20 Minutes France n°3580 20 nov 2020
20 Minutes France n°3580 20 nov 2020
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°3580 de 20 nov 2020

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : 20 Minutes France

  • Format : (230 x 305) mm

  • Nombre de pages : 16

  • Taille du fichier PDF : 2,4 Mo

  • Dans ce numéro : les jeunes à la une avec la nouvelle série de TF1.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
< Pages précédentes
Pages : 8 - 9  |  Aller à la page   OK
Pages suivantes >
8 9
A. Fourès 20 MINUTES AVEC 44 Jean-Paul Demoule, préhistorien Le 30 octobre, la France entrait dans son deuxième confinement, sans trop savoir quand elle en sortirait. Une expérience inédite qui ne le serait pas tout à fait, si on regarde loin dans le rétro. « En réalité, l’histoire de l’humanité pourrait être, malgré les apparences de la mondialisation, celle de son confinement progressif, depuis le nomadisme des débuts paléolithiques jusqu’aux concentrations urbaines actuelles », écrit le préhistorien Jean-Paul Demoule dans Pré-histoires du confinement (éd. Gallimard, « Tract de crise »). Pouvez-vous détailler cette notion de « confinement progressif » ? Si on reprend l’histoire de l’humanité, sur le long terme, il y a une espèce de logique du confinement. Il y a une loi assez banale chez l’ensemble des êtres vivants qui est celle du moindre effort. Plus vous bougez, plus vous consommez de l’énergie. Il y a environ douze mille ans, au sortir de la dernière période de glaciation, qui a duré un peu plus de cent mille ans, dans différents points du globe, isolés les uns des autres mais exactement au même moment, des groupes de chasseurs-cueilleurs vont commencer à inventer l’agriculture et l’élevage. Mais cela signifie que vous commencez à vous confiner en partie. Vous construisez des maisons en dur pour qu’elles résistent plus longtemps que les abris temporaires des nomades. Vous êtes dans des villages sédentaires et vous commencez à ne plus faire que quelques kilomètres par jour pour aller cultiver vos champs, nourrir vos animaux, les traire.... Ces regroupements de populations ont-ils favorisé les épidémies ? Les maladies ont toujours existé, on en a la preuve grâce aux traces sur les squelettes. Elles étaient présentes chez les chasseurs-cueilleurs, au temps du paléolithique. Mais ils vivaient dans des groupes nomades de 20-30 personnes, sur une planète peuplée de un à deux millions de personnes. Donc les risques de contagions étaient faibles. Or, à partir du moment où l’être humain se confine dans des villages où il vit en promiscuité avec des animaux domestiques qui peuvent être vecteurs de zoonoses – des maladies transmissibles de l’animal à l’homme –, les épidémies se développent. Sans compter les maladies transmises par les animaux commensaux, comme les rats ou les pigeons. La première épidémie dont nous avons une trace remonte au V e siècle avant Jésus-Christ. Puis, le développement de centres urbains est allé de pair avec celui des échanges commerciaux. C’est comme ça qu’un navire rempli d’étoffes infestées du bacille de la peste a accosté en 1720 à Marseille, où la maladie a ensuite décimé la moitié de la population, malgré un confinement sévère de la région. Existe-t-il encore des sociétés non confinées ? Les éleveurs de rennes dans le Grand Nord, les Touaregs ou assimilés dans la basse région du Sahara, les nomades dans les steppes mongoles… -. 1- - r -.:ef..UL ee:123G- 8 Vendredi 20 novembre 2020 Selon le préhistorien Jean-Paul Demoule, avec l’invention de l’agriculture, les sociétés humaines se sont sédentarisées et progressivement confinées. « La première épidémie remonte au v e siècle avant Jésus-Christ. » « Les maladies étaient présentes au temps du paléolithique » « A l’avenir, on pourra voyager depuis son fauteuil. » Mais ce sont dans des régions où l’agriculture est beaucoup plus difficile. Les chasseurs-cueilleurs, il n’y en a pratiquement plus. Un petit peu les Bochimans du désert de Kalahari, en Afrique du Sud. Mais, maintenant, ce sont quasiment des curiosités touristiques. Il y a aussi la fameuse île indienne d’Andaman-et-Nicobar, où il y a encore quelques chasseurs-cueilleurs qui reçoivent ceux qui y débarquent par des flèches. Nos sociétés sont confinées sans vraiment le savoir… Le tourisme, a priori, s’oppose à ce confinement progressif. Mais, avec la réalité virtuelle qui se perfectionne, il est évident qu’on pourra, à l’avenir, voyager Histoire Chaque vendredi, un témoin commente un phénomène de société Le contexte Confinement oblige, 20 Minutes a interviewé Jean-Paul Demoule par téléphone. Le préhistorien au CV long comme le paléolithique est revenu sur le concept de « préhistoire du confinement », qui n’annonce d’ailleurs pas forcément un futur radieux. depuis son fauteuil en ayant une perception complète des volumes, des odeurs... De même, dans les salles de sport, vous êtes dans une pièce où vous faites du vélo, de l’escalade, du rameur, vous pouvez même faire ça chez vous, si vous avez un peu de place. Dans le domaine des services, le télétravail se développe et ça coûte moins cher à tout le monde. Ce qui est rassurant, quand même, c’est que, souvent, rien ne vaut le contact humain pour un certain nombre d’activités professionnelles. Propos recueillis par Guillaume Novello 99 -a
DIX NEWS 1 Une baguette vraiment magique Teddy Rousselot, gérant de la boulangerie Saint-Fiacre, à Avon (Seine-et- Marne), a transformé les sachets de ses baguettes en attestations de déplacement. « Des clients ne venaient plus, explique-t-il à 20 Minutes. Beaucoup ne voyaient pas l’intérêt de gâcher une feuille pour acheter une baguette. » Ni une ni deux, le patron a appelé un imprimeur pour faire inscrire le sésame sur ses sachets. L’artisan en a commandé 20 000 unités, deux jours après le début du deuxième 2 L’avènement des machines a commencé Prier un client de porter un masque peut être une affaire sensible, même en pleine pandémie. Un magasin japonais a donc confié cette tâche à un robot nommé Robovie. Equipé de caméras et d’un laser de détection, l’automate identifie les clients qui ne portent pas de masque. Dans une vidéo mise en ligne par ses constructeurs, on peut voir l’humanoïde, juché sur deux roues, s’approcher d’un client au visage découvert et lui demander, poliment  : « Pardon de vous déranger, mais pourriez-vous porter un masque ? » 9 Nos internautes ont du talent Un regard félin. P.Fong/AFP 3 Mieux que les mots, il y a les picto Deux personnages en train de déféquer et d’uriner. Les pictogrammes du nouveau panneau de la zone d’activités des Achards (Vendée), repérés par le mensuel Le Sans-Culotte 85, sont sans équivoque. « On voulait quelque chose de très explicite », explique une fonctionnaire de la voirie. Il fallait bien cela pour se faire comprendre des chauffeurs étrangers, accusés de faire leurs besoins sur le terrain situé à côté. 4 Le futur du château ? La terre crue Dans le Bordelais, le prestigieux château Cantenac Brown, grand cru classé en appellation margaux, se lance dans un curieux projet. Il va développer un chai en pisé, une méthode ancestrale qui utilise essentiellement de la terre crue pilée. Ce qui devrait permettre de se passer de climatisation pour conserver correctement son vin.nnavec LU vous minutes -i" 0 5 Oui, la chaussette pour pénis existe En Croatie, elle protégeait autrefois l’entrejambe masculin des rigueurs de l’hiver. Mais, pour l’amusement des touristes contemporains, des femmes tricotent à nouveau cette chaussette pénienne en laine, nommée nakurnjak. La tradition avait duré jusque dans les années 1950, avant de tomber en désuétude. Elle refait aujourd’hui surface dans des maisons de haute couture comme Gucci ou Versace. 6 Se déplacer au volant de son attestation Lui n’a pas eu la chance de passer par la boulangerie Saint-Fiacre. Un Ardennais a décidé d’inscrire son attestation de déplacement sur… le coffre de sa 2CV, comme le rapporte France 3 Grand-Est. Selon un gendarme cité par nos confrères, tant que l’heure et la date sont à jour, l’attestation est valable. 9 Vendredi 20 novembre 2020 confinement. Grâce à cette initiative, le boulanger assure avoir récupéré des clients, et que cela lui permet de mieux gérer le volume à produire quotidiennement. Et si vous venez pour plus qu’une seule baguette, ou pour un gros pain, pas d’inquiétude. « Dans le sachet, on peut mettre jusqu’à trois baguettes, glisse le boulanger. Des pains spéciaux peuvent même rentrer dedans. Mais si ce n’est pas possible, on donne le sachet sur demande. » Floréal Hernandez Vous pouvez prendre une baguette et rentrer chez vous en toute légalité. G. Gamain Cette photo nous a été envoyée par Gérard Gamain. Vous êtes doué pour la photographie ? Envoyez vos images à contribution@20minutes.fr ou postez-les sur Instagram avec le hashtag #nosinternautesontdutalent Vos photos ne seront destinées qu’à cette rubrique. Pour en savoir plus sur la gestion de vos données  : https://www.20minutes.fr/politique-protection-donneespersonnelles Boulangerie Saint-Fiacre Sur Facebook, la capture d’écran d’un mail, signé d’une « inspectrice de l’Education nationale » de la circonscription La Rochelle Ouest, incitant à dénoncer élèves et enseignants refusant de porter le masque, provoque de nombreuses réactions de colère et d’indignation. « Mesdames et messieurs les directeurs d’école, je vous remercie de bien vouloir me donner nom, prénom, adresse mail et téléphone des familles qui se montreraient encore opposées au port du masque pour leur enfant. Le préfet a donné des consignes très précises. (…) Par ailleurs, je vous remercie de me signaler les enseignants qui refuseraient de porter le 7 Le plus frais des princes est de retour Bonne nouvelle pour les fans du Prince de Bel-Air. A l’occasion des 30 ans de la série culte, on a enfin pu voir le héros haut en couleur incarné par Will Smith de retour sur les écrans. HBO Max a diffusé, mercredi, une émission de réunion des personnages emblématiques de la série. Histoire de patienter avant son reboot et les deux saisons, déjà commandées, qui seront concoctées par NBC Universal. 8 La musique adoucit les douleurs Mardi, un pianiste a accompagné l’opération d’un patient atteint d’une double tumeur de la moelle épinière, dans l’hôpital d’Ancône, en Italie. Le plus étonnant, comme le raconte le Huffington Post, c’est que le garçon, sous anesthésie générale, assure avoir entendu les notes du musicien. L’Education nationale 10 ne veut pas de dénonciation masque », lit-on dans ce message. Contactée par 20 Minutes, l’académie de Poitiers confirme l’authenticité du message  : « Il a bien été envoyé, mais il s’agit d’un mail très maladroit et d’une initiative individuelle. Aucune consigne n’a été donnée en ce sens, ni par les services académiques de l’Education nationale, ni par la préfecture de Charente-Maritime. » L’académie de Poitiers devrait « rencontrer cette inspectrice » et assure que le personnel des écoles est incité à adopter une « approche de dialogue et de pédagogie, mais certainement pas de dénonciation ». Alexis Orsini 20 Minutes lutte contre les fake news. Un doute ? Ecrivez à fakeoff@20minutes.fr



Autres parutions de ce magazine  voir tous les numéros


Liens vers cette page
Couverture seule :


Couverture avec texte parution au-dessus :


Couverture avec texte parution en dessous :