembre, le bilan des contaminations au Covid-19 publié chaque jour au Royaume-Uni dépasse les 50 000 cas, avec un record à 60 916, mardi. Par ailleurs, les hôpitaux anglais sont au bord de la saturation, avec un nombre de patients contaminés proche de 27 000, bien plus que le pic de la première vague. Beaucoup craignent un scénario à l’italienne  : en février-mars, la Botte était moquée pour son incapacité à gérer le virus, avant que toute l’Europe ne subisse la première vague quelques semaines plus tard. Ce qu’il se passe en Angleterre annonce-t-il ce qu’il va se produire en Europe continentale en janvier ? Si elle n’est pas exclue, cette hypothèse est loin d’être assurée pour Antoine Flahault, directeur de l’Institut de santé globale à la faculté de médecine de l’université de Genève  : « L’Angleterre a un R [taux de reproduction du virus] de 1,2 depuis plusieurs semaines, or la plupart des pays d’Europe continentale ont un R un peu inférieur à 1. Il y a donc une tendance plutôt à la maîtrise de l’épidémie, en tout cas à sa stabilisation et non à l’envolée. » Pour ce qui est de la France en particulier, le pays reste sur une ligne de crête. « Avec un R aux alentours de 1, parfois un peu en dessous, parfois un peu au dessus, la France peut encore se placer dans les pays qui maîtrisent l’épidémie, note Antoine Flahault. Mais son cas peut s’aggraver à tout moment. » Jean-Loup Delmas Un troisième confinement « inévitable » Fin décembre, le ministre de la Santé, Olivier Véran, expliquait qu’un troisième confinement n’était pas exclu si la situation épidémique « devait vous s’aggraver ». Les lecteurs et lectrices de 20 Minutes accueillent cette éventualité avec des sentiments très partagés, entre déprime et pragmatisme. Si les Françaises et les Français se sont massivement soumis au premier confinement, puis au second, l’idée de remettre ça ne passe pas. « J’ai 22 ans et un troisième confinement serait insupportable », confie Romain. Toutefois, certains sont prêts à s’y soumettre une troisième fois. « Vu la gestion désastreuse de la crise sanitaire par le gouvernement, je pense qu’un troisième confinement est inévitable et nécessaire », estime Alice, étudiante. Quitte à jouer la carte du reconfinement, les plus pragmatiques prescrivent de ne pas faire dans la demi-mesure. « Je suis pour un troisième confinement total et d’une durée d’un mois et plus si nécessaire, comme en Ecosse et en Angleterre », explique Johnny. « Mieux vaut un confinement strict comme le premier, renchérit Eulalie, tout en vaccinant la population le plus rapidement possible. Sinon, nous allons droit vers un reconfinement d’urgence pendant l’été. » Anissa Boumediene
ACTUALITÉ Aux malheurs des restaurateurs Restrictions sanitaires Les représentants du secteur ont eu la confirmation, mardi, qu’ils ne pourraient pas rouvrir le 20 janvier Pas de bonne surprise pour les restaurateurs. Reçus mardi par Bruno Le Maire, ministre de l’Economie, et Alain Griset, ministre délégué chargé des Petites et Moyennes Entreprises, les représentants du secteur ont eu la confirmation qu’ils ne pourraient pas rouvrir le 20 janvier. Désespérés, les restaurateurs demandent plus au gouvernement. « On savait qu’ils n’allaient pas nous laisser rouvrir. On voit les chiffres [de nouvelles contaminations]. » Dépité, Charles, patron du restaurant La Cime, à Paris (6 e), ne cache pas son inquiétude. Il propose de la vente à emporter depuis le début de la crise, mais il songe à arrêter. Il se donne deux mois pour redresser la barre. A travers deux solutions  : la réouverture immédiate, improbable, ou davantage d’aides  : « Le gouvernement en parle tout le temps, mais, en réalité, elles ne couvrent qu’une petite Une année très spatiale Sciences Sur le volet de l’exploration de l’espace, l’année qui commence s’annonce riche. Mardi, lors de ses vœux à la presse, Jean-Yves Le Gall, président du Centre national d’études spatiales, a balayé les principaux rendez-vous attendus. Le 18 février, à 21 h 36. C’est à ce moment précis que le rover Perseverance commencera son atterrissage sur la planète rouge. La Nasa a lancé cette nouvelle mission d’exploration du sol de Mars, six mois plus tôt depuis Cap Canaveral (Floride). La France est impliquée à plusieurs titres dans cette mission, notamment dans la conception de la Supercam, l’un des sept instruments scientifiques du rover. Autre événement  : Thomas Pesquet repart pour un nouveau séjour d’environ six mois dans l’espace. Le décollage est prévu au printemps, depuis Cap Canaveral, à bord de Crew Dragon de SpaceX. Enfin, le James Webb Telescope, fruit d’une collaboration entre la Nasa, l’Agence spatiale européenne et l’Agence spatiale canadienne, doit être lancé le 21 octobre par la fusée Ariane 5, le lanceur européen, depuis Kourou (Guyane). Fabrice Pouliquen R. Doucelin/Sipa partie de nos charges. » De son côté, Isabelle* prépare la vente à emporter du restaurant dans lequel elle est employée. Elle est la seule à ne pas être au chômage partiel et partage le constat de Charles  : les restaurants ne rouvriront pas avant des mois  : « Il va falloir que l’Etat prenne en charge tout notre manque à gagner, sinon on met la clé sous la porte avant mai. » « Comme c’est parti, personne ne pourra rembourser les prêts garantis par l’Etat. » Laurent Villa, Beefhouse L’inquiétude réside aussi dans le manque de visibilité sur les semaines et mois à venir. C’était d’ailleurs l’une des demandes de la délégation reçue E. Piermont/AFP mardi à Bercy  : une date de réouverture ferme. Cette information, Amin, du restaurant Aux Plumes, à Paris (14 e), y tient  : « On a besoin de savoir où on va. Et on veut être prévenus en amont, qu’on puisse s’organiser. » Les restaurateurs ont aussi demandé mardi un maintien des aides jusqu’à la fin de l’épidémie. Mais Laurent Villa, président du groupe Beefhouse, craint un effet domino pour les prêts garantis par l’Etat  : « Comme c’est parti, personne ne pourra les rembourser. Les dettes vont s’accumuler et la notation bancaire des établissements va chuter, si bien qu’ils ne pourront plus emprunter après cette crise. » « La surface accessible s’amoindrit » Logement L’immobilier a été marqué par la crise sanitaire liée au Covid-19. 20 Minutes a interrogé Maël Bernier, porte-parole de Meilleurtaux.com, qui a publié lundi son bilan du pouvoir d’achat immobilier de 2020. Vous avez intitulé votre bilan « Victimes de leur succès, les villes moyennes perdent des m² » … Nous constatons que les prix au m² dans les villes moyennes augmentent, et donc Les recherches de biens immobiliers ont grimpé après le confinement. 5 Mercredi 6 janvier 2021 Alain Griset (au fond à g.) et Bruno Le Maire ont reçu les restaurateurs, mardi. que la surface accessible pour les acheteurs s’amoindrit. Le Mans (– 14 m²), Toulon (– 11 m²) et Angers (– 16 m²) ont vu les plus fortes baisses de pouvoir d’achat immobilier de notre baromètre. Ces villes ne sont pas chères à la base, donc leur augmentation est impressionnante. Mais des villes plus onéreuses, comme Nantes ou Montpellier (– 8 m²), ont significativement évolué. A l’inverse, les grandes villes, comme Paris (+ 1%) ou Bordeaux (– 2%), ont plutôt stagné. Qu’est-ce qui explique ces augmentations ? La demande, et uniquement la demande. Elle a augmenté sous l’effet de la crise sanitaire et du télétravail. Le confinement a fait se rendre compte, à beaucoup de salariés et d’employeurs, que le télétravail est possible. Pour beaucoup d’habitants de grandes villes, il y a eu l’effet « je pensais le faire depuis longtemps, maintenant, j’y vais ». Cela signifie-t-il que l’exode urbain n’a pas eu lieu vers la campagne ? Les acheteurs recherchent principalement des villes moyennes, à proximité de grandes villes ou accessibles très rapidement par le train. Il y a aussi une recherche d’avantages comme la mer, la montagne ou le soleil. Propos recueillis par Romarik Le Dourneuf Au sortir de la réunion à Bercy, les membres de la délégation affichaient une satisfaction modérée. Selon certains d’entre eux, le gouvernement, voulant éviter un troisième confinement, a refusé de fixer une date pour la réouverture. Bruno Le Maire a en revanche assuré que les aides seraient maintenues jusqu’à cette date, et que certaines seraient renforcées. Le prêt garanti par l’Etat devrait être étendu d’un an. Une nouvelle aide, d’un montant maximum de 25% du chiffre d’affaires des établissements et remboursable sur une dizaine d’années, devrait aussi être mise en place. Romarik Le Dourneuf * Le prénom a été changé.nnCu secondes La Banque mondiale abaisse sa prévision de croissance pour 2021. Inquiète des contaminations au Covid-19, la Banque mondiale a abaissé sa prévision de la croissance dans le monde pour 2021 à 4% (– 0,2% par rapport à la dernière projection). La seconde injection du vaccin Pfizer peut être retardée. Dans des « circonstances exceptionnelles de contextes épidémiologiques et de contraintes d’approvisionnement », la deuxième injection du vaccin contre le Covid-19 développé par les laboratoires Pfizer et BioNTech peut être retardée de quelques semaines, a estimé mardi l’OMS. Le bonus du patron de General Electric dénoncé par des syndicats. « Honteux » et « délirant »  : le bonus de 47 millions de dollars (38,2 millions d’euros) promis au PDG de General Electric a été dénoncé mardi par syndicats et élus de Villeurbanne et Belfort. Les deux villes sont concernées par les suppressions d’emplois au sein du groupe américain.



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