20 Minutes France n°3575 9 nov 2020
20 Minutes France n°3575 9 nov 2020
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°3575 de 9 nov 2020

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : 20 Minutes France

  • Format : (230 x 305) mm

  • Nombre de pages : 16

  • Taille du fichier PDF : 2,6 Mo

  • Dans ce numéro : nouvelle donne avec Joe Biden élu Président.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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CULTURE « Je suis heureux de pouvoir réunir des courants différents » Rap Médine revient avec un album très personnel et se dévoile dans un documentaire Un retour en plein reconfinement. Vendredi, le rappeur Médine a sorti son nouvel album, Grand Médine. L’artiste se livre également dans un documentaire intime, actuellement disponible sur France TV Slash, « Médine Normandie ». L’occasion de revenir pour 20 Minutes sur son rapport à la paternité, à l’enfance, et à la peur du temps qui passe. On vous découvre sous un angle plus personnel à travers cet album et ce documentaire. Pourquoi cette volonté de vous ouvrir plus ? J’ai l’impression que, avec l’âge, l’expérience, les meilleurs enseignements de la vie se trouvent dans l’intime. Quand on gagne en maturité, même si ce mot ne me va absolument pas, j’ai l’impression qu’on se dévoile plus, et on en sait un peu plus sur les hommes en général. Votre famille, et notamment vos enfants, apparaît dans ces deux projets. La paternité est quelque chose qui a beaucoup changé votre façon d’appréhender la vie ? Plus que la paternité, c’est mon rapport à l’enfance, et le fait que j’ai la chance d’avoir des enfants aujourd’hui, ce qui n’est pas le cas de tout le monde. J’ai surtout une grande chance de vivre « J’ai une grande chance de vivre une seconde enfance à travers celle de mes enfants. » une seconde enfance à travers celle de mes enfants. Forcément, le rapport à la vie change quand tu redeviens un peu enfant. Tu simplifies ce qui te semble être des grandes choses dans ta vie d’adulte. Ça te remet en question sur des choses parfois trop intellectualisées, conceptualisées, je parle de culture, de religion, de philosophie… Dans le morceau Barbapapa, vos enfants reprennent la punchline de KYLL (un feat avec Booba)  : « Au prochain birthday, on veut Marine en piñata. » Vous abordez des sujets qui touchent à la politique avec eux ? On aborde les sujets politiques Fifou « Grand Médine » est le dernier album du rappeur du Havre. ensemble, mais ce n’est absolument pas pédagogique. Quand on en parle, c’est en mode « Bébête show ». J’ai surtout envie qu’ils aiguisent leur regard satirique sur le monde politique, qui semble dépassé sur plein de points. Barbapapa est sombre dans le propos, il parle de ce qu’on est, une famille métissée. C’est un morceau qui est dans l’acceptation de soi et qui fustige les discours politiques, surtout de l’extrême droite, voulant imposer un unique mode de la vie à la française. Dans le documentaire, il y a la question de laisser une trace dans le monde de la musique… Ce n’est pas du tout important pour moi. Des personnes pensent que j’ai des classiques aujourd’hui, mais on n’a pas la même définition du mot « classique » … Pour moi, c’est un morceau intemporel, qui fait l’unanimité entre différentes générations et, quand on cite le nom de l’artiste, on peut tout de suite sortir un ou deux morceaux de son répertoire. Ce n’est pas mon cas. Je le sais, et je le vis très bien. Je ne cours pas absolument après un succès commercial. J’essaie simplement d’être lucide sur ma place dans le rap et sur ce que je représente  : la passion, l’amour d’une musique et surtout la longévité, une qualité importante. Dans Grand Médine, vous avez réalisé des feats avec plusieurs rappeurs de la jeune génération, Bigflo et Oli, mais aussi Koba LaD et Larry dans Grand Paris II. Avez-vous la volonté de relier les générations ? J’ai été auditeur de rap, je n’ai pas participé à la naissance de ce mouvement. « Je me sens un peu au carrefour de ce qu’est le rap aujourd’hui. » Je me sens donc un peu au carrefour de ce qu’est le rap aujourd’hui. A la fois en représentant une certaine tradition de ce qu’a été le rap, de chansons à textes et dans quelque chose de plus léger, sur un registre plus mélodieux. Je suis assez content de pouvoir être fédérateur et réunir des courants, des époques, des styles différents. Dans le titre Tête à cœur, vous abordez la question du temps qui passe. Est-ce que c’est quelque chose qui vous inquiète ? C’est vraiment ce qui me terrorise dans ma vie d’adulte. Je suis dans un registre très émotionnel concernant le temps qui passe, c’est de la nostalgie mélangée à de l’appréhension, je n’arrive même pas à faire le tri encore sur ça. Je peux pleurer sur Mistral gagnant de Renaud, parce que, justement, il évoque ça. Je suis à fleur de peau. Voir les êtres qui me sont chers partir, le temps qui éloigne les amitiés, ce genre de choses, ça me terrorise. Propos recueillis par Clio Weickert 10 Lundi 9 novembre 2020 Changements en vue au « 20 Heures » LCI Selon des informations de Puremédias et d’« Arrêt sur images », Elizabeth Martichoux devrait reprendre la case horaire du « 20 Heures », que Darius Rochebin assurait depuis la rentrée sur LCI. Elle prendrait ainsi le relais d’Adrien Gindre, le remplaçant du présentateur suisse depuis son retrait provisoire de l’antenne à la suite d’une enquête du Temps concernant des « comportements déplacés » au sein de la chaîne RTS. Comme le rapporte Puremédias, Elizabeth Martichoux officiera à partir de ce lundi et pour au moins « quelques semaines ». Adrien Gindre, quant à lui, reprendra l’interview politique de 8 h 15 de la journaliste dans la matinale de Pascale de La Tour du Pin. En retrait provisoire de la chaîne depuis une semaine, Darius Rochebin a très vite réagi à la publication de l’enquête du quotidien suisse. Dans un communiqué publié par le groupe TF1, il « conteste les accusations et rappelle qu’il n’a jamais fait l’objet de plainte. Il examine avec son avocat les suites juridiques à donner à cet article. » nnru secondes « Boyard Land » n’amasse pas mousse. Démarrage timide pour « Boyard Land », samedi soir sur France 2, et sa spéciale « Halloween ». Seulement 1 356 000 spectateurs ont regardé le programme (9,6% de part d’audience). Johnny Depp, star non grata. En début de semaine dernière, Johnny Deppperdait son procès en diffamation contre le tabloïd The Sun, qui l’avait décrit en mari violent. Depuis, le comédien a expliqué avoir été « prié de démissionner par la Warner Bros du rôle de Grindelwald », pour le prochain film des « Animaux fantastiques », ce qu’il a « accepté ». LE CHIFFRE 25 000  € C’est le montant auquel a été vendue aux enchères, samedi à Paris, une guitare du chanteur Christophe, décédé en avril. L’instrument avait été peint à son effigie par Enki Bilal.
SÉRIES Market place Le monde des tradeurs est-il vraiment sans foi ni loi, comme dans cette nouvelle série ? VENDÉE GLOBE 2020 2Orninutes.fr Suivez Vaventure sur Suivez l’aventure sur 20minutes.fr re-teerr er7. snw 11 Lundi 9 novembre 2020 La bourse et la vraie vie d’« Industry » Une plongée dans le monde des jeunes loups de la finance. Industry, diffusée ce lundi aux Etats-Unis sur HBO et mardi en France sur OCS City en US+24, suit un groupe de jeunes diplômés en compétition pour un nombre limité de postes permanents dans une grande banque d’investissement internationale de la City londonienne. Après « Il y a beaucoup de fantasmes concernant la finance. » Alfonso Lopez de Castro, ex-tradeur Billions et Devils, cette série en huit épisodes, est une création des nouveaux venus Mickey Down et Konrad Kay avec, aux manettes du pilote et à HBO « Industry » suit un groupe de jeunes loups de la finance à Londres. la production exécutive, Lena Dunham (Girls). Elle montre l’intérêt grandissant des scénaristes de fictions télé, depuis la crise des subprimes en 2008, pour cette arène assez opaque et peu télégénique. Le monde des traders est-il vraiment sans foi ni loi comme dans ces séries ? « Il y a beaucoup de fantasmes concernant la finance », lance Alfonso Lopez de Castro, ex-tradeur et président de Financia Business School. Le point de départ d’Industry est réaliste  : « La série reprend les process de recrutement anglo-saxons. Les stages, ou «summer camps» à la fin des études, servent de période d’essai pour l’embauche, cela crée une pression terrible, rappelle Alfonso Lopez de Castro. Ces jeunes sont prêts à tout donner. » Hari, un des postulants d’Industry, s’épuise au travail, de jour comme de nuit. « La mise en danger de la santé existe », alerte l’expert, rappelant le décès de Moritz Erhardt, en stage dans une banque londonienne, « Billions », la plus réaliste « Billions [lancée en 2016 et disponible sur MyCanal] est une vraie série sur les métiers de la finance  : elle montre le passage de l’ancien monde au nouveau, estime Alfonso Lopez de Castro. Plus de la moitié des ordres qui sont passés en Bourse aujourd’hui le sont par un ordinateur. » après avoir travaillé soixante-douze heures d’affilée. Un autre, Robert, tente de concilier vie professionnelle et vie privée à coups de cocaïne. « Il n’y en a pas plus que dans d’autres métiers », balaie Alfonso Lopez de Castro. Yasmin, quant à elle, tente de se rendre indispensable en apportant cafés et autres déjeuners à ses supérieurs. « J’ai une anecdote à ce sujet, livre l’expert. J’ai vu dans des services certains patrons faire «la course au café», c’està-dire que le premier stagiaire qui lui amenait le café avait un bon point et ils leur disaient  : «Celui qui a le plus de bons points, je l’embauche.» » Anne Demoulin 20 Minutes sur le pont avec Thomas Ruyant



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