20 Minutes France n°3589 8 déc 2020
20 Minutes France n°3589 8 déc 2020
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°3589 de 8 déc 2020

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : 20 Minutes France

  • Format : (230 x 305) mm

  • Nombre de pages : 39

  • Taille du fichier PDF : 6,4 Mo

  • Dans ce numéro : séparatisme, tout en mesure.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
< Pages précédentes
Pages : 24 - 25  |  Aller à la page   OK
Pages suivantes >
24 25
SECONDE VIE Sac carbone et noir, GRAIN D’OUEST Grain d’ouest propose des sacs confectionnés de manière artisanale en France, à partir de voiles de bateau recyclées en Bretagne. Des sacs qui se portent en bandoulière et deviennent en un tour de main des sacoches. 220 € Calendrier à planter, LES CARTES DE LULU Les cartes de Lulu, ce sont des cartes que l’on plante en terre une fois qu’on les a lues et relues et qui donnent vie à des plantes. Pour ce Noël, Lucie propose des calendriers à planter, fabriqués avec 13 pages ensemencées qu’on peut mettre dans un pot avec de la terre pour voir pousser salades, carottes, menthe. 19,95 € Duo de collants recyclés, REV SOCIETY Le collant consomme de l’eau, du pétrole et ne dure pas très longtemps. La solution de REV Society  : tricoter des collants dans une fibre recyclée à partir de déchets de l’industrie textile. Les deux créatrices sont allées chercher en Italie l’usine capable de les aider. Ce pack comprend un Collant Léger 30 deniers recyclé et un collant Velouté 50 deniers recyclé. 49 € Coques en cuir, ATELIER GASTON L’Atelier Gaston utilise les chutes de cuir des maisons de luxe pour créer des accessoires à faible impact environnemental. Cette année, on choisira leur coque en cuir, peut-être plus classique, mais tellement chic. Existe aussi en plastique compostable. 55 € Collants semiopaques, ESTAMPILLE Un fil très costaud, des renforts au bout des pieds pour éviter le petit trou du gros orteil et une ceinture confortable. Tout est fait pour que les collants Estampille durent le plus longtemps possible..20 € Box de location de vêtements, LES APPRÊTÉS En France, 68% d’une garde-robe ne sont pas portés dans l’année (Movinga 2018). Alors pourquoi ne pas louer ses vêtements ? C’est ce que proposent Les Apprêtés avec leur box mensuelle pour hommes ou femmes. A partir de 59 € La belle poussette, BABYRIDE Comment concilier la marche de la vie, qui nous pousse rapidement en dehors de notre poussette, et le bel objectif du durable ? En intégrant la reprise de la poussette quand on n’en a plus besoin. Babyride propose de racheter la poussette 150 € au bout de deux ans pour la remettre sur le marché. Ce bel engin fabriqué à la main dans les Hautes-Pyrénées est réparable à vie. A partir de 1 028 € Trousse de toilette de la gendarmerie, BILUM Un blouson réformé de la gendarmerie, une ceinture de sécurité récupérée dans une casse, un petit tour d’une heure chez Bilum à Choisy-le- Roi, et hop, voici une trousse de toilette unique en son genre.59 € 8 Le sac de Paulette, ATELIER VERDE A part des centres de thalasso pour moustiques, on ne voyait pas trop quoi faire des chambres à air de tracteur jusqu’à ce que Pauline s’en empare et les transforme en superbes sacs haut de gamme. 210 € Tee-shirt de running, WAKAE Une filière existe depuis quelques années en Espagne pour transformer les bouteilles plastique pêchées en mer ou récoltées sur les plages en polyester. De ce plastique repêché, Wakae fait des tenues de sport belles et pratiques. 40 € Sarouel Amazoneupcycling, SECOND SEW Second Sew achète au Relais d’anciens linges de maison que l’équipe transforme en vêtements pour les 0-4 ans. Les pièces sont assemblées par des personnes en insertion à Calais et en région nantaise. 30 € Décembre 2020 Chic éthique ! Coffret mon mini-spa, PULPE DE VIE Pulpe de vie, une marque marseillaise, collecte les fruits et légumes de saison invendus pour en faire de chouettes produits de beauté bio. Mention spéciale à ce coffret comprenant un gommage, une huile et une bougie aux senteurs d’agrumes. 23 €
EN VERT ET POUR TOUS Beauté Margaux et sa grand-mère fabriquent et vendent des produits écoresponsables Lisa Schino, 23 ans, a créé Lao. Lao Des flacons de champion pour se shampouiner Soins Un flacon jaune, un autre vert. Et en aluminium, « car c’est un matériau qui se recycle très facilement ». Lisa Schino a poussé la démarche jusqu’à penser à l’emballage. Cette Strasbourgeoise de 23 ans a créé ses deux shampoings « 100% d’origine naturelle » sous la marque Lao. « Mes cheveux étaient gras » « Tout est parti de stages dans de grandes entreprises de cosmétiques, explique l’ancienne étudiante en école de management. J’essayais pas mal de shampoings et c’était la cata ! Mes cheveux étaient gras, poisseux… J’ai regardé sur Internet et je n’étais vraiment pas la seule à me plaindre. Ça m’a donné envie de creuser le sujet. » La jeune Alsacienne s’est penchée sur les formules mêmes des produits. « Je me suis rendu compte qu’ils étaient remplis d’ingrédients chimiques. Il y avait aussi des perturbateurs endocriniens et des tas de choses qui venaient du bout du monde, alors que les marques se revendiquaient bio. Globalement, ça manquait de transparence. » Son projet était lancé. Il a vraiment pris corps lors « d’un start-up week-end à Nantes » en juin 2019. Après avoir remporté la finale mondiale, Lisa Schino est passée à la vitesse supérieure. D’abord avec un prêt bancaire de 50 000 € , « pour être 9 Décembre 2020 Benenota, marque familiale sans fard En novembre, une vingtaine de salariés de deux Esat ont assisté le duo dans la confection. « Quand j’ai dit à mes parents que j’allais refuser un CDI pour monter ma boîte avec mamie, ils ont fait une drôle de tête », rigole Margaux. C’était il y a un an… A Noël dernier, entre la dinde et la bûche au chocolat, la jeune femme de 23 ans, alors étudiante à l’ISG Paris, a proposé à sa grand-mère Martine de créer Benenota. Française, la marque vend des gants « jolis, pratiques et qui respectent la planète » pour se démaquiller le visage. Margaux et Martine ont imaginé récemment un autre produit  : une serviette pour les cheveux. La proposition lancée, la grand-mère de 71 ans n’a pas hésité une seconde. Ni une ni deux, elle a ressorti sa machine à coudre vieille de cinquante ans. Car pour cette famille nantaise, c’est une histoire de tradition. « Ma maman faisait beaucoup de couture, raconte Martine. Ma tante était couturière aussi donc je les ai vues travailler. » « Je trouve ça génial de la voir faire, se réjouit Margaux. On a voulu garder ce côté familial. » Cette coopération repose sur un partage mutuel de connaissances et de savoir-faire. Chez Sylvie Audrain Mini gants de démaquillage, serviettes à cheveux et coffrets, Benenota étoffe son offre avant les fêtes. Margaux à Sautron (Loire-Atlantique) ou dans la maison de mamie Martine qui s’est transformée en véritable atelier de couture, les deux femmes se retrouvent pour fabriquer leurs produits. « Nota bene veut dire « notez bien que » en latin. On a voulu inverser les mots car pour moi, c’est l’astuce de grandmère, explique Margaux. Je vais souvent voir mamie quand j’ai besoin de conseils. C’est un peu ma deuxième maman », sourit-elle. « Je suis très contente de pouvoir lui transmettre ça », ajoute la retraitée. Pour les gants, la mamie et sa petite fille ont fait les choses bien. « On a mis beaucoup de temps à trouver le bon tissu, explique Martine. On voulait qu’il soit doux, joli, qu’il passe bien à la machine à laver… » A la suite de leurs recherches et des crash tests quotidiens, elles sont parties sur un produit composé à 90% de bambou et 10% de polyester. « L’avantage du bambou c’est que c’est doux, absorbant et durable », explique Margaux. « Au niveau écologique, ça demande aussi moins d’eau que le coton », renchérit Martine. Pour leurs pochettes de rangement, les deux femmes ont trouvé un textile bio de l’Atelier du coton de Lyon, dont les encres sont inoffensives pour les travailleurs. « Je suis en admiration » En novembre, une vingtaine de salariés de deux Esat (Etablissement et service d’aide par le travail) de la région nantaise ont assisté la jeune femme et sa mamie dans la confection des produits. « Les travailleurs handicapés fournissent la même qualité de travail que d’autres et ça valorise en plus le côté social », soutient Margaux. La jeune Nantaise souhaite, à l’avenir, développer sa marque dans d’autres boutiques, instituts, spas… « J’aimerais bien être dans au moins un concept store des grandes villes de France », rêve Margaux. « Ça vaut le coup de la soutenir dans son projet, assure Martine. Elle est très courageuse et inventive. Je suis en admiration », avoue la septuagénaire. Clara Le Nagard Plus d’infos sur Benenota.fr indépendante », puis une recherche assidue de laboratoires. Ce travail, accompagné d’une formulatrice, a abouti à la création de deux shampoings. « Un au chanvre alsacien, plus nourrissant, un autre à l’ortie du Sud-Ouest, purifiant. » Peu d’ingrédients entrent dans leur composition. « Respectivement 13 et 12, on en voulait le moins possible. Tous viennent de France ou de pays frontaliers si ça n’existait pas, et on a à chaque fois pesé le pour et le contre avant de les choisir. » La certification Ecocert « Cosmos Organic » obtenue et la production lancée dans une usine près d’Angers, les précommandes se poursuivent aujourd’hui sur le site Lao-care.com. Thibaut Gagnepain



Autres parutions de ce magazine  voir tous les numéros


Liens vers cette page
Couverture seule :


Couverture avec texte parution au-dessus :


Couverture avec texte parution en dessous :