20 Minutes France n°3582 25 nov 2020
20 Minutes France n°3582 25 nov 2020
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°3582 de 25 nov 2020

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : 20 Minutes France

  • Format : (230 x 305) mm

  • Nombre de pages : 16

  • Taille du fichier PDF : 2,4 Mo

  • Dans ce numéro : coronavirus, un peu d'air...

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
< Pages précédentes
Pages : 8 - 9  |  Aller à la page   OK
Pages suivantes >
8 9
O. Juszczak/20 Minutes ACTUALITÉ « Donald Trump refuse de passer pour un « loser » » Présidentielle US Le chercheur Alexis Pichard explique comment la transition va se dérouler Après avoir nié pendant des semaines sa défaite à l’élection présidentielle américaine, Donald Trump a donné son feu vert lundi au processus de transfert du pouvoir à Joe Biden. Alexis Pichard (photo), auteur de Trump et les médias, l’Illusion d’une guerre ? (VA Editions), explique les conséquences que pourrait avoir cette amorce de transition. Peut-on parler d’une officialisation de transition depuis lundi soir ? Donald Trump paraît progressivement préparer sa sortie au gré de ses revers juridiques – environ 30 jusqu’ici – tout en refusant de passer pour un « loser » auprès de ses troupes. Sa décision, lundi soir, d’avaliser l’ouverture du processus de transition est une parfaite illustration de ce comportement bipolaire. Sur Twitter, il a annoncé avoir donné son feu vert dans l’intérêt du pays, en précisant que les recours juridiques se poursuivront et qu’il pense en sortir victorieux. Une fois que les équipes travaillent ensemble à la transition, qu’est-ce qui est permis à la future administration Biden ? Elle va recevoir des informations secret-défense et elle pourra rencontrer les agences ministérielles, et mobiliser des fonctionnaires pour l’aider à Lors d’une manifestation pour le climat, à Paris, le 8 octobre 2019. M. Ngan/AFP T. Samson/AFP Trump a donné son feu vert au processus de transfert de pouvoir, lundi soir. organiser la transition. Enfin, l’aval de Donald Trump permet de débloquer quelque 6 millions de dollars que Joe Biden va pouvoir utiliser afin de constituer son futur gouvernement et nommer des milliers de collaborateurs à des postes de fonctionnaire vacants. Existe-t-il encore un risque que la transition se passe mal ? Le fait d’avoir retardé de vingt jours la transition a déjà contraint les équipes de Joe Biden à travailler sans avoir accès à des informations qui leur auraient permis de prendre de l’avance sur certaines affaires d’importance, comme la pandémie de Covid-19. L’administration Trump pourra toujours mettre des bâtons dans les roues du futur locataire de la Maison-Blanche en ne donnant pas accès à tous les dossiers, par exemple. Mais, si Donald Trump souhaite servir l’intérêt général, comme il l’a annoncé dans ses tweets lundi soir, tout porte à croire qu’une passation de pouvoir en bonne intelligence va avoir lieu. Reste un point d’interrogation  : nul ne sait quand le président déchu reconnaîtra sa défaite publiquement, de même qu’on ignore encore s’il quittera la Maison-Blanche le 20 janvier. En tout cas, Joe Biden a prévenu  : s’il refuse de partir, Trump sera délogé manu militari par le Secret Service. Propos recueillis par Jean-Loup Delmas Pourquoi la proposition passe mal Délit d’écocide « Aux esprits chagrins qui regrettent que nous n’ayons pas repris sans filtre la mesure de la Convention citoyenne, non seulement ce n’était pas possible, mais ce n’était pas non plus le « deal » initial », se justifient les ministères de la Transition écologique et de la Justice. Lundi, les entourages des deux ministres, Barbara Pompili et Eric Dupond-Moretti, sont revenus sur l’intention du gouvernement de créer un « délit d’écocide », annoncé la veille dans Le JDD. La décision émane de la Convention citoyenne pour le climat, mais elle ne satisfait pas tous ses membres, qui demandaient d’adopter une loi qui pénalise le crime d’écocide. « Le gouvernement veut créer, en réalité, un délit généralisé de pollution », regrette Guy Kulitza, l’un des 150 membres de la Convention citoyenne. Cette déception est relayée par des associations de juristes spécialisées dans les questions de justice climatique. La crainte ? « Que cette proposition affaiblisse les efforts faits, au niveau international, pour faire reconnaître la notion de crime d’écocide », estime Marine Calmet, juriste et présidente de Wild Legal, association engagée pour la reconnaissance des droits de la nature. Fabrice Pouliquen 8 Mercredi 25 novembre 2020 Recrudescence de bénéficiaires en perspective Restos du cœur Ils ne promettent pas le grand soir, juste à manger et à boire. Et, avec la crise économique, les Restos du cœur prévoient d’être débordés. « Nous pensons que nous allons recevoir 1 million de bénéficiaires cette année pour la saison hivernale, contre 875 000 pour la saison hivernale 2019-2020, explique auprès de 20 Minutes Sophie Ladegaillerie, administratrice de l’association, qui a lancé mardi sa 36 e campagne. Et nous pensons que le nombre de bénéficiaires risque d’augmenter de 25% d’ici à 2022. » La hausse de la demande varie selon les départements. « Le nombre de bénéficiaires s’accentue dans les grosses agglomérations, précise Sophie Ladegaillerie. Entre juin et octobre, les inscriptions pour l’aide alimentaire ont augmenté de 46% à Toulouse et de 25% à Paris. » Par ailleurs, l’association remarque l’arrivée de nouveaux profils parmi ses bénéficiaires, comme les travailleurs pauvres, « qui s’en tiraient tout juste avant la crise sanitaire », et d’étudiants, « beaucoup plus nombreux à nous solliciter ». Delphine Bancaudnnru secondes Au moins 600 civils tués le 9 novembre en Ethiopie. Au moins 600 personnes ont été tuées au cours du « massacre atroce » perpétré par des miliciens tigréens le 9 novembre à Mai Kadra, au début du conflit dans la région du Tigré, au nord de l’Ethiopie, a indiqué mardi la Commission éthiopienne des droits de l’homme. Le Parlement adopte le quatrième budget de crise. Mardi, le Parlement a adopté le quatrième et dernier projet de budget rectifié pour 2020. « Plus de 20 milliards » d’euros de dépenses supplémentaires sont prévus, principalement pour compenser les pertes des entreprises. LE CHIFFRE Plus de 60% C’est la baisse du chiffre d’affaires des compagnies aériennes en 2020 par rapport à 2019. Soit des pertes nettes de près de 100 milliards d’euros. Association internationale du transport aérien
rU PRODUCTION pour Formation Des solutions existent pour accompagner les jeunes, éloignés de l’emploi, vers le marché du travail L’entrée sur le marché du travail est plus difficile aujourd’hui pour les jeunes que pour leurs aînés. C’est ce qu’estiment 78% des personnes sondées dans « Le baromètre de l’éducation » d’OpinionWay pour Apprentis d’Auteuil (oct. 2020). Et 90% jugent que la crise sanitaire va avoir un impact important sur l’accès des jeunes à l’emploi. Pour favoriser leur insertion, les sondés estiment que leur permettre de découvrir le monde du travail pendant leur scolarité (49%) et les aider à rester dans le système éducatif (42%) peut faire la différence. Or, en France, 100 000 jeunes sortent chaque année du système scolaire sans diplôme, selon le Conseil national d’évaluation du système scolaire. L’insertion difficile des jeunes Des freins à lever Ces jeunes rencontrent des difficultés variées (absence de logement, mobilité limitée faute de permis de conduire, soucis financiers, lacunes scolaires...) qui les empêchent de trouver un emploi. Apprentis d’Auteuil aide ainsi chaque année 4000 jeunes éloignés de l’emploi à s’insérer grâce à un accompagnement global, professionnel mais aussi social. « Chaque jeune est pris dans son intégralité et on construit GettyImages Apprentis d’Auteuil L’apprentissage joue un rôle clé et peut faire la différence dans un parcours professionnel. avec lui son parcours selon ses besoins et ses attentes. On ne l’aide pas simplement à trouver une formation mais à lever tous les freins périphériques pour être autonome », explique Nathalie Simoes, coordinatrice du Pôle insertion socio-professionnelle 16-30 ans à Apprentis d’Auteuil. La Fondation propose tout un panel de dispositifs. Le programme « Insertion Boost » remobilise les jeunes les plus éloignés de l’emploi en les aidant à trouver leur voie. « Pro’Pulse » accompagne les plus de 15 ans vers l’apprentissage. « Skola » les plonge dans un cadre professionnel réel dans lequel ils sont formés et recrutés par les futurs employeurs impliqués tout au long du programme. Ou encore « L’Ouvre-boîte » qui permet à des jeunes entrepreneurs peu qualifiés de 18 à 30 ans d’expérimenter leur projet. « On travaille sur cette envie et on les accompagne jusqu’à l’ouverture de leur entreprise ou un autre projet si celui-ci évolue. Aucun jeune n’est laissé sur le carreau », assure Nathalie Simoes. Suite à la réforme de la formation professionnelle, Apprentis d’Auteuil déploie désormais son organisme de formation national et d’accompagnement social pour aider chacun. Dorothée Blancheton 20 Minutes Production « L’apprentissage permet de savoir ce que l’on veut faire » Hugo Rouger, 17 ans, apprenti, se prépare à l’apprentissage grâce à Pro’pulse. Pourquoi avez-vous choisi d’intégrer cette formation ? J’étais en 4 ème en hôpital de jour quand une conseillère d’orientation m’a parlé d’alternance. Le fait d’être en cours mais aussi en entreprise m’a tout de suite plu. Avec Pro’Pulse, on peut faire des stages dans des domaines variés. Cela permet de savoir ce que l’on veut vraiment faire. Comment ça se déroule ? Les cours sont axés sur l’aspect professionnel. On apprend à parler devant un patron. Les éducateurs nous aident à trouver et contacter des entreprises. Les cours finissent vers 15h pour aller ensuite en rendez-vous professionnel. J’ai ainsi pu faire un stage de quatre semaines chez Midas qui s’est très bien passé et m’a encore plus boosté. J’ai aussi réalisé un stage dans la restauration car c’est un secteur que j’ai toujours voulu découvrir mais je sais maintenant que je veux être mécanicien auto ! Comment vivez-vous cette période ? C’est compliqué de trouver un stage, encore plus depuis le début de la crise sanitaire. Ca m’arrive de baisser les bras. Mais avec Pro’Pulse, on nous accompagne du début à la fin. C’est important de pouvoir être soutenu. Je rêve de trouver un patron pour faire un CAP en alternance, un bac pro, puis un BTS... et un jour de travailler chez Porsche. Propos recueillis par Dorothée Blancheton Mercredi 25 novembre 2020 Pro’pulse, une prépa vers l’apprentissage Un quart des contrats d’apprentissage sont rompus. Pour l’éviter, Apprentis d’Auteuil propose aux jeunes de 15 à 29 ans de s’y préparer à travers sa formation Pro’pulse Prépa Apprentissage. Dans cette prépa, les jeunes décrocheurs ou éloignés de l’emploi bénéficient d’un accompagnement global pluridisciplinaire. Objectif ? « Leur permettre d’acquérir un savoir-faire technique, manuel, intellectuel et aussi un savoir être quant au comportement à adopter en entreprise. Et lorsque l’on acquiert ces compétences, on augmente la confiance en soi », déclare Nicolas Truelle, directeur général de la Fondation Apprentis d’Auteuil. Le jeune mûrit son projet, effectue des stages dans divers secteurs jusqu’à trouver un contrat d’apprentissage. Il est suivi pendant toute cette durée et jusqu’à six mois après pour sécuriser ce projet. Ce dispositif novateur, implanté dans une trentaine de lieux en France, coûte 5200 euros par jeune (financé à 90% par l’Etat et l’Europe et à 10% par des fond privés). Ainsi, les jeunes peuvent suivre gratuitement la formation. Ce contenu a été réalisé avec Apprentis d’Auteuil, par 20 Minutes Production, l’agence contenu de 20 Minutes.



Autres parutions de ce magazine  voir tous les numéros


Liens vers cette page
Couverture seule :


Couverture avec texte parution au-dessus :


Couverture avec texte parution en dessous :