20 Minutes France n°3595 18 déc 2020
20 Minutes France n°3595 18 déc 2020
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°3595 de 18 déc 2020

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : 20 Minutes France

  • Format : (230 x 305) mm

  • Nombre de pages : 40

  • Taille du fichier PDF : 6,9 Mo

  • Dans ce numéro : pas de cadeaux pour le covid.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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ACTUALITÉ Brexit Les Britanniques doivent se déclarer en France avant la fin de l’année. A la préfecture de Dordogne, ils affluent Le ministre délégué au Commerce extérieur, à Rungis, le 10 décembre.L. Barioulet/AFP Un défi pour les entreprises tricolores Plus de quatre ans après le vote des Britanniques, les négociations entre le Royaume-Uni et l’Union européenne patinent toujours (lire l’encadré), et la possibilité de voir un accord commercial signé avant fin décembre s’éloigne. Faute de quoi, le Royaume-Uni sortira du marché unique et de l’union douanière le 1er janvier. Pour les 30 000 entreprises françaises qui vendent des biens et des services de l’autre côté de la Manche, c’est un bouleversement. « Quoi qu’il arrive (…) les choses vont changer radicalement » a prévenu Franck Riester, ministre délégué au Commerce extérieur, lors d’une visite à Rungis (Val-de-Marne), en décembre. Selon une étude de la chambre de commerce et d’industrie d’Auvergne-Rhône-Alpes, « une trentaine de produits ou de catégories de produits fortement exportés de la France vers ce pays pourraient subir des droits de douane à l’avenir. » A cette augmentation des coûts viendra s’ajouter un possible allongement des procédures de validation et des délais de livraison. Des risques de pertes « Peu d’entreprises sont prêtes [pour le Brexit], expliquait Alain Griset, ministre délégué aux PME, fin octobre à La Gazette Nord-Pas-de-Calais. (…) Nous ne devons pas faire d’angélisme et nous laisser dépasser par des concurrents européens qui auraient mieux anticipé que nous. » En cas d’impréparation, le risque est de perdre des parts de marché et, donc, de subir une baisse du chiffre d’affaires. Nicolas Raffin 10 Vendredi 18 décembre 2020 « Pas mal d’inquiétude et de stress » « Ce sont des gens qu’on ne voyait pas forcément avant. » Il faut dire que les Britanniques avaient jusqu’à présent peu besoin des services de Caroline et sa collègue Christine à la préfecture de Dordogne. Mais ça, c’était avant le Brexit. Le 31 décembre à minuit, la période de transition fixée par l’accord de retrait du Royaume-Uni de l’Union européenne va prendre fin. L’espace Schengen n’existera plus pour les 148 000 Britanniques résidant en France. Après Paris, la Dordogne est le département français qui en accueille le plus, selon l’Insee  : près de 7 100. C’est donc là que Caroline et Christine entrent en jeu avec leur « bureau du Brexit », ouvert le 19 octobre. Leur mission  : régulariser la situation de milliers de personnes en quelques mois. « Sans titre de séjour, leur pension peut être suspendue par les autorités. » Caroline, « bureau du Brexit » « On est encore sur un très bon rythme, reconnaît l’une des deux responsables de ce bureau spécial installé à la cité administrative de Périgueux. Il y a pas mal d’inquiétude et de stress à cause de cette situation un peu exceptionnelle pour eux. » A ce jour, la préfectureC. Carpentier/20 Minutes Une agente de la préfecture de Périgueux prend les empreintes d’un couple de Britanniques. périgourdine a reçu plus de 4 500 demandes pour des Britanniques. Gerry et Janet attendent leur tour  : « Ma femme est un peu tendue à cause du Brexit, mais je trouve qu’on est bien pris en charge et que le système est efficace. » Ce couple d’Anglais, qui gère depuis plus de quinze ans des chambres d’hôte à Villetoureix, dans le nord-est du département, fait partie des 80 dossiers traités par jour par le bureau. Cinq agents contractuels ont été recrutés pour l’occasion. « Ils doivent à tout prix avoir leurs papiers en règle, sinon leur pension peut être suspendue par les autorités britanniques, explique Caroline. Ils ont surtout peur de ça. » Pour obtenir un titre de séjour, ils peuvent s’appuyer sur une association d’entraide pour les Britanniques, le Franco-British Network de Périgueux. Ils obtiennent ensuite un rendez-vous physique en préfecture. « C’est là notre plus grosse difficulté, souligne Christine. Parmi cette population, 85% des gens sont retraités. Souvent, ils habitent loin, à plus d’une heure de route. Certains ne peuvent parfois pas se déplacer, notamment dans les Ehpad. » Tout se fait alors par courrier avec photo et passeport, mais sans les empreintes sur le futur titre de séjour. Les demandes devraient continuer à augmenter d’ici au Nouvel An. Les responsables du bureau ont remarqué qu’il y avait des petits nouveaux, car « certains Britanniques ont anticipé ces derniers mois leur déménagement dans le coin avec le Brexit ». Pour les rassurer, Christine et Caroline leur rappellent que, « s’ils ont jusqu’au 31 décembre pour se déclarer en France [travail, logement, etc.], ils ont jusqu’au mois de juin pour faire une demande de titre de séjour et obtenir un rendez-vous avec nous. » Après, il sera définitivement trop tard. Un Britannique aura alors le même statut qu’un Américain ou un Chinois. Il faudra passer par le consulat de France à Londres et obtenir dans un premier temps un visa d’installation de trois mois, avant de voir plus loin. De notre envoyé spécial à Périgueux, Clément Carpentier Accord ou désaccord ? « De bons progrès. » Lors d’une rencontre avec des eurodéputés, le négociateur européen sur le Brexit, Michel Barnier, a estimé jeudi qu’il serait « difficile, mais possible, de parvenir à un accord » post-Brexit avec le Royaume-Uni d’ici à ce vendredi, selon des propos rapportés par plusieurs participants. Toutefois, à l’issue d’un entretien jeudi soir entre le Premier ministre britannique, Boris Johnson, et la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, le Royaume- Uni a averti qu’un échec des discussions restait « très probable », sans concession importante de Bruxelles.
Brice Portolano JE RÉNOVE LE RÉSEAU ÉLECTRIQUE PAR TOUS LES TEMPS, SOUS 20 000 VOLTS. SANS COUPURE CHEZ VOUS. Fabrice est Technicien Travaux Sous Tension à Saint-Égrève (38). Fabrice travaille sous 20 000 volts pour assurer la maintenance et la modernisation du réseau électrique sans couper le courant. Avec Fabrice, Enedis affronte les éléments pour innover chaque jour. C’est ça, le service public de la transition écologique dans les territoires. Retrouvez-nous sur www.enedis.fr L’énergie est notre avenir, économisons-la ! EneDiS L'ELECTRICITE EN RESEAU



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