20 Minutes France n°3579 19 nov 2020
20 Minutes France n°3579 19 nov 2020
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°3579 de 19 nov 2020

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : 20 Minutes France

  • Format : (230 x 305) mm

  • Nombre de pages : 20

  • Taille du fichier PDF : 3 Mo

  • Dans ce numéro : une PS5 étoiles.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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Ministère de l’Economie ACTUALITÉ T Avec la crise, les manageurs ont dû apprendre à travailler différemment. S. Allaman/Sipa Les manageurs à la bonne heure Depuis le premier confinement, eux aussi sont en première ligne dans les entreprises. Les manageurs assurent la continuité du travail, motivent leurs équipes malgré un contexte mouvant, sans perdre de vue les objectifs qui leur ont été fixés. La crise du Covid-19 les a contraints à prendre des décisions dans l’urgence et à se réorganiser. Car, selon le baromètre Cegos du climat social 2020 paru mardi et qui revient sur la première vague de la crise, 54% des salariés étaient alors en télétravail. Il a donc fallu expliquer à chacun la nouvelle organisation, redistribuer les missions, faire le point sur les conditions de travail de chaque membre de l’équipe, organiser des visioconférences… Des défis qu’ont su relever haut la main les manageurs, car 76% de leurs collaborateurs interrogés dans l’étude estiment que leur entreprise a su suffisamment communiquer auprès d’eux par leur biais. Autre défi accentué par la crise du Covid-19  : la prévention des risques psychosociaux. Et ce, alors que seuls 53% des manageurs ont été formés à en détecter les signes. Mais « 70% des salariés se sont sentis écoutés et compris par leur manageur lors de cette période, estime Annette Chazoule, manageur de l’offre de formation en management à Cegos. Et 71% estimaient que leur travail était reconnu. Ce qui montre une réciprocité dans la confiance. » Par ailleurs, les manageurs sont restés motivés  : 21% d’entre eux estiment même l’être davantage depuis la crise. Delphine Bancaud 6 Jeudi 19 novembre 2020 « Nous voulons recréer de la confiance » Crise économique Médiateur national des entreprises, Pierre Pelouzet essaie de dénouer les conflits Depuis le début de l’épidémie de Covid-19, la crise économique qui l’accompagne entraîne des relations houleuses entre partenaires commerciaux. Pierre Pelouzet (photo), médiateur national des entreprises, aide ces acteurs à trouver les meilleures solutions pour régler les conflits. « Avec la crise du Covid-19, les retards dans le paiement de factures se sont multipliés. » La crise économique frappe de plein fouet les entreprises. Comment cette situation se traduit-elle pour vous ? C’est une explosion. Les conflits entre entreprises se multiplient. Lors du premier confinement, le nombre de demandes a été multiplié par dix. Depuis le début du second confinement, nous sommes de nouveau en tension, avec cinq fois plus de demandes qu’à la même période l’année dernière. Quels sont les types de conflit les plus fréquents ? Les retards dans le paiement de factures. Avec la crise du Covid-19 et les G. Altmann/Pixabay La crise du coronavirus a entraîné une hausse du nombre de médiations. difficultés qu’elle entraîne, le nombre de cas s’est multiplié. Un autre type de conflit a aussi explosé  : les ruptures brutales ou les changements de contrat en cours. On le voit beaucoup dans l’événementiel, qui, avec les annulations en masse, a amené beaucoup de désaccords entre les fournisseurs de services et leurs clients. Nous constatons aussi un nombre important de conflits entre commerçants et bailleurs au sujet des loyers. Concrètement, comment une médiation se passe-t-elle ? Dans un premier temps, une entreprise qui rencontre un problème fait appel à nous via notre site Internet*. Un médiateur contacte alors cette entreprise pour discuter du sujet et, peut-être, déjà apporter des conseils. Le médiateur contacte ensuite l’autre société, pour comprendre sa vision du conflit. Puis vient un premier rendez-vous entre les deux parties et le médiateur, durant lequel chacune est libre de défendre sa position. Cela donne des discussions parfois très tendues. Plus tard, une deuxième séance est organisée, pour commencer à réfléchir à d’éventuelles solutions. La majorité de nos médiations sont bouclées en deux mois. Les médiations aboutissent-elles souvent à un compromis ? Nous avons un taux de succès de 75%. Dans les faits, les résultats sont souvent encore meilleurs car, parmi les médiations qui échouent, toutes ne finissent pas au tribunal pour les deux entreprises. Le but principal de notre travail est de lancer la réflexion et surtout éviter que le lien soit rompu entre les parties. Nous voulons recréer de la confiance, surtout en ce moment. « C’est bien de jouer les pompiers, mais c’est mieux d’éviter les incendies. » Votre rôle se limite-t-il à ces médiations ? Non, nous avons aussi un rôle de prévention. Nous essayons de faire changer les comportements, parce que c’est bien de jouer les pompiers, mais c’est mieux d’éviter les incendies. Beaucoup de conflits viennent d’un problème de trésorerie des entreprises. Dans ce cas, nous pouvons les conseiller sur les aides de l’Etat. Quel message voudriez-vous faire passer aux entreprises en difficulté ? Tout d’abord, n’attendez pas qu’il soit trop tard pour faire appel à nos services. Ensuite, les entreprises doivent savoir que ce service est gratuit et que tout ce qui est évoqué dans le cadre de la médiation est totalement confidentiel. Propos recueillis par Romarik Le Dourneuf * economie.gouv.fr/mediateur-des-entreprisesnnCu secondes Des syndicats d’Amazon dénoncent des conditions de travail à risques. Les syndicats SUD et CGT d’Amazon France ont dénoncé des conditions de travail à risques, à l’approche des fêtes de fin d’année. Des salariés ont cessé le travail pendant quelques heures lundi et mardi. La répression des fraudes alerte contre les gels inefficaces. Environ 13% des références de gel hydroalcoolique sont inefficaces contre le Covid-19, selon un rapport de la Direction générale de la répression des fraudes révélé par France Info. Ces modèles, parfois vendus en pharmacie, contiennent moins de 60% d’alcool.
L214 7 ACTUALITÉ Jeudi 19 novembre 2020 Avant d’être transportés vers l’abbatoir, les poulets sont ramassés en masse. Et un nouveau malaise qui couve Elevage Dans une nouvelle vidéo, l’association L214 fait un focus sur les ramasseurs de poulets, dont les conditions de travail sont exécrables « On fait des sortes de bouquets de volailles… On en ramasse quatre à cinq par main. » Ce jeudi, l’association de défense des animaux L214 publie une nouvelle vidéo, tournée en caméra cachée, pour dénoncer les travers de l’élevage industriel. Cette fois-ci, le focus est fait sur l’élevage intensif de poulets de chair (élevé pour leurs viandes). Plus précisément sur une étape à laquelle on ne songe guère une fois le poulet arrivé dans nos assiettes  : le ramassage de volailles. Un lanceur d’alerte explique avoir dû ramasser, avec ses collègues, plus de 20 000 poulets en moins de quatre heures. Le job consiste à récupérer les animaux au sol des bâtiments d’élevages la nuit, au moment où ils dorment, pour les déposer dans des caisses ensuite chargées sur des camions qui prennent aussitôt la route de l’abattoir. Ce fut le travail du « lanceur d’alerte » à l’origine des images compilées par L214 dans cette nouvelle vidéo. « Pendant un peu plus d’un mois, précise Brian Mordasini, chargé des relations agroalimentaires au sein de l’ONG. Quand on est ramasseur de volailles, on ne gagne pas bien sa vie. Même si on travaille toutes les nuits, à la fin, on n’a pas plus de 800 € . » Aux faibles salaires il faut ajouter le travail dans le noir, l’odeur et la saleté des bâtiments agricoles, la fatigue des kilomètres à avaler pour se rendre d’un poulailler à l’autre. Sans parler des fortes cadences imposées pour ramasser les poulets… Les images en caméra cachée que publie L214 ont ainsi été tournées fin septembre, dans un élevage de l’Yonne, pour le compte de DUC. « Une exploitation représentative de ce qu’est un élevage intensif français de poulets de chair », explique L214. Cette nuit-là, le lanceur d’alerte explique avoir dû ramasser, avec ses collègues, plus de 20 000 poulets en moins de quatre heures. « Le but est d’aller très vite, raconte-t-il. On ramasse cinq poulets d’un coup et on les claque dans une caisse en plastique. » « Claquer, insiste-t-il, on n’a pas le temps de les déposer. » L’ONG L214 établit aussi un pont entre ces conditions de travail « déplorables » et la souffrance animale qu’elles engendrent. Là encore, c’est l’ex-ramasseur de volailles qui en parle le mieux. « Le métier est violent, décrit-il. Rien que le fait de porter les poulets à l’envers [ils sont pris par les pattes] fait qu’ils crient et se débattent. » Il évoque aussi les violences qu’il a parfois constatées sur les volailles. « Ça peut arriver de jeter des poulets par terre, des coups de poing, des coups de pied », détaille-t-il, en invitant tout de suite à remettre ces actes dans leur contexte  : « On travaille dans le noir, on est fatigués, il faut aller vite, on pue, on a chaud… » Fabrice Pouliquen Papa... en vrai... t'as déjà parlé de ta prostate à ton médecin ? #ParleATonPapa Bien que rare avant 50 ans', le cancer de la prostate est le cancer le plus fréquent chez l'homme avec plus de 50 000 nouveaux cas estimés en France en 2015 2. Parce qu'il peut avoir des questions, #ParleATonPapa qu'il en discute avec son médecin ! 1. Ameli. Comprendre le cancer de la prostate. https://www.ameli.fr/hauts-de-seine/assure/sante/themes/cancer-prostate/comprendrecancer-prostate. Site consulté le 06/10/2020. 2. Defossez G, et al. Estimations nationales de l'incidence et de la mortalité par cancer en France métropolitaine entre 1990 et 2018. Volume 1 - Tumeurs solides. Saint-Maurice (Fra)  : Santé publique France, 2019. 372 p.ANAMA-dP mencezz".." LA FIN DU CA Janssen 1144110% 414M4011. 9 JANSSEN-CILAG, S.A.S. au capital social de 2.956.660 Euros, immatriculée au Registre du Commerce et des Sociétés de Nanterre sous le n°B 562 033 068, dont le siège social est au 1, rue Camille Desmoulins, TSA 91003, 92787 Issy-les-Moulineaux.



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